‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 270 sur 485 · ÉPHREM (VILLE) — ÉPHREM (SAINT · texte numérisé non relu

ÉPHREM (VILLE) — ÉPHREM (SAINT

et des silos creusés dans le roc, du côté du sud, indiquent que cette colline a été aussi habitée.

III. Histoire. — Éphrem, après l'entrée des Israélites dans le pays de Chanaan, fut assignée d’abord à la tribu de Benjamin, Jos., xvm, 23; mais elle devint en réalité le partage des Éphraïmites, qui occupèrent Béthel, appelée d’abord Luza, et, par suite, toute la région et les : localités situées au nord. Cf. Jos., xvi , 2; Jud., i, 23. Lors de la division du pays en deux royaumes, Éphraïm fit partie du royaume d’Israël; mais la dix-huitième j année du règne de Jéroboam Ier, Abia, fils et successeur de Roboam, s’en empara et des localités qui en dépendaient, en même temps que de Béthel et de Jésana.

II Par., xiii, 19. Elle ne demeura pas longtemps au pouvoir des rois de Juda; car sous Asa, fils et successeur d’Abia, Baasa, roi d’Israël, avait avancé sa frontière jusqu'à Rama de Benjamin , au sud de Béthel. Asa reprit cette dernière ville, mais ne songea pas, non plus que ses successeurs, à s’avancer au delà de l'ancienne frontière, dont Béthel marquait le terme. Cf. II Par., xvi, 5-G. Éphraïm demeura ainsi au pouvoir des rois d'Israël jusqu'à la chute de leur royaume. Après la captivité, elle se trouvait appartenir à la province de Samarie. Elle en fut détachée, au temps de Jonnthas Machabée, par un décret de Démétrius Lasthenès, roi de Syrie, pour être, ainsi que Lydda et Ramatha, réunie à la Judée. I Mach., xi, 34 (grec; le nom d’Éphraïm manque dans la Vulgate). Éphraïm était alors à la tête d’une région ou d'un nome. Josèphe, Ant. jud., XIII, iv, 9. Notre-Seigneur, après la résurrection de Lazare et quelque temps avant sa passion, voulant éviter de paraître en public, s’y retira avec ses disciples et y séjourna quelque temps. Joa., xi, 54. Au commencement de la guerre de Judée, Vespasien monta de Césarée dans les montagnes et s’empara de Béthel et d’Éphraïm, où il établit des garnisons. Josèphe, Bell. jud., IV, ix, 9. Au IVe siècle, Éphraïm était encore un « très grand bourg ». C’est alors très probablement que les chrétiens élevèrent une église sur le monticule au sud-est de la ville, en souvenir du séjour du Seigneur en cet endroit. Thajebèh est aujourd'hui un assez grand village d’un millier d'habitants, tous chrétiens, dont trois cents catholiques latins, cinquante melchites environ et six cent cinquante grecs non -unis. L. IIeidet.

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