‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 177 sur 485 · ELCANA, premier ministre d’Achaz, roi de Juda · texte numérisé non relu

ELCANA, premier ministre d’Achaz, roi de Juda

II fut tué par un guerrier d’Éphraïm dans la guerre de Phacée, roi d’Israël. II Par., xxvm, 7. E. Levesque.

ELCÉSI (hébreu: ’Élqôs), patrie du prophète Nahum. Nah., i, 1. Ce mot n’apparaît qu’en ce seul passage de l’Écriture, sous la forme dénominative, avec l’article, hâ-Elqôsi; Septante: ô ’EXxeaatoç; Codex Sinaiticus :

0 ’EXxaiasdç ; Vulgate : Elcesæus , « l’Elcéséen » ou l’homme d’Elqos. Ce n’est donc pas un nom patronymique, comme le prétendent quelques-uns, mais un nom d’origine. Son identification est encore un problème, et elle a donné lieu aux hypothèses suivantes : — 1° Une tradition remontant au xvie siècle place le berceau de Nahum à Alqousch, village situé sur la rive orientale du Tigre, à une certaine distance de Mossoul, près du monastère de Rabban Uormuzd. Il y a là un tombeau, également vénéré par les chrétiens, les juifs et les musulmans, et qui passe pour être celui du prophète. Mais le monument et le bourg n’ont, comme la tradition, rien d’ancien. Cette opinion est probablement née de la similitude des noms et de certains rapprochements entre Nahum, qui prophétisa sur Ninive, et Jonas, dont on montre également le tombeau dans ces parages. D'autre part, rien n’autorise la supposition d’après laquelle Nahum serait né en Assyrie, de parents déportés en ce pays après la prise de Samarie. Cf. J. Knabenbauer, Commentarius in Proplietas minores, Paris, 1886, l. n, p. 1-2. — 2° D’autres, comme Ilitzig et Knobel , croyant retrouver le nom du prophète dans celui de Capharnaüm ( Kefar Nahûm, « village de Nahum »), ont regardé Elqôs comme l’antique dénomination de cette ville bien connue dans le Nouveau Testament. Mais si elle est célèbre dans l’Évangile , elle est absolument inconnue dans l’Ancien Testament. Puis il n’est pas sur que le second élément du nom composé puisse se rapporter à Nahum. On peut rattacher à la même conjecture celle de R. J. Schwarz, Bas heilige Land, Francfort-sur-le-Main, 1852, p. 149, plaçant le tombeau de Nahum à Kefar - Tanfiûm ou Kefar-Nahûm, au nord de Tibériade. — 3° Le pseudo- Épiphane, dans son De Vitis prophetarum , t. xliii, col. 4U9, met Elcési « au delà, c’est-à-dire à l’est du Jourdain, à Bégabar, Bvjyaëap, de la tribu de Siméon », endroit où Nahum serait mort et aurait été inhumé. Il y a évidemment là une erreur, puisque la tribu de Siméon se trouvait à l’ouest du fleuve. Mais un autre manuscrit porte simplement « au delà de Bethabarem , Bï]Tagapr,p, de la tribu de Siméon. » Cf. t. xliii, col. 417. On pense même qu’il faudrait lire Belh-Gabrê. Il s’agirait alors de Bctltogabra , aujourd’hui Beit- Djibrin , l’ancienne Éleulhéropolis , sur les confins de l’ancien pays philistin. Pourrait-on, dans ce cas, reconnaître Elcési dans le lieu ruiné de Qessiyéh, au sud-est de cette ville? C’est une question difficile à trancher. Cf. E. Nestle,

1 Vo ist der Geburtsort des Propheten Nahum zu, su chen? dans la Zeitschrift des deutschen Palàstina- Vereins, Leipzig, t. i, 1878, p. 222-225. — 4° La plus ancienne hypothèse et jusqu’ici encore la plus plausible est celle de saint Jérôme, Comment, in Nahum , t. xxv, col, 1232. D’après le saint docteur, Elcési était, de son

temps, un petit village de Galilée, connu des Juifs, et qui lui fut montré à lui-même par un de ses guides. Gesenius, Thésaurus , p. 1211, cherche sans raison à infirmer ce témoignage. Paint Jérôme ne dit pas qu'il demanda où se trouvait Elcési, question à laquelle un guide peu consciencieux eût pu répondre en indiquant n'importe’ quel site; mais que celui qui le conduisait lui montra de lui -même l’emplacement traditionnel, d’ailleurs bien connu des fils d’Israël. On croit alors qu ’Elqo's pourrait être identifié avec El-Kô:ah, non loin d'Er- Raméh, l’ancienne Ramah (Vulgate \Arama) de Nephthali.

