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'ii' son maître, qu'une jeune vierge d'une grande I Rébecca, fille de I i;i 1 1 1 in-1 cl petite-fille de Nachor, parut, remontant de la fontaine une cruche sur son épaule. Éliézer alla au.-devanl d'elle et lui demanda à boire. D'après la tradition juive conservée par Josèphe, Ant. jud., I, xvi, 2, Éliézei iin.ni déjà adressé la même prière aux compagnes de Rébecca, qui auraient refusé de lui rendre ce service. Tout autre fui l'accueil que lui lit la lille de Bathuel : « Buvez, seigneur, » lui dit -elle en faisant passer rapidement la cruche de l'épaule sur le liras; et lorsqu'il eut bu, elle ajouta : « .le vais aussi puiser de l'eau pour vos chameaux jusqu'à ce qu'ils aient tous lui. »
1511e >c mil immédiatement a l'œuvre, tandis qu'Éliézer la considérait en silence pour voir si le signe qu'il avail proposé à Dieu se réaliserait jusqu'au bout. Il comprit alors que sa prière étail exaucée et offrit des présents à Rébecca. Celle-ci lui assura qu'il trouverait une cordiale hospitalité dois la maison de son père et courut aussitôt dans la tente de sa mère raconter ce qui s'était passé. Pendant ce temps, Éliézer, resté auprès de la fontaine, bénissait le Seigneur et le remerciait. Laban, frère de Rébecca, vint le prendre et l'amener dans sa demeure,
où il lui servil à manger. Voir Bathuel, t. i, col. 1508. Mais Éliézer déclara qu'il ne toucherait a aucun aliment avant d'avoir expos.' l'objet de s;i mission. Il commença donc, sur l'invitation de Laban, a raconter en détail tout ce qui s'était passé depuis l'ordre qu'il avait reçu de son maître de partir pour llaran jusqu'au moment présent. 11 termina son récit en demandant pour lsaac la main de Rébecca. Laban et Bathuel reconnurent dans cette suite de faits la main île Dieu, qui dirige tous les événements, et agréèrent cette demande. Éliézer se prosterna pour adorer Dieu el lit ensuite à la liancée de riebes présents; il en distribua aussi à sa mère el à ses frères (à son frère, disent l'hébreu el les Septante). On célébra par nu joyeux festin l'heureux succès de la mission d'Éliézer. 11 ne restait plus maintenant a ce fidèle serviteur qu'à l'amener auprès d'Abraham l'épouse de son (ils. C'est ce qu'il s'empressa de faire en repartant le lendemain, malgré l'insistance de ses hôtes pour le retenir. Au terme de son voyage, il rencontra lsaac au milieu des champs, et, après bu avoir rendu Compte de sa mission, il lui présenta l'épouse souhaitée par Abraham. A partir de ce moment, il n'esl plus question d'Éliézer dans le récit sacré. — Deux grandes vertus recommandent Éliézer : sa loi vive et son admirable dévouement a Abraham. Ce dévouement va jusqu'à la plus complète abnégation, tien., XV, 2-3, comparé avec XXIV, 36. Le nom de son maître revient a chaque instant dans ses prières à Dieu et dans ses discours avec les hommes, tien., XXIV, 12, li, 27, etc.; il parle de lui avec une sorte île fierté el une visible complaisance. Gen., xxiv, 34-35. E. Palis.