‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 196 sur 454 · SÉMITIQUE DU SUD · texte numérisé non relu

SÉMITIQUE DU SUD

ALPHABET

Yaqtanide

ts yaqtanide et éthiopien, comparés aux alphabets

109, — Tableau des alphab

SEMITIQUE DU NORD

adopta-t-il l'écriture phénicienne , beau-

coup plus simple, plus facile, et mème plus apte à rendre

re Promise

Ter

ham, dans la

ée aux Aménophis Abra

adress

à Tell el-Amarna.

la correspondance cunéiforme et trouvée en 1887 à!

les articulations propres de sa langue, on ne saurait le dire. Mais si nous ignorons ce que fit ce patriarche, il y a tout lieu de penser que Moïse se servit des caractères alphabétiques des Chananéens. Il existait des comptoirs phéniciens dans le Delta, sur les côtes de la Méditerranée. Les Phéniciens ont eu de très bonne heure des relations suivies avec l'Égypte. Les habitants de la vallée du Nil ne pouvaient se passer des productions des pays étrangers : ils avaient besoin d'esclaves, de parfums pour l’embaumement des momies, etc., qu'on amenait ou qu'on apportait d'Asie; ils vendaient eux-mêmes une partie de leurs produits indigènes. Pour ce commerce, les intermédiaires leur étaient indispensables. À toutes les époques de leur histoire, ils avaient manifesté une grande aversion pour les voyages lointains, et surtout pour les voyages maritimes. 11 fallait donc qu’on transportät chez eux du dehors les objets qui leur étaient nécessaires, et qu'ils ne voulaient point aller acheter eux-mêmes dans les pays d'origine. Les Phéniciens leur rendaient ce service. De là le bon accueil qu'ils recevaient dans la vallée du Nil, et le grand nombre de marchands de Tyr et de Sidon qu'on rencontrait dans le Delta. Ces marchands faisaient usage de leur écriture pour tenir leurs livres de compte, et ils parlaient la même langue que les Hébreux qui habitaient la terre de Gessen. Les enfants de Jacob, mêlés souvent avec eux, s’initiérent à leur écriture, et ils l’adoptérent naturellement pour écrire leur langue, qui ne différait pas de celle des Chananéens. On a tout lieu de penser quils s'en servaient même avant la naissance de Moïse, Malheureusement les documents nous manquent pour déterminer à quel moment précis les Hébreux commencèrent à faire usage des caractères phéniciens. Que si l'on voulait abuser de cette absence de documents pour prétendre que Moïse n'a pas connu l'écriture phénicienne, nous devons faire observer qu'on n'aurait pas le droit d'en conclure qu'il n’a pas pu écrire le Pentateuque, parce qu'il est tout à fait certain que rien ne l'empéchait d'employer l'écriture hiératique où même hiéroglyphique des Égypliens, puisque nous possédons, en ces diverses écritures, des livres fort longs, tels que le Livre des morts, dont il est venu jusqu'à nous des exemplaires antérieurs de plusieurs siècles à l'époque de Moïse.

Π|. Eléments de l'alphabet phénicien. — L'écriture adoptée par les Phéniciens et transmise par eux aux Hébreux se composa de vingt-deux éléments ou signes, correspondant exactement au nombre de consonnes ou d'aspirations usitées dans leur langue. Le nom donné à chacune des vingt-deux lettres de. leur alphabet nous permet de nous rendre compte de la manière dont ils le formérent. Ils appelèrent chaque lettre du nom de l’objet animé ou inanimé qu'elle représentait plus ou moins exactement; par exemple, la troisième lettre, le g, s’appela ghimel ou « chameau », parce qu’elle figurait l'image d'un chameau, cet animal précieux, qui servait à leurs caravanes pour transporter les marchandises dans l’intérieur des terres. Conformément à ce qu'ils avaient vu faire aux Égyptiens, qui exprimaient, par exemple, la lettre ἢ par un lion, ils choisirent donc pour figurer chaque consonne un objet dont le nom commençait par cette consonne, et ce signe, partout où il fut reproduit, eut la valeur exclusive de là consonne initiale, telle que g dans ghimel. 115. empruntérent donc aux Égyptiens leur méthode et leurs signes, mais en ayant soin de substituer au nom égyptien un nom phénicien commençant par la même lettre, et en modifiant sans doute un peu les signes euxièmes, pour qu'ils ressemblassent autant que possible à l'objet dont ils portaient le nom dans leur langue. Il est probable que tout d'abord l'image de la lettre phénicienne reproduisit plus exactement que dans la suite l'objet figuré. Toutes les écritures tendent par leur nature à devenir cursives et à simplifier les traits et les formes, pour qu'il soit possible de tracer les lettres plus rapidement, Les caracières pheniciens durent par conséquent se modifier chez

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