dieux (faux). Voir Baal , Béelzébub, Dagon, Moloch, etc
DIÉVÉENS ( chaldéen : Déhdvê' ; Septante : Aauaïoi; Vulgate : Dievi) , captifs transplantés par les Assyriens dans l’ancien royaume d’Israël. I Esdr., iv, 9, nous apprend que, après le retour des Juifs dans leur patrie, ils tentèrent de s'opposer à la reconstruction des murailles de Jérusalem; ils écrivirent dans ce sens à Artaxerxès. Mais leur nom ne figuie plus I Esdr., v, 6, et vi, 6, parmi ceux qui firent une tentative analogue sous Darius, pour empêcher la reconstruction du Temple. Nous ne possédons sur eux aucun renseignement certain. Le texte biblique semble dire qu’ils furent implantés en Samarie avec les autres colons par Asénaphar (voir ce mot), qui est Asaraddon ou Assurbanipal. On les confond généralement avec les Adiot d'Hérodote, 1, 125, édit. Didot, 1855, p. 43; Axai dans Strabon, xi, 8,2; 9,3, édit. Didot, 1853, p. 438 et 442, et Arrien, I. in, c. x, traduction de Chaussard, Paris, 1802, p. 97, dont on retrouve le nom dans le Daghestan, province du Caucase russe. Quinte- Curce, 1. îv, c. 12, édit. Nisard, Paris, 1843, p. 190, où ils sont mentionnés à côté des Susiens comme dans Esdras. Cf. Amiaud, dans les Mélanges Renier (Bibliothèque de l’École des hautes études, sect. philol., fascic. 73), Cyrus, roi de Perse, p. 254, note 1 ; Keil, Esra, 1870, p. 437 ; Bertheau, Ezra, 1862, p. 62; Clair, Esdras et Néhémie, 1882, p. 24 et 25. — G. Rawlinson, The Sixlh great oriental Monarchy, 1873, p. 18, n. 6, fait remarquer que ces divers Dahæ ou Dai , mentionnés en tant d'endroits différents, Perse, Samarie, Thrace, Transcaspie, n’ont vraisemblablement entre eux rien de commun. — Comme, d’autre part, ni Assurbanipal ni Asarhaddon ne firent de campagne dans des régions si septentrionales et si éloignées, il est peu probable qu'ils y aient cherché des colons pour les transplanter en Palestine. — Frd. Delitzsch , dans Schrader- Whitehouse, The CuneiForm Inscriptions and the Old Testament, t. n, 1888, p. 64, note 2, suppose que les Diévéens sont les habitants de la ville de üu’ua, localité assyrienne, mentionnée dans les contrats reproduits dans The cuneiform Inscriptions of western Asia, t. ni, pi. 48, n. 1, 1.9; mais rien ne fait entrevoir pour quelles raisons on les aurait transplantés en Samarie. — On trouve un pays nommé Daii, conquis par Sennachérib. Inscription du prisme de Taylor, dans Ménant, Annales des rois d'Assyrie, p. 220; Schrader, Keilinschriftl. Bibliothek, t. n, p. 98-99. Le pays est représenté comme montagneux, peu éloigné de la ville babylonienne de Nippour. — Du reste, la liste des signataires de la lettre adressée à Artaxerxès fait présumer que ces Diévéens sont des tribus susiennes ou élamites; car ce nom est précédé de celui des Susanéchéens ou Susiens et suivi de celui des Élamites; et dès le temps de Sennachérib, père d’ Asarhaddon , les monarques assyriens firent la guerre aux Élamites, alliés des Babyloniens. Assurbanipal, son fils, ravagea tout ce pays et en déporta les habitants. Ménant, Annales des rois d'Assyrie, p. 265, 26G, 267, etc.; Eb. Schrader, Keilinschriftl. Bibliothek, t. n, p. 180, 194, 198; The cuneiform Inscriptions of the western
Asia, t. v, pl. 4, c. b, 1. 110; pi. 5, c. a, 1. 63. Voir aussi Apharsataciiékns, t. i, col. 724, et Apharséens, col. 725.
