‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 244 sur 486 · ENSEVELISSEMENT · texte numérisé non relu

ENSEVELISSEMENT

et des prophètes, il est fait mention des docteurs, v.rjin/.x- Xot, Aet., xiii, 1 ; I Cor., XII, 28 et 29, dont le ministère consistait à donner exactement, avec la science convenable, l'enseignement ordinaire aux fidèles. Selon quelques critiques, les docteurs formaient une classe à part dans la hiérarchie de l'apostolat, qui aurait persévéré distincte jusqu'à la mort du dernier apôtre. Apollo aurait été un de ces docteurs. Voir t. i, col. 774-770. Cf. Dnchesne, Les origines chrétiennes, p. 60. Comme saint Paul, Eph., iv, 11, donne une autre énumération des ministères ecclésiastiques, et qu'aux Apôtres et aux prophètes il joint des évangélistes, E\iay(û.ur:au, des pasteurs et des docteurs, uoiuive; xoti oiôatrxaioi , la plupart des commentateurs reconnaissent sous ces diverses désignations les évoques, les prêtres et les diacres, chargés soit de porter partout la bonne nouvelle de l'Évangile, soit de gouverner le troupeau et de l'instruire. Drach, Les Épïlres • le saint Paul, Paris, 1871, p. 407-408. Quoi qu'il en soit, il est certain que dans l'Kglise primitive il y avait à côté des Apôtres des hommes chargés de l'enseignement public. Rom., xn, 7; [ Cor., xiv, 20; Gai., VI, 6.

4° Enseignement des évoques. — Les Apôtres se préparèrent des successeurs, à qui ils confièrent le soin d'annoncer l'Évangile et de répandre la bonne doctrine. Saint Paul recommande à ses disciples Timothée et Tite de se livrer à l'enseignement et de donner l'exemple dans ce ministère. I Tim., IV, 13 et 16; TH., n, 7. Timothée doit garder fidèlement le dépôt de la foi, qui lui a été confié, et répandre la saine doctrine, qu'il a reçue de la bouche de saint Paul. I Tim., vi, 2, 3, 20; II Tim., i, 13 et 14; m, 10 et 14. Il doit transmettre l'enseignement qu'il a entendu à des hommes capables de le communiquer à d'autres. II Tim., n, 2. C'est la fonction des évoques de parler et d'annoncer la vérité. I Tim., iv, 17; TH., i, 9. Voir K. A. Schmid, Geschichte dey Erziehung , Stuttgart, 1884, t. i, p. 294-333. E. Mangenot.

ENSÉMÈS (hébreu : 'Ên-SéméS, « fontaine du soleil; » Septante : rt xr^ toû qXiou, Jos., xv, 7; mi)YT| BïtSo-ijiuç, Jos., XVIII, 17; Vnlgate : Fons solis, Jos., xv, 7; Ensemes, id est, Fons solis, Jos., xvm, 17), fontaine qui formait un des points de la frontière nord de Juda, Jos., xv, 7, et de la frontière sud de Benjamin. Jos., XVIII, 17. Elle se trouvait entre « la montée d'Adommim » ( Tal'at ed-Demm) à l'est et « la fontaine deRogel » (Bir 'Èyoub) à l'ouest, au nord de celle-ci. Voir Benjamin, tribu et carte, t. i, col. 1589. Sa position est donc bien indiquée à l'est de Jérusalem et de la montagne des Oliviers. Or, dans cette direction, sur la route actuelle de la Mlle sainte à Jéricho, à environ 1600 mètres au-dessous de Béthanie, on rencontre une fontaine qui semble bien, par son emplacement, répondre à celle que mentionne h' texte sacré. Elle s'appelle 'Ain el-Ifaoud, « la source de l'auge ; d les chrétiens la désignent sous le nom de fontaine des Apôtres, parce que ceux-ci, devant nécessairement passer par là pour aller de Jérusalem à Jéricho ou revenir vers la cité sainte, ont dû s'y désaltérer. L'eau s'écoule sous une arcade ogivale (lig. 575) par un conduit pratiqué à travers une construction d'apparence arabe et à moitié ruinée, et elle tombe dans un petit bassin oblong, en forme d'auge; de la le nom que les indigènes donnent aujourd'hui à la source. A côlé est un birket ou réservoir carré, mesurant six pas sur chaque face, el qu'elle remplit seulement à l'époque des grandes pluies. Cf. V. Guérin, Samarie, t. i. p. 159. L'eau est assez Fraîche et bonne, mais il no faut en boire à l'auge qu'avec beaucoup de précautions, car elle esl pleine do sangsues fines Comme dos cheveux, presque incolores, et que l'on est exposé à avaler avec la plus grande t." ilité. Ces annélides (Hœmopis Sanguisuga) se fixent alors dans l'arrière-gorge, où elles amènent en se gonflant, et par la perte du sang qu'elles occasionnent, les accidents les plus graves. Cf. Lortet, La Syrie d'aujourd'hui, dans

le Tour du monde, t. XLIII. p. 192. — Celle identification est généralement acceptée par les voyageurs et les exégètes. Cf. Van de Velde, Memoir Va accompanxj the Map of the Uohj [.and. Gotha, 1858, p. 310; V. Guérin, Samarie, t. i, p. 160; W. M. Thomson, The Lanà and the Book , Londres, 1881, p. 405-408; Survey of Western Palestine, Memoirs, Londres. 1881-1883, t. m. p. 42; Keil, Josua, Leipzig, 1874, p. 120, etc. — Cependant le P. van Kasteren placerait plutôt Ensëmès sur l'ancienne route de Jéricho, au nord de la nouvelle, dans

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