‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 265 sur 486 · ÉPHREM (SAINT) — ÉPI · texte numérisé non relu

ÉPHREM (SAINT) — ÉPI

Amos, Abdias, Michée, Zacharie et Malachie, et des sermons sur des textes de l'Écriture. Sur ces commentaires, voir R. Ceiliier, Histoire des auteurs sacrés, t. vi, p. 440- 450. On a publié depuis quelques années : S. Ephreem Syri Opéra relicta a J. Overbeek édita, Oxford, 1865; Carmina nisibena a G. Bickell édita, in-8°, Leipzig, 1866; S. EplirœmSyri Hymniet Sermones inediti, a T. J. Lamy in lucem prolati, 3 in-4», Malines, 1882-1889 — Sur S. Éphrem, voir Jacobi Sarug, Sermo de S. Ephreem syriace, éd. J. Bedjan in Actis Martyrum et Sanclorum, Leipzig, 1892, t. m, p. 621-665; Breviarium Syrorum, au 28 janvier et 19 février et au premier samedi de carême, Maussili, 1887-189), t. m, p. 393, 447; t. îv, p. 177 et suiv.; Breviarium chaldaicum , edit. Bedjan, Paris, 1886, t. i, p. 497; Menologia Maronitarum et Melchitarum, dans S. Ephrem, Oper. syriae. lat., t. i, Prsef.; Dionysii patr. Chronicon, dans J. S. Assemani, Bibliotheca orientalis, 1. 1, p. 54; Gr. Barhebrœus, Chronicon Eccl., édit. Abbeloos et Lamy, t. i, p. 70, 107; Liber clialif., dans Land, Anecdota syriaca, t. i, p. 15 et 144; S. Jérôme, De vir. ill., 115, t. xxm, col. 707; S. Grégoire de Nysse, Encom. in S. Ephr., t. lvi, col. 819-850; Sozoméne, //. E., m, 16, t. lxvii, col. 1085-1093; Théodoret, H. E., Il, 20; îv, 26, t. lxxxii, col. 1080, 1190; Hxretic. fab., i, 22, t. lxxxiii, col. 372; et Epist. 145, col. 1384; Pallade, Uist. lausiaca, 101, Patr. gr., t. xxxiv, col. 1 020 ; Apophtegmata Patrum, Patr. lat., t. lxv, col. 108, répété Vit. Patr., Patr. lat., t. lxxiii, col. 321; Ampbiloque, Iconii episc. Narratio (supposit.) de SS. Basilio et Ephrsemo (Ephr. op. gr. lat., t. i, p. xxxiv); l'botius, Bibl. cod. 196, t. cm, col. 657-661; S. Jean Damascène, De his qui in Christo dormiunt 31, t. xcvi, col. 'i8.">; Métaphraste, nu 1er février, Patr. gr., t. exiv, col. 1253- 1268; Théophane, Chronogr., Patr. gr., t. cvm, col. 188; Harmartolus, Citron., iv, 187, Patr. gr., t. ex, col. 658; Acla sanctorum , 1 febr. ; C. a Lengerke , Commentatio critica de Ephrsemo Syro, Sacra: Scripturse iuterpreti, in-4°, Halle, 1828; Id., De Ephnvmi Syri arte hermeneutica liber, 111-4", 1831; C. Ferry, S. Éphrem poète, in -8°, Paris, 1877; C. Eirainer, Der h. Ephràm der Syrer, in-8°, Kornpten, 1889; W. Wright, Syriae Littérature, Londres, 1894, p. 33-41. E. Le Camus.

ÉPHRON , nom d'un Héthéen , de deux villes de Palestine et d'une montagne.

1. ÉPHRON (hébreu: ' Éfrùn ; Septante: 'E?pwv), Héthéen, fils de Séor. Il possédait près d'Hébron, en face de Mambré, un champ avec une caverne double (makpélàh). Abraham le lui acheta avec la caverne pour y enterrer Sara. Gen., xxm, 6-20; xxv, 9; xlix, 29-30.