A. Legendre.

1. ELCHANAN, Elhanan, guerrier dont la Vulgate a traduit le nom par Adeodatus. II Reg., xxi, 19; I Par., xx, 5. Voir Adéodat.

2. ELCHANAN (hébreu : ’Élhânân, « Dieu fait grâce » [cf. phénicien pnb.s]; Septante: ’EXeavctv), un des officiers supérieurs de l’armée de David, cité dans la liste de II Reg., xxiii, 24, et dans le passage parallèle de I Par., xi, 26. Il était de Bethléhem et fils de Dodo, nom propre que la Vulgate a pris pour un nom commun, patruus ejus, chaque fois qu’il se présente dans le texte hébreu. Voir Dodo. Ce guerrier parait différent de Elhanan, mentionné II Reg., xxi, 19; I Par., xx, 5: ce dernier, que la Vulgate nomme Adeodatus (voir ce mot), est dit fils de Jaïr, tandis que le premier est fils de Dodo. On ne pourrait les identifier qu’à la condition de voir dans un des deux noms, Jaïr ou Dodo, le nom du grand-père ou d’un ancêtre. — Nos éditions de la Vulgate modifient légèrement le nom de notre guerrier dans II Reg., xxm, 24; elles l’appellent Éléhanan, au lieu de Elchanan dans I Par., xi, 26.

E. Levesque.

ELDAA (hébreu: ’Éldâ'âh, « appelé de Dieu(?); » Septante : ’EXSayd ; Codex Alexandrinus , ©Epyagâ ; Codex Cottonianus, [0]epnap.[d] ; Codex Bodleianus , ’Apayot, Gen., xxv, 4; ’EXSaôâ; Codex Vaticanus, ’EXXaôâ; Codex Alexandrinus, ’EXSaà, I Par., i, 33), un des fils de Madian, descendant d’Abraham par Céthura. Gen., xxv, 4; I Par., i, 33. Ce nom ethnique n’a pu jusqu’ici être identifié. On l’a rapproché d’un nom de personne, Yedi'a’il, qu’on trouve dans les inscriptions himyarites. Cf. Corpus inscript ionum semiticarum , part, iv, Paris, t. i, 1889, p. 15; Frz. Delitzsch, Genesis, Leipzig, 1887, p. 348. On a également tenté d’assimiler les deux derniers fils de Madian, Abida et Eldaa, aux deux tribus importantes, Abîdah et Oudda'ah, dans le voisinage des Asirs, population des montagnes de l'IIedjàz, sur les confins septentrionaux du Yémen. Cf. Keil, Genesis, Leipzig, 1878, p. 222.

A. Legendre.

ELDAD (hébreu: ’Éldâd, « Dieu aime; » Septante : ’EXôdo), Israélite qui avait été désigné pour faire partie des soixante -dix anciens appelés à aider Moïse dans le gouvernement du peuple. Mais lorsque le serviteur de Dieu fit ranger ces anciens devant le Tabernacle pour que l’Esprit du Seigneur se répandit de lui sur eux, Eldad et Médad se trouvèrent absents. Cependant ils ne laissèrent pas d’être remplis alors de l’Esprit -Saint et de prophétiser au milieu du camp. Comme ils n’avaient pas reçu ce don par l’intermédiaire de Moïse, Josué, croyant l’autorité de son maître intéressée, voulut les empêcher de parler au nom de Dieu. Mais Moïse lui fit cette belle réponse : « Plût à Dieu que tout le peuple prophétisât et fut rempli de l’Esprit d’en haut. » Num., xi, 24-29.

