Tnstriinîpnt pnur faire Ip feu
ce procédé aux premiers hommes. Il n'est pas rare quedes bois secs s'enflamment spontanément par suile de frottements durs ou de mouvements violents dans lesquels la force se convertit en chaleur. On remarqua pratiquement que le procédé de frottement qui amenait l'effet le plus prompt avec le moins de fatigue, était celui du bâton sec dont l'extrémité aiguisée tourne rapidement dans un trou pratiqué dans un morceau de bois sec et tendre posé à terre. Les deux mains fournirent tout d'abord la pression et la rapide rotation exigées pour le succès de l'opération. On enroula ensuite autour du bâton une corde ou une courroie, que l'on tirait alternativement dans les deux sens opposés, et qui produisait un mouvement plus rapide et moins fatigant. Enfin on assujettit 1rs ilcux extrémités de la corde à une sorte d'arc, et l'on obtint un instrument commode, analogue à noire archet à foret. C'est en cet état qu'on trouve l'appareil à faire le feu chez les anciens Egyptiens (lig. 651). Il se compose d'une tige de bois, forée à son extrémité info-
FEU
Heure pour recevoir le bâtonnet dont le frottement doit produire le feu; à mi -hauteur s'enroule la corde, fixée aux extrémités d'un bâton formant angle ou arc; la partie supérieure de la tige verticale est effilée, de manière à pouvoir être recouverte d'une sorte de manchon de bois, tout à fait semblable à un dé à coudre, de telle façon que la main qui appuiera sur l'appareil n'ait pas à souffrir du mouvement de rotation. Des morceaux de bois présentent encore de nombreux trous carbonisés, indiquant l'usage auquel ils ont servi. Cf. Flinders Pétrie, Jllahun, Kahun and Guvob, 1891, pi. vu. M. Maspero, Histoire ancienne des peuples de l'Orient classique, Paris, 1895, t. i, p. 319, assure avoir rencontré plusieurs de ces appareils à Thèbes, dans les ruines de la ville antique. Le bâton à feu était également en usage chez les Chaldéens. .Maspero, Histoire ancienne, t. i, p. 747. — On obtenait encore du feu au moyen des pierres. Quand Judas Machabée fut rentré en possession du Temple de Jérusalem , il rétablit l'autel et les piètres recommencèrent les sacrifices, nupt£<ravTe; Xiûou; xa't TtCp èx to-JTuv îiaoôvTsc, de ir/nitis lapidibns igné concepto, « en tirant du feu des pierres à feu. » II Mach., x, 3. On sait qu'on fait jaillir des étincelles par la percussion réciproque de deux silex, ou d'un silex avec du fer ou du pyrite de fer. Les parcelles de silex ou de métal détach 'es et échauffées par le choc forment des étincelles qui persistent pendant un temps appréciable. Les hommes de l'âge de la pierre ou du silex taillé se sont aperçus rapidement de la ressource qu'ils avaient ainsi entre les mains. Les couteaux de pierre, fort employés par les Egyptiens, servirent chez les Hébreux pour la circoncision dès les premiers temps. Cf. Circoncision, col. 775. On dut certainement chercher à utiliser les étincelles produites par le choc des silex. Ces étincelles communiquent facilement le feu à certaines matières, à la partie fongueuse et desséchée de deux champignons assez communs, l'agaric du chêne ou polyporus ignarius, appelé aussi amadouvier, et la vesse-de-loup ou lycoperdon, à l'écorce du cèdre éraillée et desséchée, à des feuilles sèches, à des fibres végétales carbonisées au préalable. Isaïe, i, 31, parle précisément de l'étoupe et de l'étincelle qui brûlent ensemble, l'une sans doute allumée par l'autre. Cf. Jud., xv, 14. Voir Étoupe, col. '2039. Des chiffons de coton ou de lin carbonisés pouvaient encore parfaitement servir d'amadou. Peut-être la « mèche qui fume encore » et que Notre-Seigneur ne veut pas éteindre, Matth., xn, 20, a-t-elle servi à recueillir les étincelles sur sa partie carbonisée. Saint Jérôme, Ep. cxxi, ad AUjas., 2, t. xxil, col. 1012, dit de cette mèche que « Notre-Seigneur ne l'a ni éteinte ni réduite en cendre, mais qu'au contraire de la petite étincelle presque mourante il a suscité de grands incendies ». — Le plus souvent, on se contentait de produire du feu au moyen de charbons ardents conservés d'un feu précédent. C'est ainsi du reste que piocèdent encore certaines tribus australiennes qui, dit-on, ne savent pas le faire elles-mêmes et