Filet égyptien. Thèbes
D'après Wilklnson, ilanners, t. n, p. 117.
« dresser des embûches, » est aussi un filet de chasse qui enveloppe l'animal. Job, xix, 6; Eccle., vu, 26 (27). Les Septante ont traduit par cr/vpwna, « forteresse, » sens qu'a également le mot masôd , et par 6rjpe'j[ia, « chasse. » Vulgate : flagella, laqueus, — 5» La iebâkâh, de idbak, « tressé, » n'est nommée qu'une seule fois : « Le méchant « met les pieds sur un rését et marche dans la iébâkdh, » Stwruov, maculée, « mailles. » Alors le pah le saisit au talon, les lacets s'emparent de lui, car le cordeau est caché dans la terre et la fosse est sur son sentier. Job , xvm , 8. Tous les engins de chasse au piège sont ici mentionnés,
et l'on faisait traquer les prisonniers par des chiens. Les Assyriens employaient aussi le filet dans leur chasse. Ils le fixaient autour de l'endroit dans lequel se trouvaient les cerfs, coupaient ainsi la retraite aux animaux et les tenaient à portée de leurs flèches. Voir Cerf, fig. 150, col. 447.
111. Filet du pêcheur. — Le pécheur se sert également de plusieurs sortes de filets. — 1° Le hêrém, de haram, « fermer. » L'Ecclésiastique, vu, 26 (27 , trouve « plus amère que la mort la femme dont le cœur a des mefôdim et des hârâmim, ffafÇjvai, sagena », des filets à chasse et à pêche, c'est-à-dire des moyens de toute nature pour prendre et perdre les hommes. — La ville de Tyr sera si bien détruite par le Seigneur, que son emplacement désert deviendra un séchoir à hârâmim, un lieu où l'on pourra étendre les filets pour les faire sécher sans qu'ils courent aucun risque et sans qu'ils gênent personne, puisqu'il n'y aura plus d'habitants en cet endroit. Ezech., xxvi, 5, 14. Dans la nouvelle Terre Promise, on mettra sécher les filets sur le bord de l'eau, entre Engaddi et Engallim. Ezech., xlvii, 10. Les séchoirs à filets ne sont plus ici un indice de solitude, comme dans le texte précédent; ils supposent, au contraire, un pays très peuplé et des rivières très poissonneuses. — Comparant le roi d'Egypte à un crocodile, cf. Crocodile, col. 1121, Ézéchiel, xxxii, 3, dit à son sujet : « J'étendrai sur toi mon réset à travers une nombreuse multitude de peuples, et ils te tireront dans mou hêrém. » Le crocodile est amphibie; le Seigneur peut donc employer pour le saisir des filets de chasse et des filets de pèche, c'est-à-dire qu'il poursuivra le pharaon par terre et par eau. Comme le crocodile ne se prend pas au filet, les Septante traduisent ici hêrém par iy/.'.arpov, « croc. » Dans la Vulgate, on lit sagena. C'est une meilleure traduction, car, pour le Seigneur, le crocodile est aussi facile à prendre que le plus faible animal. — 2° Le mikmor et, de la même racine que mikmor. Dans sa description du malheur de l'Egypte, frappée par le châtiment divin, Isaïe, xix, 8, annonce que ceux qui étendent leur mikmorét (oa^VT), rete) sur les eaux seront désolés. Habacuc, 1, 15-17, dit que Dieu traite les hommes comme un pêcheur ses poissons :« Il les attire dans son hêrém {i^iëlr^-^m, sagena), il les ramasse dans son mikmorét (<myf,vti, rete). » — 3° La mesôddh ou mesùddh, de la même racine que
CCI. — Filet de pèobe. Ghlzéh. rv« dynastie D'aprta Lepsuls, Denkmiïler, Abth. n, BI. 9.
filets, lacets, corde pour faire manœuvrer la trappe et dans laquelle tombe l'animal. Voir Fusse. Lacet.
Les Egyptiens se servaient du filet pour chasser de la inte. On barrai) avec un grand Blet fixé sur
des pieux un étroit ravin aboutissante un étang. Le . le gibier s'en - eaitd ins le ravin pour aller boire;
ou fermait le ravin derrière lui avec un nouveau Blet
niafôd. Le poisson est pris dans la mesôddh ( àu.?io).riarpov, temus) et l'oiseau dans le pah, s;ms le savoir. Eccle., îx, 12. Le Seigneur doit prendre le roi de Jérusalem dans son rését et le saisir avec sa mesùddh (itspio^i " enveloppe, » sagena), pour le conduire à U bylone. Ezech., xn, 13; xvn, 20. C'est dire que ce roi ne pourra lui échapper ni sur terre ni sur l'eau. La mcsô-