‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 371 sur 486 · FACE — FALACHA (VERSION) DE L'ANCIEN TESTAMENT · texte numérisé non relu

FACE — FALACHA (VERSION) DE L'ANCIEN TESTAMENT

d'où dépendent le bonheur et le salut de l'homme. C'est en ce sens qu'on cherche la face du Seigneur, I Par., XVI, 11; Ps. xxiv i xxin j, 6. Le Seigneur la cache, quand il permet l'épreuve, Job, xm, "24, ou la montre quand il intervient pour sauver et combler de ses bénédictions. Ps. iv, 7; xxxi (xxx), 17; lxxx (lxxix), 4, 8, etc. — 3° Voir la face de Dieu sur la terre, c'est entrer avec Dieu dans un rapport plus étroit, être l'objet d'une faveur surnaturelle. Gen., xxxn, 30; Job, xxxm, 26; Ps. xvn. 13, etc. Cf. Matth., v, 8. — Mais telle est la majesté de Dieu, que l'homme ne pouvait voir sa face, c'est-à-dire entrer en rapport trop intime avec lui, en être favorisé d'une manifestation trop directe, sans en mourir. Exod., xxxm, 20, -'■'■; Is.. vi, 5, etc. — 4° L'homme ne verra distinctement la face de Dieu que dans l'autre vie, I Cor., xm, 12, où les anges la contemplent déjà. Is., lxih; 9; Matth., XVIII, 10. — 5» Pendant que le Fils de Dieu était sur la i rre, sa face humaine a resplendi à la transfiguration, Matth., xvn, 2; elle a été prosternée à terre durant l'agonir, Matth., xxvi, 39, voilée, souffletée, souillée au cours de la passion. Marc, xiv, 65; Matth., xxvi, 07; Luc, xxii, 64. H. Lesètre.

FAGIUS Paul, dont le vrai nom était Bûchlein, hébraïsant calviniste, né en 1504 à Reinzabern, dans le Palatinat, mort à Cambridge le 13 novembre 1549, Ht ses humanités à Heidelberg et étudia la théologie à Strasbourg, où il apprit l'hébreu sous le célèbre Wolfgang Capiton. Maître d'école, puis ministre à Isny, en Souabe, il put, grâce à la générosité d'un riche marchand de cette ville, établir une imprimerie, où il publia plusieurs ouvrages hébreux qui' le firent connaître. Bientôt on lui offrit divers emplois ; il fut ministre à Constance, puis à Strasbourg, où il enseigna en même temps l'hébreu. L'électeur palatin Frédéric II l'appela à Heidelberg pour réorganiser l'université de cette ville; il ne tarda pas à rentrer à Strasbourg, mais au commencement de l'année 1549 il dut quitter définitivement cette ville, pour avoir refusé de souscrire à YInterim. Cramner, qui l'appelait en Angleterre, lui fit donner une chaire à l'université de Cambridge. Voici les principaux ouvrages de ce théologien : Liber T/iesbilis a doctissimo hebrxo Elija Levita germano grammatice elaboratus, per P. Fagium latinitate donatus, in -4", Isny, 1541 (pour l'aider dans les travaux de son imprimerie, Fagius avait fait venir près do lui, à Isny, le rabbin Elie Levita, un des plus célèbres hébraïsantS du xvie siècle) ; Commentarius H. David Kimchi in X primas Psalmos Davidicos cum versione latina, in-f", Isny, 1541; Senlenlix vere élégantes, pix mirxque veterum sapientium Hebrseorum in latinum versx scliuliisque illustrâtes, in-4°, Isny, 1541;

tests sive expositio diclionum hebraicarum litteralis et simplex in quatuor priora capita Geneseos, in -4°, Isny, 1542 (cet ouvrage a été réimprimé dans le t. î des Critici sacri) ; Tobias hebraicus , ut is adhuc Itndie apud Judœos invenitur, omnia ex liebrxo in latinum translata, iii-'r', Isny. 1542; Trauslationum prxcipuarum Veteris Testamenti inter se variantium collatio, in-4°, lsn\, 1543 (voir Critici sacri , t. i); Prima IV capita Geneseos hebraica cum versione germanica, hebraicis tamen characteribus exarata, una cum surcinctis scholiis et ratione legendi hebrxo - germau i. o . Constance, 15V.'!; Paraphrasis Onkeli chaldaica

icra Biblia, ex chaldxo in latinum fidelissime versa: additis in singula fere rujiita •iurriurtis unnu-

\ibus, in-f», Strasbourg. 1546. Les annotations ont été reproduites dans le t. î des Critici sacri.— Voir De

ibitu, combustione et restitution/- Martini Buceri Fagii, in-8°, Strasbourg, 1362; .1. \V. Feuerlin et

eyfried, Testamen historicum de rita et meritis V. Fagii, in-'r, Altorf, 1736; Dupin, Bibliothèque des I ares de l'Église romaine du xvf siècle, 1713. t. i, p. 99. 13. Heurtebize.

