II
ÉLIU — ELNATHAN
par conséquent, si Job se croit juste et s’il l'est en réalité, il doit voir dans ses peines une bénédiction de Dieu. — ' Ces vues sont développées en quatre discours, Job, xxxii, 6- xxxiii, 33; xxxiv, 1-37; xxxv, 1-16; xxxvi, 1xxxvn, 24, après chacun desquels Éliu semble attendre une réplique de Job; mais celui-ci ne répond pas comme il l’avait fait à chacun des discours de ses amis. C’est qu’il reconnaît la justesse de cette doctrine, et qu’il avait promis de se taire si on lui apportait un enseignement conforme à la vérité. Job,, vi, 24. Voilà pourquoi il garde le silence devant ce jeune homme , tandis qu’il avait protesté contre les appréciations et les accusations des autres. Éliu a justifié la providence divine aux yeux de Job et n’a plus laissé à celui-ci aucun sujet de plainte, quoiqu'il n'ait pu naturellement découvrir la vraie cause de son épreuve personnelle. Voir Job, i, 8-42; n, 3-6. Dès lors les hommes n’ont plus rien à dire, et la parole est à Dieu , dont Éliu a ainsi préparé logiquement l’intervention directe. Dieu se manifeste, en effet, non pour continuer la discussion, mais pour instruire l’homme. Quelques-uns ont pensé que les paroles sévères que Dieu prononce d’abord s’adressent à Éliu, Job, xxxvm, 2; mais on croit avec plus de fondement que c’est Job qui est l'objet de cette réprimande. Le Seigneur, loin de blâmer Éliu, lui donne, au contraire, raison d’une manière indirecte, lorsqu’à la fin il ne reprend qu’Éliphaz, Baldad et Sophar, ne se montre irrité que contre eux, et exige d’eux seuls un sacrifice d’expiation offert par Job en leur nom. Job, xlii , 7-10. — Pour l'authenticité des discours d’Éliu, voir Job (Livre de).
E. Palis.
ÉUUD (grec : ’EXtoéS), fils d'Achim et père d'Éléazar, dans la généalogie de Notre -Seigneur Jésus-Christ selon saint Matthieu, I, 14, 15.
ELLASSAR (hébreu : ’Ellâsâr; Septante: 'EUa<jc<p ; Vulgate : Pontus), nom de la ville où régnait Arioch, un des rois confédérés qui firent campagne en Palestine sous le roi d’Élam Chodorlahomor, à l’époque d’ Abraham. Gen., xiv, 1, 9. Voir Arioch, t. i, col. 961-962. La plupart des assyriologues voient aujourd’hui dans Ellassar la ville de Larsa (avec métathèse de r). Son nom apparaît souvent sur les monuments cunéiformes. C’est la Axpnra-a des Grecs. Elle était située en Chaldée, à peu près à moitié chemin entre Ur des Chaldéens (aujourd'hui Mughéir) et Érech (Vulgate : Arach , actuellement Warka; voir t. i, col. 868). C’était une cité fort ancienne, qui s’élevait sur la rive gauche de l’Euphrate. On y adorait le dieu Soleil, Samas, dans plusieurs temples consacrés à son culte et dont le principal, appelé Ê-barra, remontait à une très haute antiquité. Au milieu de ses ruines, connues aujourd’hui sous le nom de Senkéréh, on a trouvé un certain nombre de tablettes , de cylindres et de statuettes d’argile. Sur plusieurs documents, Éri-Aku (Arioch), fils de Kudur-Mabug , prend expressément le titre de roi de Larsa. Voir La Bible et les découvertes modernes, 6e édit. , t. i, p. 487-492. On ne saurait donc confondre aujourd’hui, comme on le faisait autrefois, l’Ellassar de Gen., xiv, 1, 9, avec le Thélassar de IV Reg., xix, 12; Is., xxxvn, 12 (voir Thélassar), non plus qu’avec la ville d’Assur en Assyrie. Quant à la traduction d’Ellassar dans la Vulgate par le Pont, elle est le résultat d’une fausse interprétation. Henry Rawlinson a identifié Ellassar avec Larsa dès 1851. Voir Journal of sacred Literature, octobre 1851, p. 152. Les ruines de Senkéréh ont été décrites par W. K. Loftus, Travels in Chaldæa and Susiana, in-8°, Londres, 1857, p. 240. Voir aussi J. Oppert, Expédition en Mésopotamie, 2 in-4°, t. i, Paris, 1863, p. 266-269; Frd. Dehtzsch, Wo lag das Parodies? in - 12 , Leipzig, 1881, p. 223-224.
F. Vigouroux.
ELMADAN (grec: ’E>p.xSâu), fils de Her, dans la généalogie de Notre -Seigneur Jésus- Christ selon saint Luc, ni, 28.
