Amandicr
spontané en Syrie. On le cultive avec succès dans le midi de la France. Il atteint en moyenne, en Palestine, de quatre à cinq mètres de hauteur. Ses feuilles sont alternes, glabres, oblongues, lancéolées, dentelées, aiguës; ses fleurs, axillaires, solitaires ou géminées, petites, au calice campanulé, à cinq pétales, blanches avec une légère teinte rose. Elles s'épanouissent en Palestine dès le mois de
janvier, avant le développement des feuilles. Le fruit de
l'amandier est enveloppé d'une écorce vert-cendré, qui finit par se dessécher comme le noyau, et s'en sépare facilement à la maturité. Il est allongé et marqué d'un sillon longitudinal ; il renferme un noyau dont la surface, presque lisse, est criblée de perforations étroites, et dans lequel se trouve l'amande (fig. 112). Le fruit jeune contient deux ovules, dont un seul habituellement se développe
jusqu'à maturité, En Orient, on mange volontiers le fruit
entier, avec l'écorce, quand il est encore tendre, Je l'ai vu
manger ainsi à Jaffa au commencement de mars. Le bois d’amandier est dur, d’une belle couleur, susceptible d’être poli. Il produit une gomme jaunâtre, qu'on emploie quelquefois à la place de la gomme arabique. — Parmi les espèces d'amandier, on distingue celui du Levant, Amydalus orientalis ou Amydalus argentea, dit vulgairement Amandier satiné, Amandier argenté, à cause de ses feuilles cotonneuses et argentées.
L'amandier porte en hébreu deux noms différents: celui de lüz et celui de #ägéd. Dans le premier passage de l'Écriture où il est nommé, Gen., xxx, 87, il est appelé lûz; c'est du moins l'interprétation la plus commune, confirmée par la langue arabe, où amandier se dit aussi lauz. Quelques traducteurs rendent le mot hébreu lüz par