E. Pannier.
DILLMANN Christian Friedrich August, orientaliste protestant allemand, né le 25 avril 1823 à lllingen (Wurtemberg), mort à Berlin le 4 juillet 1894. Il fit ses études à Tubingue de 1840 à 1845, et les continua de 1846 à 1848 à Paris, à Londres et à Oxford. A la fin de 1848, il devint répétiteur au séminaire de théologie de Tubingue, en 1852, privat-docenl, et en 1853, professeur extraordinaire d’exégèse de l’Ancien Testament. En 1854, il alla à Kiel comme professeur de langues orientales, et en 1864 à Giessen en qualité de professeur d’exégèse de l’Ancien Testament. En 1869, il succéda à Hengstenberg à l’université de Berlin. En 1877, il fut nommé membre de l’Académie des sciences de cette ville. 11 avait été àTubingue élèved’Ewald. Dillmann s’est surtout fait connaître par ses travaux sur l’éthiopien, mais il a aussi publié plusieurs commentaires sur les livres de l’Ancien Testament. Voici ses publications les plus importantes: Liber Ilenoch æthiopice , in-4°, Leipzig, 1851; Das Buch Henoch übersetzt und erklârt, in-8°, Leipzig, 1853; Das christliche Adambuch des Morgenlandes , aus dem athiopischen mit Bemerkungen übersetzt , in-8°, Gœttingue, 1853; Grammatik der athiopischen Sprache, in-8°, Leipzig, 1857 ; Lexicon linguæ æthiopicæ , in-4°, Leipzig, 1865; Chreslomalhia æthiopica, in-8°, Leipzig, 1866; Liber Jubilæorum qui idem a Græcis rj leur/; ylvEo-t? inscribitur... ethiopice primum edidit, in -4°, Kiel, 1859; Ascensio Isaiæ ethiopice et latine, in-8°, Leipzig, 1877. M. Dillmann a publié une partie notable de la Bible en éthiopien. Voir Éthiopiennes (versions) de la Bible. On a aussi de lui, dans, le Kurzgefasstes exegetisches Handbuch zum Alten Testament : 1° Die Genesis von der 3. Auflage nach Knobel an erklârt, 4° édit., in-8°, Leipzig, 1882; 5e édit., 1886; 6e édit., 1892; — 2° Die Bûcher Exodus und Leviticus , fur die 2. Au/lage nach Aug. Knobel, neu bearbeilet, in -8°, Leipzig, 1880; — 3° Die Bûcher Numeri, Deuleronomium und Josua, fur die 2. Auflage neu bearbeitet , in-8°, Leipzig, 1887; — 4° Hiob , von der 3. Auflage an erklârt, in -8°, Leipzig, 1891; — 5° Der Prophet Jesaia. Fur die 5. Auflage erklârt, in-8°, Leipzig, 1890. Enfin M. Dillman a aussi rédigé un certain nombre d’articles bibliques dans la Real- Encyklopàdie fur protestantische Théologie de Ilerzog, 1854, et dans le Bibellexicon de Schenkel, 1869-1875. — Voir W. Fell, dans la Literarische Rundschau , 1er février 1896, col. 34-40.
DIMANCHE (r| xoptaxY] ?|pipa). On appelle ainsi le premidip* jour de la semaine, que l’Église a choisi pour célébrer le culte divin, à la place du sabbat ou septième jour, qui était officiellement consacré au repos et à la prière chez les Juifs. C’est ainsi qu’il est vraiment « le jour du Seigneur », dies dominica, d'où vient le mot « dimanche ». — Le Nouveau Testament est très sobre de détails sur le dimanche. Voici les seuls textes qui nous fournissent à ce sujet quelques renseignements. 1“ « Je fus ravi en esprit le jour du Seigneur, in die Dominica. » Apoc., i, 10. — 2° « Le premier jour de la semaine, pendant que nous étions réunis pour rompre le pain, Paul, qui devait partir le lendemain, fit un discours qu’il continua jusqu’à minuit. » Act., xx, 7. — 3° « Que chacun de vous mette à part chez soi, en l’amassant peu à peu le premier jour de la semaine, une portion de son gain, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les aumônes. » I Cor., xvi ,2. — De ces textes on peut tirer une conclusion certaine : c’est Y institution apostolique du dimanche, et pur conséquent la substitution, en principe, du premier jour de la semaine au septième dans le culte chrétien. Il ressort clairement du fait qui est signalé par les Actes, surtout si on le rapproche de la recommandation de saint Paul aux fidèles de Corinthe, que les chrétiens avaient l’habitude de se réunir le pic-