ELMÉLECH (hébreu : ’Allammélék ; Septante : ’E).tp.Oi-/), ville frontière de la tribu d'Aser. Jos., xix, 26. Mentionnée entre Axaph ( Kefr Yâsif ) et Amaad (peutêtre Oumm el-'Amed), elle faisait partie des cités méridionales. Elle n’a pu jusqu’ici être identifiée. On croit cependant, à la suite de R. J. Schwarz, Das heilige Land , Francfort-sur-le-Main, 1852, p. 153, que le nom en a été conservé dans celui de l’ouadi el-Malek ou Nahr al Malchi, qui se jette dans le Cison (Nahr el-Mouqatla). Voir Aser 3, tribu et carte, 1. 1, col. 1084. L’hébreu ’Allammélék est un mot composé de 'al, pour ’allâh, «chêne, » et de mélék, « roi, » c’est-à-dire « chêne du roi ». Cf. Gesenius, Thésaurus , p. 104. L’ouadi el-Malek, ou « la rivière du roi », a sur sa rive méridionale une forêt de chênes, qui expliquerait le nom de l’ancienne cité, dont la dernière partie seule aurait subsisté.
ELMODAD (hébreu : ’ Ahnôdâd; Septante : ’EXpuo- Sd3; omis par le Codex Vaticanus, I Par., I, 20), premier fils de Jectan, descendant de Sem. Gen., x, 26;
I Par., i, 20. Ce nom, comme tous ceux des peuples issus de la même souche, représente une tribu de la péninsule arabique. Voir Jectan. S. Bochart, Phalcg, lib. a, cap. xvi, Caen, 1646, p. 112, l’assimile aux ’AXkoupaiwtai de Ptolémée, VI, vu, 24, qui habitaient vers le milieu de l’Arabie Heureuse, près des sources du fleuve Lar, qui se jette dans le golfe Persique. Ce sentiment n’est généralement pas accepté ; mais on ne sait rien d’ailleurs de certain ni sur la signification du nom ni sur son identification. Plusieurs regardent la première syllabe du mot, 'al, comme l’article arabe, et croient reconnaître ici les Djorhom, l'une des plus puissantes nations issues de Qalitan, forme que revêt Yaqtan ou Yoqtân dans la tradition arabe. Fixé primitivement dans le Yémen, ce peuple passa ensuite dans le Hedjàz, où il s’établit du côté de la Mecque et de Téhama. Ses rois sont presque tous désignés par l’appellation de Modàd ou al Modàcl. Cf. A. Knobel, Die Volkerlafel der Genesis, Giessen, 1850, p. 194; F. Lenormant, Histoire ancienne de l’Orient, Paris, 1881, t. I, p. 284. D'autres prennent 'al pour le nom de Dieu, comme il arrive souvent en sabéen, et rattachent môdad à la racine yâdad, « aimer; » d’où la signification du mot : « El ou Dieu est aimable, » ou « Dieu aime ». Cf. Halévy, Études sabéennes , dans le Journal asiatique, Paris, octobre 1873, p. 364; A. Dillmann, Die Genesis, 6e édit., Leipzig, 1892, p. 198. On a voulu voir aussi dans ’Almodâd une faute de lecture pour Al-Moclar ou Morad, à cause de la permutation ou de la confusion facile entre le daleth et le resch. On pourrait ainsi rapprocher Al-Morad des Beni-Morâd , tribu qui habitait une région montagneuse de l’Arabie Heureuse, près de Zabid. Cf. Gesenius, Thésaurus, p. 93. Devant l’accord des versions anciennes les plus importantes, il nous semble difficile de recourir à cet argument. Enfin, suivant quelques auteurs, à Elmodad correspondrait Omdude ou Madudi,, une des villes du territoire de l’Hadramaut. Cf. Schrader, dans Riehm, Handwôrterbuch des Biblischen Altertums, Leipzig, 1884, t. i, p. 47. A. Legendre.
ELNAËN1 (hébreu : ’Élna'am, « Dieu est aménité; » Septante : ’EUàap,; Codex Alexandrinus : ’Ekvâap.), père de Jéribaï et Josaïa, I Par., xi, 46, donnés comme braves guerriers de David dans la partie de la liste des Paralipomènes, f. 42-46, qui n’a point de parallèle dans la liste de II Reg., xxm. Dans les Septante, I Par., xi, 46, 47, ’loxjetâ (Josaïa) est présenté comme fils de ’ixpiëù (Jéribaï), et EInaam, au lieu d’être dit leur père, est compté comme un des guerriers de David.
ELNATHAN. Héb reu : ’Élnâtân, « que Dieu donne, c’est-à-dire Théodore. » Nom de quatre Israélites.
