‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 288 sur 485 · Escabeau araniéen · texte numérisé non relu

Escabeau araniéen

Stèle trouvée à Nézab, dans la région d’Alep. Musée du Louvre.

un escabeau, bébés, II Par., IX, 18, qui soutenait ses pieds lorsqu’il siégeait. Les rois d’Égypte (voir Captif, fig. 72, col. 224), d’Assyrie (voir Broderie, t. i, fig. 619, col. 1935), et de Perse (voir Darius, lig. 479, col. 1303- 1304), ainsi que les princes araméens (fig. 600), se servaient sur leurs trônes d’escabeaux semblables à celui de Salomon.

IL L’escabeau du trône royal a donné lieu à deux belles métaphores pour exprimer fa royauté de Jéhovah et de son Christ. — 1° Jéhovah comme roi siège au ciel. Cependant, quand il voulut manifester à son peuple sa présence et sa gloire, il choisit l’arche d’alliance pour le lieu de sa manifestation. Lorsqu’il y rendait ses oracles, l’arche était considérée comme l’escabeau de ses pieds, et c’est pour abriter le marchepied divin que Salomon résolut de construire un temple à Jérusalem. I Par.,

xxviii, 2. Avec le Psalmiste, les pieux Israélites allaient adorer Dieu au lieu où il avait posé les pieds, Ps. cxxxi, 7, et ils adoraient l'arche elle-même, parce qu’elle symbolisait la présence divine. Ps. xcvm, 5. Voir t. i, col. 913-918. Au jour de sa colère, que les crimes de Juda avaient allumée, le Seigneur ne s'est pas souvenu de l’escabeau de ses pieds, et il a laissé détruire la fille de Sion. Lam., ii, 1. Si l’arche sainte a péri, il relèvera le Temple, « le lieu où reposent ses pieds, » Ezech., xliii, 7, soit à Jérusalem, la cité de David restaurée, soit surtout dans la Jérusalem nouvelle, l’Eglise, où il glorifiera « le lieu où reposent ses pieds ». Is., lx, 13. Ici il n’y aura plus besoin de temple matériel, bâti de main d’homme; le ciel sera le trône de Jéhovah, et la terre, la terre tout entière, sera son marchepied. Is., lxvi , 1. Dieu manifestera partout sa gloire

G01. — Ennemi vaincu servant d’escabeau au roi Anou-Bantni. Stèle de Hazar-Gérl. D’après J. de Morgan, Mission scientifique en Perse, Paris, 1896, t. iv, p. 161.

et sa puissance. Comme le prophète Isaïe condamnait ainsi le culte purement extérieur et hypocrite que ses contemporains rendaient à Jéhovah, le diacre Étienne cita cette prophétie pour blâmer la confiance exagérée que les Juifs mettaient dans le Temple de Jérusalem. Act., vu, 48 et 49 (Vulgate : requietio, au lieu de scabellum). Dieu a pris pour marchepied la terre entière. De 1 cet oracle d’Isaïe, Notre-Seigneur avait déjà tiré une autre conclusion contre les pharisiens, qui, tout en se faisant un scrupule de jurer au nom de Jéhovah, prêtaient aisément serment par le ciel ou par la terre. Jésus défendit de jurer soit par le ciel, qui est le trône de Dieu, soit par la terre, qui est l’escabeau de ses pieds. Matth.,

I v, 34 et 35. — 2° Le Messie doit partager la royauté de } Jéhovah, son Seigneur et son Père, qui le placera à sa \ droite sur son trône et réduira ses ennemis à lui servir de marchepied. Ps. Cix, 1. Les monarques orientaux avaient coutume de mettre le pied sur le corps de leurs prisonniers de guerre en signe de sujélion absolue. Une ! stèle d’Anou-Banini, àllazar-Géri (fig. 601), nous montre ce roi le pied gauche posé sur le vaincu. Les représentations de ce genre ne sont point rares en Assyrie (voir t.i, fig. 35, col. 227) et en Perse. Voir Vigouroux, Manuel ! biblique, M)"- édit., 1898, t. n, fig. 72, p. 442; La Bible

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