l'empruntent aux tribus voisines comme don ou comme article de commerce. Dans leurs voyages, ces sauvages conservent le feu en enflammant le cône terminal d'un arbre du pays, la banksia lalifolia. Ce cône brûle comme l'amadou. Cf. sur les origines du feu dans l'humanité D. Wilson, Prehistoric man, Londres, 1862, p. 8(3-137; N. Joly, L'homme avant les métaux, Paris, 1888, p. 173-182. Chez les Hébreux, on obtenait le feu plus souvent avec des charbons conservés qu'avec le briquet à bois ou à pierre. Ainsi, quand Abraham va pour immoler son fils Isaac, avant de gravir la montagne du sacrifice, il porte « dans sa main le feu et le couteau ». Gen., xxn, 6. Le feu est naturellement contenu dans un récipient. Il y a dans la langue hébraïque un verbe, hdlâli, qu'on employait spécialement pour dire « emporter du feu ». Is., xxx, 14; Prov., vi, 27; xxv, 22. On l'emportait dans un Ijéréè, « tesson d'argile. » Is., xxx, 14. On se servait aussi
pour enlever les charbons du feu , les emporter et faire brûler des parfums, d'un instrument en métal appelé mahtàh , de hâtâh, irupeîov, 6uu,icrrqpiov, £nap'j<JTV;p, thuribulum , ignium receptaculum , emunctorium , qui servait au sanctuaire. ExoJ., xxvn, 3; xxxvn, 3; Lev , x, 1; xvi, 42; Num., iv, 9, 14. Voir Encensoir, col. 1775. Salomon en fit faire en or pour le service du Temple. III Reg.,vn, 50; IV Reg., xxv, 15. Plusieurs locutions bibliques font allusion à la manière dont on allumait le feu à l'aide de charbons conservés. Quand la femme de Thécué vient réciter son apologue à David , elle demande qu'on ne mette pas à mort le dernier héritier qui lui reste pour perpétuer la famille, et qu'elle appelle le gahélét , le dernier morceau de charbon allumé au moyen duquel elle pourra faire du feu. II Reg , xiv, 17. Voir Charbons ardents, col. 582. La comparaison n'aurait évidemment plus de sens si la femme pouvait allumer son feu aussi aisément à l'aide du briquet. Le simple tison, 'ûd, &%\6;, titio , c'est-à-dire le morceau de bois noirci par le feu et encore fumant, mais non carbonisé, n'est bon à rien. Am., iv, 11 ; Zach., m, 2. Quand le roi de Syrie et celui d'Israël se liguent ensemble pour venir assiéger Jérusalem, Isaïe, vu, 4, les appelle « deux bouts de tisons fumants » qui ne sont pas à craindre, parce qu'ils sont incapables de rallumer le feu. Au contraire, la moindre étincelle, le plus petit morceau de charbon encore enflammé suffisait pour allumer le feu. « Avec une seule étincelle, le feu grandit. » Eccli., xi, 34. Mais il faut souffler sur elle; si on crachait, on l'éteindrait. Eccli., xxviii, 14. Il y a d'abord de la fumée, puis le feu prend. Eccli., xxn, 30. Isaïe, liv, 16, parle aussi de l'ouvrier qui souffle le feu pour le faire prendre et l'activer.— Pour éteindre le feu, on se servait de l'eau. Eccli., m, 33. 11 n'est pas question de vase clos pour l'étouffer.
II. Le feu dans les usages domestiques. — 1° Sa nécessité. — « Ce qui est de première nécessité pour la vie de l'homme, c'est l'eau, le feu, etc. » Eccli., xxxix, 31. Dans un autre passage du même livre, xxix, 28, l'auteur sacré mentionne seulement l'eau, le pain, le vêtement, la maison. A la rigueur, on pourrait se passer de feu dans un pays chaud ; encore en est-il besoin pour cuire le pain. Cf. Cicéron, De amicit , 6. Chez les Romains, interdire à quelqu'un l'eau et le feu, c'était le mettre au ban de la société. Cicéron, Philip., i, 9. — 2» Son interdiction. — La loi porte cette défense : « Vous n'allumerez pas de feu, dans aucune de vos demeures, le jour du sabbat. » Exod., xxxv, 3. Cette loi n'est fgrmulée qu'une seule fois. Comme nous l'avons vu, il fallait nn certain travail pour se procurer du feu. La loi visait donc le travail plutôt que le feu lui-même. Cf. Num., xv, 32. On ne pouvait probablement pas non plus entretenir le feu déjà allumé. Cette défense ne présentait pas grande difficulté dans un pays comme la Palestine, où le principal repas se fait au soleil couché, par conséquent au commencement du jour légal. Le souper du sabbat se préparait durant les dernières heures du vendredi , celui du lendemain soir dès la première heure qui suivait la clôture du sabbat. Josèphe, Bell, jud., II, vin, 9. — 3" Le combustible. — On