‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 151 sur 454 · Alabastrum en verre blanc · texte numérisé non relu

Alabastrum en verre blanc

cire ou de l'argile desséchée (fig. 78). Le type en était si bien déterminé, que Pline, pour décrire certaines perles allongées en poire, se contente de dire qu'elles avaient la forme d'alabastres. H. N., 1x, 56. 115 étaient le plus souvent en albätre, cette substance ayant la réputation de conserver Jes parfums; et on en a rencontré de tels en Grèce, en Ialie, en Asie, en Egypte. Nous reproduisons ici trois alabastra égyptiens conservés au musée du Louvre (fig. 79-81). En Assyrie, à Nimroud, M. Layard en ἃ découvert (fig. 82) avec des inscriptions cunéiformes de Sargon (721-705), et en 1857, des fouilles faites à Saïda, en Phénicie, en ont mis plusieurs au jour. Cf. F, Vigouroux, Le Nouveau Testament et les découvertes modernes, 1890, p. 158-159.

Mais on en trouve aussi de forme semblable, destinés au même usage, en verre, en argile peinte (fig. 83-86); on en fabriquait Héine en argent et en or : Théocrite, Idyl., xv, 114,

82, --- Alabastrum assyrien.

ALABASTRUM

parle «d’alabastres d’or pleins de parfams syriens ». Aussi, suivant beaucoup d’archéologues qui acceptent une étymologie donnée par les anciens (5. Method., ap. Etym. M.: διὰ τὸ μὴ λαθὰς ἔχειν; Suidas, etc.), c’est la forme de ces vases dépourvus d'anses (4 privatif et λαθας), qui leur vaudrait le nom d'alabastrum , et du vase le nom se serait étendu à la matière habituelle dont 115 étaient fabriqués. Cf. Saglio, dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines, t. 1, p. 176. E. Jablonski, Gloss. vocum Ægypt., dans H. Estienne, Thesuurus linquæ græcæ, édit.

de Londres, 1816, t.1, regarde alabastrum comme d’origine égYptienne d’après le copte al-uobs, al-abs, (pierre blanche. » Pour Kitto, Cyclopædia,t.1, p.101, ce serait la ville égvptienne d’Alabastrum qui aurait donné son nom à la pierre qu'on y exploitait, et de la pierre le nom serait passé aux vases à parfum qu'on fabriquaitordinairement avec elle,

Quoi qu'il en soit, avec ces données il est facile de voir que dans Matth., xxvi, 7; Marc., xiv, 8, γυνὴ ἔχουσα ἀλάδαστρον μύρου, « une femme ayant un alabastrum de parfum, » et aussi dans Luc., vi, 37 (circonstance différente), χομίσασα ἀλάδαστρον μύρου; « ayant porté un alabastrum de parfum, » ce mot est. pris dans le sens de vase à parfum. D’après ce que nous avons dit, l'expression alabastrum n'implique pas rigoureusement que ce vase füt d'albâtre ; il pouvait être d'une matière plus fragile, ce qui expliquerait mieux une circonstance rapportée par saint Marc seulement, XIV, 8: « Et ayant brisé l’alabastrum, elle le répandit sur sa tête [de Notre-Seigneur]. « Au reste, le vase aurait-il été d’albâtre, il faut se rappeler que plusieurs avaient un col eflilé, et par cela même fragile. Dans son empressement ou plutôt dans son désir de ne rien réserver du sacrifice qu'elle offrait au Maitre, cette femme, que beaucoup d'interprètes croient être Marie Magdeleine d'après Joa., ΧΗ, 3, brisa ce col plutôt que d'enlever la cire ou l'argile qui le fermait. — Une tradition plus récente considérait ce vase comme de verre, $. Epiphane, De Mens. et pond., n. 2%, t. xXLHI, col. 283; Suidas (au mot φόρος) raconte qu'on avait donné à l'empereur Constantin le vase de verre qui avait contenu la liqueur répandue sur la tête de Notre-Seigneur; que ce

83 ct 84. — Alabastra corinthiens en argile peinte,

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