FAIM (hébreu: kâfân, Job, xxx. 3; Septante : ).i(ioç;

Vulgate ; famés), besoin de manger, qui devient de plus en plus impérieusement douloureux, à mesure qu'on attend davantage. Voir Famine. — 1» La faim corporelle. — Au désert, les Hébreux se plaignent d'avoir été tirés d'Egypte, où abondaient la viande et le pain, et ils reprochent à Moïse de vouloir les faire mourir de faim. C'est alors que le Seigneur leur envoie les cailles et la manne. Exod., xvi, 3; Deut., vin, 3. — Les mendiants nomades sont «desséchés par la misère et la faim», ko/ au, Job, xxx, 3, mot poétique qui se lit aussi v, 22. — Les Apôtres ont faim un jour de sabbat et se mettent à manger des épis dans le champ qu'ils traversent. Matth., xn, 1-3; Marc, n, 23-26; Luc, vi, 1-3. — Notre-Seigneur a faim après son jeune de quarante jours au désert. Matth., iv, 2; Luc, iv, 2. — Il a encore faim, quand il cherche des fruits sur le figuier stérile. Matth., xxi . 18; Marc, xi, 12. — Saint Pierre a faim quand il a sa vision à Joppé. Act., x, 20. — Cette faim n'existe pas au ciel. Apoc, vu, 11. Cf. Ps. l (xlix), 12. — 2° Ses causes. — La faim a pour causes parfois la persécution, II Reg., xvn, 29; I Cor., iv, 1 1 ; II Cor., xi. 27; I'bil., IV, 12; ainsi Jérémie, xxxvm, 9, est jeté dans une citerne pour y périr de faim; d'autres fois la paresse de l'homme, Prov., xix, 15; le plus souvent la justice de Dieu, qui punit les méchants. Dent., xxxn. 24; Job, v, 5; xvm, 12; Jer., xi. 22; Lam., v, 10. Michée, vi, 14, dit à l'impie ; « Au dedans de toi sera la faim, » yéSab, littéralement le vide du ventre, l'inanité. Pour châtier les Israélites, Dieu leur envoie la faim, Ain., îv, 6, niqqdyôn, littéralement " la pureté des dents », qui se produit quand on n'a rien à manger. — 3° Ses effets. — La faim est une mauvaise conseillère; elle fait murmurer contre Dieu, Is., vm. 21. et porte à voler. Prov., vi, 30. Celui qui a faim rêve qu'il mange, mais se réveille l'estomac vide. Is., xxix, 8. La faim n'empêche pourtant pas de servir Dieu. Rom., vm. 35. — 4° Son soulagement. — 1. Par la providence de Dieu, qui ne laisse pas le juste souffrir de la faim, Prov., x, 3; Ps. xxxm, 10, 11; xxxvi, 25, ou qui l'en délivre. Ps. xxxn. 19; xxxvi, 19; evi, 9; cxi.v, 7; Job, v, 20, 22; Luc, i, 53. — 2. Par la chanté des hommes. C'est mal de refuser le pain à l'affamé. Job, XXII, 7. Le Seigneur tient pour faite a lui-même la charité exercée envers celui qui a faim. Matth., xxv, 35-44. Il faut donc donner à manger à ceux qui ont faim, même à ses ennemis. Tob., I, 20; iv, 17; Prov., xxv, 21; Ecdi., iv. 2; Is., lviii, 7, 10; Jer., xxxi, 25; Ezech., XVIII, 7, 16; Rom., XII, 20. — 5» La faim spirituelle. — Isaie, XI.IX, 10, prédit que dans le nouveau royaume d'Israël, c'est-à-dire dans l'Église , on n'aura ni faim ni soif, parce que toutes les grâces y seront distribuées en abondance. — Amos, vm, 11, annonce que, pour le châtiment de son peuple, Dieu va envoyer « la famine dans le pays, non la disette du pain et la soif de l'eau, mais la faim et la soif d'entendre la parole du Seigneur ». — Le Sauveur proclame « heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés », Matth., v, 6; Luc. VI, 21 ; niais malheureux, au contraire, ceux qui se croient rassasiés, parce qu'ils auront faim. Luc, VI, 25. Les premiers, en effet, désirent humblement ce qu'ils ne croient pas encore assez posséder; les seconds ont l'orgueil de »roire qu'il ne leur manque rien. Cf. Apoc, m, 17. — Notre-Seigneur déclare que celui qui vient à lui n'aura plus faim, Joa., vi, 35, parce qu'il trouvera en lui l'abondance de tous les biens spirituels. L'auteur de l'Ecclésiastique, wiv, 29, avait dit, en parlant de la Sagesse: « Ceux qui me mangent auront encore faim, » parole qui se concilie bien avec la précédente, puisqu'il est dans la nature des biens spirituels, en cette vie, de satisfaire et à la fois d'activer les désirs de lame. II. Lesètre.

FALACHA VERSION) DE L'ANCIEN TESTA- MENT. — Il existe dans les régions montagneuses de

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