brûlait la paille et toute espèce d'herbes desséchées, pour allumer le feu, Is., v, 24; Joël, II, 5; Matth , m, 12; xm, 40; Luc, m, 17; les ronces, les épines, les broussailles de toutes sortes, Is., xxxm, 12; Ps. cxvn (cxvm),12; Act., xxvm, 3; le bois coupé et desséché et le bois mort, III Reg., xvn, 12; Prov., xxvi, 20, 21; Eccli., vm, 4; Is., xxx, 33; Matth., m, 10; Luc, m, 9; Joa., xv, 6; « les enfants ramassent du bois et les pères allument le feu, » Jer., vu, 18; le charbon conservé d'un feu précédent et éteint dans l'eau, voir t. n, col. 582; enfin les bouses des animaux que l'on recueillait, que l'on faisait sécher au soleil, et qui formaient, dans bien des endroits, le seul combustible qu'on pût se procurer. Ezech., iv, 12, 15. Voir ExcRt.yt.NTS, col. 2135. « Ce n'est pas seulement
FEU
chez les Arabes qu'on se sert... de la fiente des vaches pour le cuire (le pain); les paysans s'en servent aussi et tous les villageois qui sont dans des lieux où il n'y a guère de bois prennent grand soin d'en faire leur provision. Les petits enfants les ramassent toutes fraîches, et ils les appliquent contre les murailles pour les faire sécher. Ils en détachent la quantité dont ils ont besoin pour cuire du pain ou pour se chauffer. Elles brûlent peu à peu, et conservent longtemps un feu semblable à celui des mottes des tanneurs. On en fait de petites mottes qu'on laisse sécher au soleil. » De la Roque, Voyage dans la Palestine, Amsterdam, 1718, p. 193, 194. 11 n'est pas nécessaire d'ailleurs d'aller jusqu'en Palestine pour constater cet usage. Rien de plus commun en certaines campagnes de France, en Bretagne, par exemple, que de voir des murs recouverts de bouses qui sèchent au soleil et qu'on utilisera ensuite pour alimenter le foyer du ménage. Ce genre de combustible, quand on l'employait pour cuire le pain, ne laissait pas de lui communiquer un goût particulier auquel les étrangers avaient quelque peine à s'accoutumer. Maspero, Histoire ancienne, t. i, p. 320. — 4° Usages du feu. — On se sert du feu pour cuire les aliments, Exod., xn, 9; Lev., n, 14, etc.; pour se chauffer, Jer., xxxvi, 22; Marc, xiv, 54; Luc, xxn , 55; Joa., xviii, 18; pour fondre la cire, Ps. i.xvn (i.xvm), 3; Mich., i, 4; pour cuire les briques, Gen., n, 3; Dan., m, 6, 23, 93; pour fondre et raffiner les métaux, Exod., xxxn, 24; Job, xxm, 10; Ps. XI, 7; Prov., xvn, 3; Eccli., n, 5; xxxi, 31; Jer., vi, 29, etc.; pour faire disparaître la rouille, Jer., xxiv, 12; pour purifier les objets de métal ou de substance réfractaire, Num., xxxi, 23; enfin pour anéantir toutes les choses physiquement ou légalement impures qu'il n'est pas permis de conserver. Exod., xn, 10; xxix, 3i; Lev., iv, 12; xm, 55, 57; xvi. 27; xix, 6; Oeut., vu, 25; xn, 3; Jos., vu, 15, 25; xi, G; IV Reg., xix, 18; I Mach., v, 28, 44, 68; Ilebr., xm, 11. Le feu consume tout et ne dit jamais : Assez. Prov., xxx, 16.
111. Le feu dans les sacrifices. — Le feu des sacrifices était alimenté avec du bois, et ce bois ne devait pas être coupé après le quinzième jour du mois de ab (juillet-août), parce qu'alors le soleil n'avait plus assez de force pour le sécher complètement. Gem. Baba Bathra, 121, 2. Le feu servait pour brûler l'encens et les parfums employés dans le culte divin, Lev., x, 1 ; xvi, 13; Num., xvi, 7, 46, et pour consumer, totalement dans l'holocauste, partiellement dans les autres sacrifices, les victimes animales offertes au Seigneur. Lev., i, 7, 12, 17; m, 5; Num., xxvm, 21, etc. Voir Holocauste, Sacrifice. Le feu de l'autel devait brûler perpétuellement sans jamais s'éteindre. Lev., vi, 13. Cette permanence du feu devait signifier sans doute l'activité incessante qu'il fallait déployer au service du Seigneur toujours présent, de même que dans nos églises la lampe brûle sans cessé devant le saint Sacrement. Isaïe, xxxi, 9, semble faire allusion à ce feu perpétuel quand il dit que a Jéhovah a son feu il. iiis Sion et son foyer dans Jérusalem ». Quand on déplaçait l'autel pendant les marches, on conservai! le feu sacré dans un récipient et on l'entretenait avec soin. A la suite des premiers sacrifices offerts par Aaron et ses fils, qui avaient fait consumer par le feu plusieurs victimes, un feu miraculeux «sortit du Seigneur», c'està-dire du sanctuaire où il résidait au-dessus de l'arche, « et consuma sur l'autel l'holocauste et les graisses. » Lev., ix, 2i. Au second livre des Machabées, n, 10, il est dit que ce feu « descendit du ciel », ce qui revient à peu pus an même et indique moins sa provenance locale que
