ETOILE — ETOILE DES MAGES
ront du ciel », à celle de S. Marc, xm, 25 : « Les étoiles du ciel seront tombantes, » et entendre le verbe nfarcEiv, cadere, d'un déclin, d'un obscurcissement plus ou moins complet. Cf. Andr. Flaehs. De casu steUarum in fine mundi, dans le Thésaurus novus, de Hase et Iken, Leyde, 173-2. t. n. p. 282-287. — 9° L'étoile du malin, Eccli., L, 6, est la planète Vénus. Voir Lucifer. Sur les étoiles que mentionne Job, xxxvm, 31, voir Pléiades.
II. Au sens figuré. — 1° Dieu seul est élevé au-dessus des étoiles, c'est-à-dire souverainement grand. Job, xxn, 12. La créature qui place sa demeure dans les étoiles est animée d'un fol orgueil et mérite une chute humiliante. Abd., 4; Dan., vin , 10. — 2» Les étoiles brillantes sont le symbole des justes. Eccli., l, 6; Dan., xn. 3. — 3° Les étoiles qui ne sont pas sans tache aux yeux de Dieu désignent les anges. Job, xxv, 5; cf. xv, 15. — 4° Les onze étoiles qui adorent Joseph sont ses onze frères, qui doivent s'incliner devant lui en Egypte. Gen., xxxvn, 9. Les sept étoiles de l'Apocalypse, i, lb\ 20; ri, i, 28; m, 1, sont les sept Églises auxquelles s'adresse l'Apôtre. Les douze étoiles qui entourent la tète de la femme sont les douze Apôtres et leurs successeurs, peut-être aussi la multitude des fidèles formant les douze tribus du peuple nouveau. Apoc, XII, 1. — 5° L'étoile de Jacob, Ntini., xxiv. 17. est le Messie, que saint Jean représente comme l'étoile splendide du matin. Apoc. xxn . 16. L' « étoile de Jacob » désignait si certainement le Messie aux yeux des Juifs, qu'à l'époque du soulèvement de ceux-ci sous le règne d'Hadrien, le chef de l'insurrection entraîna ses compatriotes en prenant le nom de Bareochébas, « fils de l'étoile. » Cf. de Champagny, Les Antonins, Paris, 1875, t. n, p. 71; Fr. Miège, De Stella et sceptro bileamico, dans le Thésaurus novus, t. i, p. 423-435. — 6° Les étoiles qui s'obscurcissent sont le symbole de la tristesse qui frappe le vieillard. Eccle., xn, 2. H. Lesètre.