FENÊTRE
(Sam.), vi, 16; I Par., xv, 19; IV (II) Reg., ix, 30; II Mach., ni, 19. Quand on voulait voir sans être vu, on regardait à travers le treillis. Prov., vii, 6; Cant., ii, 9. Les fenêtres étaient assez larges pour qu’un homme put y passer, aussi voyons-nous souvent descendre par la fenêtre. Jos., n, 15; I Reg. (Sam.), xix, 12. 11 est aussi fait mention de personnes précipitées par la fenêtre, IV (II) Reg.. ix, 30; ou tombant par accident. Act., xx, 9. Lorsque les maisons étaient situées le long du mur d’enceinte des villes, elles avaient des fenêtres permettant de voir par-dessus la muraille. C’est par des fenêtres de ce genre que les espions des Israélites s’échappent de Jéricho, Jos., il, 15, 18, 21; saint Paul de Damas. II Cor., xi, 33. — 4° Le palais que Salomon se fit construire avait trois étages de fenêtres placées les unes en face des autres, à quinze par étage. III (I) Reg., vu, 4, 5. — 5° 11 y avait également dans le Temple des fenêtres solidement grillées, III (1) Reg., vi, 4: hallônê sequflm ’atumîm.
devaient se relever à l'aide de cordons et s’enrouler autour d'une tringle, comme un store. A Medinet-Abou, une des fenêtres du pavillon royal forme un cadre, avec une légère saillie; une autre a un chambranle d’un relief très accentué. Elle est surmontée d’une corniche. G. Perrot, Histoire de l'art, t. i, p. 614, fig. 408 et 409. A certaines fenêtres apparaissent des claustra, c’est-à-dire des séparations en pierre tantôt verticales (fig. 643), tantôt horizontales et verticales (fig. 644), et divisant la fenêtre en rectangles plus petits. G. Perrot, ibid., p. 620, fig. 418, 419. Cf. p. 486, fig. 275. Les magasins et celliers avaient des fenêtres du même genre. G. Perrot, ibid., p. 487, fig. 279; p. 488, fig. 280 et 281, etc. Cf. Wilkinson, The manners and customs of lhe ancient Egyptians, 2e édit., t. i, p. 362-364; A. Erman, Aegypten und agyptisches Leben in Allertum, in-8°, Tubingue, 1885, t. i, p. 245. Les fenêtres modernes sont organisées en Egypte à peu près de la même façon que les fenêtres anciennes. Cf. G. Maspero,
642. — Fenêtre égyptienne fermée par une natte. D’après Champollion, Monuments de l’Égypte et de la Nubie, t. Il, pl. CLXXIV.
643. — Fenêtre égyptienne à claustra d’une petite salle du temple de Thotmès, à Médinet-Abou. D’après Champollion, Notices et descriptions, p.. 332.
644. — Fenêtre de maison égyptienne à claustra. D’après une peinture. Wilkinson, Manners and Customs, 2e édit., t. i, p. 361.
Les Septante, f. 8, traduisent ces mots par QupfSaç îcapaxuu Topivaç xpvtttàç, et la Vulgate par fenestras obliquas. Dans la description du Temple d’Ézécliiel, il est également question de fenêtres grillées placées à l’intérieur, aux chambres et à leurs poteaux, tout autour de la porte. Ezech., XL, 22, 25, 29, 33. Il y avait aussi des fenêtres à l’intérieur, dans les vestibules. Ezech., xl, 16, 25, 29; xi.i, 16, 26. Dans ces passages, les Septante traduisent encore xpurtTai à /«7rT0<T<7ép.evat , et la Vulgate
par obliquæ et clausæ. Les grillages dont il est question ici sont des meneaux de pierre semblables à ceux qu’on rencontre dans les monuments égyptiens. G. Perrot, Histoire de l'art, t. iv, 1887, p. 278. Il devait y avoir aussi des fenêtres dans les murs extérieurs, ainsi le supposent tous ceux qui ont essayé des restaurations du Temple. Cf. G. Perrot, Histoire de Vart, t. iv, pl. u, p. 272; pl. ni, p. 276; pl. iv, p. 281; pl. v, p. 296, etc. Un fragment du mur d'Hérode, situé à l’angle nord-ouest de l’enceinte sacrée, nous a conservé une fenêtre; c’est une petite ouverture carrée, percée dans une chambre creusée à l’intérieur du mur et disposée de façon à abriter un guetteur, qui pouvait de là surveiller l’extérieur. G. Perrot, Histoire de l’art, t. iv, p. 273, fig. 138. Ces fenêtres servaient aussi à éclairer les galeries intérieures. Ibid., p. 277. — 6° A Babylone, Daniel, après l’édit de Darius, monte dans sa maison, dont les fenêtres sont dans la direction de Jérusalem. Dan., vi, 10. — Les fenêtres sont parfois désignées comme le chemin par lequel entrent les voleurs, Joël, n, 9, et par où pénètre la mort. Jer., ix, 20. Quand les maisons sont dévastées, les oiseaux chantent sous les fenêtres. Sopli., n, 14.
IL Fenêtres égyptiennes. — Les fenêtres des maisons, des palais et des temples de l’Égypte nous donnent une idée exacte de celles qui existaient chez les Juifs. Les fenêtres des maisons égyptiennes étaient petites et fermées par des nattes (fig. 642). Champollion, Monuments de V Égypte, t. n, pl. clxxiv. Cf. G. Perrot, Histoire de Vart, t. i, p. 452, fig. 256, et p. 620, fig. 420. Ces nattes
Histoire ancienne, t. i, p. 317. — Quant à l’éclairage intérieur du Temple de Jérusalem, nous pouvons en avoir également une idée d’après le mode d’éclairage des temples égyptiens. Ceux-ci recevaient la lumière par des jours pratiqués dans la couverture ou dans son voisinage immédiat. Les dalles qui de la terrasse inférieure montaient à la terrasse supérieure étaient évidées de façon à former des grillages de pierre, correspondant tout à fait aux fenêtres fermées dont parle la Bible. G. Perrot, Histoire de l’art, t. I, p. 617-621 , p. 411-417.