E. Levesque.

ÉLÉALÉ (hébreu : 'El'âlêh; Septante: ’EXsxfrj), ville de la tribu de Ruben, à l’est du Jourdain, dans une région riche en pâturages. Num., xxxn, 3, 37. Elle ne resta pas toujours dans la possession des Rubénites. Du temps d’Isaïe, xv, 4; xvi, 9, et de Jérémie, xlviii, 34, elle appartenait aux Moabites. Ces deux prophètes annoncent les maux qui doivent fondre sur cette ville en même temps que sur ses voisines. Elle n’esl aujourd’hui qu'un

ÉLÉALÉ — ÉLÉAZAR

vaste monceau de ruines, qui portent le nom arabe de el-'Al, « l’élevée. » C'est une transformation de son ancien nom d'Éléalé, qui faisait probablement aussi allusion à sa situation , sur une montagne de 334 mètres d’altitude, à larges gradins naturels, d’où l’on a une vue très étendue sur la plaine de toute la Belka méridionale. Elle était située à environ deux kilomètres d’IIéSébon. Du temps d’Eusèbe, Onomasticon, Berlin, 1862, p. 482, Eléalé était encore une localité importante, mais quelques siècles après elle fut abandonnée; car, si l’on y trouve les restes d'une église et d'une tour byzantine , on n’y découvre aucun reste de construction arabe. On y voit encore des pressoirs taillés dans le roc, cf. Is. , xvi, 9; Jer., xlviii, 33-34; des murs de maisons hauts de trois à six mètres, de nombreuses eavernes taillées dans le calcaire, dont plusieurs servent aujourd'hui d'étables pour les bestiaux, d’abondantes citernes, des débris de colonnes, etc. « Toute [la] montagne, ses lianes et sa base évasée, ainsi que la vallée [profonde] au-dessous sont couverts d’arbres et d’arbustes. L’humidité qui doit régner longtemps sur ces régions élevées y entretient une végétation abondante pour la contrée. » De Luynes, Voyage d’exploration à la mer Morte, t. i, p. 146. — Voir B. Tristram, The Land of Moal), in-12, Londres, 1873, p. 339-340; The Survey of Eastern Palestine, 1889, t. i, p. 16-19; F. Buhl, Géographie der allen Palcistina, in-8°, Fribourg- en -Brisgau, 1896, p. 266.

F. Vigouroux.

ÉLÉAZAR. Hébreu : ’Él'âzâr, « Dieu aide ; » Septante : ’EXsâÇap. Nom de onze Israélites.

1. ÉLÉAZAR, fils d’Aaron et son successeur comme souverain pontife. Aaron avait eu de sa femme Elisabeth quatre fils: Nadab, Abiu, Éléazar et Ithamar. Exod. vi, 23; Num., nr, 2. Par le fait de la mort de ses deux frères, Nadab et Abiu, qui ne laissaient point de fils, Num., in, 4, il se trouva l’aîné des enfants d’Aaron et par conséquent l’héritier de sa dignité de grand prêtre. Il avait épousé une des filles de Phutiel, dont il eut Phinées, qui devait plus tard lui succéder dans la suprême sacrificature. Exod., vi, 25. Il reçut en même temps qu’ Aaron la consécration sacerdotale des mains de Moïse, avec ses trois frères. Lev., vin; Num., in, 3. Nous le voyons, Num., ni, 32, honoré du titre de « prince des princes des Lévites, placé à la tête de ceux qui veillent à la garde du sanctuaire »; et, Num., iv, 16, il est dit que les fils de Caath seront sous ses ordres, quand il faudra envelopper et transporter les vases et les ustensiles sacrés, et qu’à lui sera confié le soin d’entretenir l'huile des lampes, le parfum de composition, le sacrifice perpétuel, l’huile de l’onction, tout ce qui appartient au service du Tabernacle et tous les vases qu'il renferme. — Le nom d’Eléazar revient assez rarement dans le récit sacré jusqu'à son entrée en fonction comme grand prêtre. Après la mort tragique de Nadab et d’Abiu, il reçut de Moïse, ainsi qu’Aaron et Ithamar, la défense de pleurer sur les coupables et l’ordre d’achever le sacrifice interrompu par cet événement. Lev., x, 4-2, 8, 42-43. 11 encourut dans cette circonstance, avec son père et son frère, les reproches de Moïse, parce que, dans le trouble où cette catastrophe les avait jetés, ils avaient mal exécuté les prescriptions du législateur d’Israël. Lev., x, 46-20. — Nous retrouvons plus tard Éléazar dans l’épisode de la révolte de Coré. Après le châtiment des révoltés, Dieu ordonna qu'il dispersât le feu de leurs encensoirs, dont l’airain, fondu et mis en forme de lames par ses soins, serait appliqué par lui à l'autel des holocaustes. Num., xvi, 36-40. Voir Coré, col. 971. Le Seigneur, après avoir confirmé d'une manière éclatante et terrible les droits généraux du sacerdoce aaronique, indiquait ainsi le droit spécial au souverain pontificat qu'il voulait conférer à Éléazar et à sa descendance. Cf. Num., xxv, 43. Bientôt après, il donna encore aux enfants d’Israël une autre marque de la prééminence du futur successeur

