Agrafe (πορπή
semblable de Kimchi, l'ornement appelé Aäh, que les femmes israélites offrent dans le désert du Sinaï pour la fabrication des vases sacrés, Exod., xxxv, 22, serait une agrafe de métal. Voir Gesenius, Thesaurus linguæ hebrææ, p. 497, Nous en ignorons d'ailleurs la forme. La Vulgate baduit armillas, «bracelets ».— Le mot mehaberôt, 1 Par., XX, 5 (Vulgate: juncturas), paraît désigner des fibulæ,
attaches ou crampons de fer. Gesenius, Thesaurus, Ὁ. 448; F. ΚΙ], The books of the Chronicles, trad. Harper, p. 248. — Qérés, Exod., XxvI, 6, 11, 33 ; xxxv, 11; xxxvi, 13, 18; XXXIX, 93 (hébreu), que la Vulgate ἃ traduit en plusieurs endroits par fibula, Exod., xxv1, 11 ; xxxvI, 18, signifie aussi une espèce d’agrafe. — Enfin opt, fibula, dans I Mach., x, 89; ΧΙ, 58; xIv, ἀξ, est le nom d’une sorte d’agrafe ou boucle d'or qui ne pouvait être portée que par de grands personnages. Cf, Pline, Π. N., χχχπι, 12. Une boucle de ce genre, trouvée à Herculanum (15. 44), peut nous donner une idée de ce qu'était cette espèce d'ornement.
1. AGRICOLA Conrad, auteur de la première Concordance complète de la Bible allemande. Voir CONCORDANCES DE LA BIBLE. Concordances allemandes.
2. AGRICOLA François, théologien catholique, né à Lunen, près d'Aldenhoven, dans le duché de Juliers (Prusse rhénane), fut curé de Roding, puis de Sittard, où il mourut en 1621. Il montra un zèle ardent pour la défense de la foi catholique et l’extirpation de l'hérésie : ses nombreuses œuvres théologiques, polémiques, scrip= turaires, en font foi. Ces dernières sont : 19 Commentarium de Verbo Dei scripto et non scripto, sive de Sancta Scriptura, etc., in-8, Liège, 1597; 20 De assidua lectione Sanctæ Scripturæ ejusque interpretibus orthodoæis, in-12, Liège, 1600. Cf. Hurter, Nomenclator litterarius, t. I, p. 585; Valère André, Bibliotheca belgica, 2e édit., 1643, p. 220; J. Fr. Foppens, Bibliotheca belgica, t. 1, p. 280.
3. AGRICOLA Jean, théologien protestant, appelé aussi Islebius, d'Eisleben, où il naquit le 20 avril 1499, avait pour véritable nom Schnitter, «moissonneur. » Suivant l’usage du temps de latiniser son nom, il prit celui d'Agricola. Longtemps ami de Luther et de Mélanchton, il rompit avec eux en se faisant le chef des Antinomiens, qui soutenaient l'inutilité de la loi évangélique pour le salut, Abandonnant bientôt cette erreur, il quitta Wittemberg et aila à Berlin, en 1540, pour remplir l'office de prédicateur protestant à la cour; il y mourut le 22 septembre 1566. Outre ses ouvrages de controverse, on ἃ de Jui, écrits dans un style clair, élégant : 1° Commentarius in Evangelium Lucæ, in-8, Augsbourg, 1515; Nuremberg, 1529; Haguenau, 15926; 20 Commentarius in Epistolam Pauli ad Colossenses, in-8, Wittemberg, 1527; 3% Commentarius in Epistolam Pauli ad Titum, in-8; Haguenau, 1530; 4 Historiæ passionis et mortis Christi, in-f°, Strasbourg, 1543. Cf. Unger, Dissertatio de J. Agricola, in-%, Leipzig, 1732; Kordes, J. Agricolw's Schriften müglichst vollständig verzeichnet, ἰὴ - 89, Altona, 1817; G. Kawerau, Johann Agricola von Eïsleben, in-8, Berlin, 1881.
ἄς, AGRICOLA Michel, né en Finlande, étudia la théologie à l’université de Wittemberg. Lié avec Luther, qui le recommanda à Gustave Ier, il devint ministre luthérien à Abo, en 1539. De là on l’envoya prêcher le christianisme en Laponie. Nommé en 1554 évêque d’Abo par Gustave Ier, il mourut en 1557. On lui doit la première traduction en finnois du Nouveau Testament et du Psautier, imprimée à Stockholm, 1548; rare.
AGRICULTURE CHEZ LES HÉBREUX. — I. Origines de l’agriculture. — La culture de la terre fut, avec l'élève des troupeaux, l'occupation principale des Hébreux en Palestine. L'origine de ces deux arts nourriciers de l'homme remonte à l’origine même de l'humanité. Même avant la chute, Adam, placé dans le jardin de l'Eden, devait le cultiver, le garder, Gen., 11, 15, et se nourrir de ses fruits. Gen., 1, 16; cf. 1, 29. S'il n'avait point péché, le travail ne lui aurait coûté ni fatigue ni peine. En punition de sa désobéissance à Dieu, il fut condamné à manger son pain à la sueur de son front, Gen., ii, 19, c'est-à-dire qu'il ne put faire produire à la terre
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