m origine divine. Cf. Jud., vi, 21. Les docteurs juifs oui prétendu que ce feu miraculeux avait servi depuis lors aux différents sacrifices, et qu'on l'avait conservé jusqu'à l'époque où Dieu le renouvela dans le Temple de Salomon. II Par., vu, 1. Ce nouveau feu se serait luimême perpétué jusqu'à la ruine du Temple par les Chai-
déeris. Aucun texte biblique n'appuie cette assertion. Il est même possible que le feu de l'autel se soit éteint de temps en temps, par accident, par négligence ou par toute autre cause. En tout cas, il était toujours expressément défendu de se servir du feu étranger dans les actes du culte. Deux fils d'Aaron, Nadab et Abiu, périrent pour avoir enfreint cette prescription. Lev., x, 1; xvi, 1 ; Num., m, 4; xxvi, 61. Il est à croire en conséquence que, quand le feu sacré venait à s'éteindre, on ne le rallumait pas avec du feu profane, mais avec du feu obtenu à l'aide du briquet à bois ou à pierre, comme nous faisons pour le feu nouveau du samedi saint. Les docteurs juifs disent que le feu de l'autel était divisé en trois foyers, un pour les \ictimes, un autre pour les parfums, un troisième pour le feu sacré qui devait brûler perpétuellement et alimenter les deux autres. Siphra, fol. 59, 1; Yoma, 45, 1. Mais, suivant d'au'res, il y avait deux foyers, ou même quatre. Yoma, iv, 6. Reland, Antiquit. sacrse, Utrecht, 1741, I, iv, 8; ix, 10, p. 16, 55. — A la prière d'Elie, un sacrifice fut consommé sur le mont Carmel par le feu du ciel, en face des prêtres de Baal impuissants. III Reg., xvni, 38. — L'auteur du second livre des Machabées, n, 4-7, raconte, d'après un écrit qui ne nous est pas parvenu, qu'au moment de la prise de Jérusalem par les Chaldéens, Jérémie réussit à emporter la tente sacrée, l'arche d'alliance et l'autel des parfums, et qu'il les cacha dans une caverne de la montagne d'où Moise avait aperçu la Terre Promise. En même temps, des prêtres qui avaient pris du feu de l'autel le cachèrent dans une vallée, au fond d'un puits profond et desséché, par conséquent dans un endroit différent de la caverne où se trouvait l'autel des parfums. Au retour de la captivité, Néhémie envoya les fils des prêtres qui avaient le feu pour le rechercher. Ils ne trouvèrent dans le puits qu'une eau épaisse, avec laquelle Néhémie Ut asperger les sacrifices, et, quand le soleil se dé des nuages, le feu prit de lui-même. II Mach., I, 19-22. A l'époque des Machabées, on célébrait encore en mémoire de cet événement une fête appelée « jour du feu ». II Mach., I, 18. Cf. Buxtorf, Hist. iguis saeri, Bàle, 1659, IV. Lus ravages DU feu. — 1° La loi ne prévoit qu'un seul cas d'incendie : « Si le feu éclate et rencontre des épines, et atteint ensuite des meules de gerbes ou des moissons sur pied dans les champs, celui qui a allumé le feu payera le dommage. » Exod., XXII, 6. L'incendie est supposé mis involontairement aux haies d'épines qui entourent les champs. L'imprudent aurait dû surveiller son feu. La même règle était vraisemblablement suivie dans les autres cas d'incendie. — 2° La Sainte Écriture parle des ravages exercés par le feu sur les récolles, quand Samson incendie les moissons des Philistins à l'aide de chacals traînant à la queue des torches enflammées, Jud., xv, 4, 5, voir t. n, col. 477; quand les gens d'Absalom mettent le feu au champ d'orge de Joab, II Reg., xiv, 30; — sur les herbes du désert et les arbres des champs, Joël, i, 19, 20; — dans les marais dont les joncs desséchés sont la proie des flammes, Jer., li, 32; Sap., m, 7; — dans les forêts, Jud., ix, 15, 20; Ps. i.xxxii (i.xxxin), 15; Jer., xxn, 7; Jacob., m, 5; — sur les maisons et les tentes, Job, xv, 34; — sur les bourgades et les villes, Jos., xi, 11; Jud., I, 8; IX, 20, 49; xviii, 27 : târpû bâ'êS, « ils brûlèrent avec le feu, » même expression que celle qui revient souvent dans les inscriptions assyriennes: i-na i-sa-a-ti as-ru-up, Schrader, Die Keilinschriften und dos A. T., Giessen, 1872, p. 86, I5j Jud., xx, 38-40; I Reg., xxxi, 1 ; III Reg., ix, 10;lYReg., vin, 12; Is., i, 7, etc.; Am., i, 4, 7, 10,12; — sur Jérusalem et le Temple, IV Reg., xxv, 9; II Esdr., i, 3; n, 13; Ps. i.xxiii (lxxiv), 7; Jer., xvii, 27; xxi, 10; xxxiv, 2; xlix, 27, etc.; Bar , i. 2; Ezech., xx, 47, etc.; — sur les temples et les lieux souillés par les idoles. Jer., xliii, 12; Bar., vi. 54; 1 Mach., v. ii; xi, 4, etc. — 3° Dans sa seconde Épitre, m, 10-12, saint Pierre prédit qu' « au jour