d’Aaron. Il régla que, pour mettre le grand prêtre à l’abri de la souillure légale résultant de l’immolation de la vache rousse, Num., xix, 7, ce serait Éléazar qui immolerait cet animal, ferait avec son sang sept aspersions sur les portes du Tabernacle et enfin le livrerait aux llammes. Num., xix, 1-7. — Ce fut apparemment peu de temps après l'institution de ce rite qu’arriva la mort d'Aaron. Sur le sommet du mont Hor, où il était monté par ordre de Dieu, Aaron fut, avant d'expirer, dépouillé de ses vêtements sacerdotaux par Moïse, et celui-ci en revêtit aussitôt Eléazar en signe de l'investiture de la charge de grand prêtre, qu’il allait désormais exercer. Voir Aaron, t. i, col. 8.

Dans la seconde période de la vie d’Eléazar, qui commence ici, non plus d’ailleurs que dans la première, nous ne trouvons aucun trait personnel , comme on en rencontre dans l’histoire de son père Aaron ou de son fils Phinées. Tout ce que l’Écriture nous raconte de lui se rapporte exclusivement à ses fonctions et aux faits auxquels sa dignité l’appelait à prendre part. C’est d’abord l’ordre qu’il reçoit, conjointement avec Moïse, de procéder au recensement du peuple après le châtiment des Israélites prévaricateurs. Num., xxvi, 4-63. Plus tard, les filles de Salphaad adressent à Éléazar, à Moïse et aux anciens leur requête concernant l’héritage de leur père, mort sans enfants mâles. Num., xxv, 4-3. Peu après le règlement de cette affaire, Moïse, averti par Dieu de sa mort prochaine, amena, selon les prescriptions divines, Josué son successeur à Éléazar. Cette présentation eut lieu en présence de tout le peuple, que son nouveau chef devait conduire d’après les instructions que le Seigneur donnerait en réponse à la consultation faite par le grand prêtre. Num., xxvii, 12-23. Dans l’intervalle entre ce dernier fait et la mort de Moïse, Éléazar nous apparaît encore associé à celui-ci dans quelques circonstances mentionnées au livre des Nombres. La première est la répartition, après la défaite de Madian, du butin qui leur est amené, et dont une partie déterminée est prélevée comme prémices à offrir à Dieu. Num., xxxi, 42-54. La seconde est la demande des terres situées au delà du Jourdain par les tribus de Gad et de Ruben, xxxii, 1-2, au sujet de laquelle il reçoit avec Josué les instructions de Moïse. Num., xxxn, 28-33. Enfin en ce qui concerne le pays en deçà du Jourdain, dont le partage ne devait être fait que plus tard, Dieu désigna à Moïse Éléazar pour être placé avec Josué à la tête des répartiteurs, désignés aussi par leurs noms, et qui étaient les chefs de leurs tribus respectives. Num., xxxiv, 46-29. Ce partage eut lieu en conséquence, quand le moment fut venu, sous la direction du grand prêtre Éléazar et de Josué, et par la voie du sort, comme Dieu l’avait prescrit. Jos., xiv, 1-2, cf. xix, 54. — C’est le dernier renseignement que la Bible nous donne sur Éléazar. Sa mort est mentionnée à la fin du livre de Josué: « Éléazar, fils d’Aaron, dit l’écrivain sacré, mourut aussi, et on l’ensevelit à Gabaath, [ville] de Phinées, son fils, qui lui fut donnée en la montagne d’Éphraïm. » Jos., xxiv, 33. Il eut pour successeur dans la charge de grand prêtre son fils Phinées. Num., xxv, 13.