î. ELNATHAN , père de Nohesta, qui fut la mère de
ELNATHAN — ÉLOHIM
Joakim, roi de Juda. IV Reg., xxiv, 8. Ce grand-père maternel de Joakim, appelé Elnathan de Jérusalem, est très vraisemblablement le même que l’Elnathan que Jérémie nous représente comme un des principaux personnages de l’entourage du même roi de Juda. Jer., xxvi, 22 ; xxxvi, 12, 25. 11 fut un de ceux qui prièrent Joakim de ne pas brûler le rouleau des prophéties de Jérémie, lues auparavant par Baruch devant le peuple et les grands de la cour. Jer., xxxvi , 12-25. Joakim envoya Elnathan en Égypte avec quelques hommes afin d'en ramener le prophète Urie, qui s'y était enfui pour échapper à la colère ■du roi. Les Septante varient beaucoup dans la transcription de ce nom : dans IV Reg. , xxiv, 8, ’EM.avoc9àfi. ; Codex Alexanclrinus, ’E).Àa[j.aOàp.; dans Jer., xxxvi, 12, ’liovaSxv; Codex Alexandrinus , NaQâv, et ’EXvaSocv dans le Codex Marchalianus ; au jf. 25, ’EXvaOctv, et Codex Alexandrinus, Naôctv : sous ces modifications diverses, le nom conserve la même signification. Quant à Jérémie, xxvi, 22, le nom propre est omis dans les manuscrits des Septante, mais on le lit dans les Hexaples.
2-4. ELNATHAN , nom de trois personnages nommés dans le même verset. I Esdr., viii, 16. Ils sont envoyés vers le lévite Eddo, chef des captifs résidant à Casphia, pour engager des lévites à se joindre à Esdras dans son premier voyage à Jérusalem. « J'envoyai, dit Esdras, Éliézer..., et Elnathan..., et un autre Elnathan..., chefs de famille, et les sages Joiarib et Elnathan. » I Esdr., viii, 16. Le texte hébreu n'a point « un autre » avant le second nom. Les Septante leur donnent trois noms différents : le premier est appelé ’AXwvoép., le second ’EXva- 6itx, le troisième ’EavaÔâv ( Codex Alexandrinus : ’EXva- «av). E. Levesque.
ÉLOHIM (hébreu : ’Ëlôhim [cf. chaldéen, nbx; ara- . o 9 r $ /
méen, (oî^J; arabe, sv\, avec l’article Ail \, Allah;
sabéen, nbis]; Septante : 0£Ô; ; Vulgate : Deus) , nom commun de Dieu en hébreu, de même que ’Êl (voir El, col. 1627), pouvant s’appliquer au vrai Dieu comme aux faux dieux. — Llohim est une forme plurielle, quoiqu’elle désigne le plus souvent au singulier le Dieu unique. C’est ce que les grammairiens ont appelé « pluriel de majesté », et quelques philologues modernes plurale magnitudinis , dans un sens analogue. D’autres disent que le pluriel marque ici une abstraction, « la divinité. » Voir W. W. Baudissin, Studien zur semitischen Religionsgeschichte , Ileft i, in-8°, Leipzig, 1876, p. 56-57; H. Cremer, Biblisch-theologisches Wôrterbuch , 5e édit., in-8°, Gotha, 1888, p. 401. La forme plurielle est aussi employée pour le singulier, plus de quarante fois, dans les tablettes assyriennes trouvées à Tell El-Amarna, ildni pour ilu. A. Barton, A peculiar use of « ilani » in the tablets from El-Amarna , dans les Proceedings of the American Oriental Society, 21-23 avril 1892, p. cxcvi-cxcix; Id., Native Israelitish Deilies, dans Oriental Studies, in-8°, Boston, 1894, p. 96.
I. Étymologie d’Élohim. — L’étymologie de ce mot est incertaine. Les uns le font venir de la racine nis, 'àlah, « avoir peur, chercher un refuge, » de sorte qu’il signifierait Numen tremendum , « terreur, objet de terreur. » Cf. Gen., xxxi, 42; Ps. i.xxvi, 12; Is., viii, 12-13. Voir Crainte de Dieu , col. 1099. Les autres supposent que c’est une sorte d'augmentatif de 'Êl ou une forme plurielle de ce dernier, d'où l’on aurait tiré plus tard le singulier Ëlôha, après avoir perdu le souvenir de son origine. Fr. Buhl, Gesenius’ Uebrâisches Ilandwôrterbuch, 12e édit., 1895, p. 41-42. Les anciens Juifs et les écrivains ecclésiastiques à leur suite faisaient déjà dériver ' Elôhim de 'El. « Les Hébreux, dit Eusèbe, Præp. Ev., xi, 6, t. xxi, col. 857, affirment que le nom qui exprime la nature souveraine de Dieu est ineffable et inexpri-
mable et ne peut même être conçu par la pensée; mais celui que nous appelons Dieu , ils le nomment Élohim ( ’EXoqj.), de El (vjX), à ce qu’il semble, et ils l’interprètent force et puissance ( i<r/év v.x\ Sévajuv), de sorte que le nom de Dieu dérive chez eux de sa puissance et de sa force. » Toutefois ces explications ne sont que des hypothèses. Les rapports d’origine et de signification étymologique d’El et d'Élohim ne sont pas encore nettement éclaircis. Cf. R. Smend , Lehrbuch der alltestamentlichen Religionsgeschichte , in-8°, Leipzig, 1893, p. 26; Frd. Baethgen, Beitràge zur semitischen Religionsgeschichte, in-8°, Berlin, 1888, p. 271-273, 275. Ce qui est bien certain , c’est que les deux noms s’appliquent à Dieu par opposition à l’homme. Ose., xi, 9; Is., xxxi, 3; Ezech., xxvm, 2, 9.
