‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 373 sur 389 · PASTEUR · texte numérisé non relu

PASTEUR

-qu'on veut leur donner satisfaction. .Tacob., iv, 1, 3. Saint Pierre poursuit les faux docteurs et les sceptiques qui s’abandonnent aux impures convoitises de la chair. II Pet., ii, 10; ni, 3. Saint Jean déclare que dans le -monde tout est concupiscence de la chair, concupiscence des yeux et orgueil de la vie. I Joa., n, 16, 17. La concupiscence de la chair n’est autre chose que la passion qui entraîne l’homme vers les satisfactions charnelles. — 2° Il y a obligation de résister aux passions mauvaises en écartant les occasions, Eccli., ix, 9, en ne s’abandonnant pas soi-mème, Eccli., xvm, 30, et en implorant le secours de Dieu. Eccli., xxm, 6. Saint Paul recommande aux chrétiens de ne pas obéir aux convoitises du péché, Rom., vi, 12, et de faire mourir les membres de l’homme terrestre, c’est-à-dire toutes les convoitises mauvaises. Col., ni, 5. Ceux qui sont à Jésus-Christ crucifient leur chair avec ses passions et ses convoitises, Gai., v, 24, et la grâce les soustrait à la corruption qui résulte de ces passions. II Pet., I, 4.

H. Lesètre.

PASTÈQUE. Voir Melon, col. 951.

PASTEUR (hébreu : roéh; Septante : uoq j.r,v ; Vulgate : pastor), celui qui remplit vis-à-vis des âmes le rôle du berger vis-à-vis des brebis. Voir Berger, t. i, col. 1614. — Métaphoriquement, ceux qui gouvernent les peuples sont appelés bergers ou pasteurs. Dans un sens plus relevé, le même nom est attribué par la Sainte Écriture’ à ceux qui prennent soin des âmes, pour les instruire et les diriger vers le bien. — 1° A ce titre, Dieu est le pasteur par excellence. Gen., xlix, 24. Il promet d’envoyer un jour aux hommes son « serviteur David, l’unique Pasteur qui les fera paître, » c’està-dire le Messie. Ezech., xxxiv, 23. Quand ce Messie vint, il trouva son peuple comme des brebis sans pasteur, Matth., ix, 36; Marc., vi, 34, c’est-à-dire sans véritables guides spirituels, puisque les gouvernants de toute nature ne manquaient pas alors au peuple d’Israël. Il se présenta comme le bon Pasteur (fig. 574), opposé au voleur et au mercenaire, celui qui connaît ses brebis et que ses brebis connaissent, qui donne sa vie pour elles, qui les défend contre le loup, qui s’en va à la recherche des égarées, qui leur donne la vie éternelle et que nul ne pourra ravir de sa main ni de la main de son Père. Joa., x, 8, 11-16, 27-29. Tous ces traits révèlent l’action que le Sauveur entend exercer sur les âmes, non par la contrainte et la violence, mais par la douceur et la persuasion, comme il convient à l’égard d’àmes comparées à des brebis. Au moment de sa Passion, Notre-Seigneur s'applique à lui-même le mot du prophète : « Je frapperai le Pasteur, et les brebis du troupeau seront dispersées. » Matth., xxvi, 31; Marc., xiv, 27. Saint Pierre félicite les nouveaux convertis d’être revenus à celui qui est le Pasteur et l’Évêque de leurs âmes, I Pet., n, 25, et qu’il appelle le « Prince des pasteurs ». I Pet., v, 4. Dans l’Épître aux Hébreux, xm, 20, il est dit que Dieu a ramené d entre les morts « le grand Pasteur des brebis, Notre- Seigneur Jésus. » Le nom de pasteur est pris dans ce sens spirituel, en parlant du Messie, par le prophète Ëzéchiel, et Notre-Seigneur en a autorisé l’usage en se l’appliquant à lui-même. Les premiers chrétiens aimèrent à le représenter souvent sous cet emblème dans les catacombes (fig. 574). — 2° Dès l’Ancien Testament, le mot est employé dans un sens analogue en parlant de ceux qui exercent une action spirituelle sur les autres. L’Ecclésiaste, xii, 11, compare à des clous plantés « les paroles des sages, données par un seul pasteur, » c’est-à-dire sous l’inspiration d’un maître autorisé. Isaïe, lvi, 10, 11, stigmatise les mauvais pasteurs d Israël, « sans intelligence, chiens muets qui ne savent pas aboyer, qui ne savent pas comprendre, » c’est-àdire qui ne sont pas assez instruits pour enseigner la

vérité, ni assez désintéressés pour combattre le mal. Jérémie, ii, 8, transmet les reproches du Seigneur aux « dépositaires de la loi qui ne l’ont pas connu, aux pasteurs qui lui ont été infidèles. » Lui-même, il n'a pas « refusé d’être pasteur » à la suite du Seigneur. Jer., xvn, 16. Il annonce que « le vent emportera les pasteurs infidèles, » Jer., xxii, 22, mais qu’un jour Dieu « donnera des pasteurs selon son cœur, qui, avec intelligence et sagesse, paîtront » son peuple. Jer., in, 15. Enfin, Ëzéchiel, xxxiv, 2-10, a une longue invective contre les mauvais pasteurs d’Israël, qui ont laissé les brebis à l’abandon et au pillage pour ne songer qu’à se paître eux-mêmes. — Dans le Nouveau Testament, Notre-Seigneur fait de saint Pierre le pasteur principal de son Église, en lui commandant de « paître ses agneaux, paître ses brebis. » Joa., xxi, 15-17. Saint Paul remarque que Jésus-Christ a constitué dans son

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