‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 296 sur 486 · ESTELLA · texte numérisé non relu

ESTELLA

ESTHEMO

lippe II. Parmi ses nombreux écrits, on remarque : In Evangelium Lucœ commentarii, 2 in-f°, Alcala, 1578. Ce commentaire fut condamné par l'Index et les théologiens espagnols. Une édition corrigée en fut publiée à Venise, en 1582, et à Anvers, en 1581. On doit encore à cet auteur une Explicalio Psalmi c.xxxvi, qui parut à la suite d'un autre ouvrage intitulé Rhetorica ecclesiastica, in-8°, Cologne, 1586. — Voir Wadding, Scriptores Ordinis Minorum, p. 102; N. Antonio, Bibliolheca hispana nova, t. i, p. 282. B. Heurtebize.

i. ESTHAMO (hébreu: Éstemôa'; Septante: 'Et- 6cuu.wv; Codex Alexandrinus : 'E<79î[j.c.jv, I Par., IV, 17, et 'EitScxiu.iovti; Codex Alexandrinus: ']tabt\ul>i], I Par., IV, 19) est donné par quelques-uns comme un nom d'homme dans I Par., iv, 17, parce qu'il est dit que Jesba est le père d'Esthamo. Mais cela signifie que des descendants de .lesba furent les habitants d'Esthamo. Voir Esthamo 2. Au f. 19, il semble bien aussi que Esthamo est le même nom de ville et qu'on doive traduire:

« Les fils de la femme d'Odaïa (Uôdiyydh) sont le

père de Ceïla, l'haggarmite, et (sous-entendu abi) le père d'Esthamo, le Maacalhile. » Ceïla est un nom de ville, et l'épitliète haygarmite s'applique au père ou fondateur de la ville; de même pour Esthamo, Maacathite se rapporte au père ou fondateur de la ville. Cependant un bon nombre d'exégètes voient dans ce f. 19 un nom d'homme, qui serait peut-être un des fondateurs de la ville à laquelle il aurait donné son nom. E. LevesQUE.

2. ESTHAMO, ville de la tribu de Juda, ainsi appelée par la Vulgate. I Reg., xxx, 28. Son nom est écrit ailleurs Estbémo. Voir Esthémo.

ESTHAOL (hébreu : 'Éstâ'ôl; Septante : Codex Vaticanus, 'AoxotûX, Jos., xv, 33; 'Aai, Jos., XIX, 41; 'Eotia.il, Jud., xill, 25; XVI, 31; xvm, 2, 8, 11; Codex Alexandrinus , 'EtrôtxoXî, Jos., xv, 33; 'EOaéX, Jud., xiii, 25; Vulgate : Eslaol, Jos., xv, 33; Esthaol, Jos., xix, 41; Jud., xiii, 25; xvi, 31; xvm, 2, 8, II), ville primitivement attribuée à Juda et citée en tète du premier groupe de « la plaine » ou Sép/iëlali , Jos., xv, 33; mais plus tard donnée à Dan. Jos., xix, 41. C'est entre cette place el Saraa, avec laquelle elle est toujours mentionnée, que se trouvait Mahanéh-JJdn ou « le camp de Dan », où Samson ressentit pour la première fois l'impulsion divine. Jud., xiii, 25. C'est entre ces deux localités, dans le sépulcre de son père Manué, que fut également enseveli le héros d'Israël. Jud., XVI, 31. Toutes deux enfin fournirent les cinq explorateurs envoyés par les Danites avant d'aller surprendre Lais, et les six cents hommes qui prirent part à l'expédition. Jud., XVIII, 2, 8, 11. Elles se trouvaient non loin de Cariathiarim (Qariet el-'Emdi), Jud., xvm, 12, à laquelle les unissait une certaine communauté d'origine. I Par., Il, 53.

Eusèbe et saint Jérôme, Onomastica sacra, Goettingue, 1870, p. 119, 255, placent Esthaol à dix milles (environ quinze kilomètres) d'Éleulhéropolis (Beit Djibrîn) en allant au nord vers Nicopolis (Amoàs). On l'identifie généralement et justement avec le village actuel d'A'scliu'a ou Aschu'a, situé dans cette direction. Cf. Suruey of Western Palestine, Memoirs, Londres, 1881-1883, t. m, p. 25; G. Armstrong, W. Wilson et Conder, Names and places in thc Old and New Testament, Londres, 1889, p. 02, etc. Voir la carte de Dan, col. 1232. Les raisons sont les suivantes : 1° Esthaol est toujours mentionnée avec Saraa (hébreu : Sur'àh). Dans rémunération de Josué, xix, 41, elle se trouve entre celte ville et Hirsémès (hébreu : 'Ir Semés", « ville du soleil »), ou Bethsamès (hébreu : Bët Séméê, « maison du soleil »). Or Saraa subsiste encore actuellement sous le même nom , Sîtr'ah ou Çara'd, et Bethsamès a son correspondant exact dans 'Ain Schems, « la source du soleil, » au

