‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 114 sur 486 · DOR — DORSCH · texte numérisé non relu

DOR — DORSCH

coquilles '!'■ pourpre 11- y construisirent d'abord d'humbles cabanes, (|u ils environnèrent de palissades et de fossés. Puis, comme leur entreprise marchait au gré de leurs désirs, ils taillèrent les rochers, el avec les pierres extraites de ces carrières il- se bâtirent des murs et se firent un porl commode. Cf. Reland, Palxstina, Utrecht, 1714, t. II. p. 739. Lorsque les Hébreux entrèrent dans la Terre Promise, la ville était, avec le district qui en dépendait, gouvernée par un roi chananéen, quejabin, roi d'Asor, appela au combat contre Josué, et qui fut, comme les autres, vaincu prés du lac Mérom. Jos., XI, 1, 2, 5, 8; xii, 23. Elle échul en partage à la demi-tribu de Manassé occidental, qui prit quelques lambeaux du territoire d'Issachar et d'Aser. Jos., xvn, 11. Les habitants, épargnés par les vainqueurs, demeurèrent au milieu d'eux, mais à titre de tributaires. Jud., i, 27. Josèphe, Ant. jud., V, I, 22, dit qu'elle marquait la limite occidentale de Manassé et la limite septentrionale de Dan : la première assertion est juste; la seconde est peut-être entachée d'une légère exagération, Nous devons au papyrus Golénischeff d'intéressantes révélations sur l'état de cette région avant l'établissement de la royauté en Israël. En même temps que Hamsès 111 plaçait les Philistins sur la cote méditerranéenne, dans la Séphélah, il installait au nord, sur la lisière de la grande chênaie, de Dor au Carmel, la tribu des Ta-[k)-ku-ra ou Zakkala. C'était comme une barrière vivante qui se dressait entre la vallée du Nil et les périls de l'Asie. C'est cette tribu qui occupait la cité maritime dont nous parlons quand Hei'bor, encore grand prêtre, envoya une galère égyptienne à Byblos chercher des cèdres du Liban. Tandis qu'elle se ravitaillait à Dor, un des matelots déserta, emportant la caisse. Lé prince local, qui joua dans cette affaire un singulier rôle, portait un nom très important à noter : il s'appelait Ba-d-ira ou Badllou. Ce nom paraît être une de ces formes apocopées Badilou, Boudilou, Bodiluu, pour Abdilou, « le Serviteur d'ilou, » qui sont si fréquentes dans l'onomastique phénicienne, Bodeshmoun, Bodashtoreth , etc. Cf. W. Max Mûller, Asi ■!' und Europa nach altâgyptischen Denkmàleen, p. 388-389; G. Maspero, Histoire ancienne des peuples de l'Orjent classique, Paris, 1897, t. il, p. 470, 582, 697. — Sous Salomon, le riche district de Dor était administré par Benabinadab, gendre du roi, et l'un des douze préfets établis sur tout Israël, chargés de fournir aux dépenses de la table royale. 111 iieg., IV, 11; Josèphe, Ant. jud., VIII, il, 3. — L'inscription d'Esctaraonnazar nous apprend que la Mlle l'ut, ainsi que Joppé (Jafl'a), donnée aux Sidoniens par le roi des Perses en récompense de services rendus, probablement de victoires navales remportées à son profit.

La cité maritime, bien Fortifiée, eut dans la suite un rôle assez important, comme au temps des luttes entre les Ptolérnées et les Sélcuciiles. L'an 217 avant Jésus-

Christ, dans la guerre d'Anl lins 11 le Grand contre

Ptolémée Philopator, elle fut vaine nt assiégée parle

premier, qui ne put s'en emparer, faute de vaisseaux nécessaires pour l'attaquer par nier. Oiiclque temps après

cependant, elle rel ba au i voir des rois de Syrie, i't

leur demeura soumise jusqu'à ce que Diodote, surnommé

Tryphon, eùl usurpé le royaume ! 139 avanl J.-C); mais bientôt AntiochuS VII Sidétes le vainquit el le poursuivit jusqu'en Phénicie. Tryphon se réfugia à Dor, où il fut assiégé par terre et par mer. 1 Mach., w, 11 — i » . Ces

quelques versets ilu livre des Marhabécs nous montrent l'importance de cette place, puisque, pour s'en rendre

maître, Antîochus dut employer, outre sa flotte, une

année de terre qui ne comptait pas moins île cent vingt mille fantassins el huit mille cavaliers. Tryphon. réduit à la dernière extrémité, parvint à s'échapper par mer et 8e rendit à Orthosia, d'où il gagna ipamée, sa pairie, où

il fui pris el mis à mort. 1 Mach., XV, 37; Josèphe, Ant.

jud., XIII, vu, 2. Pendant la guerre intestine qui éclata

entre les deux frères Antiochus VIII Gryphus et Antiochus de Cyzique. un certain Zoile réussit a s'emparer de Dora; après avoir quelque temps maintenu sa position contre Alexandre Jannée, il fut ensuite soumis par Ptolémée I.athyre. Josèphe, Ant. jud., XIII, XII, 2, i. La ville retomba aux mains des Juifs, qui la possédaient lorsque Pompée pénétra en Syrie. Ce royaume ayant été réduit en province romaine, Pompée accorda à Dor l'autonomie. Ant. jud., XIV, iv, 4; Bell, jud., 1, vil, 7. C'est à partir de cette époque, l'an 61 avant J.-C, que commence 1ère qui se trouve marquée sur ses monnaies. Cf. F. de Saulcy, Numismatique de la Terre Suinte, in-4", Paris, I87i, p. 143-14i. Comme elle avait beaucoup souffert de la part des Juifs, elle fut rebâtie, l'an 56 avant J.-C, par Gabinius, proconsul de Syrie. Ant. jud., XIV, V, 3. La haine des habitants contre les Juifs, longtemps dissimulée, éclata, l'an 42 de l'ère chrétienne, lorsque plusieurs jeunes gens, pour insulter a la religion

udaïque, placèrent dans la synagogue une statue de l'empereur Claude. Le roi Agrippa obtint le châtiment des coupables. Ant. jud., XIX, vi , 3. A l'époque de

Pline, II. tl.t v, 17, Dora n'était que l'ombre d'elle-

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