‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 320 sur 485 · I. Étendards juifs. — La langue hébraïque a trois · texte numérisé non relu

I. Étendards juifs. — La langue hébraïque a trois

613. — Étendards égyptiens. El-Amarna. xvm« dynastie. Lepsius, Denlcmaler, Abth. in, BI. 92.

mots différents pour désigner les étendards ou enseignes militaires: dégel, ’ôt, nés. Si la signification précise de ces trois termes ne ressort pas clairement de leur étyrno-

614. — Étendards assyriens. D’après Layard, monuments of Nineveh , t. i, pl. 22.

tournée au midi et l’autre au nord, pour obtenir la chaleur ou la fraîcheur selon la saison. — Églon, roi de Moab, se reposait dans sa « chambre de fraîcheur », 'aliyat hammeqêrâh, « chambre d’été, » d’après les versions, quand Aod vint le mettre à mort. Jud., m, 20. Notre- Seigneur dit que l’été est proche quand les rameaux du figuier s’attendrissent, que les feuilles apparaissent, Matth., xxiv, 32; Marc., xm, 28, et que le fruit commence à se montrer. Luc., xxi, 30. Les fruits du figuier commencent, en effet, à pousser avant les feuilles, au plus tôt vers la I fin de février en Palestine; les feuilles poussent un mois après. Tristram, The natural history, p. 351. — Dans un passage où les versions parlent de l’été, le texte hébreu nomme le temps des semailles, zéra', qui est plutôt l’hiver. Gen., viii, 22. Par contre, là où le psalmiste dit que sa vigueur dépérit aux chaleurs de l’été, les versions lisent qôs, a épine, » au lieu de qaî?. Ps. xxxi (xxxn), 4. Voir Saisons. H. Lesêtre.

logie, elle est clairement indiquée par leur emploi dans la Bible.

1° Le dégel était une grande bannière qui groupait pour les marches et les campements dans le désert trois tribus, dont l’assemblage formait comme un corps d’armée. Num., i, 52; il, 2, 3, 18, 25; x, 14 et 25. Les anciennes versions l’ont toutes entendu du corps d’armée, de la division militaire, marchant sous son drapeau (Septante, Symmaque et Théodotion : Tayp.a, riyeixovi'a ; Vulgate : turma). Cette signification résulte d’ailleurs de la racine, qui, Cant., vi, 4 et 9, désigne une armée rangée sous son étendard (Vulgate : actes ordinata) , et plusieurs commentateurs donnent au verbe dâgal, Ps. xx, 6, le sens de « lever l’étendard en signe de triomphe ». Cf. Is., dix , 19. Comme la première mention de ces étendards suit de très près l’exode, on peut penser que les Hébreux les avaient empruntés aux Égyptiens, et que leurs étendards ressemblaient à ceux de l’armée égyptienne. Voir

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