‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 471 sur 485 · Juif revêtu du talith ou manteau de la prière · texte numérisé non relu

Juif revêtu du talith ou manteau de la prière

D’après une photographie.

sible d’ailleurs qu'il fût déjà en usage en Israël; tout ce qu’il fit consista peut-être à donner une signification religieuse particulière.

Lie nos jours, les Juifs sont encore très fidèles à la coutume des jîji? (fig. 698), seulement ils ne les portent plus d'une façon ostensible, mais sous leurs habits, à la façon d’un scapulaire. Dans la synagogue, ils se couvrent du talith ou manteau de la prière (fig. 699), qui à ses quatre coins est orné des fift; et durant l’office public ils prennent les franges à la rnain pour les baiser et s’attirer ainsi les bénédictions d’en haut. La Loi n’avait rien précisé sur le nombre des fils ou cordons de chaque frange, sur leur matière; mais les rabbins ont donné des règles minutieuses et subtilisé sur le sens symbolique. Le fisit doit avoir sept fils ou cordons de laine blanche, emblème de pureté et de sainteté, Is., i, 28, et le fil bleu qu’on y ajoute est l’ernblème du ciel où réside la divine Majesté. Exod., xxii, 10. Cholin, 89. Pour exprimer l’unité de Dieu, rendue par cette phrase : trtN mm, Jehôvâh 'êhad, « Jéhovah est un, » les rabbins veulent que dans chaque

frange un des fils, plus long que les autres, s’enroule autour de ceux-ci trente -neuf fois, valeur numérique de la phrase en question. On enroule d'abord sept fois avec un double nœud, puis huit fois avec un double nœud, ce qui donne 7 + 8 = m; ensuite onze fois avec un double nœud, 11 = m, et enfin treize fois, 13 = inN. Les cinq nœuds de chaque frange symbolisent les cinq livres de la Loi. D’autre part, la valeur numérique de fifit, n>x>x, étant 600, si on ajoute le chiffre des huit fils et des cinq nœuds de chaque frange, on a 613, qui d’après les rabbins est le nombre exact des commandements de la Loi. Le fisit est ainsi l’emblème parfait de la Loi. Aussi certains rabbins ont- ils déclaré que le commandement de porter des franges est le plus important de tous les préceptes de la Loi. Sabbath, f. 118 b; cf. Raschi sur Num., xv, 38-40. En le prenant, le Juif fidèle récite cette prière : « Sois béni, Seigneur, roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par tes commandements et nous as enjoints de nous revêtir des fisit. » Buxtorf, Lexicon chaldaicum , édit. Fischer, 1875, p. 949 ; A. Edersheim, The life and tintes of Jésus the Messiali, i*n-8°, Londres, 1884, t. i, p. 277, 623; Matth. Miller, Dissertatio de vestibus fimbriatis Hebræorum , et Ch. Lubek, Exercitalio de decisionibus peniculamenti Hebræorum ; ces deux derniers dans Ugolini, Thésaurus antiquitatum, t. xxi, col. dcxiii à dci.xxxvi. E. Levesque.

FRANZ Wolfgang, théologien luthérien, né à Planen en 1564, mort à Wittenberg le 26 octobre 1628, enseigna d’abord l’histoire dans cette ville, où il revint, après avoir été surintendant de Ivemberg, pour y professer la théologie. Parmi ses ouvrages, nous remarquons : Disputationes quindecim per integrum Beuteronomium quæ vicem commentarii supplere possunt, in-4°, Wittenberg, 1608; Animalium liistoria, in qua plerorumque animalium præcipuæ proprietates ad usmn ètxovoXoytxov breviter adcommodantur , in -8°, Wittenberg, 1612; Schola sacrificiorum patriarchalium sacra, hoc' est, assertio satisfactionis a D. N. J. C. pro peccatis totius mundi præstitæ, in sacrificiorum veterum typis fundatæ et recentibus Arianis seu Photianis opposita per disputationes xxii , in -4°, Wittenberg, 1614; Tractatus theologicus de interpretatione SS. Scripturarum maxime légitima duabus constans regulis a Luthcro ad papatus romani destructionem in versione Bibliorum germanica usitatis et clii exemplis elucidata, in-4°, Wittenberg, 1619; Commentarius in leviticum , in quo leges mosaicæ, ceremoniales , et rituales solide explicantur , usus illarum typicus dilucide monstratur, variique casus difficiles data occasione expenduntur et declarantur, in-4°, Leipzig, 1696. — Voir J. G. Neumann, Programma de Vita W. Franzii, in-4°, Wittenberg, 1709; Walch, Bibliotheca theologica, t. m, p. 108; t. iv, p. 209, 345, 463; Redslob, dans Allgemeine deutsche Biographie , t. vii, 1878, p. 319.

B. Heurtebize.

FRAUDE (1 îébreu : bé?a', de basa' , « frauder; » mirmàh et remiyyâh, de râmâh, «tromper; » reSa' et ris'âh, de rctSa', « être injuste; « sêqér, de sàqar, « mentir; » Septante : àor/.ia, 86).oc; Vulgate : fraus, injustitia), tromperie au moyen de laquelle on fait un gain aux dépens du prochain.

1° La législation. — La fraude est comprise dans la prohibition formulée par le septième précepte : « Tu ne déroberas pas. » Exod., xx, 15. — Avoir dans son sac deux sortes de poids et dans sa maison deux sortes d'éphis, afin de frauder sur le poids et sur la mesure, est une abomination aux yeux de Dieu. Deut., xxv, 13-16. — Quand il y a fraude au sujet d’un animal, d'un vêtement, d'un objet perdu , les parties doivent se présenter devant les juges, qui exercent la justice au nom de Dieu, et le fraudeur est condamné à restituer le double, par consé- 1 quent à payer deux fois le montant du tort qu’il a voulu

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