‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 262 sur 485 · ÉPHOD · texte numérisé non relu

ÉPHOD

mite du nom de Michas se faire un pésél et un massckah et de plus un éphod et des teraphim, ÿ. 4-5; des Danites, qui cherchaient à s’établir au nord de la Palestine, lui enlevèrent ces objets, Jud., xvm, 14-20, et se constituèrent un culte à Lais, culte idolâtrique comme celui de Michas. Qu’était cet éphod de Gédéon et de Michas? Des exégètes, comme Gesenius, Thésaurus , p. 135, pensent que l’éphod de Gédéon était une statue, une idole, appelée du nom d éphod (tsn) à cause des revêtements d'or qui la couvraient. Les lames d'or ou d’argent dont on avait coutume de recouvrir les idoles de bois ou de métal portent précisément le nom de mss, ’âpudâh, dans Is., xxx, 22; cf. .1er., vi, 34. 11 est à remarquer, de plus, que les statues ou représentations des dieux en Égypte sont souvent revêtues de l’éphod. Lepsius, Denkmaler, Abth. iii, B1.242, 250. Cependant rien n’oblige de changer la signification habituelle du mot éphod. On conçoit qu'ayant reçu plusieurs communications divines à Éphra, et y ayant élevé un autel à Yahvéh salôm, Jud., Tl, 24, Gédéon ait désiré comme chef du peuple avoir près de lui un moyen de consulter Dieu. On comprend qu’on ait pu ensuite faire servir cet éphod à un culte idolàtrique. F. Vigouroux, Bible et découvertes modernes,

6e édit., 1896, t. iii, p. 154; Fr. de llummelauer, Comment. in libr. Judicum, in-8°, Paris, 1888, p. 175. — Quant à l’éphod de Michas, généralement on le tient pour un éphod du même genre que celui du grand prêtre d’Israël. Comme Michas s’était fait une représentation de Jéhovah (probablement sous la forme d’un veau d'or, comme au temps de Jéroboam), il fallait y joindre l'accompagnement indispensable alors d'un culte vrai ou faux, l’instrument nécessaire pour interroger la divinité, c’est-à-dire l’éphod, et des théraphims, sorte de talismans ou d’amulettes servant à attirer la protection d’en haut. Osée, m, 4, annonce aux enfants d’Israël, adonnés à l'idolâtrie, qu’un temps viendra où leur royaume sera détruit et où ils seront sans roi, sans sacrifice, sans autel, sans éphod et sans théraphim. E. Levesque.

EPHPHÉTHA, verbe araméen à l’impératif, qui signifie : « ouvre -[toi]. » Ce mot fut prononcé en cette langue par Notre -Seigneur guérissant un sourd-muet. Marc., vii, 34. Le texte grec reçu porte : ’E ?<pa0â. L'araméen doit être nnsn, hippâtah, ou nns.s, 'iptah, pour

rnsriN, ’étpâtâh, « sois ouvert. » Voir E. Kautsch, Gramrnatik des Biblisch- Aramàischen , in-8°, Leipzig, 1884,

1. ÉPHRA (hébreu : 'Ofrâh; Septante : ’Ejpaâx), ville de la demi-tribu occidentale de Manassé. Dans Josèphe, Ant.jud., V, VI, 7, ce nom est écrit ’Eapxv.

I. Identification. — La situation d'Éphra est difficile à déterminer. Le récit sacré, Jud., vi, 11, nous dit que Gédéon, qui en était originaire, se cachait dans un pressoir, pendant qu'il battait et vannait son blé, afin de n’ètre pas aperçu par les Madianites et leurs alliés, qui venaient d’envahir la vallée du Jourdain et la plaine de Jesraël. On peut conclure de là que cette localité n’était pas éloignée du lleuve et de la plaine. Saint Jérôme, De situ et nominibus locorum hebraicorum , t. xxiil, col. 891, au mot Dnjs, nom sous lequel il désigne le chêne d’Éphra, dit avoir parlé de cette ville aux livres des Questions hébraïques; la perte de cet ouvrage, pour la partie concernant le livre des Juges, nous prive des seuls renseignements que nous aurions eu par là de l’antiquité. Les auteurs du Surveij of Western Palestine Exploration Fund, Memoirs, in-4°, Londres, 1882, t. ii, p. 162, proposent d'identifier 'Ofrâh avec le village actuel de Fer' ata' , situé à dix kilomètres vers le sud-ouest de Naplouse, sur une montagne qui domine toute la plaine de Césarée. Cf. Armstrong, Famés and. Places in lhe ûld Testament and Apocnjpha , in-8n, Londres, 1887,