ooo*
FEU
oooq
du Seigneur », c'est-à-dire à la fin du monde, « les éléments seront dissous par la chaleur, et la terre, avec tout ce qui est en elle, sera brûlée. » Rien n'indique que ces paroles de l'apôtre ne soient pas à prendre dans le sens littéral. Dans ce sens, elles sont expliquées par les théories physiques sur la constance de l'énergie et la trans formation des forces naturelles les unes dans les autres. En rendant compte des travaux du savant physicien Clausius sur cette question, un autre savant a pu expliquer ainsi la prédiction de saint Pierre : La loi de la transformation de l'énergie, qui n'est qu'une généralisation des faits observés dans la nature, conduit « à ce double résultat: d'une part, qu'il y a plus de transformations de travail en chaleur que de transformations en sens inverse, de sorte que la quantité de chaleur augmente constamment aux dépens de la quantité de travail; d'autre part, que la chaleur tend à s'équilibrer, à se répartir d'une manière de plus en plus uniforme dans l'espace, et la désagrégation des corps à s'accroître; il s'ensuit que l'univers se rapproche fatalement de jour en jour, en vertu des lois naturelles, d'un état d'équilibre final de température, dans lequel les distances entre les molécules du corps seront arrivées à leur extrême limite, et qui rendra toute transformation nouvelle impossible ; alors, suivant une expression mémorable reproduite par Tyndall, « les éléments seront dissous par le feu. » Tel est donc le ternie fatal du monde; sorti du chaos, il rentrera dans le chaos, avec celte dill'érence toutefois qu'il ne sera plus animé de ce mouvement de rotation qu'avait le chaos originaire, et qui lui a permis de se séparer en différents groupes d'attraction; ce mouvement de rotation aura lui-même été converti tout entier en chaleur». F. Folie, R. Clausius, dans la Revue des questions scientifiques, Bruxelles, avril 1890, p. 485, 486. Voir Fin du MONDE. On retrouve dans le Zend-Avesta la tradition de la fin du monde par une vaste conflagration qui doit tout purifier. Cf. Dollinger, Paganisme et judaïsme, trad. J. de P., Bruxelles, 1858, t. n, p. 220. — Sur le feu du ciel, voir Éclair, Tonnerre.
V. Le supplice nu feu. — D'après le droit patriarcal, le père de famille pouvait condamner au feu celle de ses filles ou de ses belles -filles qui s'était prostituée. Gen., xxxvm, 24. Sous la loi mosaïque, si un homme prenait en même temps pour femmes la mère et la fille, les trois coupables étaient brûlés, pour ôter toute trace d'un tel crime en Israël. Lev., xx, 11. On brûlait de même la fille d'un prêtre qui s'était prostituée, déshonorant ainsi son père voué au service du Seigneur. Lev., xxi , 9. — Quand David eut pris Rabbath et les autres villes des Ammonites, d'après les Septante et la Yulgate, il fit périr un certain nombre de leurs défenseurs dans des fours à briques où ils furent brûlés. II Reg., su, 31. Mais le texte hébreu est susceptible d'une interprétation qui suppose beaucoup moins de cruauté. Voir Fer, col. 2210, et Four. Le roi de Babylone fit mourir par le feu Sédécias et Achab. Jer., xxix, 22. Les trois compagnons de Daniel furent jetés dans une fournaise ardente où Dieu les préserva. Dan., m, 20, 21. Antiochus fit rôtir tout vivant l'aîné des sept frères Machabées. II Mach., vu, 3-5. Saint Paul faisait sans doute allusion à ce terrible supplice quand il disait : « Quand je livrerais même mon corps pour que je sois brûlé, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. » I Cor., xm, 3. — Sur les corps brûlés après la mort, voir Crémation, col. 1110. Sur les « serpents de feu » qui font périr les Hébreux au désert, voir Dipsas, col. 1439.
