La Fontaine des Apôtres. D’après une photographie
1 ’ouadi er-Raoucibéh, où il a découvert une source, 'aïn er-Raouâbéh , qui a dù être autrefois plus importante que maintenant. Cf. Zeitschrift des deutsclien Palâstina- Vereins, Leipzig, t. xm , 1890, p. 116; F. Bulil, Géographie des Alten Palàstina, Fribourg-en-Brisgau et Leipzig, 1896, p. 98. A. Legendre.
ENSEVELISSEMENT, derniers soins qu’on donne à un mort, avant de l’enfermer dans son tombeau. — On ignore de quelle manière procédaient les anciens Hébreux pour l'ensevelissement de leurs morts. Jacob et Joseph furent embaumés et ensevelis selon le cérémonial compliqué des Égyptiens. Gen., L, 2, 3, 25. Mais ce sont là des cas exceptionnels. D’ordinaire, c’étaient les enfants et les proches qui, de leurs propres mains, rendaient les derniers devoirs à leurs parents. Gen., xxv, 9; xxxv, 29; Jud., xvi, 31; Am., vi, 10; Tob., xiv, 16; I Mach., ii, 70; Matth., viii, 22. Dans ce dernier passage, Notre-Seigneur dit à un jeune homme de ses disciples qui demande à aller ensevelir son père: « Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts. » En parlant ainsi, Notre-Seigneur n’entend pas blâmer en général cet acte de suprême piété filiale. Il veut indiquer seulement que Certains devoirs sociaux doivent céder le pas à une vocation spéciale. A défaut de parents, ce sont les amis ou les disciples qui procèdent à l'ensevelissement. III Reg., xm, 29; Marc., vi, 29. L’ensevelissement par des étrangers est comme un signe de malédiction. Act., v, 6, 9, 10. — On commençait par fermer les yeux au défunt, et on le baisait. Gen., xlvi, 4; L, 1; Tob., xiv, 15. Ce double usage était familier aux anciens, et les auteurs profanes en font souvent mention. Homère, Iliad., xi, 452; Odys., xxiv, 294; Virgile, Æneid., ix, 487; Ovide, Trist., iii, 3, 43; Pline,