- ÉPHRA 1870

p. 132; Conder, Tcnt-Work in Palestine, in-8\ Londres, 1879, p. 339. Cette identification est indirectement repoussée par Victor Guérin, Samaric, t. il, p. 179, qui identifie Far' ata' avec Pharaton (hébreu: Pir'aton). ville d'Éphraïm , patrie du juge Abdon. Jud., xii, 13-15, Fer'ata', situé vers le sud de Sichem, dut appartenir a la tribu d’Éphraïm, tandis qu’Éphra était certainement de la tribu de Manassé, dont Gédéon faisait partie. Dans le territoire de cette dernière tribu on ne rencontre pas aujourd'hui de nom correspondant exactement au nom de 'Ofrâh; mais il en est qui s’en rapprochent et pourraient en dériver. Sous les montagnes de Tallûza', à l’est, commence la large, belle et fertile vallée de Fara'a'. Elle se dirige au sud-est et débouche dans le Ghôr, en face de la ruine, située sur la rive du Jourdain , nommée 'Ed-Damiéh. La vallée reçoit son nom d'une ruine importante, appelée Tell el- Fara'a', située elle- môme dans la partie la plus occidentale de la vallée. Une petite ruine, située à un kilomètre et demi plus au sud, se nomme ’Odfer; à quatre kilomètres au sud-est d’ ’Odfer, une troisième ruine est désignée sous le nom de Beit- Fâr ; une quatrième ruine, connue sous le nom de Khirbet Farouéh, se trouve à quatre kilomètres et demi au sud-ouest de Tell el-Fara'a' , sur un petit plateau qui domine l’ouadi Béniân, un des aflluents de l’ouadi Fara'a’. Le nom d "Odfer, quoique commençant par ’ (n), et non par ' (y), n’est pas sans analogie avec 'Ofrâh; mais la ruine qui le porte paraît trop insignifiante et trop peu ancienne pour avoir pu être l’antique Éphra. Beit-Fâr, « maison des rats, » semble un nom purement arabe. A l’étendue de ses ruines, à quelques beaux blocs de pierre et à des fûts de colonnes monolithes que l’on remarque parmi elles, on voit que Farouéh fut une localité ancienne et importante. Le nom aurait toutes les radicales de 'Ofrâh, s’il se prononçait en réalité Farou'ah, comme l’écrit Victor Guérin, Samarie, t. i, p. 364; mais telle n’est certainement pas la prononciation commune et ordinaire dans le pays. Celle de Fara'a' est indubitable, et ainsi ce nom offre une analogie certaine avec 'Ofrâh; seulement l’ordre des lettres est interverti, par une métathèse semblable à celle qui a modifié un grand nombre d’autres noms bibliques ou anciens : ainsi Emmaüs est devenu 'Amu'âs; Thisbé, Istéb , et Làtrûn est appelé Batlûn par les paysans. Situé dans une vallée d’un abord facile et attrayant, à vingt kilomètres a peine de l’endroit où elle débouche dans le Ghôr, Fara'a' ne pouvait voir d’un regard tranquille le passage des Madianites envahisseurs dans la vallée du Jourdain. Ces données ne suffisent pas sans doute à établir d'une manière certaine l’identité de 'Ofrâh et de Fara'a' ; mais elles semblent lui donner quelque probabilité, que les autres localités, ses voisines, n’ont pas au même degré.

