‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 411 sur 454 · Vue des collines rocheuses d'Arbèle · texte numérisé non relu

Vue des collines rocheuses d'Arbèle

située à l'ouest d'£l-Medjdel, et au pied des collines de Qoroun Hattin.

Presque tous les auteurs admettent cette identification. La permutation entre L et d se retrouve en bien des langues : chaldéen, Ἦν, ’äzal; hébreu, τῖν, ’äzad,

᾿Οδυσσεύς, Ulysses. Ensuite le mot Μεσσαλώθ peut bien n'être que l'hébreu n°552, mesillôt, « degrés, étages, »

et l'endroit ainsi appelé, indiqué comme se trouvant sur le territoire d'Arbèle, répond probablement aux cavernes jadis fortifiées par Josèphe, auxquelles on monte par des degrés. Cf. Robinson, Biblical Researches in Palestine, Londres, 1856, t. 11, p. 398-399. Enfin la route qui va de Nazareth et du Thabor au lac de Tibériade avait une importance que connaissaient les armées syriennes. Arbéle est peut-être la ville de Beth-Arbel, citée dans le texte hébreu du prophète Osée, x, 14, et qui fut ravagée |

ARBÈLE — ARBI

par Salmanasar. Voir BETH-ARBEL. On peut y reconnaître aussi celle dont parle le Talmud, la patrie du docteur Nithaï ha-Arbeli, qui y fit construire une grande synagogue. Cf. A. Neubauer, La géographie du Talmud, Paris, 1868, p. 219.

Les ruines de Xhirbet Irbid couvrent les pentes d’un platéau élevé qui domine l'Ouadi el-Hamdäm. « Ce sont celles d'une petite ville renversée de fond en comble. On peut suivre néanmoins encore çà et là, au milieu des broussailles, les traces d'un mur d'enceinte qui avait été bâti avec des pierres basaltiques et mesurait quatrevingt-dix centimètres d'épaisseur. Au dedans de cette enceinte aux trois quarts rasée, on heurte à chaque pas les débris confus de maisons écroulées, construites elles aussi jadis, pour la plupart, avec des matériaux basaltiques. Une source abondante, renfermée dans un puits revêtu intérieurement de pierres régulières de moyenne dimension, fournissait de l’eau aux habitants. Ils avaient, en outre, creusé dans le roc de nombreuses citernes et deux bassins, qui avaient été bâtis là où le roc faisait défaut, et qui sont actuellement à moitié comblés. Les samedis, ils se réunissaient dans une synagogue construite avec de belles pierres de taille calcaires, et qui ἃ malheureusement subi une dévastation complète. Elle était ornée de colonnes, les unes corinthiennes, les autres ioniques, d'un moindre module, dont plusieurs gisent encore à terre avec leurs chapiteaux mutilés. Là, on admire les débris d’une jolie porte décorée de moulures à crossettes. » V. Guérin, Description de la Palestine, Galilée, t.17, p. 198-199.

Au pied du plateau où s'élève Irbid, un ruisseau, formé par une source assez abondante, qui coule entre des roseaux, des agnus-castus et des lentisques, serpente dans une gorge très profonde, que bordent et resserrent deux chaînes paralleles de hautes collines rocheuses. Les flancs escarpés de ces collines, semblables sur beaucoup de points à des murailles gigantesques, sont percés à différents étages d'innombrables cavernes, creusées jadis par la main de l’homme (fig. 214). Les plus remarquables sont désignées sous le nom de Qala‘at Ibn Ma’än ou de Qala‘at oued el- Hamäm. Après trois quarts d'heure d'une gymnastique difficile on arrive, par un escalier pratiqué sur des flancs presque verticaux, au niveau des premières grottes. Une porte basse et un long couloir ogival, vouté en pierres soigneusement appareillées, conduisent dans l'intérieur de la grotte printipale, dont l'entrée est fermée par un véritable rempart, construit en belles assises alternativement blanches et noires. De cette vaste chambre un escalier conduisait aux étages supérieurs. On trouve ainsi toute une série de réduits communiquant les uns avec les autres par des ouvertures, des corridors, des galeries tantôt bâties sur les corniches, tantôt creusées en pleine montagne. Un troisième étage renferme les mêmes dispositions. De la terrasse qui termine cet ensemble de constructions, la vue est splendide sur l’extrémité du lac de Tibériade, sur les montagnes de Safed et sur la plaine de Génésareth. Actuellement inhabitées, ces grottes servent d'asile à des milliers de colombes qui y vivent en sécurité. C’est de là que vient à la vallée le nom de Ouadi el- Hamäm , « vallée des colombes. » Cf. Lortet, La Syrie d'aujourd'hui, dans le Tour du monde, t. XL, p. 216-9218.

Ces cavernes ont joué un rôle important pendant les guerres dont parle Joséphe dans les passages cités plus haut. En passant à Arbèle, Bacchide en fit le siège et s'empara d'un grand nombre de Juifs qui s'y étaient réfugiés. Hérode fut obligé d'imaginer tout un plan d'attaque pour se rendre maitre des brigands qui s'étaient retranchés dans ces asiles, en apparence inexpugnables. Voir le récit tragique de Josèphe, Bell. jud., I, xvr, 2-4.

A. LEGENDRE

ARBI (hébreu : Ld’arbi; Septante : Οὐραιοερχί), patrie de Pharaï, l'un des héros de David, d'après la Vulgate.

Il Reg., ΧΧΠΙ, 35. La version latine ἃ reproduit servilement la forme du nom hébreu, qui n’est autre que celui d’une ville de la tribu de Juda, Arab, avec l’article et la terminaison ?, pour indiquer la relation d'origine ; le sens est donc simplement : « Pharai l’Arabite. » Voir AR4B. On lit dans 1 Par., ΧΙ, 37, à propos du même personnage : bén *Ezbäi, «fils d’Asbai, » au lieu de hd’arbi, ce qui semble une faute facile à expliquer par la confusion entre le τ, zain, et le =, resch. Les Septante ont uni les deux noms propres, et, dans le dernier, ont pris le 2, beth, pour un 2, caph. Δ. LEGENDRE.

