ÉNAN (hébreu : Jjâsar-'Êndn, Septante : 'Ap<re
vïe:'|ji), point qui devait marquer la limite nord-est de la Terre Promise, entre Zéphrona et Sépharna. Num., xxxiv, 9-10. Il n'est nommé qu'à cette occasion dans le Pentateuque. Ézéchiel, XL vu, 17: xlviii, 1, est le seul écrivain sacré qui en fasse mention en dehors de Moise , et c'est aussi pour marquer les frontières de la Terre Promise restaurée. — Le premier élément du nom hébreu d'Enan, JJâsar, désigne ici un village ou campement dLnomades entouré d'une clôture ou défense. Voir Aser- GADDA, t. I, col. 1090. Saint Jérôme a rendu ce mot par villa, dans Num., xxxiv, 9 et 10, et par atrium, « vestibule, cour, » dans Ezech., xlvii, 17; xlviii, 1. Nos éditions de la Yulgate portent Enan, Num., xxxiv, 9, 10 et Ezech., xlviii, 1; elles ont Enon, Ezech., xlvii, 17, conformément au texte massorétique qui porte ici Ênôn. — Ézéchiel, dans les deux passages où il nomme Hàiar 'Êndn, le détermine en disant que c'est gcbùl Dammésêq, « la frontière de Damas; » mais ce renseignement est insuffisant pour en fixer la position avec certitude. Le second élément du nom, 'êndn, indique qu'il y avait là des sources remarquables. A cause de cette circonstance, Knobel, Die Bûcher Numeri, Deuteronomium, 1861, p. 193, et à sa suite Kneucker, dans le Bibel- Lexicon de Schenkel, t. n, p. 610, pensent que Jfàiar 'Êndn pourrait être la station désignée par la Table de Peutinger, x, e, sur la route d'Apamée à Palmyre, sous le nom de Centum l'ulea, « Cent Puits » (Qoûna de Ptoléraée, v, 15, 21), à vingt-sept milles ou environ onze heures de marche au nord -ouest de Palmyre. Cette opinion est généralement abandonnée. — J. L. Porter identifie Énan avec Kuryetein, gros village à près de cent kilomètres à l'est -nord -est de Damas, i< Ses sonnes abondantes, les seules qui existent dans cette vaste région, amènent, dit-il, à supposer que là pouvait être Jfâiar Ênân,\e Village des Fontaines, » Handbook for travellers in Syria and Palestine, 1868, p. 511. Voir aussi Id., Five yeart in Daniascus , 2 in- 12, Londres. 1855, t. i, p. 253; t. u, p. 358. L'inconvénient de cette opinion est de placer Énan trop loin de Damas. — D'après Keil. LevUicus, Numeri, 187U, p. 389; Ezéchiel, 1868,
p, isi, il t'jut chercher llnsar 'Endn au nord de L'aalbek, à Lebonéli, où les sources abondent, dans la Ccelésyrie (El-Sekâa), à la ligne de faite qui sépare le bassin de l'Oronte ( Xahr-el-Asi ) . au nord , du bassin du Léontès (Kahr-el-Leitani) , au sud. — Le P. Van Kasteren rejette cette opinion (voir col. 536) et place Enan à El-J.ladf, au nord-est de Banias, sur la route qui conduit de cette dernière ville à Damas, Von ChaWAAN ,
col. 535, et Revue biblique, 1895, p. 32. — M. F. Buhl. Géographie des allen Palàslina , 1896, p. 67, 110, 240. propose d'identifier Haèar 'Ênân avec la Banias actuelle, la Césarée de Philippe des Evangiles. Là se trouve une des principales sources du Jourdain, qui pouvait mériter le nom de 'Êndn, mais la frontière septentrionale de la Palestine devait remonter plus haut que Banias.
F. YlGOUROUX.
ENCAUSTIQUE (PEINTURE A L'), II Mach ., n. 30. Voir Peinture.
ENCÉNIES, mot grec, 'Eyy.a:/ia, par lequel la fête de la Dédicace du Temple de Jérusalem est désignée en saint Jean, x, 22 (Vulgate : Encicnia). Voir Dédicace, col. 1339.
ENCENS (hébreu : lebSndh : Septante : Xiëavoç, )a6avwto;; Vulgate : thus), sorte de résine aromatique.
I. Description. — L'encens est une gomme-résine obtenue du tronc de divers arbres de la région subtropicale par incision ou même s'en écoulant spontanément. 11 prend la forme de larmes jaunâtres, faiblement translucides, fragiles, d'une saveur amère el répandant, quand