‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 248 sur 454 · Sccau hébraïque · texte numérisé non relu

Sccau hébraïque

3. AMOS (Nouveau Testament : ’Auws), fils de Nahum et père de Mathathias, dans la généalogie de Notre-Seigneur selon saint Luc, Luc., 111, 25,

AMOSA (hébreu : Môsäh, probablement «issue, écou-

lement, source (d’eau) »; Septante : ’Apwxr), ville de la tribu de Benjamin qui n’est mentionnée que dans Josué, xvur, 26, entre Caphara et Récem. L'identification de cette localité est un problème. La Mischna, Soukkah, 1V, 5, dit qu'elle était située € au-dessous de Jérusalem, en un lieu où l’on se rendait pour couper les branches de saule dont on se servait dans la fête des Tabernacles ». La Ghemara ajoute que « cet endroit s'appelle Qéloni'a, c’està-dire exempt du tribut royal ». Cf. Buxtorf, Lexicon talmudicum, édit. Fischer, p. 101%. Cette désignation signifie qu'il y avait là une colonie romaine. Batenora, qui vivait à Jérusalem, dit que Môsäh (Amosa) est à peu de distance de Jérusalem et s'appelait aussi de son temps Q6lô-

AMOSA — AMPHIPOLIS

demi-heure environ au nord de Kolouniéh. Ses ruines occupent la partie supérieure d’une haute colline où l’on cultive aujourd'hui l'orge et le blé, sur le sommet aussi bien que sur les pentes disposées en terrasses. Le plateau est couvert de débris de toute sorte. On y remarque des aires pratiquées sur la surface du rocher aplani et, à côté d'elles, de belles citernes creusées dans le roc, en forme d'entonnoirs renversés ; mais nulle part de cours d’eau sur les bords duquel aient pu croître les saules dont parlent les auteurs du Talmud. Voir V. Guérin, Description de la Palestine, la Judée, t. 1, p. 263. FF. VIGOUROUXx.

AMPHIPOLIS (᾿Δμφίπολις)) ville de Macédoine

126, — Ruines d'Amphipolis, D’après Cousinéry.

nia. Voir Surenhusius, Mischna, L. 11, p. 274. Tous ces | détails conviennent à la moderne Kolouniéh. Le village actuel de ce nom, bâti sur la pente de la montagne qui | s'élève en immenses gradins, à 6 kilom. et demi environ à l’ouest de Jérusalein, parait être ainsi appelé à cause de | la colonie qu'y fonda Vespasien. Cet empereur y établit huit cents vétérans pour y garder les abords de la capitale de la Judée, à cause de la situation naturellement forte de cetle vallée, placée sur la route de Jérusalem à Joppé, et qui a de plus l'avantage d'être très fertile et d’être arrosée par une source abondante, l'Ain Kolouniéh. Il y ἃ au fond de la vallée un ouadi qu’on appelle ordinairement le torrent du Térébinthe, où l'on pouvait trouver en grand nombre les saules dont parle la Mischna.

Le Dr Sepp a soutenu l'opinion peu vraisemblable que Kolouniéh est l'Enimaüs de saint Luc, xx1v, 18. Voir Sepp, Jerusalem und das heilige Land, + 1, p. 52. Schwarz \ supposé avec plus de probabilité, Palestine (127, 198), que c'était la Môsäh où Amosa de Josué. Son identifica- Uon est cependant loin d'être universellement acceptée. \. Conder, Palestine, in-12, Londres, 1889, p. 259, relrouve Amosa dans Beit-Mizéh, qui a l'avantage de rappeler le nom hébreu Môsäh ou Mozah, mais qui ne répond pas bien aux données du Talmud. Beit-Mizéh est à une

(fig. 196 et 127). Dans leur voyage de Philippes à Thessalonique, saint Paul et Silas, longeant les pentes septentrionales du mont Pangée, et suivant la voie Égnatienne, traversérent Amphipolis et Apollonie Act, xvi1, 1. Colonie

127, — Monnaie d'Amphipolis.