ARBITRAGE, ARBITRE. On entend par « arbitre » celui qui, dans un différend ou un débat d'intérêts entre deux parties, est désigné, ordinairement par les parties elles-mêmes, pour dirimer la controverse. Tantôt les parties recourent d’elles-mêmes et spontanément à des arbitres ; tantôt, d’après les prescriptions de la loi ou un décret judiciaire, elles sont obligées d’y recourir, quoiqu'elles restent libres dans le choix des personnes ; quelquefois les personnes mêmes des arbitres sont imposées par la loi ou le tribunal. On entend par « arbitrage » la décision rendue par les arbitres. L’arbitrage étant un mode simple et naturel de trancher les discussions d’intérêt, nous ne pouvons douter qu'il n’ait existé chez les Hébreux. La Vulgate emploie le mot « arbitres » dans le passage suivant, Exod., xx1, 22 : « Si des hommes se querellent, et que, l’un d'eux ayant frappé une femme enceinte, elle accouche d'un enfant mort, sans qu'elle meure elle-même, il sera obligé de payer ce que le mari demandera et qui sera réglé par des arbitres : quantum maritus mulieris expetierit, et arbitri judicaverint. » D'aprés le texte hébreu, il reste quelque obscurité sur le caractère des personnages ici désignés; ils sont appelés pelilim ; ce mot n’est employé que deux autres fois dans la Bible, Deut., xxx11, 91 et Job, xxx1, 11. Dans le premier de ces passages, il signifie « juges » dans un sens général : «Que nos ennemis en soient les juges (de la puissance de notre Dieu); » dans le second passage, Job, xxx1, 11, il signifie « juges » proprement dits : (Un tel acte est un crime de juges, » c’est-à-dire un crime de nature à faire comparaître son auteur devant les juges, comme nous disons : un fait de police correctionnelle, de cour d'assises. Ct. Gesenius, Thesaurus linguæ hebrææ, p.1106. Toutefois, comme le mot pelilim n'est pas le mot ordinaire dont se sert l’auteur du Pentateuque pour désigner les « juges » proprement dits (ce mot est $ôfêt, Exod., 11, 14; Deut., xvI, 18; xvI1, 9, 12 ; χχν, 2), et comme, dans le passage cité de l'Exode, xx1, 22, il ne s’agit pas précisément d'un jugement à rendre, mais d’un fait à constater et d’une appréciation à faire, nous devons dire que la conclusion de l'affaire, prononcée par ces pelilim, ressemble bien plus à un arbitrage qu'à une sentence Judiciaire, quoique peut-être ceux qui devaient décidor ne fussent pas différents des juges mêmes institués déjà par Moïse. Exod., xviI1, 13-96.

Ce mode de trancher les discussions d'intérêt s’est transmis d'âge en âge chez les Hébreux, comme chez les autres peuples. L’ Carbitrage » est mentionné par la Mischna. « Les causes pécuniaires sont jugées par trois hommes ; chacune des deux parties en choisit un, et ensuite un iroisième juge est nommé, » soit par les parties elles-mêmes d’un commun consentement, soit, comme disent quelques rabbins, par les deux juges nommés d’abord. Mischna, traité Sanhédrin, 11, 1, édit. Surenhusius, t. 1V, p. 218- 220, On reconnait là, de la manière la plus évidente, les «arbitres », désignés ou agréés par les parties.

Plusieurs commentateurs voient aussi des € arbitres » dans ces juges que l’apôtre saint Paul ordonne aux fidèles de Corinthe de désigner parmi eux, pour juger leurs diflérends, au lieu de recourir aux magistrats paiens. ον, vi, 1-6. Ainsi pensent Adalb. Maier, Commentar über den ersten Korintherbrief, Fribourg-en-Brisgau,

ARBI — ARBRES MENTIONNÉS DANS LA BIBLE

| 1857, sur le chap. vi, ÿ. 5-6, p. 195; ΑἹ. Messmer, Erklärung des ersten Korintherbriefs, Inspruck, 1862, au même endroit, p. 116; telle est aussi l'opinion de la plupart des exégètes protestants contemporains. Une autre opinion voit, dans ces juges qui devaient terminer les difiérends des chrétiens, non pas des « arbitres », mais des « juges » proprement dits. Cf. Cornely, Commentarius in S. Pauli priorem epistolaum ad Corinthios, Paris, 1890, p. 140-141. Voir JUGE. S. Many.

ARBOREUS Jean, de Laon, théologien français, docteur en théologie de la maison de Sorbonne, n’est connu que par ses ouvrages. Il vivait dans la première moitié du xvie siècle. On ἃ de lui : Theosophiæ tomi 1 et 11; Expositio dif ficillimorum locorum Veteris et Novi Testamenti, in-f°, Paris, 1540. Il y établit, au moyen des passages recueillis avec soin des Pères grecs et latins, diverses propositions importantes et curieuses tant sur les dogmes que sur les textes scripturaires. Commentaria in Ecclesiasten et Canticum canticorum, in-fv, Paris, 1531 et 1537 ; In Proverbia, in-f°, Paris, 1549 ; In quatuor Evangelistas, in-f°, Paris, 1529 et 1551; In Epistolas div Pauli, in-fo, Paris, 1553. L'auteur paraphrase le texte, explique le sens littéral et traite les questions qui se présentent de théologie et de controverse. Il ἃ souvent recours au texte grec. On peut tirer beaucoup de profit des œuvres de cet habile théologien, sage et modéré dans ses sentiments, net et précis dans ses expressions. Voir Du Pin, Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques, xvre siècle, t. v, p. 140. C. RIGAULT.

1. ARBRES mentionnés dans la Bible. — La seule trace d'une sorte de classification populaire du règne végétal, dans la Bible, se rencontre dans le texte, Gen., 1, 11,12, où Moïse fait le récit de la création. L'auteur sacré énumère successivement trois catégories de végétaux, qu'il appelle ainsi : désé”, « gazon ; » ‘éséb, « plantes herbacées ; » ‘és pert, « arbres fruitiers. » Par le mot désé?, il faut entendre en général tous ces petits végétaux dont la germination n'est pas ou n'est guère apparente, et qui rentrent dans la catégorie des plantes que nous appelons aujourd’hui « acotylédones » ou « cryptogames ». En effet, quand Moïse signale les végétaux de la seconde espèce, ‘éséb, il ajoute ces mots: (les plantes) « semant leur semence » ; donc, puisqu'il distingue les plantes appelées désé’ de celles qu'il appelle ‘é$éb, c’est que les premières, aux yeux de Moïse et de ses contemporains, n'étaient pas censées « semer leur semence », parce que leur germination n'était pas apparente. Telle est du reste l'interprétation commune, soit des Juifs, soit des chrétiens. Rosenmüller, In Genesim, 1, 11. Le mot ‘éséb désigne les végétaux herbacés dont la germination est apparente ; Moïse les distingue de la troisième catégorie, qui comprend les végétaux ligneux, ‘és, « bois, arbre. » On le voit, cette classification populaire, qui n’a aucune prétention scientifique, est fondée sur des caractères tout extérieurs, en général trés apparents, et propres à la faire comprendre de ceux auxquels Moïse s’adressait. Les végétaux herbacés, ‘é$éb, et les arbres portant des fruits, “ὃς peri, sont encore mentionnés plus loin, Gen., 1, 29, où Dieu les assigne comme nourriture à l'homme.

