‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 443 sur 454 · ARMÉE CHEZ LES HÉBREUX — ARMÉES ÉTRANGÈRES (ASSYRIENNE · texte numérisé non relu

ARMÉE CHEZ LES HÉBREUX — ARMÉES ÉTRANGÈRES (ASSYRIENNE

Exod., xvit, 21; Deut., 1, 15; I Reg., vin, 12; IV Resg., 1, 9; x1, 4. Ainsi l’armée qu'avait organisée Simon Machabée reçut sous son fils et successeur Jean Hyrcan des renforts de troupes mercenaires, Josèphe, Ant. jud., XIII, vu, 4, qui s’élevérent du temps d'Alexandre Jannée au nombre de 6200 soldats, tous guerriers d'élite, qui n'hésitérent pas à donner leur vie pour la cause à laquelle ils s'étaient vendus dans le combat sanglant contre le roi de Syrie Démétrius Ie" Soter. Josèphe, Ant. jud., XIIT, x1n1,5; XIV, 1. La reine Alexandra entretint également un contingent de soldats étrangers, sur lesquels elle aimait à s'appuyer dans les luttes de partis si fréquentes alors entre les Juifs, Josèphe, Ant. jud., XTIT, χνι, 2, et enfin dans l'armée d'Hérode 1] y avait des légions de Thraces, de Germains et de Gaulois. Josèphe, Ant. jud., XVII, vin, 3.

A cette époque, le mercenariat s'était tellement généralisé, qu'il n'y avait plus d'armée dans laquelle ce genre de troupes ne tint une place importante, et les princes s’appuyaient sur elles à ce point, qu'on en voyait licencier leur armée nationale pour ne garder que les mercenaires, comme fit Démétrius IT Nicator. Josèéphe, Ant. jud., XIII, 1v, 9. Les Juifs, qui jusque-là n'avaient combattu que pour se défendre contre l'invasion étrangère, se laissérent emporter par ce mouvement, et l'on en vit s’enrôler un grand nombre dans les armées d'Alexandre, de Séleucus I Nicator et des Ptolémée, surtout de Ptolémée Ier Soter et de son fils Ptolémée IL Philadelphe. Josèphe, Ant. jud., XI, vu, 5; XII, 11, 5; 1, 1. On en trouve jusqu'à trente mille au service d'Alexandre Ier Balas, roi de Syrie. 1 Mach., x, 36. Ces mercenaires juifs étaient très recherchés à cause de leur fidélité, et pour se les assurer on leur accordait, malgré les exigences du service, toutes les exemptions qui leur étaient nécessaires pour pratiquer leur religion et garder leurs observances rituelles, telles que le repos sabbatique. 1 Mach., χ, 94 — Voir J.-A. Danz, De Ebræorum re militari dissertatio, in-4°, Iéna, 1690, et dans Ugolini, Thesaurus Antiquilalum sacrarum, €. XXVII, Col. CCCLXVcccxCvi ; J. Lydius, Syntagma sacrum de re militart, 1014... col. CXXxXV-CCCLXIV ; δ. Jahn, Biblische Archäologie, II Theil, t. 11, 1802, p. 379-59%; Dissertation sur la milice des Hébreux, dans la Bible de Vence,t. νι, Paris, 1828, p. 233-300 ; Frd. Keil, Handbuch der biblischen Archäologie, 2% édit, m-8&, Francfort-sur-le-Mein, 1875, p. 746-760. Ῥ, RENARD.

2. ARMÉES ÉTRANGÈRES dont il est parlé dans la Bible. — L'Écriture n’a pas seulement occasion de s'occuper de l'armée des Hébreux, mais aussi des armées des peuples étrangers avec lesquels Israël ἃ été en guerre, Assyriens, Chaldéens, Égyptiens, Philistins, Romains, Syriens, pour ne rien dire des tribus ou peuplades voisines, telles que les Ammonites, les Amalécites, 165 Moabites, les Iduméens, sur lesquelles nous ne savons rien de bien particulier, ou qui n'avaient même aucune organisation militaire spéciale.

I. ARMÉE ASSYRIENNE. — Les Assyriens furent peutêtre, avant les Romains, le peuple le plus militaire de l'antiquité. Pendant la période de leur histoire que nous connaissons en détail par les inscriptions cunéiformes, nous les voyons sans cesse en guerre, faisant tous les ans quelque nouvelle campagne, étendant de plus en plus loin leur puissance, et poussant leurs conquêtes jusqu'en Égypte. Is détruisirent le royaume d'Israël, el portèrent des coups terribles à celui de Juda, qui fut longtemps leur tributaire, Leurs soldats, hommes forts et solides, étaient braves et intrépides, endurcis à la fatigue, aguerris par des combats continuels. [ls étaient ordinairement com mandés par le roi en personne. IV Reg., xv, 19, 29;. XVII, 9.5 XVIII, ὃ, 9: Par. :v, 20; ΠΟ ΡΥ xxx, 1: Is., xxxvI, 1; Eccli., xLvir1, 20. Le général en chef, oui remplaçait quelquefois le roi, portait le titre de tharthan. IV Reg., xvut, 17; Is., xx, 1. D'autres grands officiers

l'orthographe diverse de la Vulgate), IV Reg., χνπι, 17; Jer., xxxix, 8, 13; les autres de rabsacès, IV Reg.,

ces chars étaient particulièrement redoutés, comme nous

avaient le titre, les uns de rabsaris ou rabsurès (selon | mettre en déroute (fig. 228, col. 90%). Ces cavaliers et le voyons dans Isaie, v, 28, et Nahum, 11, 8, 4, 18. Cf. Jer,,

260. — Le roi d'Assyrie combattant avec l'arc sur son char de guerre. D’après Layard, Monuments of Nineveh, t. I, pl. 13.

ΧΥΠΙ, 17;1s., xxxv1, 2, etc. (Voir ces mots). Le roi combat- 1 1v, 29; Judith, xvr, 5. Mais la partie la plus considérable tait sur un char (fig. 260); les soldats se battaient à pied | des forces assyriennes était naturellement constituée par ou à cheval. Tandis que la cavalerie égyptienne se com- : les fantassins. Ils étaient ordinairement armés de l'arc

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261, — Assyriens montant à l'assaut d’une place forte. D’après Layard, Monuments of Nineveh, t. 11, pi. 31.

posait exclusivement de chariots, l'armée assyrienne avait,

(fig. 227, col. 904), IV Reg., xix, 32, de même que les outre des chars (fig. 229, col. 905), IV Reg., xix, 93,

cavaliers. Judith, Τὺ, 7; Is., v, 28; xx1, 15; xxxvIT, 83,

de véritables cavaliers, montés £ur de forts chevaux, | ete. (fig. 298, col. 90%; fig. 299, col. 905). Ils se servaient cf. IV Reg., ΧΙ, 93; Ezech., χα, 6, 12, 28, qui | aussi de la lance, Judith, 1x, 9; xt, 2 (fig. 35, col. 227;

poursuivaient l'ennemi avec vigueur et achevaient de le | fig. 57, col. 303; fig. 158, col. 637; fig. 224, col. 902) et

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