Tête d'Apollon. — ἣ. ΑΜΦΙΠΟΛΊΙΤΕΩΝ,

Torche allumée dans un carré creux.

d'Athènes, à 49 kilom. de Philippes, au nord de l'embouchure du Strymon, sur la rive gauche, dans le golfe du même nom, Amphipolis était entourée par les deux bras du fleuve, position qui lui a valu son nom. Elle était située sur une éminence, juste à l'endroit où le fleuve Strymon sort du lac Cercinitis (lac Tachyno). On sait que, pendant la guerre du Péloponèse, il se livra sous ses murs une bataille où périrent les deux généraux ennemis, Brasidas et Cléon. Au temps de saint Paul c'était une ville importante, capi-

5921 AMPHIPOLIS tale de la Macédoine première. Actuellement elle est remplacée par le village de Neokhori; en ture, Ieni-Keui (nouvelle ville). Voir Leake, Northern Greece, t. 111, p. 181; Cousinéry, Voyage dans la Macédoine, t. τ, Ὁ. 128; Kutzen, De Amphipoli, Leipzig, 1836. E. JACQUIER.

AMPHORE (dans la Vulgate : Amphora, I Reg., 1, 24; Dan., xiv, 2; Zach., v, 6-10; Luc., xxu1, 10). Vase destiné à contenir du vin, de l'huile, de l’eau, ete. Son nom lui vient des deux oreilles qui étaient placées de chaque côté du col : ἀμφορεύς; pour ἀμφιφορεύς, «porté des deux côtés. »

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128, — Amphores assyriennes du palais de Khorsabad, Place, Ninive, pl. 65.

La panse, plus ou moins large, était terminée en pointe à la partie inférieure. Il était donc nécessaire, pour faire tenir debout une amphore, de la placer sur un support ou de l’enfoncer dansle sable. Les amphores destinées à l'usage étaient en terre cuite (fig. 128). L'amphore des Grecs contenait six conges, c'est-à-dire environ vingt litres. Dans la traduction de la Vulgate, le mot amphore n'est jamais pris au sens propre ; il désigne une mesure de capacité dans Daniel, χιν, 2, où il traduit la mesure bath, et dans Zacharie, v, 6, 7, 8, 9, 10, où il correspond à la mesure ’éphah; dans 1 Reg., 1, 24, l'hébreu porte nébel yain, «une outre de vin. » Dans le Nouveau Testament, Luc., xx, 10, le mot grec rendu par amphore est χεράμιον, c'est-à-dire (un vase d'argile », qui, d'après le contexte, ne pouvait pas être une amphore proprement dite. Voir BATH, ΕΡΗΔΗ. E. BEURLIER.

AMPLIAT (᾿Αμπλίας ; Vulgate : Ampliatus), personnage nommé par saint Paul dans son Épitre aux Romains, XVI, 8, et que l'Apôtre fait saluer comme très cher dans le Seigneur. D'après les Grecs, Ampliat devint et mourut évêque d'Odyssople en Mésie ; ils célèbrent sa fête le 31 octobre. Voir Baronius, Ad martyrol. rom., 31 octobre. Cette opinion est fondée sur le récit d'un ouvrage apocryphe attribué à saint Hippolyte sur les soixante et dix Disciples, et par conséquent n’a pas une grande autorité, Il se peut d'ailleurs que cet évêque de Mésie soit une autre personne. Au contraire, on peut conjecturer qu'Ampliat, faisant partie de l'ancienne communauté chrétienne de Rome, resta dans cette ville et y mourut.

Dans le cimetière très ancien de l'Église romaine, qui est appelé de Domitille, etdont l'origine remonte sans doute au 1 siècle, on ἃ trouvé, au mois de mars 1881, un cubi-

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