IL Emploi du mot Élohim dans la Bible hébraïque. — Les diverses langues sémitiques avaient simultanément ou séparément deux noms communs pour désigner Dieu, El et Élohim. Les Hébreux ont fait usage de l’un et de l’autre, soit en parlant du vrai Dieu, soit en parlant des dieux des polythéistes. Ils avaient de plus un nom propre pour nommer le Dieu véritable, Jéhovah ou Jahvéh, et c’est celui dont ils se servaient le plus souvent. (Il se lit à peu près six mille fois dans la Bible.) Des deux mots Élohim et El , le premier paraît moins ancien que le second. On peut le conclure de ce que Ton trouve au moins des traces du mot El (assyrien, ilu ) dans toutes les branches de la famille sémitique (cf. Gen., iv, 18; xxv, 13; xxxvi, 43, etc.), tandis qu’Éîohim (Élohdh, llâh ) manque chez quelques peuples sémites, en particulier chez les Chaldéens, dont les monuments remontent à une si haute antiquité. Élohim par conséquent n’a dû commencer à être usité que lorsque les descendants de Sem, après s’être séparés les uns des autres, eurent formé des peuples divers. Baethgen, Beitràge, p. 271. Il se substitua peu à peu à l’antique ’Él (voir El, col. 1628), ou devint au moins d’un usage beaucoup plus fréquent. II se lit 2570 fois dans les livres protocanoniques de l'Ancien Testament, d’après les calculs de M. Nestle, dans les Theologische Studien ans Wurtemberg , t. m, 1882, p. 243-258. Cf. S. Mendelkcrn, Concordantiæ hebraicæ, 2 in-4°, Leipzig, 1896, t. i, p. 86-96. Le singulier Ëlôha, formé plus tard d'Élohim , est beaucoup plus rare. Il est employé cinquante-sept fois (quarante et une dans Job, quatre dans les Psaumes, quatre dans Daniel, deux dans Habacuc, deux dans le Cantique de Moïse inséré dans le Deutéronome, xxxn, une fois dans les Proverbes, dans Isaïe, dans les Chroniques ou Paralipomènes et dans Néhémie ou II Esdras). Cf. Frd. Baethgen, Beitràge, p. 297-298. — Les critiques donnent le nom d’élohistes aux passages de l’Écriture où Élohim est employé de préférence à Jéhovah, et ils appellent jéhovistes ceux où Dieu est désigné par son nom propre. Voir Pf.ntateuque.
III. Significations diverses données au mot Élohim dans l’Écriture. — 1° Il désigne le plus souvent le vrai Dieu , et dans ce cas le sens est précisé de diverses manières. 1. Par l’article : « Sache que Jéhovah, lui, est le Dieu (. liâ- Elohim ), et qu’il n’y en a point d’autre excepté lui. » Deut., iv, 35. L'article (Septante : 4 Qe4;), ici et ailleurs, Gen., v, 22; vi, 9, 11; xvn, 18; xx, 6, etc.; cf. Deut. , vu , 9 ; I ( III ) Reg. , xvm , 21 , 37 , etc., marque qu’il est le Dieu par excellence. (Il est supprimé, lorsque aucune amphibologie n’est possible, comme Gen., i , 1 ; ix, 27, etc.; Am., iv, 11; dans les Psaumes élohistes, Ps. XLli - lxxxix , etc.) — 2. Dans d’autres passages, la signification d'Élohim est déterminée par des compléments : « le Dieu d’Abraham, » Gen.,xxvi,24, etc.; « le Dieu d'Israël , » Exod., v, 1 ; « le Dieu de Jacob , » Ps. xx , 2 ; « le Dieu du ciel et de la terre, » Gen., xxiv, 3; « le Dieu d’élévation (ou du ciel), » Mich., vi, 6; « le Dieu de vérité, » Is., lxv, 16; « le Dieu d'antiquité, » Deut., xxxm, 27; k le Dieu des siècles, » Is., XL, 28; « le Dieu de justice, » Ps. iv, 2; « le Dieu de salut, » Ps. xvm, 47; « le Dieu
ÉLOHIM — ÉLON
de miséricorde, » Ps. lix, 18; « le Dieu des armées (Sebâ'ôt), » Am., ni, 13, etc. Voir La Bible et les découvertes modernes , 6e édit., 1896, t. îv, p. 470-480.