E. Palis.

2. ÉLÉAZAR, fils d’Aminadab. Quand l'arche du Seigneur, renvoyée par les Philistins, fut portée dans la maison de son père, sur la colline (hag -gib'âh ; Septante: ev tw (3ouvô) ; Vulgate : Gabaa) de Cariathiarim , Éléazar fut chargé de la garder. I Reg., vu, 4. Le texte dit qu'il fut consacré, c’est-à-dire exclusivement appliqué à cette fonction. Probablement il était lévite, bien que le texte n’en dise rien : au moins rien ne s’y oppose, et Josèphe, Ant. jud., VI, i, 4, lui donne cette qualité.

3. ÉLÉAZAR, fils de Dodo l’Ahohite, c’est-à-dire descendant d’Ahoë, dans la tribu de Benjamin. II Reg., xxiii, 9; I Par., vm, 4. Il est compté parmi les trois gibbôrim ou vaillants guerriers qui se trouvaient avec David à Éphesdammim, dans la guerre contre les Philis-

ÉLÉAZAR — ÉLECTA

tins. II Reg., xxm, 9; l Par., xi, 12-13. Il tint longtemps tcte à l’ennemi et en fit un tel carnage, que sa main se raidit par une contraction nerveuse et resta attachée à son épée. Il Reg., xxm, 10 Dans I Par., xi, 13, l’auteur racontait les mêmes exploits; mais, par la faute d’un copiste, un verset et demi a été omis. Après le début qui concerne Éléazar, I Par., xi, 13», et qui correspond au f. 9 de II Reg., xxm, le texte des Paralipomènes passe ■aux exploits de Semnria, f. 13b, qui correspond à llb de Il Reg., xxm. On pourrait croire d’après la Vulgate, Il Reg., xxm, 13, qu’Éléazar faisait aussi partie des trois braves qui allèrent puiser de l’eau pour David dans la citerne deBethléhem, en passant parle camp des Philistins, et c’est aussi l’opinion de Josèphe, Ant. jud., VII, xn, 3; mais le texte original donne plutôt à entendre que ces trois braves, f. 13, sont différents des précédents, ÿ. 8-12, et font partie des trente dont la suite du chapitre donne les noms. f. 23-39. Éléazar était chef de la garde royale pendant le second mois, comme le suppose I Par., xxvii, 4, restitué d’après xi, 12. Voir Dodo 3.

4. ÉLÉAZAR, fils de Moholi et frère de Cis. 11 n’eut pas de fils, mais seulement des filles, qui se marièrent selon la loi, Num., xxxvi, 6-9, à leurs cousins-germains, les fils de Cis. I Par., xxm, 21, 22; xxiv, 28.

5. ÉLÉAZAR, fils de Phinées. Il fut un des lévites •chargés par Esdras de vérifier le poids de l’or, de l’argent et des vases apportés de Babylone. I Esdr., viii, 33.

6. ÉLÉAZAR, Israélite, fils de Pharos, qui répudia la femme étrangère qu'il avait prise pendant la captivité contre la loi. La Vulgate le nomme Éliézer. I Esdr., x, 23.

7. ÉLÉAZAR, prêtre qui prit part à la fête de la consécration solennelle des murs de Jérusalem sous Néhémie. Il Esdr., xii, 42.

8. ÉLÉAZAR (’EXectÇap , quelques manuscrits ’EXex- Çapo:), quatrième fils de Mathathias et frère de Judas Maehabée. I Mach., n, 5. La Vulgate lui donne le surnom d’Abaron , qui n’est que la transcription du grec, A-japav. I Mach., n, 5; Josèphe, Ant. jud., XII, vi, 1; IX, 4, Aùpàv. Dans I Mach., vi, 43, il est appelé dans le latin fdius Saura : c’est la traduction de la leçon des Septante, à Sauxpâv, qu’on a interprété comme s’il y avait 6 tou Sauapav. Cette lecture des Septante paraît provenir d’une leçon ’EXeàÇapo; Aùapâv, dans laquelle la terminaison o; a été séparée du premier nom et prise pour l’article ô, avec la lettre ç rattachée au mot suivant. Aussi certains manuscrits ont simplement : ’EXsàÇap Aüapxv. Le sens de ce surnom (Aùapav, Abaron) n’a pu encore être déterminé avec certitude : on l’a rattaché à la racine liâvar, guidé en cela par la version syriaque, qui porte havron ; ce qui donnerait pin, « celui qui