VI. Le feu de l'enfer. — 1° L'existence du feu dans l'enfer est affirmée par Noire-Seigneur, Matth., xvm, 8; xxv, 41; Marc, ix, 43, 45, 47; Luc, xvi, 24, et rappelée par les Apôtres. Jud., 7; Apoc, xix, 20; xx, 9; xxi, 8. — 2» Origène, Péri arcli., II, x, 4, t. xi, col. 230, a soutenu que ce feu ne résidait pas dans les flammes du supplice, mais dans la conscience des pécheurs. Saint Am-
broise, In Lue., vu, 205, t. xv, col. 1754, dit aussi, sans pourtant répéter ailleurs cette assertion, qu'il ne s'agit pas de flammes corporelles, mais du feu qu'engendre le chagrin des péchés. Saint Jérôme, In Is., lxvi, 24, t. xxiv, col. 676, note que « pour le plus grand nombre (pierisque), le feu qui ne s'éteint pas, c'est la conscience des pécheurs ». Le feu devrait alors être pris dans le sens métaphorique , comme on est bien obligé de le faire pour le ver. Marc, ix, 43. — Mais saint Jérôme, Ep. i xxiv ad Avit., n, 7, t. xxn, col. 1065; In Ephes., 111, v, 6, t. xxvi, col. 522; Apol. adv. libr. Rufin., Il, 7, t. XXIII, col. 429, combat énergiquement l'interprétation mélaphorique d'Origène, et l'on peut dire qu'il représente ici toute la tradition. — 3° Ce feu brûle sans éclairer, puisque l'enfer est un lieu de ténèbres. Matth., xm, 12; xxn, 13; xxv, 30; S. Grégoire le Grand, Moral, ix, 6G, t. lxxv, col. 915. — 11 brûle tout en conservant, puisqu'il est éternel comme ses victimes. Matth., xvm, 8; xxv, 41; Minucius Félix, Octav., 35, t. m, col. 348. Les damnés « reçoivent du feu le tourment, sans lui fournir d'aliment ». S. Augustin, De Civ. Dei , xxi, 10, t. xli, col. 725. — Il tourmente différemment les damnés, suivant leur culpabilité. Matth., x, 15; XI, 21-24; Luc, x, 12-15; xii, 47, 48; Apoc, xvm, 6, 7; S. Grégoire le Grand, Moral., ix, 65, 98, t. lxxv, col. 913; Dialog., iv, 43, t. lxxvii, col. 401. — 11 atteint les esprits, puisque à l'origine il a été créé pour le diable et ses anges, qui sont de purs esprits. Matth., xxv, 41; S. Augustin, De Civ. Dei, xxi, 1-3, t. xli, col. 709-711; S. Grégoire le Grand, Dialog., iv, 29, t. lxxvii, col. 365. — 4° A ceux qui veulent en savoir ou en dire plus long sur le feu de l'enfer, il n'y a plus qu'à rappeler la parole de saint Augustin, De Civ. Dei, xx, 16, t. xli, col. 682 : « De quelle nature est ce feu? Je crois que personne ne le sait, sauf celui auquel le Saint-Esprit l'a montré. » Voir Enfer, col. 1796; S. Thomas, Sum. theol., Suppl., q. 97, a. 4; Cont. gent., iv, 90; Petau, De Angel., m, 5; Lessius, De perfect. morib. divin., xm, 30.
VII. Les pratiques idolatriques. — 1° Les Ammonites adoraient une infâme divinité du nom de Moloch, qui n'était autre que le dieu du feu ou du soleil brûlant. Voir Moloch. On l'honorait en lui offrant des enfants qu'on faisait périr dans les flammes ou qu'on jetait à l'intérieur d'un monstre d'airain rougi au feu. Voir t. i, col. 499. Le Seigneur défendit expressément cette abomination aux Hébreux. Lev., xvm, 21; Deut., xii, 31 ; xvm, 10. Cette défense n'empêcha pas certains Israélites de livrer leurs enfants à l'odieuse divinité. C'est ce que firent spécialement les rois Achaz, IV Reg., xvi, 3; II Par., XXVIII, 3; Manassé, IV Reg., xxi, 6; II Par., xxiii, 6, et les hommes du royaume d'Israël. IV Reg., xvn, 17. Il y avait auprès de Jérusalem, dans la vallée de Ben-Hinnoin, un lieu appelé Topheth, où s'accomplissaient ces rites homicides. IV Reg., xxiii, 10; Jer., vu, 31 ; xxxu, 35; Ezech., xx, 31. Les Sépharvaïtes, introduits en Samarie par Sargon, brûlaient aussi leurs enfants en l'honneur de deux divinités analogues à Moloch. IV Reg., xvn, 31. Voir Adramélecii, Anamélech. — 2° L'auteur de la Sagesse, xm, 2, énumérant les différentes espèces d'idolâtres, parle de ceux qui adorent le feu. Chez les Perses, le feu était adoré, Hérodote, i, 131, et l'on tenait pour méritoire de l'entretenir avec du bois et des parrums. Le Zend-Avesta l'appelle le fils d'Oimuzd. Dollinger, Paganisme et judaïsme, t. H, p. 193-195. Dans les Védas de l'Inde, le feu du soleil et le feu en général est une divinité du nom d'Agni (d'où sans doute Yignis latin). On lit dans le Rig-véda, VI, xlix, 2 : « Adorons Agni, l'enfant de Dyaus (Divah sisus, le ciel), le fils de la force, Arushâ (le soleil brillant), la brillante lumière du sacrifice. » Cf. Max Mùller, Essais sur la mythologie comparée, trad. G. Perrot, Paris, 1874, p. 171-176. Les Grecs appelaient le dieu du feu "Hyaioroç, Héphœstos, dont ils faisaient un fils de Zeus et d'Héra. lliad., I, 571; vm, 195; Hésiode, Scut., 123; Opéra, 60;
FEU
FEVE
Eschyle, Promet h., 3, etc. Les Romains adoraient Vulcain,"fils de Jupiter et de Junon et dieu du feu. Cicéron, Nat. deor., III, xxn, 55; Ovide, Metam., vu, 437, etc. Yesta partageait les honneurs divins comme déesse du foyer, Cicéron, Nat. deor., II, xxvii, 67, et les vestales entretenaient en son honneur le feu sacré. En un mot, l'on peut dire qu'au moment où écrivait l'auteur de la Sagesse, il n'était presque pas un seul peuple au monde, en dehors des Juifs, qui ne considérât le feu comme une divinité. "— Le feu qui brûlait sans cesse dans le Temple de Jérusalem n'eut jamais aux yeux des Hébreux la signification que lui donnaient les idolâtres. Le feu de l'autel mosaïque n'était ni un dieu, ni même une représentation quelconque de la divinité, mais un simple agent physique mis au service du \rai Dieu pour brûler les parfums et consumer les victimes. Les Juifs ne sont jamais, sous ce rapport, tombés dans l'idolâtrie des autres peuples. Cf. Bàhr, Symbolik des mosaischen Cultus, Heidelberg, 1S37, t. I, p. 456.