— 2° ' Élôhim se dit aussi des faux dieux, Exod., xii, 12; xxxiv, 15, etc., et des simulacres ou idoles qui les représentent aux yeux de leurs adorateurs. Gen., xxxi, 30, 32; Exod., xx, 23; Il Par., xxv, 14, etc. ’Élôha, au singulier, s’emploie également dans le même sens. II Par., xxxn, 15, etc. — 3° ’ Elôhim a même une fois le sens de « déesse », I (III) Reg., xi, 5, la langue hébraïque n'ayant ni mot ni forme particulière pour exprimer la divinité femelle, inconnue au monothéisme. — La signification polythéiste d’Élohim est déterminée par le contexte ou bien par des compléments ou des épithètes : « dieux de l’étranger, » Gen., xxxv, 2; « dieux d'argent, » Exod., xx, 23; « dieux des nations, » Deut., xxix, 17; « dieux des Égyptiens, » Gen., xii, 12; « dieux de l’Amorrhéen, » Jos., xxiv, 15; « dieu d’Accaron, » II (IV) Reg., 1,2, etc. — 4° Il faut noter qu'Élohim se dit aussi métaphoriquement, quoique par exception: I. des juges, considérés comme les représentants de la justice de Dieu. Exod., xxi, 6; xxn, 7, 8 (où les Septante rendent bien, Exod., xxi, 6, l'idée exprimée en traduisant: vb xprrr,p:ov xoO 0coü). — 2. Les Septante, la Vulgate, la Peschito, la version arabe, ont rendu Élohim par « anges », Ps. xcvii (xcvi), 7; cxxxvm (cxxxvii), 1, comme Ps. vm, G; mais leur interprétation n'est pas certaine.
— 3. Les rois sont comparés à des Élohim dans le Ps. lxxxii (lxxxi), 1,6. — 4. Le nom d’Élohim ajouté comme complément à un substantif forme une sorte de superlatif : « Montagne d’Élohim, » désignant, Ps. lxviii (lxvii) , 16, les montagnes de Rasan, en marque la grandeur et la magnificence. Voir aussi Ps. lxv (lxiv), 11; civ (cm), 16. — Sur la nature et les attributs de Dieu, d’après l’Écriture, voir Jéhovah. F. Vigouroux.
ÉLOHISTES. Voir Pentateuque.
ÉLOl. Voir Éli, col. 1664.
ELON. Hébi 'eu : ’Êlôn, « chêne, chênaie. » Nom d’un Iléthéen, de deux Israélites et de trois villes de Palestine.
1. ÉLON (Septante : A’tXtôu., ’EXmg), Héthéen , père de Basemath ou Ada, une des femmes d'Ésaü. Gen., xxvi, 34; xxxvi, 2.
2. ÉLON (Septante : 'Arrpwv ; Codex Cottonianus : 'AXXtôv), fils de Zabulon, Gen., xlvi, 14, et père de la famille des Élonites. Num., xxvi, 26.
3. ÉLON, nom (dans le texte hébreu) d’un juge d’Israël, que la Vulgate appelle Ahialon. Jud., xii, 11. « Et il ( ÿ. 11, Ahialon de Zabulon) mourut, et il fut enseveli dans Zabulon. » ÿ. 12. L’hébreu est plus complet dans ce verset 12 : « Et ’Êlon de Zabulon mourut, et il fut enterré à ’Ayyâlôn, dans la terre de Zabulon. » Le nom du juge et celui de la ville ne dilfèrent que par les points-voyelles. Voir t. i, col. 292, 297.