Nous donnons ici la liste de tous les arbres mentionnés dans la Bible, Sous le mot « arbres », nous comprenons les arbres, les arbrisseaux et les arbustes, en un mot tous les végétaux « ligneux » ; c’est, du reste, le sens de l'hébreu ‘és ; sous le mot Herbacés (végétaux), nous donnerons la liste de tous les végétaux non ligneux, comprenant les deux premières catégories, désé’, et ‘é$éb, signalées par Moïse ; et ainsi sera complète la nomenclature de la flore biblique.

La liste des arbres est donnée par ordre alphabétique; à | côté du nom français de chaque arbre, nous donnons | d’abord le mot hébreu qui le désigne, puis le mot qui

correspond à l’hébreu dans les Septante et la Vulgate; enfin, sil y a lieu, le nom grec de l'arbre, soit dans les livres grecs de l'Ancien Testament, soit dans le Nouveau Testament. Des articles spéciaux sur chaque arbre compléteront les renseignements qui le concernent.

Abricotier, désigné, d'après quelques auteurs, par le mot hébreu fappüäh. Voir Pommier.

Acacia seyal; hébreu : &ittim, Exod., xxv, 10, 13, 29; xxvI, 15, etc.; les Septante ont traduit ξύλον ἄσεπτον, « bois incorruptible ; » la Vulgate ἃ conservé ordinairement le mot hébreu ligna setim, « bois de setim. »

Acacia d'Egypte. Voir Mimosa.

Agalloche. Voir Aloës. ;

Aloës ou aquilaire agalloche ; hébreu : ’ähälim , ‘ähàlôt, Num., xx1v, 6; Ps., xLIV, 9; Prov., vi, 17; Cant., ιν, 14; ces mots désignent tantôt l'arbre, d'où provient la substance résineuse et aromatique appelée aloës, tantôt cette substance elle-même. Septante : σχηναί (Num. XXIV, 6), σταχτή, ἀλωή ; Vulgate : tabernacula (Num., XXIV, 6), gutta, aloe. — Nouveau Testament : ἀλόη, Joa., xXIX, 39; Vulgate : aloe.

Amandier ; désigné par deux mots hébreux : 1. lüz, Gen., xxx, 37, Septante : (ράδδον) χαρυίνην, « baguette de coudrier ; » Vulgate : (virgas) amygdalinas ; 2. δᾷδα, «le vigilant, » Gen., xLu1, 11; Num., XV, 8 ; Septante : ἀμύγδαλον, χάρνον ; Vulgate : amyqdala.

Aquilaire. Voir Aloës.

Arbustes épineux, buissons, épines. Un certain nombre de mots hébreux désignent des arbustes épineux, des épines, buissons, broussailles, etc. Quelques-uns de ces mots, comme hédéq, ’âtäd, Sämir, sé‘èlim, senéh, ont été, d'une maniere plus ou moins probable, identifiés avec une espèce particulière d'épines ou d'arbustes épineux; voir Morelle, Lyciet, Paliure, Jujubier lotus, Mimosa. Voici les autres, désignant les épines en général, sans qu'il soit possible de distinguer s’il s'agit de végétaux ligneux ou de végétaux herbacés : A) 1. bargänim, Jud., νπι, 7,16; Septante : τρίδολος ; Vulgate : tribuli ; — 2. dardar, Gen., 111, 18; Ose., x, 8; Septante : τρίδολος ; Vulgate : tribulus ; — 3. härül, Job, xxx, 7; Septante : φρύγανον, « broussailles ; » Vulgate : sentes ; — 4. hôah, I Reg., xt, 6 (texte hébreu; Vulgate : in abditis); IV Reg., XIV, 9; Job, xxx, 40; Cant., 11, 2; Septante : ἄχαν, ἄχανθα, von, ἀχχούχ; Nulgate : carduus, tribulus, paliurus, lappa, « bardane ; » — 5. na‘äsüs, Is., vir, 19; LV, 13; Septante : στοιδή, « potérium épiñeux ; » Vulsate : fruteta, saliunca ; — 6. qimmôs, Is., xxxIV, 13; ou qim- $ônim, Prov., xxIV, 31; qimôs, Ose., 1x, 6; Septante: ἀχάνθινα ξύλα, ἄχανθα ; Vulgate : spinæ, lappa; — 7. qôs, gôsim," Gen., 11, 18 ; χοῦν xx11, 6; Jud., var, 7, etc. ; Septante : ἄχαυθα ; Vulgate : spina; — 8. sallôn, ou sillôn, Ezech., ΧΧΥΠΙ, 24; Septante : σχόλοψ ; Vulgate : spina ; — 9. Sayit, Is., v, 6; vis, 23, 24, 25 etc.; Septante : ἄχανθα; une fois χόρτος, « herbe; » une fois χαλάμη, (paille ; » Vulgate : spina ; — 10. $6k, sikkim, Num., xxx, 55 ; Septante : σχόλοψ ; Vulgate : clavus ; — 11. sinnäh, sentnim, sinnim, Num., xxxnit, 55; Jos., xxi1, 13; Job, v, Ὁ; Prov., xxI1, 5; Septante : τρίδολοι, « chardons ; » βολίδες, « traits; » χαχόν, « mal; » Vulgate : sudes, lanceæ, arma; — 12. sirim, Ps. των, 10; Eccl., vur, 7; Septante : ἄχαυνθα ; Vulgate : spina. — B) Nouveau Testament : 1. ἄχανθα, Matth., vis, 16; Luc., vi, #4; Heb., vi, 8, etc.; Vulgate : spina; — 2. βάτος, Luc. IV, 44; Act, νι, 30, 35, etc.; Vulgate : rubus ; — 3. τρίδολος. Matth., νι, 16; Heb., vi, 8; Vulgate : tribulus; — 4. φρύγανον, Act., xxvIn, 3; Vulgate : sarmenta.— Les arbustes ou plantes épineuses connues sous > nom de cactus ou figuier de Barbarie, d'agave, d’aloès socotrina, etc., sont comprises, d'après certains commentateurs, dans les noms généraux énumérés ci-dessus, mais leur opinion n'est pas fondée, parce que ces diverses plantes ont été importées en Palestine à une époque relativement récente.

