‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 301 sur 486 · ESTHER (LIVRE D') — ESTIENNE · texte numérisé non relu

ESTHER (LIVRE D') — ESTIENNE

de ce Targui ii, d'après P. Cassell, est reproduite dans J. Winter et A. Wûnsche , Die jûdische Litteratur, 3 in-8°, Trêves, t. î, 1894, p. 73-79. — On possède plusieurs commentaires rabbiniques : L. H. d'Aquin, Raschii scholia in librum Esther, in -4°, Paris, 1022. Les comraenlaires rabbiniques de Menahem ben Clielbo, de Tobie ben Éliézer, de Josepli Kara, de Samuel lieu Meir et d'un anonyme, ont été publiés par A. Jellinek, Commenlarien zu Esther, Ruth und den Klageliedern, zum ersten Maie herausgegeben , in-8°, Leipzig, 1855. — Le livre d'EsIber, à cause de son contenu, a plus intéressé les anciens Juifs que les premiers chrétiens; aussi n'en trouve- 1- on point de commentaires dans les œuvres des anciens Pères. Ce n'est qu'assez tard qu'on a commencé à l'expliquer séparément. — Parmi les commentateurs chrétiens, en dehors des commentaires généraux de l'Écriture, on peut nommer : Rhaban Maur, Exposilio in librum Esther, t. cix, col. 635-670; G. Sanctius, In libros Ruth,... Esther commentant, in-f», Lyon, 1628; D. de Celada, I W Estherem , in-f°, Lyon, 1648, 1658; Venise, 1650; 0. Bonartius, In Estherem commenlarius litteralis et moralis, in-f», Cologne, 1647; Léandre Montanus, Commentaria lilteralia et moralia in Esther, in-f', Madrid, 1047; * E. Ph. L. Calmberg, Liber Est herse illustrattts , in -4°, Hambourg, 1837; *0. Fr. Fritzsche, Zusàlze zum Buch Esther, dans Handbuch zu den Apokryphen, t. i, 1851, p. 69-108; J. A. Nickes, De Est lieras libro, Rome, 1856-1858;

* Bertheau, Ezra , Nehemia und Esther, in-8», Leipzig, 186'2; 2e édit., par Ryssel, 1S87; J. Langen, Die deuterokanonischen Slûcke des Bûches Ezther, in-8", Fribourgen-Brisgau, 1862; B. Neteler, Die Bûcher Esdras, \ehemias und Esther, in-8», Munster, 1877, p. 137-191, 200-207: • P. Cassell, Das Buch Esther, mit dem Targum Sclicni, Berlin, 1878; (rad. anglaise, Edimbourg, 1888; ' C. F. Keil, Chronik,... Esther, in-8», Leipzig, 1870, p. 603-659; " A. H. Sayce, Introduction to the Books of Ezra, Nehemiah and Esther, in-12, Londres, 1885; Gillet, Tobie, Judith et Esther, in-8°, Paris, 1879;

* S. Oettli, Das Buch Esther, dans Strack et Zoekler, Kurzgefasster Komnientar zu den heiligen Schriften . Ailes Testament, t. vin, Nordlingue, 1889, p. 227-254;

* Fr. W. Schultz, Die Bûcher Esra, Nehemia und Esther (t. îx du Theologisch-homilitisches Bibelwerk de J. P. Lange), in-8», Bielefeld, 1S76; * Al. Raleigh, The Book of Esther, in-8°, Londres, 1880; * G. Rawhnson, Esther, dans le Speaker's Bible, t. m, 1S73, p. 46y-499 ;

* J. M. Fuller, The Best of Esther, dans la même collection, Apocrypha, t. i, 1888, p. 361-402; * G. Rawhnson, Ezra, Nehemiah and Esther (dans le Pulpit- Commentary), in-8», Londres, 1880; * J. \V. Haley, The Book of Esther, a new translation uiith critical notes, in-8», Andover, 1885. — Voir aussi J. Oppert, Commentaire historique et philosophique du livre d' Esther d'après la lecture des inscriptions perses, in-S», Paris, 1864; M. Dieulafoy, Le livre d'Esther et le palais d'Assuérus, in-8", Paris, 1888; Id., L'Acropole de Suse, in-4°, Paris, 1892, p. 360-389; Scholz, Die Namen un Bûche Esther, dans la Theologische Quartalschrift de Tubingue, 1890, p. 209-264. — La librairie Hachette a publié à Paris, grand in-f», 18S2, L'histoire d'Esther traduite de la Sainte Bible, par Lernaistre de Sacy (sans notes), avec des illustrations par Bida. Les illustrations sont remarquables au point de vue artistique; mais, au point de vue archéologique, elles sont inexactes, parce qu'elles reproduisent les données des monuments assyro-chaldéens, au lieu de celles des monuments perses. F. Vigouholx.