4. ÉLON (hébreu: ’Allôn; dans bon nombre de manuscrits, ’ Êlôn ; Septante: Codex Vaticanus, Ma>Xâ; Codex Alexandrinus , Mr,Xà>v), ville frontière de la tribu de Nephthali. Jos., xix, 33. Il y a ici une foule de difficultés qu’il est utile d’exposer, mais dont on cherche encore la solution. Elles portent principalement sur le texte. Et d’abord le texte complet, Jos., xix, 33, est, en hébreu : mê-’Allôn be-$a’ anannim, « depuis Allon en Sa'anannhn; » Vulgate : EtElon in Saananim. Les Septante ont uni les deux prépositions nié (pour min) et be aux mots eux-mêmes, en intercalant la conjonction vav, « et, » d'où McoXà •/. ai Bs<js|xtsiv, dans le Codex Vaticanus, et Mr)Xibv y.xï B ÉcxsvavCp., dans f Alexandrinus. D'un autre côté, si
plusieurs manuscrits et éditions du texte massorétique présentent ’Allôn, pbss, avec patach, d’autres, et en assez
grand nombre, ont ’Êlôn, pbss, avec tsêré. La première
leçon a été suivie par la Peschito, ’Alûn; mais la seconde a pour elle le Targum de Jonathan, mê-’Êlôn, les Septante, au moins d'après Y Alexandrinus , Mr;X(ov, et la Vulgate, Elon. Aussi des critiques très compétents donnent-ils la préférence à cette dernière. Cf. J. -B. de Rossi, Scholia critica in V. T. libros , seu Supplementum in var. lect., Parme, 1798, p. 35-36. C’est du reste le mot qu’on trouve dans un autre passage de l’Écriture, Jud., iv, 11. En effet, la « vallée » dans laquelle Haber le Cinéen « avait dressé ses tentes » est appelée ’Elôn be - Sa'annïm. C'est donc en somme la même expression que dans le livre de Josué. Mais les anciennes versions ont prêté au premier mot ou même aux deux un sens commun. Ainsi le syriaque a traduit: « près du térébinthe qui est à Se'inin; » la Vulgate : « jusqu’à la vallée qui est appelée Sennim. » La paraphrase chaldaïque a mis : mîsar ’agannayd' , « la plaine des étangs ou des bassins, » attribuant à ’Êlôn la même signification que saint Jérôme, et rattachant besa’annim au talmudique be?a'. Cf. J. Levy, Chaldàisches Wôrterbuch , Leipzig, 1881, t. i, p. 8, au mot ’àgânâ' ; C. Rosenmùller, Scholia in Vet. Test., Josua, Leipzig, 1833, p. 378. Enfin on trouve dans les Septante : Codex Vaticanus , eooç opob; tcXeove •/.- To’jvTtov; Codex Alexandrinus, upbç 5pùv àvxTta'jopçvüjv, « jusqu’au chêne des ambitieux ou des avares, » ou « au chêne de ceux qui se reposent ». Le premier participe fait croire que les interprètes ont lu bôçe'im, de la racine bâ$a', qui indique « la recherche d’un gain injuste »; le second laisse supposer, suivant quelques-uns, qu’ils ont lu sa’ anannim, de sâ’an, « se reposer; » d’autres pensent à une variante du mot grec et à une autre étymologie. Cf. J. F. Schleusner, Lexicon in LXX, Londres, 1829, t. i, p. 196; t. il, p. 784.
Dans ces conditions, voici les deux questions qui se posent. — 1° Doit -on considérer ’Elôn comme un nom propre ou comme un nom commun ? Nous venons de voir que les versions anciennes ont adopté l’une et l’autre interprétation; leur poids est donc nul ici dans la balance. Il est d’autres expressions semblables dans lesquelles elles ont pris le même mot pour un nom commun ; par exemple : ’Êlôn Tâbôr; Septante : Sp-j; ©aëcôp; Vulgate : quèrcus Tabor, I Reg., x, 3; ’Êlônê Mamrê' ; Septante: Spûç MagëpT) ; Vulgate : convallis Mambre, Gen., xm, 18. etc. Les chênes ou les térébinthes remarquables par leurs dimensions ont souvent servi à désigner certaines localités bibliques. Il est donc permis de traduire ici par « le térébinthe » ou « la vallée de Sa'annïm ( Beça'anniin , suivant quelques-uns). Ce dernier mot vient de sa'dn, qui signifie « changer la tente », proprement « charger les montures (pour changer de campement) »; il indique donc probablement un endroit où campaient d’ordinaire les caravanes ou les nomades comme Haber le Cinéen. — 2° Où se trouvait cet endroit? Le livre des Juges, iv, 11, le place près de Cadès, aujourd’hui Qadcs, au nord-ouest du lac Houléh. Voir Cédés 1, col. 360. 11 y a en effet, à l’ouest de ce lac, une plaine qui est encore actuellement habitée par des nomades dont on aperçoit çà et là les tentes noires. Elle pouvait également servir à déterminer de ce côté la frontière de Nephthali, Jos., xix, 33, comme Héleph ( Beit Lif) la fixait sur lu ligne occidentale opposée. Voir Saananim et Nephthali, tribu et carte.
