‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 99 sur 454 · LAS · texte numérisé non relu

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ADORATION

c'est de dessus le propitiatoire qui recouvrait l'arche qu'il rendait ses oracles.

Quelquefois les Hébreux ont rendu l’adoration à de fausses divinités; les auteurs sacrés, pour désigner ce culte, ont employé le même mot hisfahaväh, Deut., xxIx, 25 (26), etc.; aussi, lorsque, Exod., xxx1v, 14, Jéhovah défend à son peuple d’adorer des dieux étrangers, il se sert de la même expression. Cependant à partir d'Isaïe, et surtout après la captivité, les auteurs sacrés emploient pour désigner l'adoration des idoles un autre mot, le verbe

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37. — Tributaires des rois d'Assyrie adorant le roi Salmanasar II. Obélisque de basalte du British Museum.

liers, les Hébreux rendaient le même hommage à des hommes ordinaires, qu'ils voulaient honorer d’une manière toute spéciale : ainsi Abraham «adore jusqu'à terre » les trois visiteurs, qu'il ne connut que plus tard, Gen., ΧΥΠῚ, 2: il adore les enfants de Heth, Gen., xx111, 7, 12. Moise adore Jéthro, son beau-père, Exod., xvint, 7; David adore jusqu'à trois fois son sauveur Jonathas, fils de Saül, I Reg., xx, #1; Jacob se prosterne à terre devant son frère Ésaü et l'adore, et cela jusqu'à sept fois, Gen., ΧΧΧΠΙ, 3; le nombre des adorations était la mesure de l'honneur qu’on entendait rendre. Nous trouvons aussi le mot adorare, histahaväh, appliqué à un objet matériel, à cause de ses rapports intimes avec le culte de Dieu. Ainsi, Ps. xcvirr (héb. xcix), 5: CAdorez l'escabeau de ses pieds [de Jéhovah], parce qu'il est saint. » D’après la meilleure interprétation, cet escabeau des pieds de Dieu, c’est l'arche d'alliance, sur laquelle Jéhovah était censé reposer; car

sägad, qui est un verbe araméen, segéd, transporté dans la langue hébraïque, et qui désigne également l'adoration, c’est-à-dire la prosternation complète, On le voit pour la première fois dans Isaïe, XLIV, 15, 17, etc.; il est ensuite employé habituellement par les auteurs sacrés. Dans la Bible, ce mot est exclusivement employé pour signifier l’adoration des idoles ; mais, dans la langue araméenne, il signifie indifféremment l’adoration du vrai Dieu ou celle des idoles. Aussi dans le Nouveau Testament, le mot προσκυνεῖν, (adorer, » est-il toujours traduit dans la Peschito, ou version syriaque, par le verbe seged.

Les auteurs de la version des Septante et de la Vulgate ont traduit partout le mot hébreu histahaväh par προσχυνεῖν et adorare. En effet, ces deux mots signifient aussi, dans ces langues, la prosternation complète : 16 mot adorare vient de ad, «vers, » et de os, « bouche; » le mot προσχυνεῖν, de προς» Vers, » et de κυνεῖν, « baser ; » cela

vient de ce que les Grecs et les Romains, dans l'acte de Yadoration, portaient la main droite à la bouche, tout en se prosternant devant celui qui était l'objet de l’adoration ; d’après d'autres auteurs, cela viendrait de ce que, quand la prosternation était complète, l'adorateur baisait ou était censé baiser la terre devant celui qu'il adorait. Tel est le sens à la fois étymologique et historique des mots adorer, adoration. Signalons brièvement quelques sens dérivés qui se rencontrent dans la Sainte Écriture : 4° Le verbe adorer, hiStahaväh, signifie quelquelois, dans

ADORATION

ADRAMÉLECH 9238

du culte de Dieu, qui est le sacrifice, qu'on ne pouvait offuir que dans le temple de Jérusalem. 5, MANY.

ADRAMÉLECH, hébreu : ‘Adranunélék; Septante : Αδραμέλεχ; textes cunéiformes : Adar-malik où Adrumalku.

ἢ. ADRAMÉLECH, idole dont les Sépharvaites, IV Reg., xXvI1, 29-41, introduisirent et perpétuérent le culte dans la Samarie, où les avait transplantés Sargon, roi d'As-

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