ALEXANDRIN — ALGUES
savoir (peu après le concile de Nicée; ce nom de Thécla » aurait « figuré à la fin du manuscrit; mais, à l'invasion de l'Egypte par les musulmans, cette inscription » aurait « été lacérée, et le souvenir seul en » aurait « été conservé ». Malheureusement cette note de Lucar n'offre aucune garantie. La présence en tête du texte des psaumes de l'Epistola ad Marcellinum de saint Athanase (?), qui est une sorte de cursus pour l’usage liturgique des psaumes, porte à penser que ce magnifique manuscrit a été fait tout entier pour servir à l'usage liturgique. C. Woide au siècle dernier (1786), et de nos jours MM. Baber (1816-1898), H. Cowper (1860), H. Hansell (1864), ont imprimé en tout ou en partie le texte de l’Alexandrinus. Plus récemment l'administration du British Museum a entrepris et mené à bonne fin la reproduction phototypique du manuscrit tout entier : Facsimile of the codex Alexandrinus,
‘4 in-f, Londres, 1879-1880, qui seul est désormais
ἃ consulter. Voir A. Scrivener, À plain introduction to the criticism of the New Testament, Cambridge, 1883, p. 93-101; C. R. Gregory, Prolegomena ad Novum Testamentum græce de Tischendorf, Leipzig, 1884, p. 354-358 ; B. Swete, The Old Testament in Greek, Cambridge, 1887; p. XXII-XXIII. P. BATIFFOL.
ALFORD Henry, commentateur anglican, né à Londres le 10 octobre 1810, mort à Cantorbéry le 12 janvier 1871. Après avoir fait ses études à Cambridge, il fut en 1835 vicaire de Wymeswold, dans le comté de Leicester, puis ministre de Quebec-Chapel à Londres en 1853; il devint enfin en 1857 doyen de Cantorbéry, titre qu’il conserva jusqu’à sa mort. Il fut le premier éditeur de la Contemporary Review, et la dirigea de 1866 à 1870. Il fut aussi l'un des principaux promoteurs de la revision de la « version autorisée » anglicane, et y collabora avec beaucoup de zèle. Son principal ouvrage est The Greek Testament, with à critically revised text, a digest of various readings, marginal references to verbal and idiomatic usage, prolegomena and a critical and exegelical commentary, % in-8° en 5 tomes. Alford en conçut le projet en 1845; il publia le premier volume en 1839, et le dernier en 1861. Rempli d’adiniration pour la science exégétique des Allemands, il alla passer trois mois à Bonn en 1847, pour se funiliariser avec leur langue. Il adopta un texte fondé sur les travaux de Buttmann et de Lachmann, et le rectifia plus tard d’après Tregelles et Tischendorf. Il donne en détail les diverses leçons. Les passages qu'il cite pour éclaircir les mots employés par les Juifs hellénistes témoignent d’une étude profonde et sérieuse. Ses notes sont quelquefois trop affirmatives, mais ses opinions sont en général justes, et il met toujours le lecteur en état de se prononcer en connaissance de cause. Malgré un certain penchant vers les opinions libérales, il se maintient dans l'orthodoxie anglicane. Son œuvre si soigneusement préparée ἃ eu un succès extraordinaire, et ses compatriotes considèrent encore aujourd'hui son Greek Testument comme étant, dans l’ensemble, le meillcur commentaire qui existe en leur langue. Voir W. H. Fremantle, dans L. Stephen, Dictionary of national Biography, t. τ, 155, p. 283; Life, Journals and Letters of Dean Alford, edited by his widow, in-8°, Londres, 1873.
ALFRIC, ÆLFRIC, savant bénédictin anglais, qui devint archevêque de Cantorbéry en 99%, et mourut en novembre 1005. C'était un homme remarquable, qui composa entre autres ouvrages des commentaires sur les livres historiques de l'Ancien et du Nouveau Testament. Voir Migne, Patrol. lat., τ. CXXXIX, 00]. 1455-1470 ; Stephen, Dictionary of national Biography, t.1, p. 162.
ALGUES, hébreu sûf, plantes de texture cellulaire ou filamenteuse, ordinairement aquatiques, vivant dans les eaux douces ou dans les eaux salées. Jussieu appela fucus ou vurechs les algues qui habitent les eaux salées. Les
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