ARBRES MENTIONNÉS DANS LA BIBLE

Arroche halime. Voir Pourpier de mer.

Astragale ; hébreu : nekô’t, Gen., xxxvi1, 25 ; XL, 11; nekôtôh, IV Reg., xx, 13; Is., xxxIx, 2; Septante : θυμίαμα; Vulgate : aromuta.

Balanite, ou Faux-Baumier de Galaad ; hébreu : sûrt, Gen., xxxvu, 20 ; xLit, 1], etc.; Septante : parévn; Vulgate : resina.

Balsamier ; hébreu : bäsäm, besäm, IT Reg., x, 2, 10; Cant., v, 1, etc.; ces mots désignent tantôt le baume, tantôt l'arbre d’où il provient; Septante : ἡδύσματα, ἀρωμάτα ; Vulgate : aromata.

Balsamier à myrrhe ; hébreu : môr, Exod., χχχ, 23; Prov., vit, 17; Cant., 1, 12, etc.; ce mot désigne surtout la myrrhe ; Septante : σμύρνα ; Vulgate : myrrha.— Eccli., XXIV, 20 : σμύρνα; Nouveau Testament : σμύρνα, Matth., 1, 11; Joa., x1x, 39; Vulgate : myrrha.

Bananier. Quelques commentateurs ont admis, sans preuves, que le figuier dont il est question, Gen., nt, 7, est le bananier.

Boswellie, arbre d'où l’on extrait l’encens. Voir Encens. ᾿

Bubon galvanifère ; le galbanum, gomme-résine provenant de cet arbrisseau, est mentionné dans la Bible ; hébreu : hélbenäh, Exod., xxx, 34; Septante : χαλόάνη; Vulgate : galbanum.

Buis ; hébreu : fe’as$ur, Is., xLI, 19; Lx, 13, etc., ou ᾿ἄξίω», Ezech., xxvI1, 6; Septante : πύξος, κέδρος ; Vulgate: buxus.

Buissons. Voir Arbustes épineux.

Byssus. Voir Lin.

Cactus. Voir Arbustes épineur.

Cannelier. Voir Cassier ; Cinnamome.

Câprier,; la cäpre, fruit de cet arbrisseau, est nommée dans la Bible; hébreu : äbiyyônäh, Kccl., χα, 5; Septante : χάππαρις ; Vulgate : capparis.

Caroubier ; le caroube, fruit de cet arbre, est signalé dans le Nouveau Testament : χεράτιον, Luc., XV, 16; Vulgate : siliqua.

Cassier ; la casse, espèce de cannelle, provenant de cet arbre, est mentionnée dans la Bible ; hébreu : giddäh, Exod., xxx, 24; Ps. xLIV, 9; Ezech., xxvir, 19; Septante : pts, κασία ; Vulgate : casia.

Cédratier ; désigné, d'après quelques auteurs, par le mot hébreu fappüah. Voir Pommier.

Cédre ; hébreu : ’éréz, Lev., χιν, 4; Num., XxXIv, 6; Septante : en plus de trente-cinq endroits, χέδρος ; en vingt-six endroits (ξύλον) χέδρινον ; en quelques endroits, χυπάρισσος OÙ χυπαρίσσινον ; Vulgate : cedrus ; — Nouveau Testament : χέδρος (yeluxppos τῶν κέδρων, Joa., XVIII, 1, d'après le textus receptus).

Chalef, ou olivier de Bohème ; hébreu : ‘és $émén, ( arbre à huile, » II Reg., vi, 23; Il Esdr., vu, 15; Is., xLI, 19; Septante : ξύλον κυπαρίσσινον, 11 Esdr., vint, 15; Vulgate : lignum olivæ, ligna olivarum (sauf IT Esdr., où elle à traduit lignum pulcherrimum). D'après quelques auteurs, le ‘és Sémén serait l'olivier sauvage.

Chêne ; désigné par cinq mots hébreux : 1. "él, « le fort, » Gen., x1v, 6; Septante : τερέδινθος ; Vulgate : campestria ; ce mot, au pluriel, ’élim, Is., 1, 29; Lvrr, 5,a été traduit par les Septante et la Vulgate : εἴδωλα, idola, dii, parce que les idoles étaient souvent installées dans des chênaies. Gesenius, Thesaurus linquæ hebrææ, p.47; — 2. ’élôn, Gen., ΧΠῚ, 18; x1V, 13; xvint, 1, etc.; Septante : δρῦς ; Vulgate : convallis ; — 3. ‘allôn, Gen., XxXxv, 8 ; Ezech., xxvi1, 6; Septante : βάλανος, (ἱστός) ἐλάτινος ;

c : quercus ; — 4. ‘alläh, Jos., xxIV, 26 ; Septante . τερέόδινθος ; Vulgate : quercus ; Ὁ. ‘’ilän (mot chaldaïque), Dan., 1V, 7, 8, 11, 18, 20 ; Septante : δένδρον ; Vulgate : arbor (ne pas confondre avec ’éläh, ordinairement térébinthe).

Cinnamome, ou cannelier de Ceylan ; hébreu :

môn, Exod., xxx, 23; tante

qinnûä- Prov., vit, 17; Cant., ιν, 14; Sep-

:Auwvauwpoy ; Vulgate : cinnamomum ; — Nouveau

Testament : xiväuwuoy Ou χιννάμωμον, Apoc., ΧΥΠΙ, 18; Vulgate : cinnamomum.