frappe un animal par derrière. » J. D. Michaëlis, Supplémenta ad lexica hebraica, t. I, p. 696. C’est une allusion à l’exploit d’Éléazar. Pendant qu’Antiochus Eupator assiégeait Bethsur, dans une sortie, Éléazar, apercevant un éléphant plus grand que les autres et plus richement harnaché, crut qu’il devait être monté par le roi. Alors, dans le dessein de délivrer son peuple et de se faire un nom immortel, il se fit jour à travers les ennemis, se glissa sous l’animal et le frappa de son épée; mais l’énorme bête en tombant l’écrasa sous son poids. 1 Mach., vi, 43-46: Josèphe, Ant. jud., XII, ix, 4; Bell, jud., 1, i, 5. Dans ce dernier endroit, l’historien juif, regardant comme erronée l’idée d’Éléazar, s’efforce sans succès de montrer que cet éléphant n’appartenait pas ou roi, mais à un simple particulier, et que l’acte de ce héros n’était qu’un acte de bravoure, qui ne pouvait en rien contribuer au salut de la Judée. Dans un combat antérieur, livré près d’Emmaüs, contre Nicanor, Eléazar

(Vulgate: Esdras) fut chargé de lire avant le combat un passage des Livres Saints, afin d’enflammer les courages. Cf. Deut., xx, 6, et xxvm, 1. Puis on donna pour mot d ordre « le secours de Dieu », c’est-à-dire le nom d’Éléazar. II Mach., vin, 23; cf. I Mach., iv, 3.

9. ÉLÉAZAR, père de Jason. I Mach., vin, 17. Ce dernier fut un des ambassadeurs que Judas Maehabée envoya à Rome pour contracter alliance. On a prétendu, mais sans raison positive, que cet Éléazar était le même que le frère de Judas.

10. ÉLÉAZAR, célèbre scribe ou docteur de la loi, qui souffrit le martyre dans la persécution d’Antiochus IV Épiphane, à l’àge de quatre-vingt-dix ans. Il Mach., vi, 18-31; cf. I Mach., i, 57-63. On voulut le forcer de manger de la chair de porc, aliment impur défendu par la loi, Lev., xi, 7; mais le vieillard préféra la mort. 11 cracha même le morceau de viande qu’on lui avait mis de force dans la bouche, f. 20 (grec). On lui fit subir le supplice du tympanum. jt. 19 (grec). Pour le sauver, ses amis lui proposèrent de faire apporter des viandes permises, pour feindre d’avoir mangé les viandes défendues. Mais il s’y refusa, protestant qu’il ne voulait pas par cette lâche simulation déshonorer sa longue vie et donner le mauvais exemple aux jeunes. Du reste, que gagnerait-il à sauver ainsi sa vie, puisqu'il n’échapperait pas au jugement de Dieu? f. 21-28. Cette fermeté irrita ses bourreaux; mais lui supporta tout dans la crainte d'offenser Dieu, laissant au peuple un grand exemple de courage et de vertu, y. 29-31. Josèphe, De Mach., 5-7, dit que ceci eut lieu en présence d’Antiochus lui-même, et il ajoute plusieurs circonstances sur la mort d’Éléazar, comme des détails sur les tourments du tympanum, le déchirement du corps avec des instruments de fer et le supplice du feu. D’après lui aussi. De Mach., 5, et d'après le IVe livre des Machabées, v, 3, Éléazar aurait été prêtre; mais le texte du IIe livre des Machabées, vi, 18, qui en fait expressément un scribe, sans dire qu’il fut un prêtre, porte à croire que cette indication n’a pas une valeur historique. Encore moins peut-on dire avec Joseph Gorion, Hist. Judæor., ni, 2 et 4, in -4°, 1706, qu’il fut grand prêtre et qu’il fit partie des soixante -dix interprètes de la version grecque, ce qui ne s'appuie sur aucun témoignage ancien. Les auteurs sont partagés sur la question de savoir si ce fut à Jérusalem ou à Antioche qu’il souffrit le martyre. Plus généralement on le place au même lieu que les sept frères Machabées, par conséquent dans cette dernière ville.

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