VIII. Le feu dans le sens métaphorique et symbolique. — Les différentes propriétés du feu, son éclat, son activité, sa lumière, sa chaleur et aussi ses dangers, l'ont fait employer comme terme de comparaison pour désigner des choses souvent fort opposées : 1° En Dieu, sa gloire et sa majesté, éclatantes comme le feu. Exod., ni, 2; xix, 18; xxiv, 17; Deut., iv, 12, 2i; ix, 3, etc. Dieu est ordinairement représenté comme environné du feu et des éclairs, Exod., xix, 16; Ps. xxvm (xxix), 7; xlix (l), 3, etc.; — sa colère, qui détruit tout comme un feu dévorant, Num., xi, 1, 3; Dent., xxxn, 22; Ps. xvn (xvm), 9; Lxxxvm (lxxxix), 47; Sap., xvi, 16-18; Eccli., xxxix, 35; Jer., xv, 14, etc.; — sa grâce surnaturelle, destinée à produire dans les âmes la lumière de la foi et l'ardeur de l'amour. Notre-Seigneur vient jeter ce feu sur la terre et tout son désir est qu'il s'embrase. Luc, xn, 49. L'Esprit- Saint prend l'apparence de langues de feu pour se donner aux Apôtres à la Pentecôte. Act., n, 3; cf. Matth., m, 11.
— 2° Dans les anges. — Les chérubins du paradis ont un glaive de feu, vraisemblablement la foudre. Gen., m, 24. Voir Épée, col. 1824. Les anges sont des flammes de feu, ou les flammes de feu deviennent les serviteurs de Dieu, Ps. cm (Civ), 4, ce qui marque l'empressement et la force irrésistible des esprits célestes quand ils exécutent les ordres de Dieu. — 3° Dans l'homme, le feu désigne le zèle ardent, qui anime Élié, Eccli., Xlviii, 1; saint Jean-Baptiste, Joa., v, 35; saint Paul, Il Cor., xi, 29; — te malheur, qui ravage comme le feu, Job, xv, 31; xx, 26; ls.. i, 30; \xx, 30; Lain., n, 3, etc.;
— la maladie qui consume, Judith, xvi, 21; Eccli., vu, 19;
— la discorde, Eccli., XXIII, 23; XXVIII, 11, 13; — la guerre, Num., xxi, 28; — les passions ardentes qui sont au cœur de l'homme. Eccli., ix, 9, 11; Job, xxxi, 12; I Cor., vu, 9. — 4° Proverbialement, passer par l'eau et par le feu, c'est courir des périls de toute nature. Ps. lxv (lxvi), 12; ls., xi. m, 2. Avoir devant soi l'eau et le feu, c'est avoir le choix entre des choses contraires, le bien et le mal. Eccli., xv, 17. H. Lesètre.