IL Description. — Tell el-Fara'a' est une colline s’élevant de quarante à cinquante mètres de hauteur audessus de sa base (fig. 590). Son large sommet, de près d’un kilomètre carré de superficie, et ses lianes sont couverts de pierres disséminées, de grandeurs diverses, débris d’anciennes habitations entièrement ruinées. A six cents mètres à l’est, une seconde colline de moindre étendue est également couverte de ruines de caractère antique. Vers l’extrémité orientale de la colline, une grande tour carrée, de dix mètres environ d’élévation et de quinze mètres de côté, surplombe la vallée. Elle était construite avec de beaux blocs, dont un grand nombre étaient taillés en bossage ; l’étage supérieur est détruit. Elle est appelée Bordj el-Fara'a’ . Tout à côté est un birket, de vingt mètres environ de longueur sur sept de largeur, entièrement creusé dans le roc. On remarque encore plusieurs citernes, taillées également dans le roc. Il est incontestable qu’il y avait jadis en ce lieu une ville relativement importante. — Au nord et près du tell, une source extrêmement abondante et pure prend naissance au milieu d’un bosquet de figuiers et d’arbres divers.

ÉPHRA — EPHRÆMI (CODEX)

Elle forme aussitôt un grand ruisseau, qui coule au pied ! du tell, entre une double bordure de lauriers-roses, de séders et d’une multitude d'autres arbustes. Le ruisseau poursuit son cours jusqu’au Jourdain, grossi des eaux de plusieurs aflluents, qui l’aident à mettre en mouvement plusieurs moulins, établis depuis quelques années sur ses bords.

III. Histoire. — Éphra avait été donné en possession à la famille d’Esri, de la souche d’Abiézer, une des grandes branches de la tribu de Manassé. Cf. Jud., vi, 24, 29; vin, 2, 32, et Jos., xvn, 2. De là le surnom de 'Ofr&h ' Abî Hâ-'ézrî qui lui était donné, Jud., vi , 24, et qui la distinguait de ’Ofrâh (Vulgate : Ophra) de Benjamin.

1 mais plus tard ce culte dégénéra en idolâtrie. Gédéon mourut à Éphra et fut enseveli dans le tombeau de sa famille. Jud.,vm, 24-34. Peu après, Abimélech, fils de Gédéon, né d'une femme sichémite, vint, avec la troupe qu’il avait levée dans sa patrie, immoler sur un rocher d’Éphra les soixante- dix fils de Gédéon; seul Joatham, le plus jeune, avait réussi à se cacher. Jud., ix, 1-5. Depuis ce moment il n’est plus question d’Éphra de Manassé dans l'histoire. L. Heidet.

2. ÉPHRA, nom d’une ville de Palestine, I Reg., xm, 17, appelée ailleurs par la Vulgate Ophera, Ephrairn , ! Ephron, Ephrem. Voir Éphrem 1.

590. — Tell el-Fara'a’. D’aprè^ une photographie de M. L. Heidet.

C’est la patrie de Gédéon. Il y battait le blé, en se cachant dans le pressoir de sa famille, lorsque l’ange, qui venait l’appeler à délivrer Israël de l’oppression étrangère, lui apparut sous un chêne situé non loin de la ville. La nuit qui suivit l’apparition, Gédéon détruisit l’autel de Baal , qui appartenait à son père Joas, coupa Y’âsêrâh (voir Aschéra, t. i, col. 1074), et éleva à la place un autel consacré au Seigneur. Gédéon fit retentir la trompette guerrière et appela à sa suite les hommes de la famille d’Abiézer et de la tribu de Manassé. Il envoya aussi des messagers à Aser, à Zabulon et à Nephthali, et il fut rejoint par un grand nombre de guerriers. Éphra fut sans doute le centre où se groupa cette armée, et où Gédéon demanda au Seigneur le signe de la toison. Jud., vi. Après sa victoire sur les Madianites et leurs alliés, Gédéon revint habiter Éphra. Avec les boucles d’or ( nézém ) prises sur les Madianites et les Ismaélites, que lui donnèrent ses compatriotes, Gédéon fit fabriquer un éphod pour rehausser le culte du Seigneur, qu’il avait établi au lieu de l’apparition céleste. Le peuple y vint en foule,

