AMMÂH. Nom hébreu de la coudée. Voir COUDÉE
AMMANITE, du pays d'Ammon. La Vulgate porte dans plusieurs passages, ΠῚ Reg., x1v, 21, 51; II Par., xt, 13; xx1v, 26; IL Esdr., 11, 10, 19; 1v, 9. 7, Ammanites, Ammañnitis, au lieu d'Ammonites, Ammoniltis, qui est la véritable orthographe. Voir AMMONITES.
AMMANITIDE (Vulgate : Ammanitis), nom donné dans nos éditions latines, au lieu d'Ammonitide, au pays d'Ammon, dans le second livre des Machabées, 1v, 26; ν, 7. Voir AMMON 4.
AMMAUS, ville de Palestine. Notre Vulgate appelle ainsi une des villes fortifiées par Jonathas Machabée, dans I Mach., 1x, 50, mais ailleurs elle la nomme Emmaüs, I Mach., 1, 40, 57; 1v, 3. Elle fut appelée plus tard Nicopolis. Le texte grec écrit partout ’Egyaoÿp. Elle est connue sous le nom d'Emmaüs, aujourd'hui Amouas. Voir EMMAUS.
AMMI (‘amnmi), mot hébreu qui signifie (€ mon peuple », et qui est donné figurativement par le Seigneur, Ose., 11, 1, au peuple juif, pour annoncer qu'il demeurera son peuple, Ose., 11, 24, malgré les chätiments qu'il lui infligera, et quoique le fils du prophète ait reçu le nom de L’6-‘amimi, «non mon peuple », pour prophétiser ces châtiments. Ose., 1, 9-10. La Vulgate n'a pas conservé ces noms propres sous leur forme hébraïque, mais les a traduits d’après leur signification par Populus meus et Non populus meus.
AMMIEL, hébreu: ‘Ammi'él, « de la famille de Dieu, » c'est-à-dire « serviteur de Dieu [?]; » Septante : ᾿Αμιήλ.
AMMAH — AMMON (DIEU)
4. AMMIEL., fils de Gémal, de la tribu de Dan, fut un des douze espions envoyés par Moïse pour explorer le pays de Chanaan. Num., x, 18.
2. AMMIEL (Vulgate, IT Reg., xvir, 27: Ammihel), père de Machir, de la ville de Lodabar, dans la tribu de Siméon. IL Reg., 1x, 4, 5; XVII, 27.
3. AMMIEL, le sixième fils d'Obédédom et lévite, portier du temple sous David. 1 Par., XxvI, 5.
. ἄς AMMIEL, 1 Par., 111, 5, père de Bethsabée, appelé Éliam ; Il Reg., xt, 3. Voir ÉLIAM 1.
AMMIHEL, II Reg., xvir, 27, père de Machir. Voir AMMIEL 2.
AMMISADDAÏ (hébreu : ‘Ammifaddäi, « de la famille du Tout-Puissant, c’est-à-dire serviteur du Tout- Puissant [?]; » Septante : ᾿Αμισαδαΐ), père d'Ahiézer, qui était chef de la tribu de Dan au temps de l'Exode. Num. 1, 12: πὶ, %5; vu, 66, 71; x, 20.
AMMIUD, hébreu : ‘Ammihüd, pour ‘Ammiyehüd, «allié à Juda ou à l'honneur. »
1. AMMIUD (Septante : ’Euvoÿ5, ᾿Αμιούδ), Éphraïmite, père d'Élisama, qui fut chef de sa tribu au temps de l'Exode. Num., 1, 10; τι, 18; vu, 48, 58; x, 22; I Par., vir, 26.
2, AMMIUD (Septante : Σεμιούδ), Siméonite, père de Samuel, qui fut du nombre des princes des tribus choisis pour faire le partage de la Terre Promise. Num., xxxIV, 20.
3. AMMIUD (Septante : Ιαμιούδ), père de Phedaël, qui fut chef de la tribu de Nephthali à l’époque du partage de la Palestine. Num., Χχχιν, 28.
4, AMMIUD (hébreu : ‘Amonihür; le Keri porte *Ammthûd ; Septante : ᾿ὑμιούδ), père de Tholmaï, roi de Gessur. ILReg., Χαμ, 37.
5. AMMIUD (Septante : Σαμιούδ), fils d'Amri, descendant de Pharès, et père d'Othéi, un des premiers habitants de Jérusalem après la captivité. 1 Par., 1x, 4.
1. AMMON, dieu égyptien, honoré à Thèbes. Son nom ne se lit pas dans la Vulgate; mais dans le texte hébreu de Nahum, ΠΙ, 8, la ville de Thèbes est appelée N6? ’Amôn, «l'habitation du dieu Ammon. » (Voir Nô ’AMON.) Quelques exégètes ont cru retrouver aussi le nom d’Ammon dans Jérémie, XLvI, ὅ, où le texte original porte : N20 ΤΌΝ), ’dmôn min-n0’; mais le prophète ne fait probablement qu'un jeu de mots, et il faut traduire, non pas « Ammon de Thèbes », mais «la multitude de Thèbes ». Ézéchiel fait sans doute un jeu de mots semblable, xxx, 4,10, 15 (seulement le mot qui signifie multitude est écrit mon, Aämôn, et non ΤῸΝ, ’ämôn). Les Grecs appelèrent le dieu égyptien ΓἌμμων, d'où est venu notre appellation française. La forme égyptienne ancienne est Amen, qui signifie « caché, mystérieux ». Plutarque, De Isid. et Osir., 1x; Champollion, Dictionnaire égyptien, p. 197; Pierret, Dictionnaire d'archéologie égyptienne, p. 95.
Ammon était le dieu suprême de la ville de Thèbes. Il y était adoré comme Amen-Ra ou Ammon-le-Soleil. C'est le titre qu'il porte sur les monuments thébains, à partir de la x1° dynastie égyptienne. On le représentait soit debout, soit assis, vêtu de la schenti (sorte de pagne attaché au moyen d'un ceinturon), portant un collier au cou, ayant sur la tête la couronne dite rouge, insigne de la domination sur le nord de l'Égypte. Deux grandes plumes, qui semblent être celles de la queue de l’épervier
et qui sont la marque distinctive d'Ammon, sont placées sur la couronne. Une sorte de cordon pend de sa coiffure et descend jusqu'aux pieds (fig. 118). Dans les fresques, il est peint en bleu. Dans les représentations figurées, il est souvent accompagné de la déesse Mout (mère) et du dieu Khons, son fils. Ces trois divinités forment la triade thébaine.