Citronnier, désigné, d’après quelques auteurs, par le mot hébreu fappüäh. Voir Pommier. D'après la tradition judaïque, le citronnier serait désigné par les mots ‘és hädär, Lev., xx, 40; Septante : ξύλον ὡραῖον, « beau bois ; » Vulgate : arbor pulcherrima. Gesenius, Thesaurus linguæ hebrææ, p. 367.

Cognassier, désigné, d’après quelques auteurs, par le mot hébreu fappüäh. Voir Pommier.

Cotonnier ; hébreu : karpas, Esther, 1, 6; Septante : χαρπασίνα ; Vulgate : (coloris) carbasini.

Cyprès, désigné en hébreu par deux mots : 1. berô$, IT Reg., vi, 5; I Reg., v, 8; IL Par., τι, 8, etc. ; les Septante ont traduit très diversement : χυπάρισσος (le plus souvent), πεύχη Ou (ξύλον) πεύχινον, χέδρος où (ξύλον) κέδρινον, ἄρχενθος ou (ξύλον) ἀρχεύθινον, ἐλάτη, ξύλον ΔΛιθάνου, πίτυς ; Vulgate : presque toujours, abies ou (ligna) abiegna ; quelquefois (ligna) arceuthina, fabrefacta ; — 2. probablement gôfér, Gen., vi, 14, quoique les Septante et la Vulgate aient traduit : (ξύλα) τετράγωνα, (ligna) lævigata. — Eccli., xxIV, 17; L, 11 : χυπάρισσος ; Vulgate : cypressus.

Ébène ; hébreu: hobni, Ezech., xxvii, 15; Septante : €Gevos; Vulgate : (dentes) hebenini.

Encens (Arbre à) ou boswellie ; hébreu : lebônäh, Lev., π, 1; v, 11; Cant., τιν, 6, 14, etc.; Septante : A6avoc, une fois λιθανωτόν., « encens ; » Vulgate : thus. — Nouveau Testament : }At6avos, Matth., 11, 11, Apoc., XVIII, 43; Vulgate : thus. -

Épines. Voir Arbustes épineux.

Épine du Christ, espèce de jujubier, à épines dures, longues et acérées : Nouveau Testament : ἄχανθα, Matth., xxvIT, 29 ; Joa., xix, 2; Vulgate : spinæ.

Figuier, hébreu : fe’ëndh (désigne tantôt le figuier, tantôt la figue), Gen., 11, 7; Num., xui, 23 (Vulgate, 24), etc.; Septante : tantôt ouxñ, « le figuier, » tantôt σῦκον, « la figue, » une fois συκών, « lieu planté de figuiers; » Vulgate: ficus, ficulnea. — Nouveau Testament : συχῆ; Matth., xx1, 19, 21; χχιν, 82; Marc., x1, 13, etc.; σῦκον, Matth., vis, 16, ete. ; Vulgate : ficus, ficulnea.

Figuier de Barbarie. Quelques commentateurs l'ont rangé à tort parmi les arbustes épineux de la Bible. Voir Arbustes épineux.

Galbanum. Voir Bubon galvanifère.

Genêt ; hébreu : rôtém, IT Reg., x1x, 4-5 ; Job, xxx, 4; Ps. cxix, 4; Septante : ραθμέν, φυτόν, ξύλον, ἄνθραξι τοῖς ἐρημιχοῖς (en hébreu : « charbons ardents du genêt »); Vulgate : juniperus, (cum carbonibus) desolatoriis (Ps. CXIX, 4).

Genévrier ; hébreu, au moins probablement : ‘ar'är, Jer., xvu, 6; xLvII, 6. Les Septante ont traduit différemment: ἀγριομυρίχη; ainsi que la Vulgate : myrica. Saint Jérôme ἃ traduit par genévrier le mot hébreu rôtém, IT Reg. χιχ, 4-5; Job, xxx, 4. Voir Genêt.

Gomme (Arbre à). Voir Balsamier, Balsamier à myrrhe, Lentisque.

Grenadier ; hébreu : rimmôn (désigne tantôt le grenadier, tantôt la grenade), Num., ΧΠῚ, 29 (Vulgate, 24); xx, 5, etc.; Septante : fo ; Vulgate : malogranatum ou malum punicun.

Henné; Lawsonia inermis où alba, hébreu, très probablement : kôfer, Cant., 1, 18; 1v, 19; Septante : χύπρος; Vulgate : cyprus.

Houx; désigné, d’après quelques auteurs, par le mot grec πρῖνος, Daniel, ΧΠῚ, 58; Vulgate : prinus. Ce mot désigne plutôt l'yeuse. Voir Yeuse.

Jujubier Épine du Christ. Voir Épine du Christ.

Jujubier lotus (ne pas confondre avec le lotus, plante herbacée); hébreu : sé’èlim, Job., xL, 21, 22, d'après l'opinion aujourd'hui commune. Les Septante traduisent, d'une manière générale, παντοδαπὰ δένδρα, δένδρα μεγάλα, et la Vulgate : wmbræ, « arbres ombreux, » Job, xL,

ARBRES MENTIONNÉS DANS LA BIBLE

16, 17. — D'après Tristram, le jujubier lotus serait encore signifié par le mot hébreu na‘äsüs. Voir Arbustes épineux.

Laurelle ou laurier-rose, désignée, d’après quelques auteurs, par le mot grec ρόδον, Eccli., xxIv, 18; ΧΧΧΙΧ, 17; L, 8; cette identification est très douteuse. Voir Rosier.

Laurier ; hébreu : ’ézräh, Ps. xxxvI (hébreu, xxxvI1), 35, au moins d'après l'opinion commune, malgré l’autorité des Septante et de la Vulgate, qui ont traduit : x£dp0s . τοῦ At6avou, cedrus Libani.

Laurier-rose. Voir Laurelle.

Lentisque ; ne se trouve que dans l'histoire de Susanne, Daniel, ΧΠῚ, 54 : oyivos; Vulgate : schinus.

Lierre; IT Mach., vi, 7: χισσός; Vulgate :

Lotus. Voir Jujubier lotus.

Lyciet ; hébreu : ’ätäd, Jud., 1x, 14; Ps. Lvir, 10, d’après une opinion probable. Les Septante traduisent : ράμνος, et la Vulgate : rhamnus.

Mimosa du Nil, espèce de petit acacia, désigné peutêtre par le mot hébreu senéh, Exod., πι., 2, 8, 4; Deut., xxx11, 16; Septante : βάτος ; Vulgate : rubus.

