ALEXANDRE D'ÉPHÈSE — ALEXANDRIE
religieux en 1655, et fut successivement professeur de philosophie et de théologie dans les maisons de son ordre. IL devint docteur de Sorbonne en 1675, et provincial en 1706. Il avait eu le malheur de tomber dans les erreurs du jansénisme, et de signer en 1704 le Cas de conscience ; mais il s'était rétracté peu après. Il est surtout connu par son Historia ecclesiastica, publiée de 1676 à 1686, en 24 volumes. in-8°; il y ajouta en 1689 l’histoire de l'Ancien Testament. Le tout fut réimprimé sous le titre d'Historia ecclesiastica Veteris et Novi Testamenti, 8 in-f° ou 95 in-&, Paris, 1699. Cet ouvrage fut condamné par Innocent XI le 10 juillet 1684, le 6 avril 1685 et le 26 février 1687. C. Roncaglia en donna une nouvelle édition avec notes rectificatives et complémentaires, Lucques, 1754, de sorte que l’Index en permit la lecture, le 8 juillet 1754, avec l’autorisation de Benoît XIIL Alexandre ἃ laissé aussi des. Commentaires sur les Evangiles et les Epiîtres de saint Paul, 2 in-fv, 1703, 1710. Voir Catalogue complet des œuvres du Père Alexandre, Paris, 1716; Échard, Scriptores ordinis Prædicatorum, t. ΧΙ, p. 810; Nicéron, Mémoires, t. xxi11, 1729, p. 328.
4. ALEXANDRIE (ἡ ᾿Αλεξάνδρεια, IIT Mach., πι, 1), capitale de l'Égypte sous les Ptolémées, fut bâtie par Alexandre le Grand en 332, sur l'emplacement du village de Rhacôtis, en face de la petite île de Pharos (fig. 93). Josèphe, Bell. jud., IV, x, 5; Plutarque, Alex., xxvI.