‹ Dictionnaire de la Bible (volume 3)Chapitre 377 sur 389 · PATI RIE N SIS (CODEX · texte numérisé non relu

PATI RIE N SIS (CODEX

du texte en trois colonnes donne au Patiriensis une ressemblance générale avec le Vaticanns, c’est avec l' Alexandrinus qu'il faut plutôt le comparer, surtout à raison des initiales en vedette. — Au point de vue critique le Patiriensis n’a encore été étudié que par Sanday, dans la Revue biblique, t. IV, 1905, p. 207-213. L’auteur conclut, p. 215 : Ipsum eodicem crediderim ex Oriente adlatum (lectiones enim græco-latinæ prias per exemplar ævo remotum, orientales posterius invectæ videntur) codd. nACRP non multo dissimilem, a librario scriptum arlis suæ satis perito, sed vulgaribus scribendi vitiis obnoxio. Mais peut-être la base sur laquelle ce jugement se fonde n’esl-elle pas suffisam-

jourd’hui le nom de mont Élie,a environ 350 mètres de haut. Patrnos (fig. 578) est divisée en deux parties égales, unies pur un isthme sur la partie orientale duquel sont le port et la ville. Elle était autrefois couverte de palmiers et portait encore au moyen âge le nom de Palmosa. Maintenant on n’y trouve plus que quelques oliviers. Elle est très aride et se prête difficilement à la culture. — Voir E. Ross, Reisen auf den griechischen Inseln des Aegâischen Meeres, in-8°, Stuttgart et Tubingue, 1841, t. ii, p. 123-139; V. Guérin, Description de File de Patrnos, in-12, Paris, 1856; II. F. Tozer, The lslands of the Aegea, in-8°, Londres, 1825, p. 178-195.

E. Beu ruer.

ment, large. Une photogravure d’une des pages les plus lisibles accompagne l’article de la Revue biblique. — Gregory, Prolegomena, etc., Leipzig, 1894, p. 447-448; Textkritih des N. T., t. i, 1900, p. 104; Von Soden, Die Schriften des N. T., etc., lre partie, Berlin, 1902, p. 215-216, n’ajoutent rien aux renseignements donnés par Ma1' Batiffol, L'abbaye de Rossano, Paris, 1891, excursus C, p. 71-74. F. Prat.

PATS^IOS (Grec: IIdr|j.oç), petite île de la mer Égée au sud de Samos et à l’ouest de Milet (fig. 577). C’était l’une des Sporades. Pline, Ii. N., iv, 23; Strabon, X, v, 13. L’apôtre saint Jean y fut exilé. Apoc., i, 9. C’est là qu’il écrivit l’Apocalypse. Voir Apocalypse, t. i, col. 746; Jean (Saint), t. ni, col. 1105. Il y resta, d’après la tradition, depuis l’an 14 de Domitien jusqu’à l’avènement de Nerva, qui rendit la liberté à tous les exilés. Patmos est située 37° 20' de latitude nord et 26° 35' de longitude est. L’ile a environ 15 kil. de long et 9 de large à son extrémité nord. Elle est surtout formée de collines volcaniques, dont la plus élevée, qui porte au-

PATR1 ARCHE (grec : 7tcnrptxp-/r)ç ; Vulgate : patriarcha), chef de famille. — Le nom de patriarche n’est employé que par la Vulgate dans l’Ancien Testament. Elle appelle ainsi des chefs de famille, ro'sê ’dbôt, « têtes » ou « chefs des pères », ap x0VT£Ç Travpiwv, I Par., viii, 28, et les pères des anciennes familles nombreuses dont parle la Genèse. Tob., vi, 20. — Dans le Nouveau Testament, le nom de patriarche est attribué à David, Act., il, 29, aux douze fils de Jacob, Act., vu, 8, 9, et à Abraham. Heb., vu, 4. — L’usage courant réserve ce nom à d’illustres personnages, chefs de famille dans les temps primitifs, Noé, Abraham, lsaac, Jacob et ses douze fils, etc. IL Lesêtre.

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