2. ÉPHRON, ville de la tribu de Benjamin, Il Par., XIII, 19, appelée ailleurs par la Vulgate Ophera, Ephra, Ephraim, Ephrem. Voir EPHREM 1.

3. ÉPHRON ('Eypwv), ville située à l'est du Jourdain. I Mach., v, 46; II Mach., xn, 27. C'était « une grande ville, d'un accès difficile à cause de ses fortifications »; elle occupait un étroit défilé, en sorte qu'« on ne pouvait s'en détourner ni à droite ni à gauche; mais le chemin passait au milieu ». I Mach., V, 46; Josèphe, Ant. jud., XII, vin, 5. Elle se trouvait entre Carnaïm ou Camion, 1 Mach., v, 43, 44; II Mach., XII, 21, 26, et la partie du Jourdain qui est vis-à-vis de Bethsan ou Scythopolis (aujourd'hui Beïsàn). Le texte sacré nous dit, en effet, que les Juifs, dans leur campagne contre Tiiuothée, sous la conduite de Judas Machabée, après .noir pris Carnaïm, revinrent dans la terre de Juda. I Mach., v, 45. « Ils vinrent donc jusqu'à Éphron; » puis, l'ayant attaquée et prise, « ils passèrent ensuite le Jourdain dans la grande plaine qui est vis-à-vis de Bethsan. » 1 Mach., v, 52;

II Mach., xn, 27-29. Voir Carnion, col. 306. Tels sont les seuls renseignements que nous possédions ; aussi sa situation est-elle jusqu'ici restée inconnue. On l'a assimilée à la Géphros de Polybe, Uist., v, p. 113, 114. Cf. Patrizi, De consensu utriusque libri Machabœorum, in-4» Rome, 1856, p. 283. Hitzig pense qu'il faut la chercher dans les ruines de Tabaqàt Fu'heil ou Fâhil, l'ancienne Pella. Cf. Keil, Commentai- ûber die Bûcher der Makkabâer, Leipzig, 1875, p. 107. Ce dernier auteur croit qu'elle était plutôt dans Vouadi el-Arab ou dans les défilés du Schériat el-Mandltùr. Cette opinion nous semble plus probable que celle de R. von Riess, Bibel- Atlas, 1' édit., Fribourg-en-Brisgau, 1887, p. 11, qui l'identifie avec Kefrendje , sur l'ouadj Adjloun; ce qui la met beaucoup trop bas.

Éphron était donc sur la route de Judas Machabée descendant du nord-est vers les gués du Jourdain. A son approche, les habitants, de races un peu mêlées, II Mach., xn, 27, s'enfermèrent dans la ville et en bouchèrent les portes avec des pierres. I Mach., v, 47. De jeunes et robustes soldats se placèrent aux murailles, prêts à les défendre vigoureusement; il y avait à l'intérieur de nombreuses machines de guerre et une grande provision de javelots. II Mach., XII, 27. Judas, se conformant aux dispositions de la Loi, Deut., xx, 10, commença par offrir la paix, en disant : « Nous traverserons votre territoire pour aller dans notre pays, et personne ne vous nuira; nous ne passerons qu'à pied. » I Mach., v, 48. Les gens d'Êphron refusèrent. Judas alors, après avoir invoqué le Tout- Puissant, fit publier dans le camp que chacun eut à attaquer la ville dans le lieu où il était. Les hommes de l'armée s'avancèrent, et, après un assaut qui dura tout le jour et toute la nuit, la place tomba entre leurs mains. Ils frappèrent tous les mâles du tranchant du glaive, détruisirent la cité, et, en emportant les dépouilles, la traversèrent sur les cadavres, dont le nombre s'élevait à vingt-cinq mille. I Mach., v, 49-51; Il Mach., XII, 28.

