‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 463 sur 485 · II. Lesètre · texte numérisé non relu

II. Lesètre

FOURCHETTE POUR LE SACRIFICE (hébreu, mazelêg ; Septante: xpEàypa; Vulgate: fuscinula) , instrument à plusieurs dents, destiné à piquer les morceaux de la chair des animaux offerts en sacrifice. La fourchette est nommée plusieurs fois parmi les instruments dont se servaient les prêtres dans les sacrifices. Dieu ordonna de fabriquer des fourchettes d’airain pour servir aux sacrifices offerts sur l'autel des holocaustes. Exod., xxvii, 3; xxviii, 3. David donna à Salomon le modèle de celles qui devaient servir au Temple de Jérusalem. I Par., xviii, 17; II Par., iv, 16. Parmi les abus que commettaient les fils du grand prêtre Héli, la Sainte Écriture signale le suivant. Quand on offrait un sacrifice, leur serviteur venait avec une fourchette à trois dents, qu'il tenait à la main; il piquait dans la chaudière ou dans la marmite, et tout ce que la fourchette amenait, le prêtre le prenait pour lui. I Reg. (Sam.), n, 13, 14. Dans III ( 1 ) Reg., vu, 50, et dans IV (II) Reg., xn, 13 (hébreu, 14), la Vulgate traduit par fuscinulæ le mot hébreu mezammerot , que les Septante rendent par rj),oi, « clous ». Les monuments égyptiens et assyriens ne nous donnent aucun renseignement sur cet instrument. Nous savons, au contraire, qu’il était usité chez les Grecs. Eustathe, In Iliad., i, 463, p. 145, 40, nous apprend que les Grecs se servaient de fourchettes à trois dents, et que celles des Cyméens éoliens en avaient cinq. Un vase du Musée de Berlin représente Médée rajeunissant par la cuisson, en présence d’une fille de Pélée, un bélier haché en morceaux. Médée tient de la main gauche une fourchette à cinq dents. Furtwængler, Beschreibung der Berliner Vasensammlung, p. 510, n° 2188. Homère, Iliad., I, 463; Odgs., m, 4G0, appelle cette fourchette Ttsjj.ëwX.ov. Cn a trouvé un grand nombre de ces fourchettes dans les fouilles faites dans les nécropoles étrusques. W. Helbig, L’épopée homérique, trad. franç., in-8°, Paris, 1894, p. 454-460. Ces fourchettes sont en bronze et à plus de trois dents. Cf. J. Martha, L'art étrusque, in-4°, Paris.

Les fourchettes de table n’étaient pas connues des anciens, et l’usage en est relativement récent. Il s’introduisit en Italie vers la fin du xve siècle, et passa de là en France au xvie. J. Beckmann, Ilistory of Inventions, trad. W. Johnston, 4e édit., 2 in -12, Londres, 1845, t. n, p. 411-412. E. Beurlier.

FOURMI (hébi ■eu : nemâlâh , et collectivement nemâlim ; Septante: jj.upp.rjl; Vulgate : formica).

I. Histoire naturelle. — La fourmi est un insecte hyménoptère, ayant la tète triangulaire, le corps svelte porté sur de longues jambes, l’abdomen ovulaire et réuni au thorax par un pédoncule fort court. La tête est munie de fortes mandibules, qui servent à la fois d’armes et d’outils, et d’antennes coudées après le premier article. Les yeux sont gros et saillants chez les mâles, plus faibles chez les autres. Les pattes sont au nombre de six, les deux postérieures plus longues que celles de devant. Les fourmis sedivisent en mâles, femelles et neutres. Les mâles et les femelles sont pourvus de quatre ailes assez gi'andes, mais inégales et veinées. Les neutres, plus trapues et plus petites que les mâles et surtout que les femelles, sont des ouvrières ( fig. 693). Les fourmis vivent en sociétés très nombreuses et remarquablement ordonnées. Aux ouvrières incombe tout le travail nécessaire à la vie de la société: construction du nid, soin des larves, recherche des approvisionnements et enfin stratégie défensive et offensive. — 1° Les nids de fourmis ou fourmilières

Page 1