ESTHON (hébreu : 'Estôn; Septante : 'A<nra6c4v), fds de Mahir, descendant de Caleb, dans la tribu de Juda. I Par., îv, 11, 12. Parmi ceux qui sont appelés ses fils on rencontre , mêlés avec des noms de personnes , des

noms de lieu, comme Bethrapha, t. I, col. 1712; on veut marquer par là que des descendants d'Eslhon fondèrent ou habitèrent ces localités.

ESTIENNE Robert, imprimeur célèbre, né à Paris en 1503, mort à Genève le 7 septembre 1559, se distingua dans la connaissance des lettres latines, grecques et hébraïques. 11 travailla d'abord so\is la direction de son père, Henri Estienne; puis, après la mort de celui-ci, avec Simon de Colines, que sa mère avait épousé en secondes noces. Il n'avait que dix-neuf ans lorsque celui-ci lui confia le soin d'une édition latine du Nouveau Testament, qui parut à Paris, en 1523, in- 16. Quelques améliorations, qu'il avait prétendu apporter au texte, lui valurent toutes les sévérités des docteurs de Sorbonne. Il n'en continua pas moins à étudier avec ardeur les Saintes Ecritures. En 1526, il fonda une imprimerie sous son nom, rue Saint-Jean-de-Beauvais, et deux ans plus tard épousa Pétronille ou Perrette, fille de Joseph Bade, professeur et imprimeur renommé. Il publia alors : Biblia sacra, latine, vulyatx editionis, ex veleribus exemplaribus emendala; accédant ad calcem interpretationes hebraicorum, grœcorum et latinorum nominum , in-f", Paris, 1528. Il s'efforça de publier un texte correct; mais les notes sommaires des chapitres lui valurent de nouveau les reproches de la Sorbonne, contre laquelle d'ailleurs il était protégé par la bienveillance déclarée de François Ier. En 1532, nouvelle édition de la Bible : Biblia sacra, latine, vulgatœ editionis, ex veteribus exemplaribus emendala : accédant brèves in eadem annotationes, ex doctissimis interpretationibus et hebrœorum commentants ; interprétai io propriorum nominum hebraicorum , index rerum et senlentiarum Veteris et Novi Testamenti, in-f», Paris, 1532. Cette édition fut reproduite dans une Bible publiée en 1534, in-8». Quatre ans plus tard paraissait en' deux volumes in-f» : Biblia sacra, latine, vulgatœ editionis ad fidem vetustissimorum codienm mss. et editionum antiquarum emendata : ad/ectis ad margiuem quampluriniis varianlibus leclionibus ex illis collectis. Le texte est en outre accompagné de courtes notes exégétiques, de même que dans les éditions du Nouveau Testament latin, in-8», de 1541 : Novum Testamentum, latine, cum brevibus variarum translationum annotationibus, adjecta veterum latinorum exemplariutn manuscriptorum diversa lectione : cum prirfalionc Roberti Slephani. D'autres éditions, in-16, paraissaient en 1543 et 1545. De 1539 à 1544, il publiait une Bible hébraïque en quatre volumes in-4», et pour ce travail il employait les magnifiques caractères que Guillaume Le Bé avait gravés sur l'ordre de François Ier. Ce prince, pour récompenser 1: 1 Estienne de tous ces travaux, le nommait son imprimeur pour les langues hébraïque et latine, et quelques années plus tard lui accordait le même titre pour le grec. En 1546, nouvelle Bible hébraïque, S in -8°. En même temps, il continuait ses publications de Bibles latines. En 1545, paraissait en caractères 1res pelils et très nets : Biblia sacra, latine, duplici distincta columna, quaruin alteram occupât versio latina vulgata, alteram vero nova translalio Tujurina, adjeclis annotationibus Francisci Valabli , excerplts studio Roberti Stephani, cum varia leclionibus ad marginem , 2 in-8». L'année suivante, il éditait le Novum Testamentum grxcum, in-16, Paris, 1546, édition qu'on désigne sous le nom de O mirificam, des premiers mots de la préface. Une seconde édition, reconnue comme supérieure, était imprimée en 1549. Pour l'une et l'autre, on s'élait servi des magnifiques caractères grecs de Garainond. Robert Estienne avait pris pour base de son travail la dernière édition d'Érasme ( 1535), corrigée par le texte de la Polyglotte de Complute, et en quelques passages d'après des manuscrits. La 3e édition, editio regia, in-f», 1550, reproduit en marge les variantes de quinze manuscrits de

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