A. Lec.endre.

4. ÉPHRON (MONT) (hébreu : Har-'Êfrôn; Septante: tô 6po; 'Eçpûv), montagne ou plutôt chaîne de collines qui, avec ses villages, formait un coin de la frontière septentrionale de Juda. Jos., XV, 9. Elle n'est mentionnée qu'en ce seul endroit de l'Ecriture, et se trouvait entre la fontaine de Nephtoa et Baala ou Cariathiarim. Sa situation dépend donc nécessairement des identifications adoptées pour ces dernières localités. Quelques-uns plaçant Nephtoa à .4ï» 'Alan, au sud-ouest de Bethléliem, et Cariathiarim à Khirbet 'Ermà, six kilomètres à l'est d"Aïn-Schems, sur le chemin de fer actuel de Jaffa à Jérusalem, cherchent naturellement le mont en question dans la ligne de hauteurs qui court entre ces deux points. Tel n'est pas, selon nous, le tracé des limites qui séparaient en cet endroit Juda et Benjamin. Voir Benjamin 4, t. i, col. 1589. Nous avons donné, à l'article CARIATHIARIM, col. 273, les arguments qui militent en faveur île Qariet el-'Enab, à treize kilomètres environ à l'ouest de Jérusalem. Comme, d'un autre côté, '.lin Liftâ, plus près de la ville sainte, représente mieux pour nous « les eaux de Nephtoa », nous sommes disposé à reconnaître la montagne il Éphron dans l'ensemble des collines qui portent Qoluniyélt , Qastal , etc. Cf. C. Schick, Boundan/ between Judali and Benjamin, dans le l'alestine Exploration Fund, Quarterly Statemcnt, Londres, 1886, p. 57. Voir la carte de Juda ou celle de Benjamin, t. i, col. 1588. A. LEGENDRE.

ÉPI (hébreu : Sibbôlét ; Septante : crti'/y;, x).ci6o;; hébreu : melilàli ; Septante : axi/y; ; hébreu : 'dbib; Septante : -/<5pa; Vulgate, pour les trois mots : spica), partie terminale de la tige du blé, de l'orge et d'autres graminées, qui porte les graines disposées autour d'un axe. Le Sibbôlet (de la racine sàbal, chose « qui pend », ou, selon d'autres, « ce qui ondule »), est l'épi, qui pend

EPI — EPIMENIDE

sur la tige, ou qui ondule au souffle du vent; c'est l'épi au sommet de la tige. Melîlàh (màlal, « détacher, froisser ») est la poignée d'épis qu'on arrache et qu'on froisse dans la main. 'Abib, c'est l'épi mur, ou, selon d'autres, l'épi encore tendre et laiteux, tel qu'il est avant d'être arrivé à son entière maturité.

