‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 375 sur 389 · PATIENCE · texte numérisé non relu

PATIENCE

Le Pasteur jouit dans la primitive Église d'une grande autorité. Saint Irénée, Aclv. hær., tv, 30, 2, t. xn, col. 217; Tertullien, De orat., xvr, t. i, col. 1172; Origène, E comment, in Osee, t.xm, col. 828, le nomment rpaçvj, Scriptura divina. On le lisait encore publiquement dans les églises au ive siècle. Eusèbe, H. E., ni, 3, t. xx, col. 217. C’est à cause de cet usage qu’on le trouve à la suite du Codex Sinaiticus de l’Ancien et du Nouveau Testament. Mais il n’a jamais été mis au rang des livres canoniques. Origène, De princ., iv, 11, t. xi, col. 565, remarque qu’il n’est pas estimé de tous; Tertullien, dans ses écrits montanistes, que toutes les églises le rangent parmi les livres apocryphes ou non canoniques, De pudicil., 10, t. ii, col. 1000; de même saint Athanase, De Nie. decret., 18, t. xxv, col. 456; Eusèbe, h. E., ni, 25, t. xx, col. 269; le canon du pape Gélase, voir Apocryphes, t. i, col. 768. Cf. S. Jérôme, In llabac., i, 14, t. xxv, col. 1286-1287 ; De vir. ill.,x , t. il, col. 625. — Sur les citations ou allusions scripturaires du Pasteur, voir U. de Gebhart, Patr. apost. Opéra, t. ni, p. 272-274; Funk, Patres apostolici, t. i, p. 649- 652; sur l’auteur et son orthodoxie, Funk, Patres ap>os tolici, Prolegomena, 2e édit., Tubingue, 1891, p. cxxiicli; Id Hermas, dans Wetzer und Welte, Kirclienlexicon, t. v, 1888, col. 1839-1844; Rambouillet, L’orthodoxie du livre du Pasteur d’ Hermas, Paris, 1880; E. Bardenhewer, Les Pères de l’Eglise, trad. Godet et Verschaffel, t. i, Paris, 1898, p. 84-98.

PASTOPHORES, mot grec, 7ra<TTOçôptov, qui se lit plusieurs fois dans la traduction des Septante. I Par., IX, 26, etc.; Jér., xxxv, 4; Ezecli., XL, 17. On ne le rencontre qu’une fois dans la Vulgate latine, I Mach., iv, 38 : Les soldats de Judas Machabée v. montèrent à la montagne de Sion et ils virent les lieux saints déserts, et l’autel préparé et les portes brûlées ...et pastophoria diruta » (grec : TtaciTciipopia ya6ï)pï)|xéva). Les pastophoria désignent les chambres dans lesquelles on conservait les trésors et les meubles du Temple et où habitaient les prêtres et les lévites. Voir S. Jérôme, ln Ezecli., xl, 17, t. xxv, col. 382. J. Frd. Schleusner, Novus thésaurus philologicus, t. iv, 1821, p. 253.

PASTORALES (ÉPSTRES). On appelle de ce nom les deux Épîtres que saint Paul adressa à Timothée et celle qu’il adressa à Tite, parce que l’Apôtre y trace à ses deux disciples les devoirs d’un pasteur des âmes. Voir Timothée (Épîtres i et ii à) et Tite (Épître à).

PATARE (grec : iàc Ilârapa), ville de Lycie à environ 60 stades ou 9 kil. au sud-ouest de l’embouchure

575. — AVT. KAX. ANT.... CEB. BusteTadié et drapé d’Héliogabale, à droite. — B) JIATAPEQN. L’empereur lauré, drapé dans la toge, debout, à gauche, tenant le volumen et un rameau de laurier. A ses pieds, un aigle sur un globe.

du Xanthe, en face de l’ile de Rhodes (flg. 575). Dans sa troisième mission, saint Paul venant de Rhodes aborda à Patare où il trouva un navire qui faisait route vers la Phénicie. Il s’y embarqua aussitôt pour aller à Tyr. Act., xxi, 1-3. Patare servait de port à la ville de Xanthe, Appien, Bell, civ., îv, 81. C’était une escale sur la route entre les ports d’Italie, de l’Égypte et du Levant. De là l'importance et la richesse de la ville.

Tite Live, xxxvii, 15, l’appelle Caput gentis. Elle portait le titre de métropole, Corp. insc. græcar., n. 4280, 4281, 4283. Patare célébrait le culte d’Apollon qui y rendait des oracles. Conybeare et Ilowson, The Life and Epistles of St. Paul, in-8°, Londres, 1891, p. 560. Un banc de sable bouche maintenant l’entrée du Xanthe. 11 reste quelques ruines sur l’ancien emplacement de Patare qui n’est plus qu’un désert. Le village turc porte

6 Entrepôt 1 Citadelle 8 Phare

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