‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 205 sur 486 · j'attaquai et la ville de Tiinnath je les pris · texte numérisé non relu

j'attaquai et la ville de Tiinnath je les pris

et j'en emmenai le butin.

Col. m, 1. I. Contre la ville d'Amqaruna (Accaron) je marchai, etc.

Cf. F. Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, , Paris, 1896, t. iv, p. 26, 27. Ce passage, on le voit, fixe très approximativement la position d'Elthécé dans 1rs environs d'Accaron et de Thamnatha, ce qui correspond parfaitement au texte de Josué, xix. 13-44. Malheureusement, parmi les noms actuels, on n'en a retrouve aucun qui rappelle l'antique cité. — Elthécé ne doit pas être confondue avec Elthécon, Jos., w. 59. Voir Et/niM ok A. Lecendre.

ELTHÉCON (hébreu: 'Élfeqin; Septante : 0év.ou« Alexandrin-us, 'EXBexév; la Vulgate porte ordinairement EUecon), ville de la tribu de Juda, mentionnée une seule fuis dans l'Écriture. .lus., xv, 59. Elle l'ait p irtie du quatrième groupe des villes de « la montagne ». Jos., xv, 58, 59. Sur les six noms qui le composent, quatre sent bien identifiés : Halhul =^Halhûl, a une heure et demie au nord d'Hébron; Bessur (hébreu : Bêt-?ûr) = Beit Saur, a côté de la précédente, vers le nord-ouest; Gédor = Khirbet Djédour, plus an nord; Béthanoth = Ainoun, au nord-est d'Hébron. Voir Juda, tribu et

carte. C'est donc dans cette région u tagneuse que se

trouvait Elthécon; mais elle n'a pu eu. me être retrouvée. Saint Jérôme, Onomastica sacra, Gœttingue, 1870, p. Mil, signale « Elthécé dans la tribu de Juda o et l'assimile à Thécua ou Thécué, la patrie d'Amos, aujourd'hui Khirbet Téqû'a, au sud de Bethléhem. Il ne s'agit pas

il' inment d'Elthécé de .1"-.. \i\, 44, puisque celle-ci se trouvait dans ta tribu île Dan. Il faut donc plutôt voir

ici Elthécon, dont la position pourrait répondre à celle de Thécué; mais le nom de cette dernière, en hébreu : Tegù'a, a un uiu qui le distingue complètement de celui

dont nous parlons. Puis les Septante, au m. ans d'après

le Codes Vaticanus, ont rec tu deux villes différentes,

appelant la première ©ivo'jji et la seconde Wry.i.i. — Tous

les détails qui concernent Elthécon empêchenl de I

avec Elthécé, .les., xix, 14: lune est de Juda, l'autre de Dan; la dernière esl dans la plaine, l'autre dans la montagne, où ne pouvaient se rencontrer les deu i ii tnées issyi ienne el égj ptienne. Voir i ,

A. la GENDRE.

ELTHOLAD i hébreu : 'Élfôlad, Jos., xv, 30; xix. 4;

u. 29; Septante: 'EXëwjôià ; Codex

Alexandrinus, EXSuSàS, .Ins.. w, 30; EXtiouXi; Cad.

i , \i\ , i ; Codex Vaticanus . 0ou-

Xâep.; Cod. Alex., BuXâî, 1 Par., iv,29; Vulgate: Eltho-

lad, Jos.. sv, 30; xix. i. Thotad, I Par., iv. 29), villi de

la tribu de Juda. appartenant à l'extrémité méridionale

de la I'. destine , Jos., XV, 30, et plus tard a la

tribu de Siméon. Jos., xtx, i: I Par. iv, 29. Elle fait partie d'un groupe qui ne > i incon-

i pai i Bersabée • i quelques auti a -l-elle

été jusqu'ici rebelle à toute identification. Pour l'étymologie et la signification du mot, on peut voir: J. Simonis,

Onomasticum Vet. Testant., Halle, 1741, p. 302, 493; Gesenius, Thésaurus, p. 102; F. C. Rosenmuller, Scholia in Vet. Testant., Josua, Leipzig, 1833, p. 304.