sud de la première. Il est donc tout naturel de reconnaître Esthaol dans Eschu'a, situé à quatre kilomètres au plus au nord -est de Sara'à. — 2° Si le nom acluel ne reproduit qu'imparfaitement l'ancien, on peut s'appuyer sur une vieille tradition recueillie par M. V. Guérin, à Beit Athab, de la bouche de plusieurs vieillards, et d'après laquelle Aschu'a se serait primitivement appelé Asclni'al ou Aschlliu'al. — 3° « La Bible, ajoute le même auteur, Judée, t. n, p. 13, nous apprend que Samson fut enterré par ses frères entre Saraa et Esthaol, dans le tombeau de son père Manué. Jud., XVI, 31. Or, chose singulière, entre Aschou'a et Sara'a, les musulmans vénèrent depuis des siècles un oualy qui porte, il est vrai, vulgairement le nom d'o»a/y Scheikh Glierib; mais qui m'a été désigné pareillement sous celui de Qabr Schamschun (tombeau de Sarnson). » Voir aussi dans le même ouvrage, t. n, p. 382; t. m, p. 321-326. Ces raisons suffisent pour fixer l'emplacement d'Esthaol. — Eschou'a est situé sur une faible éminence et renferme à peine trois cents habitants. On n'y remarque aucun débris antique, à l'exception d'une arcade ruinée, qui remonte peut-être à l'époque romaine et qui se voit prés d'un puits probablement plus ancien. — Cf. C. Schick, Artuf und seine Umgcbung , dans la Zeitschrift des Deutsclien Palâstina-Vereins, Leipzig, t. x, 1887, p. 134 et suiv. A. Legendhe.

ESTHAOLBTE (hébreu : hâ-'Éstd'uli ; Septante : \i\o\ 'E(j8xi(i ; Coder Alexandrinus : a\ 'ErrraoAaîoi ; Vulgate: Esthaolitse), habitants d'Esthaol, qui étaient primitivement de la même famille que les habitants de Cariathiarim et de Saraa. I Par., Il, 53.

ESTHÉMO (hébreu : 'Éstemôa', Jos., xxi,14; I Reg., xxx, 28; I Par., iv, 17, 19; VI, 58; une fois sans 'aïn final, 'Estemôh, Jos., xv, 50; Septante: Codex Vaticanus, 'Edxai[j.!xv, Jos., xv, 50; t| Teuxé, Jos., xxi, 14; 'EffO.xf, I Reg., xxx, 28; 'Eaûaïuû/, I Par., iv, 17, 19; r, 'Eo-Oanoj, I Par., vi, 58; Codex Alexandrinus, 'EsOejaw, Jos., xv, 50; xxi, 14; 'Eatii^à, I Reg., xxx, 28; 'EaOeu.ûv, I Par., iv, 17; 'k<7ÛEu.wr], I Par., iv, 19; Vulgate : Istemo, Jos., xv, 50; Esthemo , Jos., xxi, 14; I Par., vi, 58; Esthamo, I Reg., xxx, 28; I Par., iv, 17, 19), ville de la tribu de Juda, appartenant au premier groupe de « la montagne », Jos., xv, 50, donnée avec ses faubourgs aux enfants d'Aaron. Jos., xxi, 14; I Par., VI, 58. C'est une des places auxquelles David envoya de Siceleg une part du butin qu'il avait fait sur les Amalécites. I Reg., xxx, 28. D'après I Par., iv, 17, on peut croire qu'elle eut pour fondateur ou pour chef de sa première population Jesba, appelé « père d'Esthamo ». A l'époque d'Eusèbe et de saint Jérôme, Onomastica sacra, Goettingue, 1870, p. 119, 251, c'était encore « un très grand village », habité par des Juifs, dans le Daroma, et faisant partie du district d'Éleuthéropolis. Sa situation est nettement indiquée par les villes du même groupe : .lélher [Khirbet 'Allir), Socolb (Khirbet Schuéikéh), Dabir (Dhûheriyéh), Anab ('Auab), etc. On l'a justement identifiée avec Es-Semu'a, à l'est de Schuéikéh et au sud d'Hébron. Cf. Robinson , Biblical Besearches in Palestine, Londres, 1856, t. i, p. 494; R. J. Schwarz, Das heilige Land , Francfort-sur-le-Main, 1852, p. 76; Survey of Western Palestine, Memoirs, Londres, 1881- 1883, t. m, p. 403. Le nom acluel, £.j^~J\, Es-Semu'a,

avec l'article, a bien la même racine que l'hébreu y-^r-'N,

'Éstemôa', dont la forme correspondante en arabe est

tlXXw\, 'Istemâ'. Cf. G. Kampiîmeyer, Allé Kamen

im heutigen Palàstina und Syrien, dans la Zeitschrift des deulschen Palâstina-Vereins, Leipzig, t. XVI, 1893. p. 19.