Morelle ; hébreu, probablement : hédéq ou hédéq, Prov., xv, 19; Mich., vis, 4; les Septante ont traduit : ἄχανθα et ch, ( la teigne, » et la Vulgate : spinæ, paliurus. Voir Paliure.

Mûrier; hébreu, probablement : bekd'im ; mais les Septante et la Vulgate traduisent par « poirier ». Voir Poirier, —1Mach., vi, 34: μῶρον ou μόρον, Cmüre, fruit du mürier ; » Nouveau Testament : ouxauuvos, Luc., XVII, 6; Vulgate : morus.

Myrrhe. Voir Balsamier à myrrhe.

Myrte ; hébreu : hüdäs, Il Esdr., vint, 15; Is., xL1, 9; Zacharie, 1, 8, 10, 11 ; Septante : μυρσίνη (toutefois, dans les trois passages de Zacharie, les Septante, ayant probablement sous les yeux une autre leçon, ont traduit : ὄρος, « montagne »); Vulgate : myrtus, myrteta.

Nerprun : Baruch, vi, 70 : pauvoc; Vulgate : spina alba. D'après quelques auteurs, il serait désigné, en hébreu, par le mot sdmir. Voir Paliure.

Noyer ; hébreu : ‘ègôz, Cant., vi, 11 (Vulgate, 10); Septante : xaova; Vulgate : nux.

Olivier; hébreu : zayit (désignant à la fois l'olivier et l'olive), Exod., xxvir, 20; Num., xxvir1, 5; Deut., ὙΠῚ, 8, etc.; Septante : ἐλαία, ἐλαιών, « bois d’oliviers; » Vulgate : olea, oliva, olivetum. — Eccli., xx1v, 19; L, 11, etc. : ἐλαία. --- Nouveau Testament : ἐλαία, Marc., x1V, 26 ; Rom. x1, 17, 24; Apoc., xI, 4; χαλλιέλαιος (opposé à ἀγριέλαιος), Rom., ΧΙ, 24; Vulgate : oliva, bona oliva.

Olivier sauvage, désigné, d'après quelques auteurs, par le mot hébreu ‘és $émén, « arbre à huile; » voir Chalef. — Nouveau Testament : ἀγριέλαιος, Rom., ΧΙ» 17, 2%; Vulgate : oleaster.

Olivier de Bohême. Voir Chalef.

Oranger, désigné, d’après quelques auteurs, par le mot hébreu tappüüh. Voir Pommier.

Orme ; hébreu : #idhär, Is., xL1, 19; Lx, 13; cette identification est contestée ; les Septante ont traduit: πτελέα, «orme, » et πευχή; « pin; » de même la Vulgate : ulmus et pinus.

Osier, désigné, d’après quelques auteurs, par le mot hébreu ‘äräbim. Ce mot désigne surtout le saule (voir Saule) ; mais il est possible que le même mot signifie à la fois le saule et l’osier, comme ayant beaucoup de traits de ressemblance.

Paliure à aiguillon, désigné, d'après la Vulgate, par le mot hédéq ; voir Morelle ; d’après une meilleure opinion, il est désigné par le mot hébreu $@mir, Is., v, 6; ὙΠ, 23, 9%, 25, ete.; Septante : χέρσος, « désert; » Septante : spinæ.

Palmier ; désigné par trois mots hébreux : 1. fämär, Exod., xv, 27; Num., xxxut, 9; Lev., Χαμ, 40, etc. ; Septante : φοίνιξ; Vulgate : palma; — 2. {ômér, qui ne

hedera.

diffère du précédent que par les voyelles, Jud., 1v, 5; Septante : φοίνιξ ; Vulgate : palma; — ὃ. kippäh, Is., IX, 13 (Vulgate, 14); χιχ, 15, employé par métaphore: kipγᾶν ve’agmôn, «le palmier et le jonc; » Septante : μέγαν χαὶ μιχρόν; ἀρχὴν nat τέλος ; Vulgate : caput et cauda. -- Le mot timmôräh, I (III) Reg., vi, 29, etc., signifie le palmier peint ou sculpté. — Eccli., xx1vV, 18; L, 14: φοίνιξ ; Vulgate : palma. — Nouveau Testament : φοίνιξ, Joa., ΧΙ, 13; Apoc., vit, 9; Vulgate : palma.

Peuplier ; hébreu : libnéh, Gen., xxx, 37; Ose., IV, 13; Septante, (ράδδος) otupazivn, « baguette de styrax, » λευχή; Vulgate : (virgas) populeas, populus. D'après quelques auteurs, appuyés sur la traduction des Septante, Gen., xxx, 37, le mot libnéh désignerait le styrax. Voir Styrax.

Pin, hébreu : ’érén, Is., xLIV, 14; Septante : πίτυς; Vulgate : pinus. D'après quelques auteurs, le pin serait aussi désigné par le mot hébreu berôs; ce mot désigne plutôt le cyprès. Voir Cyprès.

Pistachier ; la pistache, fruit de cet arbre, ést désignée en hébreu : botnim, Gen., xLur, 11; les Septante ont traduit : τερέόδινθος, et la Vulgate : (modicum) terebinthi.

Platane ; hébreu : ‘armôün, Gen., xxx, 37 ; Ezech., ΧΧΧΙ, 8; Seplante : πλάτανος (au premier endroit), ἐλάτη, (sapin,» (au second); Vulgate : platanus. — Eccli., xxiv, 19 : πλάτανος ; Vulgate : platanus.

Poirier ; hébreu : bekd'im, 11 Reg., v, 23, 2%; I Par., XIV, 14, 15; Septante : ἄπιον (sauf II Reg., où ils ont traduit χλαυθμών, «lieu des pleurs, » qui est le sens du mot au singulier, bâkä'); Vulgate : pyrus. D’après l'opinion plus commune aujourd'hui, le mot bekd'im désignerait le murier. Voir Mürier.

Pommier; hébreu : fappüüh, Prov., xxv, 11; Cant., 11, 3, 5; vii, 8, Joel, 1, 12; Septante : μῆλον; Vulgate : malus, malum. Cette identification est fort douteuse : cinq autres arbres sont proposés comme représentants du fappüüh, l’abricotier, le cognassier, le cédratier, le citronnier et l’oranger.

