‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 63 sur 485 · DÉMÉTRIUS, ORFÈVRE · texte numérisé non relu

DÉMÉTRIUS, ORFÈVRE

insurgés, mirent le feu à la ville, délivrèrent le roi et retournèrent à Jérusalem chargés de dépouilles. 1 Mach., xi, 44-51. Démétrius, une fois hors de danger, oublia ses promesses. I Mach., xi, 52-53; Josèphe, Ant. jud., XIII, v, 1-3. Cependant Tryphon et le jeune Antiochus VI, fils d'Alexandre Balas, s’avançaient avec les troupes licenciées par Démétrius et s’emparaient d’Antioche. Démétrius II fut contraint de fuir, et Antiochus fut proclamé roi. I Mach., xi, 54-56. Antiochus écrivit aussitôt à Jonathas pour le confirmer dans tous ses privilèges, et lui envoya de riches présents; il nommait en outre Simon général de l’armée qui défendait 1a côte depuis Tyr jusqu’à l’Égypte. 1 Mach., xi, 57-59; Josèphe, Ant. jud., XIII, v, 4. Jonathas soutint Antiochus contre Démétrius, prit Ascalon et Gaza, et conquit pour le jeune roi tout le pays jusqu’à Damas. I Mach., xi, 60-63. Cependant les troupes de Démétrius II, partant de Cadès en Galilée, attaquèrent Jonathas dans les plaines d’Azor. Un moment surpris, les Juifs furent mis d’abord en déroute, mais Jonathas releva leur courage, et l’armée de Démétrius fut défaite. I Mach., xi, 63-74; Josèphe, Ant. jud., XIII, v, 6-8.

L’année suivante (143), ayant appris que les lieutenants de Démétrius, avec des forces nouvelles, voulaient attaquer la Judée, il marcha au-devant d’eux et les rencontra dans la région d’Arnathite, voir t. i, col. 447. Informé par ses espions que les Syriens voulaient tenter une surprise nocturne, il se tint sur ses gardes, et les assaillants se retirèrent découragés. Jonathas les poursuivit sans pouvoir les atteindre. I Mach., xn, 24-30. Simon mit une garnison à Joppé, pour empêcher qu'on ne livrât cette ville à Démétrius. I Mach., xn, 33-34; Josèphe, Ant. jud., XIII, iv, 10-11. Après la mort de Jonathas, traîtreusement assassiné par Tryphon, Simon se retourna du côté de Démétrius. Le roi répondit à ses avances par une lettre où il lui promettait la paix, lui permettait de tenir garnison dans certaines forteresses, enfin lui faisait remise des impôts. En même temps il lui envoyait de riches présents. L’autonomie de la Judée était reconnue sous le gouvernement de Simon (142). 1 Mach., xni, 34-43; Josèphe, Ant. jud., XIII, vi, 1-6,

Dans la lettre qu’il écrivit aux Romains pour solliciter leur alliance, Simon rappelle que Démétrius l’a reconnu en qualité de grand prêtre et a fait alliance avec lui. I Mach., xiv, 38-39. Les Romains envoyèrent à Démétrius II notification du traité conclu entre eux et Simon. I Mach., xv, 22. Mais celui-ci n'était plus sur le trône, il était prisonnier d'Arsace. I Mach., xiv, 1-3. Depuis ce moment il n'eut plus aucune relation avec les Juifs. Voir de Saulcy, Histoire des Machabées , in -8°, Paris, 1880, p. 233-278. E. Beurlier.

3. DÉMÉTRIUS, orfèvre d’Éphèse qui fabriquait de petits temples en argent, à l’imitation du fameux sanctuaire de Diane, à Éphèse. Act. xix, 24. 11 employait de nombreux ouvriers et se faisait un revenu considérable avec ces petits édicules, qu’il vendait comme des talismans ou objets de piété pour se procurer la protection de la grande déesse. (Voir Diane.) En voyant les progrès de l’Évangile, il craignit pour son trafic; alors, réunissant tous les artisans qui vivaient de ce travail, il leur représenta non seulement le tort que la prédication de Paul allait faire à leur métier, mais l’abandon dans lequel tomberait forcément le culte de Diane. Excités par ces paroles , ils se mettent à crier : « Elle est grande, la Diane des Éphésiens. » La ville fut bientôt toute dans l’agitation et le trouble; on se précipite au théâtre, en y entraînant deux compagnons de saint Paul. L’Apôtre voulait s'y rendre pour haranguer la foule; mais ses disciples et quelques-uns des Asiarques (voir Asiarque, t. I, col. 1091 ) l’en détournèrent. Un Juif nommé Alexandre, poussé par ses coreligionnaires, voulut parler au peuple, sans doute pour dégager leur cause de celle

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