FIL A PLOMB — FILET
qu’on se servait de pierres comme poids. Il doit désigner ici le poids ou morceau d’étain (employé au lieu de plomb), attaché au fil à niveau pour mesurer dont se servent est architectes, les maçons et les charpentiers. — 4° Le mot ’ébén paraît bien signifier aussi « fil à plomb » dans Isaïe, xxxiv, 11, où le prophète peint la désolation par la même image que IV Reg., xxi, 13, et la Vulgate a bien rendu le sens en traduisant par perpendiculum , « fil à plomb, » à la suite du Targumiste (Les Septante traduisent : (jnapTtov Y£ü>|j.£Tp['a;). — 5° Saint Jérôme a aussi employé le mot perpendiculum dans sa traduction de Zacharie, i, 16 : Perpendiculum extendetur super Jérusalem. Il traduit ainsi le mot qâv ou qévéh ; mais qàv signifie « cordeau à mesurer », non fil à plomb.
F. Vigouroux.
FILET, réseau fabriqué avec de la corde assez légère
manœuvre est assez aisée à comprendre. Les Égyptiens plaçaient l’appareil sur l’eau, y déposaient du grain, et quand les oiseaux s’y pressaient, ils tiraient de loin la longue corde et enfermaient un grand nombre de volatiles.
IL Filet du chasseur. — Le chasseur hébreu disposait de plusieurs sortes de filets pour prendre. le gibier. Les deux premiers ont le même nom que ceux de l’oiseleur. — 1° Le rését du chasseur est ordinairement un filet que l’on étend sur le passage des animaux. Ps. lvii (lvi), 7. On en dissimule la vue au moyen de terre ou de feuillages; le pied s’y prend, Ps. ix, 16, et le chasseur qui est caché à quelque distance tire une corde et fait tomber sa proie, Lam., i, 13, qui est alors prise dans les mailles de l’engin. D’autres fois, le filet joue de luimême, sans que le chasseur ait à le surveiller; la proie
638. — Filet égyptien pour la chasse aux oiseau: aquatiques. Beni-Hassan. xn» dynastie. D’après Lepsius, Denlanaler, Abth. n, Bl. 130.
et disposé en forme d’engin pour prendre des oiseaux, des quadrupèdes ou des poissons.
I. Filet de l’oiseleur. — Il a en hébreu différents noms , accusant probablement différentes formes qu’il n’est guère possible de décrire. — 1° Rését, de y aras, «prendre; » Septante : ôixxuov, Ttayi;; Vulgate : rete. On tend ce filet et l'on pose dessus un appât; l’oiseau vient, ne fait pas attention au filet , et en se précipitant sur l’appât se fait emprisonner dans les mailles. Prov. , i, 17. — 2° Pah ; Septante: Tiaycç; Vulgate: laqueus. Ce filet est disposé sur le chemin. Ose., ix, 8. L’oiseau s'y jette sans se douter du péril. Prov., vii, 23. L’engin cache un piège qui le met en mouvement, et, quand il s’élève de terre, c’est qu’il y a quelque, chose de pris. Am., iii, 5. Ces paroles du prophète donnent l’idée d’un filet formé de deux parties fixées à des armatures qui se redressent verticalement , quand le ressort qui les retient horizontalement a été dérangé par l’oiseau ou quand l’oiseleur les a mises en mouvement. Celui-ci se trouve pris entre les mailles des deux parties du filet qui se rejoignent. Un passant peut avoir pitié du prisonnier et le délivrer. Ps. xci (xc), 3. D’autres fois le filet peut être rompu par l'oiseau, et aussitôt celui-ci s'échappe. Ps. cxxiv (Cxxiii), 7. On voit, dans la scène de chasse représentée fig. 658 (voir aussi Chasse, fig. 217, col. 618), des filets qu'un oiseleur égyptien caché derrière un abri, met en mouvement quand les oiseaux se sont placés dessus. Ces filets, d’assez grande dimension, sont montés sur des cadres en bois qui s’ouvrent en deux par le milieu au moyen d une charnière. L’engin est attaché à un pieu par une corde assez courte, et une longue corde, tenue à distance par plusieurs hommes, peut se tirer et faire rejoindre brusquement les deux moitiés du filet. La
est enfermée, mais un passant peut la dégager. Ps. xxxi (xxx), 5. Dans Ézéchiel, xii, 13; xvn, 20; xix, 8; xxxn, 3, le rését paraît être un filet qui s’abat; une fosse a été
creusée, puis recouverte de branchages; l’animal y tombe et le filet l’enferme. On se servait particulièrement de ce procédé pour capturer le lion. Cf. Tristram, The