Pourpier de mer ou arroche halime, désigné probablement en hébreu par le mot mallüah, Job, xxx, 4; Septante : ἄλιμα ; Vulgate : herbas et cortices.

Ronce, désignée probablement par l'hébreu barqgänim, Jud., vu, 7, 16; Septante : τρίδολος ; Vulgate : tribuli ; elle peut être désignée aussi par un de ces mots génériques qui signifient « arbuste épineux ». Voir Arbustes épineux. — Nouveau Testament : βάτος, Marc., xI1, 30; Luc., vi, 44; xx, 37; Act., vit, 30, 35; Vulgate : rubus. Le «buisson ardent » de Moïse, Exod., 111, 2, 3, 4, était, d'apres plusieurs, un buisson de mimosa. Voir Mimosa.

Roseau à quenouille, espèce de roscau à tige demiligneuse ; voir le mot Roseau dans la liste des H£RBACÉS (VÉGÉTAUX).

Rosier ρόδον; Sap., 11, 8; Eccli., xx1v, 18; xxx1x, 17; L,8; Vulgate : rosa.

Santal ; hébreu: ‘almugim ou ‘alqümim, 1Π| Reg., x, 41, 12; I Par., τι, 7 (8) ; 1x, 10, 11 ; Septante : πελεχητά, «arbres coupés avec la hache, » IT Reg., et (ξύλα) πεύχινα, « bois de pin, » II Par.; Vulgate : thyina. L'interprétation des Septante est abandonnée; le pin est désigné par un autre mot hébreu; voir Pin; l'interprétation de Ja Vulgate est aussi communément rejetée.

Sapin; les Septante ont traduit une fois, Is., ΧΙ. 19, par ἐλάτη, € sapin, » le mot berôs ; la Vulgate ἃ traduit presque toujours le même mot berGë par abies, «sapin; » le sapin est peut-être désigné en hébreu par les mêmes mots que le cyprès et le pin, avec lesquels il ἃ tant d’analogie. Voir Cyprès, Pin.

Saule ; hébreu : ‘ärdbim, Lev., xx111, 40 ; Ps. CXXXvI, 2 ; Is., xLIV, 4; Septante : ἱτέα ; Vulgate : salix. D'après plusieurs auteurs, le saule est encore désigné par le mot safsäfüh, Ezech., xvI1, 5; mais les Septante traduisent : ἐπιόλεπόμενον, et la Vulgate : in superficie.

Styrax; hébreu, très probablement, ndtäf, Ex., xxx, 34;

ARBRES MENTIONNÉS DANS LA BIBLE

Septante : σταχτή; Vulgate : stacte. — Eccli., xxiv, 21 : σταχτή ; Vulgate : storaxæ ou σία. D'après quelques auteurs, le styrax serait désigné par le mot hébreu : libnéh ; ce mot signifie plutôt le peuplier. Voir Peuplier.

Sycomore ; hébreu : $igmäh, ne se trouve qu’au pluriel dans l'Ancien Testament, $igmim, IT Reg., x, 27 ; 1 Par., XXII, 28 ; Amos, vit, 14, etc.; une fois $igmôt, Ps. LxXVIx, 47; Septante : συχάμινος (mot qui signifie aussi € mürier »); Vulgate : sycomorus, ficela, morus. — Nouveau Testament : συχομορέα, Luc., xIx, 4; Vulgate : sycomorus.

Tamaris ; ‘ésél, Gen., xx1, 33 ; 1 Reg., xx11, 6 ; ΧΧΧΙ, 13, malgré la traduction des Septante : ἄρουρα, « champ labouré, » et de la Vulgate : nemus.

Térébinthe ; hébreu : ‘éläh, Gen., xxxv, #; Jud., νι, 11; I Reg., xvir, 2, etc. Les Septante ont traduit ce mot, cinq fois par τερέόινθος ; deux fois par βάλανος, « gland ; » onze fois par δρῦς, &chène ; » une fois par ὕψος, « hauteur. » La Vulgate ἃ suivi à peu près constamment les Seplante. D'après les Septante et la Vulgate, le térébinthe serait aussi désigné par l'hébreu botnim, qu'ils traduisent par τερέθινθος et ferebinthus; ce mot désigne plutôt les pistaches. Voir Pistachier. — Eccli., xxIV, 22 : τερέμινθος ; Vulgate : terebinthus.

Thuya ; serait désigné par l'hébreu ’algümim, WI Reg., X, 11,12, d'après la Vulgate, qui traduit ce mot par (ligna) thyina ; cette identification est aujourd'hui abandonnée. Voir Santal. — Nouveau Testament : (ξύλον) θύϊνον, Apoc., XVI, 12; Vulgate : (lignum) thyinum.

Tremble, désigné probablement, en hébreu, par le même mot que le peuplier, avec lequel il ἃ beaucoup de ressemblance. Voir Peuplier.

Vigne ; hébreu : hérém, Gen., 1x, 20 ; géfén, xL, 9, 10, etc.; quelquefois, quand il faut une grande précision, comme dans les lois, géfén hayyayin, & vigne de vin, » Num., vi, 4, etc.; Septante : cinquante-deux fois, ἄμπελος ; une fois, ἀμπελών, « vignoble ; » une fois, ὄμφαξ, Cverjus ; » Vulgate : vitis, vinea. — Une espèce de vigne plus estimée est désignée par le mot $ôréq, $‘réqäh, Gen., xLIX, 11 (où sont mentionnées et distinguées les deux espèces, le géfén et le s6réq), Is., v, 2; Jer., 11, 21; Septante : ἕλιξ, « pampre, » ἄμπελος Σωρήκ, ἄμπελος χαρποφόρος; Vulgate : vitis, vinea electa. — Eccli., χχιν, 23: äurshoc ; Vulgate : vitis. — Nouveau Testament : ἄμπελος, Matth., xx vi, 29 ; Marc., x1v, 95, etc. ; Vulgate: vitis, vinea.

Vigne de Sodome, désigne très probablement l’arbrisseau appelé : calotropis gigantea ; hébreu : géfén Sedôm, Deut., ΧΧΧΙΙ, 32 (d'après quelques-uns aussi Jer., 11, 21 : géfén nokriyäh, « vigne étrangère »); Septante : ἄμπελος Σοδόμων ; Vulgate : vinea Sodomorum.