FEU ARDENT François, ne â Bayeux vers l'an 1541, mort le 7 janvier [612. Apres avoir étudié les humanités à Coutances, il y embrassa la vie franciscaine, et de là fut envoyé â l'Université de Paris, où ses talents, comme disciple et comme maître, brillèrent du plus grand éclat; puis il parcourut les principales villes de France, prêchant et controversi ml avec un succès peu commun, jusqu'à ce que, brisé par ses travaux, il se retira â Bayeux afin d'y passer en paix les dernières années de sa vie. Bien qu'il eût élé en relations avec les plus grands et les plus savants hommes de sou temps, il n'avait jamais voulu accepter aucune dignité ni dans son ordre ni au dehors. Son œuvre imprimée a été 1res considérable et très variée; les parties qui nous intéressent ici sont les suivantes: 1. In tolius Sacrœ Scripturx Glossam ordi-
nariam et Postulas Lyrani commentant. Il avait longtemps travaillé à cet ouvrage, avec l'aide de quelques docteurs de Paris, et il le dédia à Sixte V. L'impression en fut commencée â Lyon et â Venise, et se trouva empêchée par les troubles qui désolaient la France au temps de la Ligue; aussi nos bibliographes ne nous en donnentils aucune description. — 2. In librum Rulh commet. tarii , in-8", Paris, 1582, 1585; Anvers, 1585. — 3. ht librum Esther commentarii prœcipue concionatoi accommodati, in-8°, Paris, 1585; Cologne, 1594, 1595. — 4. In Jonam prophetam commentarii, ex veterum Patrum hebrœorum, grsecorum, lalinorum scriptis collectif et christianis mysteriis ac concionibus aptati , in-8°, Cologne, 1595. — 5. In Epistolam ad Romanos, in-8°, Paris, 1599. — 6. In Epistolam D. Pauli oj >.-.stoli ad Philemonem , Paris, 1587. — 7. In utramque Epistolam D. Pétri, in-8», Paris, 1598, 1600 et 1611. —
8. In D. Jacobi Epistolam. Cet ouvrage fut d'abord le simple résultat des notes prises par les auditeurs de Feuardent; par la suite, il le revit, compléta et publia. Paris, 1599. — 9. In D. Judas Epistolam, Cologne, 1595. L'auteur prend occasion de.ee commentaire pour décrire savamment et comparer les mœurs des hérésiarques de tous les temps. — 10. Super duo Lucse prima capita , in-8°, Paris, 1605. Cet ouvrage est plutôt une suite d'homélies qu'un commentaire proprement dit.
P. Apollinaire.
FEUILLE (hébreu : 'àléh, de 'àlàh, « monter, croître, » et une fois téréf, la feuille récente, Ezech., xvn, 9; Septante : ç-j/.Xov; Vulgate : folium, frons), organe du végétal, qui pousse le long des rameaux ou â leur extrémité, est de couleur verte, de mince épaisseur, mais de contours très variables suivant les plaines, et le plus souvent est caduque, c'est-à-dire tombe de l'arbre à la fin de la saison, se dessèche et devient alors facilement le jouet du vent. — 1° La Sainte Écriture mentionne les feuilles de figuier dont Adam et Eve firent leur premier vêtement, Gen., m, 7; la feuille d'olivier que la colombe rapporta dans l'arche, Gen., VIII, 11; les belles feuilles de l'arbre que Nabuchodonosor vit en songe, Dan., iv,
9, 11; les premières feuilles du figuier qui annoncent l'approche de l'été, Matth., xxiv, 32; Marc, xm, 28; les feuillages sous lesquels les Israélites devaient habiter durant la fête des Tabernacles, Lev., xxm, 40; II Esdr., vin, 15, et ceux qui servaient d'abris aux cultes idolâtriques, Deut., xii, 2; III Reg., \iv, 23; le feuillage ['ôf&'im; Septante : rcérpai; Vulgate : petrœ, traductions qui supposent en hébreu kcfim)a\i milieu duquel chantent les oiseaux, Ps. cm (civ), 12, etc. Voir Bois sacré, t. i, col. 1839. — 2° La feuille verte et fixée à la branchi
le symbole de la vie et de la prospérité spirituelle. Ps. i, 3; Prov., xi, 28; Jer., xvn, 8; Ezech., xlvii, 12; Apoc, XXII, 2. — 3° La feuille tombée el desséchée est l'image de l'impuissance, Lev., XXVI, 36; ls., liv, 6 ; de la faiblesse sans défense, Job, xm, 25; Eccli., xiv, 16; de l'état misérable dans lequel on tombe par suite de l'orgueil, Eccli., vi, 3, et de l'infidélité â Dieu. Is., i, 30; lxiv, 6; .1er., vm, 13; Ezech., xvn, 9. Isaïe, xxxiv, 4, dit qu'au jour du jugement les astres tomberont comme les feuilles de l.i vigne et du figuier. — Sur le figuier qui n'a que des feuilles et point de fruits, Matth., xxi, 19: Marc., xi, 13, voir Figuier. H. Lesètre.
FÈVE. Hébreu : pôl; Septante : ■/■aii.o; ; Vulgate : I. Description. — Herbe annuelle, de la famille des Papilionacées, tribu des Viciées, qui se distingue de tous les autres genres voisins par sa lige droite, entièrement dépourvue de vrilles accrochantes, el par ses graines volumineuses, oblongues-comprimée fig. 652 . La plante entière est glabre, simple ou peu rameuse; le rachis des feuilles, terminé en arèle sétacée, porte de une trois paires de folioles elliptiques, entières ou mucronées, avec des stipules basilaires très amples, senù-sagittées