A. Legendre.
5. ÉLON (hébreu : ’Elôn; Septante : ’EXùv; Codex Vaticanus : AiXwv), ville de la tribu de Dan. Jos., xtx, 43. Mentionnée entre Jéthéla (dont l’identification est incertaine) et Themna (aujourd’hui Khirbet Tibnéh), elle faisait partie du groupe méridional des cités énumérées par Josué, xix, 40-47. Voir Dan 2, et la carte, col. 1232. On a proposé de la reconnaître dans le village actuel de
ÉLON — ELTHÉCÉ
Beit Ello , au nord-ouest de Béthel, au nord de Béthoron. Cf. Survey of Western Palestine, Memoirs, Londres, 1882, t. il, p. 293; G. Armstrong, W. Wilson et Conder, Nantes and places in the Old and New Testament, Londres, 1889, p. 56. Mais il n’y a ici correspondance ni au point de vue philologique ni au point de vue topographique; l'endroit désigné appartient plutôt à la tribu d Éphraïm. D'autres ont pensé à 'Ellin (‘ Alîn , suivant la carte du Palestine Exploration Fund, Londres, 1890, feuille 14), au sud-est et tout près d’Ain Scherns, l’ancienne Bethsamès. Cf. Keil , Josita, Leipzig, 1874, p. 103. Sans être certaine, cette opinion nous semblerait plus acceptable. Le changement de Yaleph initial de , ’Elôn, en aïn, ’Alin, se retrouve dans d'autres
noms, par exemple, jiVp'BiN, ’Asqelôn (Ascalon) =
'Asqalân. Ensuite le voisinage de Kliirbet Tibnéh (Themna) détermine une position conforme au texte sacré. Il en est de même du voisinage d’Aï/i. Scltems ou Bethsamès, près de laquelle Élon est citée dans un autre endroit de l’Écriture, III Reg., iv, 9. Si, en effet, avec la Vulgate, on regarde ce dernier nom comme indiquant une localité distincte de Béthanan, qui suit, on devra reconnaître dans le IIIe livre des Rois la même cité que dans le livre de Josuç. Elle appartenait à la tribu de Dan comme Salebim ( Selbit ) et Bethsamès, qui la précédent. Ici cependant, à cause du texte hébreu, qui porte ’Elôn Bêt-Hànân , nous trouvons la même difficulté que pour ’Elôn be-Sa'annim (voir Élon 1), et l’on pourrait se demander si ’Elôn est un nom propre ou un nom commun. Mais les versions anciennes donnent unanimement la première interprétation. Voir Béthanan, t. i, col. 1653; Élon 6. A. Legendre.
6. ÉLON (hébreu : ’Êlôn; Septante : ’EXùv; Codex Vaticanus : ’EXcbp. ; Codex Alexandrinus : A!aXù>g.), ville soumise à l’intendance de Bendécar, un des douze préfets chargés, sous Salomon, de fournir aux dépenses de la table royale. III Reg., iv, 9. Le plus grand nombre des manuscrits hébreux ne la distinguent pas par la conjonction vav,j<. et, » du nom suivant, Bêt-Hànân, et portent: ve ’Êlôn Bêt-Hànân. Cf. B. Kennicott, Vêtus Testamenlum hebr., Oxford, 1776, t. i, p. 609; J.- B. de Rossi, Variæ lectiones Vet. Test., Parme, 1785, t. n, p. 205. Faut- il traduire : « le chêne de Béthanan, » comme « le chêne de Thabor », I Reg., x, 3? Voir Élon 1. Nous croyons plutôt, avec les Septante et la Vulgate, qu'il s'agit ici d'un nom propre. Faut- il maintenant, avec la paraphrase chaldaïque, les versions syriaque et arabe, lire : « ’Êlôn de Bèt-IJànàn, » ou « ’Êlôn qui est en Beit Hanan »? Dans ce cas, Élon ne serait qu’une localité dépendante de Béthanan, qui a été identifiée d’une façon plausible avec le village actuel de Beit-'Anân, au nord-ouest de Jérusalem et à l est de Selbit, et alors elle appartiendrait à la tribu de Benjamin. Voir Béthanan, t. i, col. 1653. En somme, nous accepterions plus volontiers la leçon des versions grecque et latine, et, reconnaissant ici une ville distincte, nous l’assimilerions à la cité danite dont parle Josué, xix, 43. Voir Élon 5.
A. Legendre.
ÉLONITES (h ébreu : hâ'êlôni; Septante : ô ’AXXwveî; Codex Alexandrinus : 4 ’AXXcavs), famille descendant d’Élon, fils de Zabulon. Num., xxvi, 26 (Septante, 22).
ELPHAAL (hébreu : 'Elpa'al , « Dieu récompense » [cf. le nom phénicien bys'lN]; Septante : ’AXçdcaS et ’EX'/âaS; Codex Alexandrinus : ’EXçdaX), fils de Saharaim, dans la tribu de Benjamin. I Par., viii, 11. La Vulgate porte : « Mehusim engendra... Elphaal ; » mais le texte hébreu a : «Et de Husim il (Saharaïm) engendra.... Elphaal. » Husim est la femme que Saharaïm avait renvoyée avant d’aller dans le pays de Moab. f. 8. Elphaal Lut le père d une nombreuse famille, ÿ. 12, 17-18.
