‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 239 sur 485 · ENOCH. Voir Hénocii 2 et 4, t. ni, col · texte numérisé non relu

ENOCH. Voir Hénocii 2 et 4, t. ni, col

2. ÉNOCH (LIVRE APOCRYPHE D’). Voir APOCA- LYPSES apocryphes, t. i, col. 757-759.

ÉNON (hébreu : Hâsar 'Ênôn; Septante : 7) a-D.-r) xoù Aivâv; Vulgate : atrium Enon), point qui devait marquer la limite nord-est de la Terre Promise. Ezech., xlvii, 17. Ce nom est écrit ailleurs Énan. Voir Énan.

ÉNOS (hébreu : ’Ënôs; Septante: ’Evto;), fils de Seth. Gen., iv, 26; v, 6, 7, 9-14 ; I Par., i, 1 ; Luc., ni, 38. 11 avait quatre-vingt-dix ans à la naissance de son fils Caïnan, et il vécut encore huit cent quinze ans, ce qui donne, pour sa vie entière, un total de neuf cent cinq ans. Gen., v, 9-11. Énos est, avec Hénoch et Lamech, le seul des patriarches antédiluviens dont l'auteur de la Genèse nous donne autre chose que le nom et l’âge : «Alors, dit le texte hébreu, on commença à invoquer (qârâ') au nom de Jéhovah. » Ce que la Vulgate traduit: « Celui-ci (Énos) commença d’invoquer le nom du Seigneur. » Gen., iv, 26. Cf. Gen. xn, 8; Exod., xxxm, 19; Ps. lxxix, 6; cv, 1, etc. Cette phrase est obscure et a été, par suite, diversement expliquée. La paraphrase chaldaique la rend ainsi : « On commença à profaner le nom de Dieu, » c’est-à-dire : « On commença alors à adorer de faux dieux, des idoles. » Cette interprétation est universellement rejetée. Tout le monde reconnaît que, d’après ce verset, l'époque d’Énos vit le commencement, dans l’ordre religieux, d’un certain état de choses nouveau ; mais on ne s’accorde pas pour déterminer à quoi se rapporte ce commencement. 1° Les uns considèrent de préférence le dernier mot, celui de Seigneur (Jéhovah), et ils expliquent à tort ce verset en ce sens que, du temps d'Énos, on commença de connaître le nom de Jéhovah et de pratiquer son culte. — 2° La plupart pensent que l’auteur de la Genèse a voulu nous faire connaître par ces paroles quelque innovation notable dans le culte divin, par exemple, l’organisation du culte public : rites plus solennels, réunions régulières, inconnues jusqu’alors, certaines conventions acceptées dans la société sur le temps, le lieu, la nature des offrandes ou des sacrifices, etc. — 3° Quelques-uns attribuent au verbe hébreu la signification d’ « être appelé du nom » [de Jéhovah], et ils rapportent divers textes bibliques qui semblent confirmer leur sentiment. Exod., xxxi , 2; Num., xxxii, 38, etc. Le sens de Gen., iv, 26, serait, d’après eux, qu’à l’époque d’Énos on commença , sans doute pour les distinguer de la race impie de Caïn, de donner aux descendants de Seth le nom d’ « enfants de Dieu ». Leur opinion paraît bien peu probable. Cf. Fr. de Hummelauer, Comment, in Genesirn, Paris, 1895, p. 195. E. Palis.

ENSEIGNE GUERRIERE. Voir Étendard.

ENSEIGNEMENT (Nouveau Testament : 3iSx<rza)aa, SiSay-q ; Vulgate: cloctrina) désigne l'instruction ellemême ou l’art de donner l’instruction. L'enseignement dont il est parlé dans la Bible est exclusivement religieux ; mais son objet et ses organes ne sont pas les mêmes dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament.

I. Dans l'Ancien Testament. — L'enseignement religieux était donné par les parents, les prêtres et les lévites, les prophètes, les docteurs et les scribes.

1° Enseignement des parents. — Dieu lui -même, par la bouche de Moïse, avait prescrit aux parents d’instruire leurs enfants des devoirs de la religion. 11s devaient leur enseigner « la crainte de Dieu », c’est-à-dire la religion (voir Crainte de Dieu, col. 1099- 1 1 00 ) , leur inculquer les préceptes de la Loi ou le Décalogue, Deut., vi, 7, et tous les autres commandements de Jéhovah, Deut., xxxii, 46, et leur apprendre toutes les merveilles que le Seigneur a opérées en faveur d'Israël. Deut., îv, 9-10. Cf. Exod., xn, 26 et 27; xm, 8 et 14; Deut., vi, 20-25. Ils étaient tenus de remplir celte fonction d'instituteurs

ENNON — ENSEIGNEMENT

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