Le village d' Es-Semu'a occupe le sommet et les pentes

ESTHEMO — ESTHEIl

d'une colline oblongue, qui, élevée sur un haut plateau, domine au loin la contrée. Sur le point culminant on remarque les restes d'une forteresse, dont une partie existe encore. Construite avec des pierres très régulières, elle date probablement de l'antiquité; mais elle parait avoir été réparée à différentes époques. Parmi les débris d'anciennes maisons, on distingue les arasements et même les assises inférieures de plusieurs édifices publics, qui ont été construits avec des blocs gigantesques complètement aplanis ou relevés en bossage. L'un d'eux principalement a été, d'un coté, creusé dans le roc, et, de l'autre, bâti avec des blocs immenses, très régulièrement taillés et comparables par leurs dimensions à ceux du Haram esch-Schérif de Jérusalem. Plusieurs portes ont des pieds -droits surmontés de linteaux élégamment sculptés, avec de gracieuses arabesques, ou des grappes de raisin, ou des vases à Heurs séparés par des espèces de rosaces, ou d'autres moulures d'un bon travail. Une trentaine d'arceaux encore debout et de forme cintrée supportaient jadis des voûtes, maintenant écroulées; d'autres, avec la forme ogivale, accusent une époque moins ancienne. Chaque édifice public, chaque maison même renfermait un magasin souterrain creusé dans le roc. La ville était alimentée d'eau par des citernes et par des puits pratiqués de même dans le roc, et dont l'orifice était fermé avec une énorme pierre ronde, perforée à son centre. Le village actuel, qui possède des ruines si considérables, ne compte plus maintenant que deux cents habitants qui y séjournent constamment. Le reste de la population, qui peut être évalué à huit cents individus, vit sous la tente a la manière des Bédouins, ou dans des cavernes plus ou moins éloignées, afin de jouir d'une plus grande indépendance et d'échapper plus facilement à l'impôt et au recrutement militaire. Cf. V. Guérin, Judée, t. III, p. 173, 171. A cinq minutes au sud -ouest, sur une montagne rocheuse jadis exploitée comme carrière, on voit les restes d'un petit monument aux trois quarts détruit et appelé par les Arabes El-Beniyéh, « la Construction. » De forme carrée, il mesurait cinq pas de chaque côté. La façade occidentale et une partie de la façade méridionale sont seules debout. 11 s'élevait sur un soubassement formé de plusieurs gradins et était llanqué sur chaque face de trois pilastres couronnés de chapiteaux fort simples. La chambre intérieure était voûtée. C'est peut-être un ancien mausolée de l'époque romaine. Cf. Surcey of Western Palestine, Memoirs, t. m, p. 412, plan, p. 413; Robinson, Biblieal Researclies in Palestine , t. n, p. 204-205. A. Legendre.

1. ESTHER (hébreu: 'Ester, du perse stdra,« astre, étoile; c Septante : 'ErrOr.p), reine de Perse, femme d'Assuérus. — 1° Elle était d'origine juive, de la Iribu de Benjamin. Son nom hébreu était Édissa (Hâdassàli),» myrte.» Sa famille (voir Cis 5, col. 781) avait été déportée de Jérusalem en Babylonie du temps deJéchonias (599 avant J.-C). Elle naquit dans la terre de la captivité. De bonne heure orpheline de père et de mère, elle fut élevée dans la ville de Suse, par Mardochée, son cousin (son oncle, selon la Vulgate). E>th., n, 5-7. Voir Mardochée et Suse. La jeune Juive était d'une beauté remarquable. Assuérus, c'est-à-dire Xerxès Ier, fils de Darius 1er (voir Assuérus 1, t. i, col. llil), ayant répudié la reine Vasthi (voir Vasthi), qui avait refusé de lui obéir, Esth., i, 9-19, Eslher devint reine ou épouse favorite (479 avant J.-C.) en sa place, mais sans que le roi connût son origine et sa parenté. Esth., II, 8-18. — Quelque temps après, Aman l'Agagite (voir t. i, col. 433 et 2b0), devenu favori du roi et son premier ministre, conçut une haine violente contre Mardochée, qui refusait de lui rendre les honneurs auxquels il prétendait, et contre la nation juive tout entière. 11 résolut de satisfaire sa rancune en exterminant tous les Juifs et confisquant leurs biens, et il obtint d' Assuérus plein pouvoir à cet effet. Suivant une

coutume perse, le jour du massacre fut déterminé par le sort (pur; Vulgate ; phur) et fixé au treizième jour du mois d'Adar ou douzième mois. Esth., m, 7, 12-13. —

C06. — Une reine perse.

D'après de Clercq et Menant, Collection de Ciercq, Catalogue

raisonné, t. I, in - f°, 1S88, pi. xxxiv, fig. 385.

Mardochée, consterné du malheur qui menaçait son peuple, fit demander à Esther d'intercéder pour le salut de ses frères. Se présenter devant le roi de Perse sans

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