EPHRÆWÎI (CODEX). Ce manuscrit, désigné sous le nom de Codex Ephræmi rescriptus, et dans l’appareil critique du Nouveau Testament par le sigle C , est le manuscrit n° 9 du fonds grec de la Bibliothèque Nationale, à Paris; il était coté 1905 dans la Bibliothèque du Roi et 3769 dans la Bibliothèque de Colbert. C’est un manuscrit palimpseste (voir, iïg. 591, le fac-similé du f° 162, verso, du Codex Ephræmi, contenant Matth., xi, 17 -xii, 3). L’écriture seconde cursive est d’une main du xme siècle, et le texte est celui de vingt-trois discours ou1 traités de saint Éphrem, en grec. L’écriture première onciale est d’une main du Ve siècle, et le texte est celui de Job, des Proverbes, de l’Ecclésiaste, du Cantique des cantiques, de la Sagesse, de l’Ecclésiastique, des quatre Évangiles, des Actes des Apôtres, des Épîtres paulines, des Épîtres catholiques, de l’Apocalypse. Au total 209 feuillets palimpsestes; une colonne à la page; de 40 à 46 lignes à la colonne; ni accents ni esprits; poncluation rare. Les caractères sont plus grands et plus soignés que dans le Vaticanus , le Sinaiticus, 1 Alexan-

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CODEX EPHRAEMI RESCRIPTUS

Math., XI. 17 — XII. 7

JillILlOTIIKqt'E NATIONALE)

1873 EPHRÆMI (CODEX) —

drinus. Quelques capitales. Ce manuscrit aurait été écrit avant le milieu du Ve siècle, en Égypte, conjecture-t-on. Un correcteur du VIe siècle, que l'on désigne par le sigle C- ou Ca, et un correcteur du IXe siècle, C1 * 3, seraient le premier de Palestine, le second de Constantinople; mais ce sont là des suppositions de peu de base. Le manuscrit a appartenu, au xvi« siècle, au cardinal Ridolfi, à Florence, à la mort duquel il fut acheté par les Strozzi, toujours à Florence, d'où il passa aux mains de la reine Catherine de Médicis , et ainsi à Paris. Il fut étudié par Montfaucon, qui même en publia un fac-similé dans sa Palæographia græca (Paris, 1708), et partiellement collationné par Jean Boivin, par Wetstein, par Griesbach, par Scholz, par Fleck, enfin intégralement par Tischendorf, qui l’a édité ; Codex Ephræmi Syri rescriptus sive fragmenta utriusque Testamenti e cod. gr. paris, celeberrimo quinli ut videtur p. Chr. sæculi, Leipzig, 1843- 1845. Toutefois il y a lieu de craindre que, vu la difficulté du déchiffrement, l’édition de Tisehendorf ne laisse beaucoup à désirer. — Le texte du Nouveau Testament donné par le Codex Ephræmi est, au jugement deWestcott et Hort, un texte mixte ou éclectique : dans l’ensemble il appartient à la famille de textes que l’on désigne sous le nom de syrienne, mais il présente maintes leçons « présyriennes », soit « occidentales », soit « alexandrines », soit « neutres ». A cet égard, il est à rapprocher du Codex Alexandrinus. Quant à l’Ancien Testament, c’est la version des Septante que le Codex Ephræmi présente; mais, dans l’état actuel de la classification des manuscrits grecs des Septante , on ne saurait spécifier davantage. — Voir les Prolegomena de C. R. Gregory à Veditio octava critica major du Novum Testamentum græce de Tisehendorf, et l'introduction au tome n du Old Testament in Greek de Swete, in -12, Cambridge, 1891. P. Batiffol.

EPHRAÏM, nom d’un des fils de Joseph, de la tribu à laquelle il donna son nom, d’une ville, d’une montagne et d’une forêt de Palestine, et d’une porte de Jérusalem.

1. ÉPHRAÏM (hébreu : ’Éfraim; Septante : ’Eypatp. ; une fois Ephrem, dans la Vulgate, Ps. lxxvii, 9), le second fils que donna à Joseph son épouse, l’Égyptienne Aseneth, Gen., xli, 52; xlvi, 20; xlviii, 1, et qui devint le père d’une tribu d'Israël. Gen., xlviii, 5, 13, 14, 17, 20.