1° Sibbôlét. — Dans le songe mystérieux que Joseph expliqua au pharaon, Gen., xli, 5, 6, 7, 22-24, 26, 27, les sept épis maigres et desséchés par le vent brûlant du sud-est dévorèrent les sept épis pleins, sortant d'une même tige, marquant par là que sept années d'abondance seraient suivies de sept années de stérilité. Ruth va glaner les épis dans les champs de Booz, et ce dernier, pour la favoriser, ordonne à ses serviteurs de laisser après eux beaucoup d'épis. Ruth, II, 2, 3, 7, 15, 17. Ces épis qui restent à glaner s'appellent léqet qesir, « la glanure de la moisson. » Lev., xix, 9; xxm, 22. Vulgate : rémanentes spicas. La façon dont on moissonnait, en coupant seulement la tête des blés ou de l'orge, sert de comparaison dans Job, xxiv, 24: l'impie est moissonné comme la tête de l'épi. Quand on fait la moisson, on ne laisse que peu d'épis çà et là, ainsi dit -on dans la prophétie contre Damas et Israël, Is., xvii, 5: « Les ennemis faisant la moisson en Éphraïm enlèveront les habitants en ne laissant qu'un petit reste. » Dans Zach., IV, 12 l'extrémité des rameaux d'olivier chargés de fruits est comparé à des épis : « deux épis d'olivier. » Enfin quelques interprètes entendent dans le sens d' « épi » le sibbôlét de Jud., xn, 0, qu'il parait plus naturel de traduire par courant, selon une autre signification du même mot. Dans le combat de Jephté contre les Éphraïmites, ces derniers, vaincus, se précipitaient vers le Jourdain pour repasser dans leur pays. Mais les habitants de Galaad s'étaient emparés des gués, et chaque fois qu'un fuyard d'Éphraîm se présentait pour passer, on lui demandait s'il était d'Éphraîm, Sur sa réponse négative, on l'amenait à prononcer le nom du courant (sibbôlét) du fleuve. Gomme il disait sibbôlét au lieu de sibbôlét, cette prononciation particulière le trahissait, et aussitôt il était massacré. La signification de courant rapide est certaine pour Is., xxvn, 12, et Ps. lxix (Vulgate, lxviii), 3, 16; et il était assez naturel, au bord du Jourdain, de faire aux fuyards une question qui les amenait à prononcer le mot désignant le courant du fleuve. Cependant le sens d'« épi » ne serait pas impossible, quoique moins indiqué par les circonstances. La Vulgate, Jud., xn, 6, à côlé du mot scibboleth. donne l'interprétation d'oépi». Les Septanle, selon le Codex Yaticanus, traduisent directement par itoc/u;, sans reproduire le mot hébreu : ce qui rend le passage obscur. Mais selon le Codex Alexandrinus, au lieu de g-6/j; on lit sùvOripa, « mot de passe. » Ce n'est pas qu'il y ait eu réellement un mot de passe; mais, par le fait, la différence de prononciation pour les Éphraïmites rendait tel le mot sibbôlét.

2° Melildli. — D'après la loi, Deut., xxm, 25 (hébreu, 26), il est permis, en passant par un champ, de prendre quelques épis et de les froisser dans la main pour en manger les grains, mais non de les moissonner avec la faucille. C'est un droit reconnu encore parmi les Arabes. Ed. liobinson, Biblical Hesearches in Palestine, 3e édit., 1867, t. i, p. 493, 499. Nous voyons les Apôtres en user librement ; aussi les pharisiens , qui leur reprochent à ce sujet de violer le sabbat, ne trouvent pas l'acte répréhensible par rapport à la justice. Matth., XII, I ; Marc, il, 23; Luc, VI, I.

3° 'Ablb. — Dans l'oblation des prémices des céréales, Lev., il, 14, il est recommandé de prendre des épis encore verts, tendres, de les griller, puis de les égruger et ainsi de k -.s offrir au Seigneur. « Quand l'orge était en épis, » est-il dit Exod., ix, 31; dans le même sens, saint Marc, IV, 28, parle du blé ou de l'orge qui germe dans la terre, pousse une petite tige herbacée, puis porte un épi, lequel se remplit de grains. Le mois de Nisan, coïnci-

dant avec l'époque des épis mûrs, est appelé « mois d'Abib ». Exod., xni, 4; xxm, 15; xxxiv, 18; Deut., xvi, 1.

4" La Vulgate emploie plusieurs fois le mot spica, là où l'original ne porte aucun des noms précédents . ni aucun mot désignant expressément un épi. Ainsi 'ômér, « gerbe, » est traduit par manipulas spicarum, Lev., XXIII, 10; hitlim, « grains de blé, » est rendu par spicas tritici, dans II Reg., iv, 6. E. Levesque.

