‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 91 sur 454 · ADAMI — ADAR · texte numérisé non relu

ADAMI — ADAR

dix-sept pas sur onze de large. Près de ce bassin gisent à terre plusieurs füts de colonnes mutilés, qui ornaient jadis un édifice entièrement rasé... La dénomination de Daméh semble antique, et les ruines auxquelles elle est attachée attestent l'existence dans cet endroit d’une ancienne ville ou bourgade de quelque importance. » V. Guérin, Description de la Palestine, Galilée, t. 1, p. 265. A. LEGENDRE.

2. ADAMI Cornelius, théologien hollandais, ministre protestant à Damm, mort au commencement du xvrre siècle. On ἃ de lui divers ouvrages écrits avec érudition et critique : Observationes theologico-philologicæ, in-4°, Groningue, 1710; Exercitationes exegeticæ, in-4°, Groningue, 1712. Le premier ouvrage ἃ surtout pour but d'expliquer divers passages des Écritures par les mœurs et les coutumes des diverses nations; il s'occupe spécialement du livre d'Esther, de l'Évangile de saint Matthieu et des Actes des Apôtres (mages se rendant à Jérusalem, superstitions et usages des Athéniens, etc.). Le second ouvrage traite de l'oppression et de la multiplication des Israélites en Égypte, de l’histoire de Moïse, du passage de l'Épitre aux Romains, 1, 18, 32; etc.

ADAMNAN (Saint), né à Drummond, en Irlande, en 6%, fut abbé du monastère fondé par saint Columba dans l'ile d’Hy ou d'Iona, près de la côte d'Écosse. Il mourut en 705. On ἃ de lui une description fort curieuse de la Terre Sainte, telle qu’elle était vers le milieu du vrre siècle. Il l'avait rédigée d’après les récits d’un évêque gallo-frane, nommé Arculfe. Celui-ci, en revenant par mer de la Palestine, avait été jeté par les vents sur la côte d'Irlande, d'où, attiré par la réputation du célèbre monastère, il était venu le visiter. Le P. Gretser publia de cette deseription une édition in-4°, Ingolstadt, 1619, Adamnani Scotohiberni, abbatis celeberrimi, de Situ Terræ Sanctæ et quorumdam aliorum locorum, ut Alexandriæ et Constantinopoleos, libri tres. Mabillon en fit une édition plus complète, qu'il inséra dans les Acta sanctorum ordinis sancti Benedicti, t. 1V, Adainnani, abbatis hiiensis, libri tres, de Locis Sanctis, ex relatione Arculfi, episcopi galli. I] en existe aussi des éditions récentes. Cf. Montalembert, Moines d'Occident, τ. 111, p. 10-11. Voir ARCULFE.

E. LEVESQUE

1. ADAMS Richard, ministre presbytérien, né vers 1626, mort le 7 février 1698, publia le commentaire des Épitres aux Philippiens et aux Colossiens dans les Annotations upon the Holy Bible, de Matthew Poole, 1683-1685, ouvrage basé sur la Synopsis Crilicorum du même Poole, 1683-1685.

2. ADAMS Thomas, théologien anglican, 1612-1670, célèbre en son temps comme prosateur et prédicateur, publia en 1663 un gros commentaire in-folio: The Second Epistle of St Peter ; nouvelle édition, Londres, 1839, et dans ses Works, 3 in-8&, Londres, 1862,

ADAN, Israélite dont les descendants revinrent de la captivité de Babylone avec Zorobabel. 1 Esdr., vi, 6. Voir ADIN.

1. ADAR, ADDAR (hébreu : Hüsar-’Addär ; Septante : ἔπαυλις ᾿Αράδ; Vulgate : villa nomine Adar, Num., XXXIV, 4; ’Addar, Σάραδα, Jos., XV, 3), ville frontière de la tribu de Juda, à l'extrémité méridionale de la Palestine, Le mot Läsar, qui, dans le premier passage, précède le nom, est l'état construit de Aäser, et signifie proprement « lieu entouré de clôtures ». Cf. Gesenius, Thesaurus linquæ heb., p.512. Il indiquait, chez les tribus pastorales de la Bible, la même chose que les douars chez les Arabes d'Afrique. Voir HasÉrOTH. Ce même mot entre dans la composition de plusieurs autres noms de lieu : Asergadda (hébreu: Hüsar-Gaddäh), Jos., xv, 27; Hasersusa (Hüsar- Susäh), Jos., ΧΙΧ, Ὁ; Hasersual ({üsar-Su'al), Jos.,

xv, 28; et l’on ἃ remarqué que presque toutes les localités dont la dénomination comprend cet élément se trouvent dans le désert ou sur les confins du désert. Adar ou Haseraddar était dans le même cas. Quant à la transcription des Septante, elle est facile à expliquer par la confusion entre le daleth, +, et le resch, 7, adar — arad; en outre, le Σ de Σάρχδα n'est, croyons-nous, que la dernière lettre de la préposition εἰς qui précède, lettre répétée par erreur de copiste.

Adar est citée entre Cadesbarné et Asémona, Num., χχχιν, 4; Josué, plus précis encore, la place entre deux localités intermédiaires, Esron et Carcaa, xv, 9, Eusebe ne fait qu'indiquer sa situation « dans la tribu de Juda, auprès du désert », Onomnasticon, Gæœttingue, 1870, p. 219; de même saint Jérôme, Liber de silu et nominibus loc. heb., t. ΧΧΠῚ, col. 870. L'emplacement certain n'ayant pas élé retrouvé, la détermination approximative dépend nécessairement de l'opinion qu'on adopte pour le site de Cadesbarné. Si l'on doit réellement, comme le prétendent plusieurs auteurs modernes, identifier cette dernière ville avec Ain Qudis (voir CADÈS), il faut alors chercher Adar au nord-ouest, à partir de ce point jusqu à l'embouchure du « Torrent d'Égypte » ou Ouadi el- 0; limite de la Terre Sainte au sud-ouest. Num., XXxIV, 5; Jos., XV, 4. Si Esron, suivant la supposition de Conder, Handbook to the Bible, Londres, 1887, p. 257, se trouvait auprès du Djébel Hadhiréh, Adar serait un peu plus au nord, et directement à l’ouest, entre ce point et la Méditerranée.

A. LEGENDRE

XXXVI, 99, Voir ADAD 2

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