‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 377 sur 454 · Vasques de Salomon · texte numérisé non relu

Vasques de Salomon

en partie creusés dans le roc, et en partie construits en niiconnerie. À cent trente pas du bassin supérieur, et tout pres de la ligne de partage des eaux entre les versants de ἴὰ mer Morte et de la Méditerranée, se trouve la source qui fut la première à alimenter les étangs. C'est la fontaine appelée Ras el-Aïn (tête de la source), ou Aïn-Saléh (bonne source). Ce serait la « fontaine scellée » de Salomon. Cant., 1V, 12. Guérin, Description de la Judée, L 11, p. 112. Souterraine et de difficile accès, elle est encore à 60 mètres au-dessus de l’ancienne plate-forme du temple, qui est elle-même à 754 mètres d'altitude. Il était donc possible d'en conduire les eaux jusqu'à Jérusalem.

La fontaine se déverse d’abord dans un couloir vouüté, qui amène ses eaux jusqu’à un réservoir également vouté, surmonté d'une construction circulaire, près du vieux Qala’at el-Bourak (château des bassins), à quelques mètres au nord de l'étang supérieur. De là les eaux se partagent pour être dirigées les unes vers les étangs, les autres vers Bethléhem et Jérusalem. Trois aqueducs prenaient anlrefois cette dernière direction, selon Warren, qui n’a pu retrouver les traces que du plus élevé et du plus bas. L'aqueduc le plus élevé, dont on peut suivre les tronçons

D'après une photographie.

server une faible pente. Il contourne l'Ouadi Sahhine au nord, redescend ensuite au sud de Bethléhem, qu'il alimente d’eau, reprend la direction du nord à l’est de la ville, passe près du tombeau de Rachel et de Mar Élias, atteint Jérusalem près de la porte de Jaffa, un peu audessus du Birket es-Sultan, redescend brusquement pour contourner l'ancien mur méridional de Sion, longe la pente occidentale de la vallée du Tyropæon, et enfin pénètre dans le Haram par le Bab es-Siïlséleh (fig. 191). Mais, avant de franchir cette porte, l'aqueduc alimente la belle fontaine appelée Aïn-Sébil, et, de l’autre côté de la rue, celle qui jaillit à l'intérieur du méhkémeh (tribunal civil). Cet aqueduc fournissait autrefois, conjointement avec les deux autres, l’eau nécessaire au service du temple, comme il le fait encore pour le Haram ech-Chérif. C'était vraisemblablement la fontaine intarissable, fons aquæ perennis, que Tacite mentionne dans sa description du temple. Hist., V, x11. Bien qu'il soit impossible de déterminer quelle part Salomon prit à ce travail, on peut admettre qu'il y ἃ mis la main le premier. « S'il ἃ construit des piscines destinées à arroser les superbes jardins qu'il avait plantés, notamment dans la vallée d'Étham, n'a-t-il pas ἀὰ en mème temps songer à approvisionner

80! suffisamment d’eau et sa capitale et le temple? » Guérin, Description de la Pulestine, t. 11, p. 114.

Mais, dès le temps de Salomon, il fallut bien pourvoir à l'écoulement du sang des victimes du temple, qui était versé au pied de l'autel, et de toutes les eaux qui avaient servi aux purifications. L'autel des holocaustes s'élevait

probablement au-dessus d'une citerne appartenant à l'ancienne aire d'Ornan. Au fond de cette citerne est un canal

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191, — Aqueducs anciens au sud de Jérusalem,

souterrain, que les musulmans appellent Bir el-Arouah (puits des âmes), et qui ne serait autre que l’ancien conduit par où le sang et les eaux s’écoulaient jusqu'au torrent du Cédron. Guérin, Jérusalem, p. 868. À la suite de fouilles entreprises en 1853 par de Saulcy, et continuées ensuite par les explorateurs anglais, on a découvert au sud de la muraille du Haram, sur le palier de l'ancienne triple porte du temple, un puits (fig. 192) donnant accès à un système de galeries qui servaient à l'écoulement des <aux employées dans les sacrifices (fig. 193). De Sauley, Voyage en Terre Sainte, t. 1, p. 9.

4 L’aqueduc de l'Ain Moyäret.— À mesure que s’accrut la population de Jérusalem, le besoin d'eaux plus abondantes se fit sentir, et l'on songea à capter d’autres sources que celle de Ras el-Aïn. A cinq lieues au sud d'Étham, sur la route qui mène à Hébron, se trouve la source Aïn Mogäret (source de la grotte). Dans une grotte en partie naturelle et en partie artificielle, se rassemblent les eaux des coteaux supérieurs. On a relié cette source à celle

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d'Étham par un aqueduc tantôt taillé dans le rocher, et tantôt construit en pierres à bossage. Cet aqueduc est ancien, mais d'une époque difficile à déterminer. Il côtoie à peu près la route pendant quatre kilomètres, puis suit le thalweg de l’Ouadi Biàr (vallée des puits), ainsi nommé à cause des regards pratiqués dans l’aqueduc, et au moyen

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