Yeuse, espèce de chêne vert : hébreu, très probablement : firzäh, Is., xLIV, 14; Septante : ἀγριοδάλανος ; Vulgate : ileæ. — Daniel, ΧΠῚ, 58: πρῖνος ; Vulgate : prinus.

Zizyphus Spina Christi. Voir Æpine du Christ.

Bibliographie. — Levinus Lemnius, De Plantis sacris, in-12, Lyon, 1588 ; Ludovicus Rumetius, Scripturæ Sacræ Viridarium , in-12 de 900 pages, Paris, 1628 ; 1. H. Ursinus, Arboretum Biblicuin, in-12, Nuremberg, 1663 ; Matthæus Hillerus, Hierophyticon, in-4°, Utrecht, 1725; Celsius, Hierobotanicon, 2 in-12, Amsterdam, 1748; Forskal, Flora ægyptiaco-arabica, in-4, Copenhague, 1775; Calcott, Script. Herbal, in-8&, Londres, 1842, Osborne, Plants of the Holy Land, in-40, Philadelphie, 1860 ; R. P. Cultrera, Flora Biblica, ovvero Spiegazione delle Piante mentovate nella sacra Scrittura, in-8°, Palerme, 1861 ; F. Hamilton, La botanique de la Bible, étude scientifique, historique, littéraire et exégétique des plantes mentionnées dans la Sainte Écriture, in-8, Nice, 1871; G. Smith, Bible plants, their history, etc., in-8&, Londres, 1878 ; P. Bourdais, Flore de la Bible, in-&, Paris, 1879 ; C. 1. von Klinggräff, Palästina und seine Vegetation, dans l'Oesterreichische botanische Zeitschrift, 30e année, Vienne, 1880 ; 1. Lœw, Aramäische Pflanzennamen, in-8°, Leipzig, 1881. S. MANY.

2. ARBRES DE LA VIE ET DE LA SCIENCE DU BIEN ET DU MAL, mentionnés spécialement, Gen., 11, 9, au nombre des arbres de toute espèce qui ornaent le paradis terrestre. Les rationalistes les considèrent comme des mythes d'importation étrangère. Littré, Du mythe de l'arbre de vie, Philosophie positive, t. v, novembre 1869, p. 340-344, pense que l’auteur de la Genèse les ἃ empruntés aux livres mazdéens de l'Iran. M. Renan les fait dériver des traditions babyloniennes, conservées oralement pendant des siècles dans la mémoire des Hébreux. Histoire du peuple d'Israël, Paris, 1887, t. 1, ec. v, p. 70-79. Le souvenir s’en était transmis avec une assez forte variante. «Selon une version, l'arbre central du paradis était l'arbre de vie; selon une autre, c'était l'arbre de la distinction du bien et du mal. Le rédacteur jéhoviste prend le parti de les mettre tous deux au milieu; dans la suite du récit, les deux arbres se distinguent et se confondent tour à tour. » Ibid., t. 11, 1889, p. 344.

La parenté entre les traditions iranienne et babylonienne et le récit de la Genèse est indéniable; car non seulement les monuments assyro-babyloniens et les livres mazdéens représentent ou connaissent un arbre sacré qui donne la vie (voir Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, De édit., 1889, t. 1, p. 224-932; Les Livres saints et la critique rationaliste, t. 111, 1887, p. 412-416; K. Lenormant, Histoire ancienne de l'Orient, 9e édit., 1881, t. 1, : Ὁ 99; Les origines de l'histoire, 2 édit., 1880, t. τ, p. 74-98); mais toutes les autres traditions paradisiaques É mentionnent. Les Védas des Hindous parlent d'un arbre d'où découle la sève de vie, le soma, et dont le bois sert à orner le ciel et la terre. Dans le paradis terrestre des Chinois, il croit des arbres enchanteurs; ce jardin fleuri a produit Ja vie. Il est le chemin du ciel, et la conservation de la vie dépendait du fruit d’un arbre. Un ancien commentaire appelle cet arbre l'arbre de vie. H. Luken, Les traditions de l'humanité, trad. franç., t. 1, p. 101. Ce souvenir, conservé chez tous les peuples, est donc des plus antiques, si même il n'est originel et primitif. Or, si les Hébreux l'avaient emprunté à des étrangers, ce ne serait pas à la population de l'Iran, mais plutôt à celle de la Chaldée. Abraham avait pu l'apprendre dans sa patrie, où il formait une des croyances les plus vivaces et les plus populaires. Cette tradition patriarcale que Dieu voulait nous faire transmettre par Moïse resta pure dans la mémoire des enfants de Jacob. Or le récit biblique distingue toujours les deux arbres autant par leurs caractères que par leurs eflets. Leurs noms sont différents. Seul le fruit de l'arbre de la science est interdit à nos premiers parents sous peine de mort. C’est lui que le serpent montre à ἔνθ. en la rassurant contre la crainte de la mort; et quand Adam, après en avoir mangé, connaît le bien et le mal, Dieu le chasse du paradis et l'éloigne du fruit de l'arbre de la vie, dont l'efficacité arrêterait les suites de la vengeance divine.

Ces deux arbres, réels et non mythiques, étaient une production du sol, comme tous ceux qui ornaient le paradis terrestre. Gen., 11, 9. Leurs noms provenaient de leur destination providentielle et de leurs effets. Théodoret, Quæsliones in Genesün, int. XXVI-XXVII, &. LXXX, col. 123-126.

1° L'arbre de la vie devait conférer à l'homme l’immortalité. S. Augustin, De Civitate Dei, xxx, 20, et χιν, 26, & xLI, col. 394 et 43%; Opus imperfectum contra Julianum, VI, 30, 1. XL, col. 1580-1581. Suivant saint Thomas, 1%, q. 97, a. 4, il ne la produisait pas absolument et simplemment, soit en donnant à l'âme la force de conserver le corps vivant, soit en rendant le corps humain incorrupüible. Sa vertu était limitée; 1] eut exempté pour un temps le corps de l'homme de la corruption; ce temps écoulé, l'homme eut passé sans mourir à la vi spirituelle et céleste, ou, si sa vie terrestre devait encore se prolonger, il eut mangé de nouveau du fruit de vie. Quelques comsnentateurs ont supputé la durée des effets d’une seule zanducalion de ce fruit; les résultats de leurs calculs

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