Il naquit pendant les sept années de fertilité, « avant que la famine vint. » Gen., xli, 50. Le nom qu’il reçut, 'Efraim, au duel, de fârâh, « fructifier, être fécond, » est, par un de ces jeux de mots fréquents dans la Bible, une allusion à la « double fécondité » de sa mère. Joseph, en l’appelant ainsi, dit : « Dieu m'a fait fructifier (hébreu : hifranî) dans la terre de mon affliction. » Gen., xli, 52. Jacob, en le bénissant, lui donna le pas sur son frère aîné Manassé. Lorsque les deux enfants furent présentés par leur père au vieillard affaibli par l’âge et la maladie, celui-ci, usant du pouvoir qui lui appartenait en vertu des promesses divines, les adopta comme ses fils, afin qu’ils formassent, non deux branches d’une même tribu, mais deux tribus distinctes, au même titre que ses premiers-nés, Ruben et Siméon. Gen., xlviii, 5. Joseph, voulant maintenir à Manassé son droit d’aînesse, avait eu soin de placer ses enfants devant Jacob de manière que l’aîné pùt recevoir l’imposition de la main droite. « Et ayant mis Éphraïm à sa droite, c'est-à-dire à la gauche d’Israël, et Manassé à sa gauche, c’est-à-dire à la droite de son père, il les approcha tous deux de Jacob ; lequel, étendant sa main droite, la mit sur la tête d'Éphraïm, qui était le plus jeune, et mit sa main gauche sur la tête de Manassé, qui était l’aîné, croisant ainsi les mains. » Gen., xlviii, 13, 14. Puis il les bénit. Mais Joseph contristé, « prenant la main de son père, tâcha de la lever de dessus la tête d’Éphraïm , pour la

mettre sur la tète de Manassé, » lui rappelant que celui-

EPHRAIM (TRIRU D’) 1874

ci était le premier-né. Jacob refusa en disant : « Je sais, mon fils, je sais; lui aussi sera chef de peuples, et sa race se multipliera ; mais son frère, qui est plus jeune, sera plus grand que lui, et sa postérité se multipliera dans les nations. Jacob les bénit donc alors, et dit : Israël sera béni en vous, et on dira : Que Dieu vous bénisse comme Éphraïm et Manassé. Ainsi il mil Éphraïm avant Manassé. » Gen., xlviii, 17, 19-20. C’est la seconde fois que dans la famille le plus jeune était substitué au plus vieux. L'histoire des deux tribus nous montre, en effet la prééminence de Tune sur l’autre. Voir Éphraïm 2.

Joseph, avant sa mort, put voir les enfants d’Éphraïm jusqu'à la troisième génération. Gen., l, 22. Parmi ceuxci, que l’Écriture mentionne Num., xxvi, 35, et I Par., vu, 20-21, il en est deux, Ézer et Élad, qui furent tués par les habitants primitifs de Geth, dans une expédition où ils avaient tenté de ravir leurs troupeaux. I Par., vu, 21. Nous voyons par ce simple fait comment, avant l’exode, quelques clans Israélites avaient déjà pénétré en Palestine. Cf. Revue biblique, Paris, janvier 1893, p. 148-150. Éphraïm pleura longtemps ses fils, et en eut plus tard un autre, qu’il appela Béria. Il eut aussi une fille, nommée Sara, qui bâtit Béthoron inférieur et supérieur et Ozensara. Parmi ses descendants, le plus célèbre fut Josué. I Par., vu, 22-27. On s’est demandé si ce passage des Paralipomènes désigne réellement et directement le fils de Joseph. Les commentateurs y ont plutôt vu un descendant d’Éphraïm, portant le même nom. Cf. Keil, Chronik, Leipzig, 1870, p. 100-102; Clair, La Sainte Bible, Les Paralipomènes, Paris, 1880, p. 123-124. Cependant les données nouvelles de l’histoire, fournies par les documents égyptiens, permettent parfaitement d’admettre certains établissements transitoires des Hébreux dans la Terre Promise, avant la conquête. Les autres passages de l’Écriture où se lit le nom d’Éphraïm se rapportent, non à la personne du patriarche, mais à la tribu dont il fut le chef. Voir Éphraïm 2. A. Legendre.

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