éraste, disciple que saint Paul envoie avecTimo
I thée en Macédoine, tandis que lui -même se proposait de rester encore quelque temps à Éphèse avant de se i rendre dans ce pays. Aet., xix, 22. Il parait être le même personnage que le disciple dont il est dit, 11 Tim., iv, 20:
; « Éraste est resté à Corinthe. »
2. ÉRASTE , nommé dans l’Épître aux Romains , xvi, 23, parmi les personnages influents de l’Église de Corinthe dont saint Paul envoie les salutations aux fidèles de Rome. 11 était trésorier ( o!xovdp.o; , arcarius) de la ville de Corinthe. Cette fonction l'obligeait évidemment à une résidence habituelle dans la cité : c’est ce qui ne permet guère de l’identifier, comme l’ont fait plusieurs, avec le disciple du même nom, qui accompagna l’Apôtre dans plusieurs de ses voyages et auquel il confia diverses missions. Act., xix, 22; II Tim., îv, 20. D'après les Menées grecques, Éraste aurait été économe de l’Église -te Jérusalem, et puis évêque de Panéas ou Césarée de Philippe. Menolog. Græc. , édit. Albani, 3 in-f°, Urbin , 1Y27, t. I, p. 179. D’après le Martyrologe romain, il devint évêque en Macédoine et mourut martyr à Philippes. Les Latins l'honorent le 26 juillet et les Grecs le 10 novembre. Voir Acta Sanctorum, julii t. vi, p. 297-298.
ERCHUÉENS (hébreu : ’Arkevâ yê’ [ qeri ]; Septante: ’Ap'/uaîot), captifs transportés dans le royaume d’Israël par Asénaphar (voir ce mot). Ils écrivirent contre les Juifs, avec les autres déportés, au roi de Perse Artaxerxès. I Esdr., iv, 9. Les Erchuéens tiraient leur nom de la ville chaldéenne d’Érech ou Arach, d’où ils étaient originaires. Voir Arach, t. i, col. 868. Sennachérib, père d’Asarhaddon , avait fuit campagne contre les Chuldéens et déporté des habitants d’Uruk (Arach). Inscription du Prisme, col. i, ligne 37 (Keilinscliriftliche Bibliothek, t. il, p. 85). Asarhaddon étendit aussi sa domination sur la Chaldée. On ignore à quelle époque les habitants d’Arach furent transportés en Palestine. Voir Vigouroux , La Bible et les découvertes modernes, 6e édit., 1896, t. iv, p. 74.
ÈRE DES SÉLEUCIDES. Une ère est un point fixe d'où l’on commence à compter les années. Celle des Séleucides, qui a servi longtemps et qui sert encore aujourd’hui, dans quelques provinces de l’Orient, à dater les événements de l'histoire, est ainsi nommée parce qu’elle a son point de départ à l'origine de la dynastie des Séleucides. Elle part, en effet, de l’année à laquelle Séleucus, qui avait été un des généraux d’Alexandre le Grand, et qui fut plus tard surnommé Nicator, s’empara de la Babylonie, avant d’avoir pris le titre de roi. On l'a appelée Y ère des Syro-Macédoniens, parce que le royaume de Syrie, où elle fut inaugurée, était un démembrement de l’empire d’Alexandre, et aussi Yère d’Alexandre, par confusion avec l’ère véritable du conquérant macédonien. Son commencement a été fixé avec une entière certitude, à l’aide des inscriptions des monnaies et des documents cunéiformes, au 1er octobre de l’année 312 avant J.-C. Voir col. 1359, fig. 488, un tétradrachme de Démétrius Ier Soter, daté de SP (an 160 de 1ère des Séleucides), et col. 1362, fig. 489, un autre tétradrachme de Démétrius II Nicator, daté de EI1P (an 185 de l'ère des Séleucides). L’emploi d'une ère sur la monnaie étant la meilleure manière de la vulgariser, celle des Séleucides fut généralement employée en Syrie et y persévéra plusieurs siècles. L’usage en fut restreint sous l’empire romain à la portion moyenne de cette province, ainsi qu'il résulte des inscriptions chrétiennes et païennes des IIIe, IVe et v» siècles de notre ère. 11 persévéra chez les auteurs syriens pendant tout le moyen âge, et il est encore conservé de nos jours par les chrétiens nestoriens et jacobites. Les peuples qui adoptèrent cette ère ne la dataient pas tous ni du même jour, ni du même mois, ni de la même année. Les Chaldéens et les Babyloniens ne la prenaient