‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 169 sur 485 · ÉGYPTE (PLAIES D’). Voir Plaies · texte numérisé non relu

ÉGYPTE (PLAIES D’). Voir Plaies

3 ÉGYPTE (TORRENT ou RUISSZAU D’ ) (hébreu: nahal Misraim; Septante ; -/Etp.âppou; AiyÔTtTov ; Vulgate ; torrens ou rivus Ægypti), ruisseau ou plutôt torrent ainsi appelé parce qu’il séparait de la terre de Chanaan l’Egypte, dont la domination s’était autrefois étendue, comme aujourd'hui encore, jusqu'à cette limite. On admet communément que le Torrent d’Égypte est l’ouadi El- Arisch actuel, qui reçoit les eaux de la partie centrale du Sinaï et se jette dans la Méditerranée. (Voir la carte d’Égypte, col. 1600.) 11 ne coule que dans la saison d’hiver et lorsqu'il pleut ; il est souvent à sec. Mais lorsqu’il a plu abondamment, il roule avec impétuosité | des eaux jaunâtres, rongeant ses rives et entraînant dans son cours des arbres déracinés. Il est alors très difficile de le traverser, et les caravanes sont quelquefois obligées d'attendre deux ou trois jours avant de pouvoir le franchir. Il tire son nom actuel du village à’El-Arisch, place fortifiée, entourée de murailles et llanquée de tours. Outre sa petite garnison, elle abrite une population d’environ quatre cents habitants. Elle s’élève sur le site de l’ancienne Rhinocolure, ainsi appelée, disent Diodore de Sicile, i, 60, et Strabon, XVI, n, 31, en cela peu croyables, parce que le roi Actisane y envoyait en exil les criminels après leur avoir fait couper le nez. On désignait aussi quelquefois le Torrent d’Égypte par le nom de cette ville : c’est ainsi que les Septante dans Isaïe, xxvii, 12, traduisent nahal Misraim par 'Pivoxôpovpa, «Rhinocolure. » Cf. saint Jérôme, In Isaiani, xxvii, 12, t. xxiv, col. 313.

Le Torrent d'Égypte est plusieurs fois mentionné dans l’Écriture comme marquant la frontière de la Terre Promise au sud-ouest. Gcn., xv, 18; Num., xxxiv, 5; (Jos., xiii, 3;) Jos., xv, 4, 47; 111 Reg., vin, 65; IV Reg., xxiv, 7; (I Par., xiii, 5;) JI Par., vu, 8; Is., xxvii, 12. Dans deux de ces passages, Jos., xiii, 3, et I Par., xiii, 5, le Torrent d'Égypte, au lieu d'être appelé comme ailleurs en hébreu nahal Misraim , porte le nom de Sihôr. (Voir Ciiihop. 2°, col. 702-703.) Dans Gen., xv, 18, le texte original, au lieu de dire comme dans les autres endroits nahal (« torrent ») Misraim, écrit : nehar Misraim,

« tleuve d’Égypte, » comme traduit la Vulgate. Cette expression pouvant signifier le Nil, certains commentateurs ont conclu de là, comme Calmet, Commentaire littéral, Genèse, 1715, p. 389, que Dieu, indiquant à Abraham d une manière tout à fait générale et sans précision rigoureuse les limites de la Terre Promise, lui avait dit réellement que la terre qu’il lui donnerait s’étendrait depuis le Nil jusqu’à l’Euphrate. Cette interprétation, quoique soutenable, parait peu fondée, et il est préférable d’identifier le nehar Misraim avec l’ouadi el- Arisch. — Voir V. Guérin, Jadce, t. n, p. 237-249.

F. Vigouroux.

1. ÉGYPTIEN (hébreu: Misri; Septante : AlycTmo;; Vulgate : Ægyptius) , natif d’Égypte (fig. 536). Les Égyptiens, en général, sont souvent nommés dans les Saintes Écritures, Gen., xii, 14, etc. — Les Égyptiens dont il est question en particulier sont les suivants : 1° Agar, servante de Sara et mère d'Ismaël, était Égyptienne, Gen., xvi, 1; xxi, 9; xxv, 12, et elle fit épouser à son fils une Égyptienne. Gen., xxi, 1. — 2° Moïse tua un Égyptien, dont le nom ne nous est pas connu, parce qu'il maltraitait

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