ELSNER (Jacques), théologien protestant allemand, né en mars 1692 à Saalfeld , petite ville de Prusse, mort le 8 octobre 1750 à Berlin. Fils d’un riche marchand, il se sentit fortement attiré vers l’étude; aussi, au sortir de l’école de sa ville natale, se rendit -il à l'université de Kœnigsberg, où il étudia les langues orientales, et il devint, en 1715, correcteur de l’école des réformés de cette ville. Au bout de deux ans, il résigna cette charge et entreprit un voyage scientifique à Dantzig , à Berlin, à Clèves, en Hollande. Il prit à Utrecht le grade de docteur en théologie. Au bout de ce voyage, qui dura quatre ans, il avait déjà acquis une telle renommée, que le roi de Prusse le chargea de professer à Lingen , en Westphalie, la théologie et la philologie sacrée. Én 1722, il fut nommé recteur à Berlin, et en même temps premier professeur au Joachimsthaliches Gymnasium. Il fut ensuite second, puis premier prédicateur à l’église paroissiale. Enfin, en 1742 et en 1744, il occupa, à la Société royale, la place de directeur de la classe des Belles- Lettres. Parmi ses nombreux ouvrages, il faut citer : Observationes sacræ in Novi Fœderis libros: t. i, Libros historicos complexus , in -8°, Utrecht, 1720; t. n, Epistolas Apostolorum et Apocalypsim complexus , in -8°, Utrecht, 1728 (ce livre fut 1 origine de plusieurs controverses; G. Stoer, entre autres, l’attaqua, et il fut défendu par un disciple d’Elsner); — Der Brief des hcil. Apostels Paidi an die Philipper, in Predigten erlilaret, durch und durch mit Anmerkungen versehen, nebst einer Einleilung , in-4°, Utrecht, 1741; — Diss. de lege AJosis per Angeles data, al illustranda Act., vit, 38 et 53 ; Gai., ni, 9; Ebr., n, 2, 4; xii, 25, in-4°, Leyde, 1719. A. Regnier.
ELTHÉCÉ (hébî-eu : ’ÉUeqêh, Jos., xix, 44; ’Élteqê', Jos., xxi, 23; Septante: ’AXxaÔà ; Codex Alexandrinus: ’£X0exà>, Jos., xix, 44; ’EXxwôat’p.; Codex Alexandrinus : ’EX0exù>, Jos., xxi, 23; Vulgate: Elthece , Jos., xix, 44; Eltheco, Jos., xxi, 23), ville de la tribu de Dan, Jos., xix, 44, donnée aux Lévites, fils de Caath. Jos., xxi, 23. Elle n’est pas mentionnée dans la liste parallèle de I Par., vi, 66-69, et n'a pu jusqu’ici être identifiée. On a proposé de la reconnaître dans Beit Liqia, au sud de Béthoron inférieur. Cf. Survey of Western Palestine, Memoirs, Londres, 1882, t. ni, p. 16; G. Armstrong, W. Wilson et Conder, Nantes and places in the Old and New Testament, Londres, 1889, p. 57. Cette hypothèse manque de fondement tant au point de vue onomastique qu’au point de vue topographique. D'après l’énumération de Josué, xix, 41-47, Elthécé devait faire partie du groupe méridional des cités danites, avec Themna ( Kliirbet Tibnéh) et Acron ou Accaron (Aqir). Voir Dan 2, et la carte, col. 1232. C’est d'ailleurs dans les environs de ces deux villes que la placent les inscriptions assyriennes. On la retrouve, en effet, exactement sous la même forme,
tË-lll r ‘ ’Al-ta-qu-u = npnhss ,
’Elteqêh (le û final est mieux gardé par le grec ’EX9exu> et le latin Eltheco), dans le prisme hexagone de Taylor. Cf. Cuneiform Inscriptions of Western Asia, t. i, pl. 38-39, col. n, ligne 76, 82; Frd. Delilzsch, Assyrische Lesestücke, 2e édit., Leipzig, 1878, p. 101; E. Schrader, Die Keilinschriften und das Aile Testament , Giessen, 1883, p. 171. Sennachérib y raconte sa campagne contre Ézéchias, roi de Juda. Après qu’il eut soumis les villes delà Séphélah, qui dépendaient alors d’ Ascalon, c’està-dire Beth-Dagon, Joppé, Benêbàrafc et Hazor, il ne restait plus désormais entre l’Euphrate et l’Égypte qu’Ézéchias et le royaume de Juda qui ne se fussent pas courbés sous le joug. Leroi de Jérusalem n'était, pas précisément pour le monarque d’Assyrie un sujet rebelle comme les autres princes, mais le conquérant croyait avoir contre lui un grief suffisant pour justifier son agression: les magistrats, les grands et le peuple d’Accaron avaient
ELTHÉCÉ — ÉLUS
chargé de chaînes leur roi Padi, vassal de l’Assyrie, et l'avaient traîtreusement livré à Ézéchias. Avant d'attaquer le royaume de Juda, Sennachérib marcha d’abord contre les rebelles d’Accaron. Les Égyptiens étaient sortis de leurs frontières pour les défendre. Alors, dit le texte assyrien,
Col. ii, 1. 73. . . .Les rois d’Égypte