‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 337 sur 485 · ÉTOILE · texte numérisé non relu

ÉTOILE

des vêtements, des tentures, etc. — 1° Les Hébreux employaient pour la fabrication de leurs étoffes 1a laine, le lin ou bvssus, la soie, Ezech., xvi, 10; peut-être après la captivité, le coton, Esth., i, 6 (voir Coton, col. 1055); et pour les étoffes plus grossières, les poils de chèvre et de chameau. Voir Cilice, Coton, Laine, Lin, Soie. Parfois ces étoffes étaient importées chez eux toutes fabriquées. Voir col. 884, 885, 888. — 2° Le tisserand, ’orêg, fabriquait les étoffes communes, voir Tisserand, et les femmes filaient et tissaient à la maison la laineetle lin pour obtenir d’autres étoffes qu’elles pouvaient soit utiliser, soit vendre à leur profit. Exod., xxxv, 25; IV Reg., xxxn, 7; Prov., xxxi, 13. Dans certaines familles, les femmes avaient réputation d’habileté pour ce genre de travail. I Par., iv, 21. On cousait ensuite les étoffes pour en confectionner des vêtements. Ezech., xvi, 16. — 3° Outre les étoffes communes, les Hébreux savaient façonner ou achetaient des étoffes brodées, voir Broderie, ou de couleurs différentes. Voir col. 1067. H. Lesètre.

1. ÉTOILE (hébreu: kôkâb; Septante: àarrip; Vulgate: Stella), en général, tout astre du firmament, aulre que le soleil et la lune, et spécialement ceux qu’on appelle étoiles fixes. Sur les autres étoiles, voir Comète, Planète.

I. Au sens littéral. — 1° C’est Dieu qui a fait les étoiles. Gen., i, 16; Ps. vin, 4; cxxxv, 9. — 2° Il leur a donné à chacune une grandeur et un éclat différents. I Cor., xv, 41. — 3° Il les a créées en nombre incalculable, et lui seul en connaît le nombre. Ps. cxxxvi, 4. La multitude des étoiles frappait d’admiration les Hébreux, qui ne pouvaient pas fouiller comme nous les profondeurs du firmament à l’aide du télescope, mais qui, dans un ciel presque toujours pur, apercevaient chaque nuit beaucoup plus d’étoiles que nous n’en voyons à l’œil nu dans nos climats. Avec le sable de la mer, les étoiles servent, dans la Sainte Écriture , à donner l’idée de ce qui est innombrable, et en particulier de la multitude des enfants d’Abraham. Gen., xv, 5; xxn, 17; xxvi, 4; Exod., xxxii, 13; Deut., i, 10; x, 22; xxvm, 62; I Par., xxvn, 23; IIEsdr., ix, 23; Eccli., xuv, 23; Jer., xxxm, 22; Dan., ni, 36; Nah., ni, 16. — 4° Un ordre admirable règne parmi les étoiles. Jud., v, 20; Sap., vu, 19, 29; xm, 2; Jer., xxxi, 35; Eccli., xliii, 10. « Les étoiles donnent la lumière chacune à leur poste, et elles se réjouissent. On les appelle, et elles disent : Nous voici, et elles brillent avec allégresse devant celui qui les a faites. » Bar., iii, 34, 35. Sur l’ordre des étoiles, voir Constellations. — 5° Par leur splendeur, leur nombre et leur harmonie , les étoiles chantent la louange du Seigneur, Job, xxxvm, 7; Ps. xviii, 1; cxlviii, 3; Dan., m, 63. — 6° Un des crimes des idolâtres a été de ne pas reconnaître la nature des étoiles et de rendre les honneurs divins à la « milice du ciel ». Deut., xvii, 3; IV Reg., xvii, 16; xxi, 3, 5; xxm, 4, 5; II Par., xxxm, 3; Jer., vm, 2; xix, 13; Amos, v, 26; Soph., i, 5; Act., vii, 42. — 7° Dieu est le maître des étoiles, et il peut, quand il veut, voiler leur lumière. Job, ix, 7; 1s., xm, 10 ; xxxiv, 4; Ezech., xxxii, 7; Joël, n, 10; m, 15. — 8° Aux approches du dernier jugement, il y aura des signes dans les étoiles, Luc., xxi, 25, et les étoiles tomberont du ciel. Matth., xxiv, 29; Marc., xm, 25. Cette chute des étoiles doit s’entendre soit d’un mouvement réel dans le monde sidéral, qui donnera aux étoiles fixes l’apparence d’étoiles filantes, soit d’une violente agitation de la terre, pendant laquelle ses habitants attribueront aux astres le mouvement qui les entraînera eux-mêmes. Il faut d’ailleurs remarquer qu’il n’est point dit que les étoiles tomberont sur la terre. De plus, il n'est pas certain que cette ciiute des étoiles doive se prendre dans le sens littéral. Dans d’autres passages de la Sainte Écriture, des phénomènes analogues annoncés par les prophètes n’étaient que figuratifs. Agg., ii, 7; Joël, ii, 28, 32; Is., xm, 9, 10; cf. Apoc., vi, 13; vm, 10. 12; îx, 1. On pourrait aussi ramener la phrase de S. Matthieu, xxiv, 29 : « Les étoiles tombe-

Page 1