A. Legendre.

ÉLUL (hébreu: 'ëlùl; assyrien: ulûlu), nom, dent la signification est ignorée, du sixième mois de l'année civile des Juifs. Ce mois était de vingt-neuf jours et comprenait la fin d'août et le commencement de septembre. Il n'est mentionné que deux fois dans la Bible. C'est au vingt-cinquième jour d'élul que les murs de Jérusalem furent achevés par les Juifs revenus de la captivité de Babylone. II Esdr., vi, 15. Le 18 de ce mois, en l'an 172 de 1ère des Séleucides ( 140 avant J.-C), Simon Machabée renouvela le traité d'alliance que son frère Judas avait conclu avec les Romains. I Mach., xiv, 27. Les rabbins rapportent au sixième mois la fondation du second Temple. Talmud de Jérusalem, Rosch ka-schana, trad. Schwab, Paris, 1883, t. vi, p. 54. E. Mangenot.

ÉLUS (hébreu : behirim; grec : èxXsxto: ; Vulgate : electi), ceux qui sont choisis de Dieu pour être l'objet de ses faveurs surnaturelles, soit en cette vie, soit en l'autre. Il est à noter que, dans les trois langues, le mot qui désigne les élus vient d'un verbe qui signifie «choisir», bdhar, ÊxXlyw, eligo. et qu'il implique le doubl sens de « choisi » et de « digne d'être choisi », par conséquent remarquable par ses qualités, beau, précieux, etc. Les participes bâhûr, èxXsxto: , electus, ont ces deux significations, et l'adjectif verbal bâhir s'applique à celui qui est choisi, élu de Dieu. II Keg., xxi, G; Ps. cvi. 23; Is., xlii, 1; xi.iii, 20: xlv, 4.

I. Dans l'Ancien Testament. — Le nom d' « élus », behirim, est donné aux descendants de Jacob, particulièrement aux Hébreux tirés d'Egypte, et à tout Israël eu général, en tant que constituant une société que Dieu comble de biens temporels el spirituels. Ps. cv i cvi i ,

6, 43; cvi (cv), 5. Isaïe, lxv, !>, 15, '23, donne le mé

nom aux Israélites qui se convertiront au Seigneui i I formeront un peuple régénéré. Comparés à la totalité de la nation, ils ne seront qu'une minorité, <• un grain dans une grappe, » dit le prophète. Is. lxv, 8. Tobie, xm, 10, appelle « élus » la portion fidèle d'Israël durant la captivité. Dans la Sagesse, m, 9; IV, 15, les élus sont identiques aux justes qui vivent dans la fidélité à Dieu. Enfin, dans l'Ecclésiastique, xxiv, 1, 13; xlvi,2, les élus sont ceux de ces mêmes justes qui appartiennent au peuple d'Israël. En somme, dans l'Ancien Testament, on ne connaît sous le nom d'élus que les Israélites, en tant que choisis pour être le peuple de Jéhovah, ou surtout en tant que fidèles à cette destination religieuse.

II. Dans le Nouveau Testament. — Les élus sont : lù Ceux (/ni font partie de lu société spirituelle fondée par Notre-Seigneur. — Ainsi saint Pierre écrit « aux élus de la dispersion ». c'est-à-dire à ceux tlv> Juifs disperses par le monde qui ont embrassé la foi de Jésus-Christ. 1 Petr., I, 1. Voir col. 1441. Il leur dit qu'ils sont la o race élue», ce qu'il explique en les appelant encore la » nation sainte », le « peuple acquis t par le Rédempteur, qui les a « appelés des ténèbres à son admirable lumière ». I Petr., i, 9. — Saint Paul se sert du mot « élus » dans le même sens. 11 appelle élus de Dieu », Rom., vm, 3ii, ceux qui sont sanctifiés par la grâce de Jésus-Christ et qui passent paires , inq stades de la sanctification : la prescience de Dieu qui les connaît à l'avance, la prédestination de Dieu qui mi' les faire ressembler à son divin Fils, la vocation qui leur notifie intérieurement le décret divin porté en leur faveur, la justification qui accomplit en eux l'œuvre du salut, la glorification qui couronnera l'ettbrt combiné de

■ e et de la volonté humaine. Rom., VIII, 29, 30. L'Apôtre ne considère cependant ici les élus i a'au troisième el au quatrième stade de leur transformation surnaturelle. H écrit aux Thessaloniciens , 11, II, 13, que « Dieu les a élus comme des prémices poui le -

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