Prêtre égyptien portant la ceinture
(Thèbes. D'après Wilkinson. )
1. ΑΒΟΑΒ, ou plutôt ABOHAB Emmanuel, rabbin espagnol, émigré en Hollande, est l’auteur de la Nomologie,
ἴῃ - 4, Amsterdam, 1629. C’est une apologie de la tradition rabbinique. Nous ne mentionnons ici cet ouvrage que parce qu'il contient des notices sur les auteurs, et en particulier sur les exégètes juifs.
2. ABOAB ou ABOHAB Isaac, un des ancêtres d’'Emm. Abohab, né en Castille, fut très lié avec Abarbanel. Comme ce dernier, il quitta l'Espagne à l'époque de l’expulsion des Juifs (1492). Plein d'estime pour les doctrines cabalistes, il les suit pourtant avec modération. On lui doit un commentaire du Commentaire de Nahmanide sur le Pentateuque. Il est plus connu par son livre de morale et d'édification, si célèbre autrefois chez les Juifs : Menôrat hammäôr, Le candélabre du luminaire, Exod., xxxv, 14. — Son commentaire ἃ été imprimé à part à Constantinople, in-4°, 1595; avec ceux de Raschi et de Nahmanide, Venise, in-fo, 1548; Cracovie, in-f0, 1587; Wilmersdorf,
9. ABOAB, ABOHAB ou ABOUAB Isaac (1606-1693), Juif d'origine portugaise, né à Saint-Jean-de-Luz, émigra aux Pays-Bas, puis au Brésil; enfin revint mourir rabbin à Amsterdam. Parmi ses ouvrages, on remarque une traduction espagnole du Pentateuque avec un commentaire succinct ou paraphrase, Parafrasis commentado sobre al Pentateuco, in-f°, Amsterdam, 1681.
ABOBI (dans le texte grec: ᾿Αδούδον), père de Ptolémée, qui fit assassiner son beau-père Simon Machabée, avec ses deux fils, Mathathias et Juda. 1 Mach., xvi, 11,15.
ABOMINATION. La Vulgate ἃ traduit par abominatio deux mots hébreux différents, dont la signification réelle est souvent différente de la signification ordinaire du mot € abomination » dans notre langue, et a par conséquent besom d'être expliquée. Les deux mots hébreux sont, dans le texte original, ñ2y1n, ἐδ' δᾶ], et yrpv, sigqüs. Pour ce dernier, voir ABOMINATION DE LA DÉSOLA- TION. L'expression {6‘ébäh, du verbe ti‘éb, (rendre abominable, détestable, souillé, » désigne en général Ç une chose détestable, honteuse, horrible », surtout en matière religieuse. Ce terme s'emploie, en effet, particulièrement à propos du culte des faux dieux. Deut., vir, 25, 26; ΧΙ, 31; χπὶ, 14, etc. etc. Dans le quatrième livre des Rois, ΧΧΠΙ, 13, le faux dieu Moloch est nommé «le /6‘ébäh des enfants d'Ammon ». Les idoles ou les fausses divinités sont nommées également {δ΄ ὁδοί, Deut., xxvI1, 15; Is., XLIV, 19; Jer., xvi, 18; Ezech., vir, 20; x1, 21; xvr, 86; les nations idolàtres sont appelées ‘ammê to‘ébôt, 1 Esd., 1x, 14. Le mot «abominations » dans l'Exode, vit, 22 (26), désigne les animaux que les Hébreux offraient en sacrifice, et que les Égyptiens, au contraire, vénéraient comme des dieux, en particulier le bœuf.
ABOMINATION DE LA DÉSOLATION, « abominatio desolationis. » La Vulgate ἃ rendu par ces mots les expressions hébraïques Θὰ 5 σον, Sigqüsim mesômêm, employées par Daniel, 1x, 27, dans sa prophétie messianique des soixante-dix semaines. Ces expressions sont importantes, à cause du passage même où elles se lisent pour la première fois, et aussi parce qu'elles sont répétées par Daniel dans une autre prophétie, x1, 31, et que nous les retrouvons dans le premier livre des Machabées et dans les Évangiles ; mais le sens en est obscur, de là vient qu'elles sont interprétées de manières très différentes. Pour tâcher d'en saisir le sens, nous allons les étudier successivement dans les différents endroits où elles ont été employées.
I. Dans Daniel. — Daniel, à la fin de sa prophétie des soixante-dix semaines, annonce les malheurs qui fondront sur son peuple, lorsque aura cessé l’oblation des sacrifices; il dit qu'alors ‘al kenaf Sigqüsim mesoméêém, 1x, 27. Non seulement les mots ont une signification vague et peu