ÉLIPHÉLETH (Septante: ’EXsupàveO; Codex Sinai
ticus: ’EXeicpxXsO; Alexandrinus : ’EXtçâXet), Israélite, un des fils de Hasom, qui répudia la femme qu’il avait prise contre la loi. 1 Esdr., x, 33. E. Levesque.
ÉLISA (hébreu : ’ Elîsâh; Septante : ’EXnzâ, Gen., x, 4; I Par., i, 7; ’EXenrai, Ezech., xxvn, 7), le premier des fils de Javan, descendant de Japheth. Gen., x, 4; I Par., I, 7. Javan, dans la Bible, représente les Ioniens ou les Grecs. A quelle peuplade correspond Élisa? La question ne manque pas d’une certaine difficulté, et a donné lieu à différentes opinions. — Consultons d’abord l’Écriture, les versions et la tradition. Outre les listes généalogiques de la Genèse et des Paralipomènes, Ézéchiel , xxvn, 7, parle des « îles d’Élisa » (hébi'eu : ’ii/i/ê 'Elîsâh; Septante: vîjaot ’EXeurou), qui fournissaient à Tyr « l’hyacinthe et la pourpre » pour « ses tentures », c'est-à-dire probablement les tentes dressées sur le pont de ses navires. Le mot ’iyyîm, état construit : ’iyyô, indique en général des côtes maritimes ou des îles. Le samaritain, Gen., x, 4, porte ’ Elis ; le syriaque, Gen., x, 4; I Par., i, 7, 'Elisa, et, Ezech., xxvii, 7, ’Eles. On lit dans le Targum du Pseudo -Jonathan, Gen., x, 4, 'Allas, et, dans le Targum de Jérusalem, la paraphrase suivante: « Et les fils de Javan, ’Élisâ ', et le nom de leurs provinces, ’Alastârâsûm. » Enfin le Targum de Jonathan sur Ezech., xxvii , 7, explique 'Elîsâh par medinat ’llahjâ’. D’après Josèphe, Ant. jud. , I, vi, 1, ’EXia-âç p.àv ’EXktx'Vj; ey.âXe<rs'/ mv r,p‘/ev, AioXstç S£ vvv dut, « Élisa donna son nom aux Éliséens, dont il fut le chef, et qui sont maintenant les Éoliens. » Les Talmuds rendent ce [mot par Elias, suivant les uns; par Elis ou Æolis, suivant les autres. Cf. A. Neubauer, La géographie du Talmud, in-8°, Paris, 1868, p. 424. Saint Jérôme, Lib. heb. guœst. in Genesirn, t. xxm, col. 951, dit, comme Josèphe: « Des Ioniens, c'est-à-dire des Grecs, naissent les Eliséens, qui sont appelés Éoliens, Æolides ; d’où la cinquième langue de la Grèce est nommée éolienne. »
C’est sur ces différentes interprétations que s’appuient plus ou moins les opinions- suivantes. — 1° A. Dillmann, Die Genesis, Leipzig, 6e édit., 1892, p. 176, préfère l’explication targumique, medinat 'Ilalgd', et la glose empruntée à Eusèbe par le Syncelle : ’EXitsx ï\ ov üiy.e- Xoi, « Élissa, de qui viennent les Siciliens. » Le premier fils de Javan représenterait donc la Sicile et la Basse- Italie, bien connues des Phéniciens, et qu'il serait étonnant de ne pas voir mentionnées entre l’Hellade {Javan) et l'Espagne ( Tharsis ). Il est permis de regarder comme