ÉPICURIENS ('Emxo'jpeToi, Epicurei), sectateurs de la philosophie d'Épicure. Act., xvn, 18. Épicure ;342- 270 avant J.-C), philosophe grec, né à Samos, mais d'origine athénienne, se fixa définitivement à Athènes à l'âge de trente-cinq ans, et y enseigna, dans un jardin qu'il avait acheté dans cette ville (Horti Epicuri), la doctrine philosophique à laquelle il donna son nom. Son enseignement dura trente-six ans, c'est-à-dire jusqu'à sa mort. Il avait adopté la théorie atomistique de Démocrite, et, à la suite d'Aristippe de Cyrène, il fit du plaisir le but de la vie et le résumé de la morale. Sans nier l'existence des dieux, il les relégua hors du monde et admit qu'ils ne s'occupaient point de l'humanité. Les conséquences de celte doctrine, quelles que fussent les intentions de son auteur, furent l'athéisme et le matérialisme. Dès avant la mort d'Épicure, Zenon avait fondé, à Athènes même, l'école stoïcienne, destinée à combattre l'épicurisme (voir Stoïciens); mais une philosophie qui favorisait les mauvaises passions était devenue rapidement populaire, et au commencement de 1ère chrétienne elle dominait en Grèce. « L'école [épicurienne] se perpétua sans interruption, dit Diogéne Laerce, X, v, 9, el tandis que disparaissaient presque toutes les autres, elle eut toujours des sectateurs. » Toute la philosophie grecque semblait alors se résumer dans les deux écoles opposées des Épicuriens et des Stoïciens. Act., xvn, 18. La doctrine épicurienne se réduisait elle-même pour la plupart de ses adhérents, à la négation de la Providence et de la loi morale. C'est pourquoi saint Paul, dans le discours qu'il adresse aux Athéniens, sachant que ses auditeurs sont les uns Épicuriens et les autres Stoïciens, insiste sur les dogmes chrétiens de la création, de la providence, de la résurrection et du jugement. Act., xvn, 24, 26, 31. Ceux qui étaient imbus des idées matérialistes et fiers de leur fausse science n'accueillirent qu'avec des moqueries l'annonce de ces grandes vérités, qui devaient renouveler la face du monde. Act., xvn, 32. — Les écrits d'Épicure, que Diogéne Laerce porte jusqu'à trois cents, sont perdus. On en a retrouvé des débris dans des papyrus enfouis dans les ruines d'Herculanum. Quelques fragments des livres il et xi d'un Traité sur la nature ont été publiés parJ. C. Orelli , Fragmenta librorum n et xi de i\atura in voluminibus papyraceis ex Herculanoerutis reporta, in-8°, Leipzig, 18,8. J. G. Schneider a édité Epicuri Physica et Meleorologica, duabus epistolis ejusdem compreliensa, in-8», Leipzig, 1813. —Voir Herm. Wygmans, Qusestiones varia; de philosophia Epicuri, in-8", Leyde, 1834; M. Guyau, La morale d'Épicure, 3e édit., in-8», Paris, 1S86. F. Vioouroux.

ÉPIMÉNIDE, poète grec, né à Cnosse. en Crète. Il passait pour avoir un commerce intime avec les dieux. Platon, De leg., i, édit. Tauchnilz, t. v, 1873, p. 25, l'appelle « un homme divin », àvrjp ûeto;, et Cicérnn, De divin., I, IS, l'associe à la Sibylle d'Erythrée, parmi ceux qui futura prsesentiunt. Solon l'appela à Athènes en 596 avant J.-C; il y éleva de nouveaux autels, fit divers règlements utiles et réconcilia les partis divisés. Diogéne Laerce, I, 10, lui attribue de nombreux poèmes. C'est de ce poète, regardé par les Grecs comme une sorte de prophète, que parle saint Paul, lorsqu'il dit dans son Épitre à Tile, i, 12: « Un d'entre eux (des Cretois), leur propre prophète, a dit : Les Cretois sont toujours menteurs, méchantes bêtes, ventres paresseux. » Gallimaque,

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