FORNICATION — FORTIFICATIONS
fils de se tenir à l'écart de toute fornication et de ne rien savoir de ce qui peut porter atteinte à la fidélité conjugale. — i. L'auteur de la Sagesse, xiv. 26, met au nombre des conséquences de l'idolâtrie la souillure des âmes, les vices contre nature, l'inconstance des unions, les désordres de la fornication et de l'impureté. — 5. L'Ecclésiastique représente la fornication comme une pourriture qui ronge le cœur et amène la mort, xix, 1-3; xix, 3; xxin, 21. 11 décrit les conséquences honteuses d'un vice qui ne peut échapper au regard de Dieu, xxiv, 21-38. Il recommande de fuir la fornicatrice, nôpwi, fornicaria, IX, 6; XLI. 25, qui est un vrai fumier, IX, 10, et se reconnaît à sa démarche, xxvi, 12. 11 prie lui-même, xxin, 5, 0, pour échapper à un vice qui doit faire rouijii de honte, xli, 21, 25. Voir Courtisane, col. 1091.
II. Dans i.e Nodvead Testament. — 1° Noire-Seigneur admet la fornication comme cause de séparation, mais non de divorce, dans le mariage. Matlh., v, 32; xix, 'J ; Marc, x, 12; Luc, xvi, 18. Voir Divorce, col. 1452; adultère, t. i, col. 215.— Il rappelle que la vraie source du péché est dans le cœur, c'est-à-dire dans la volonté qui consent aux pensées et aux désirs criminels. Matth., v, 28: xv, 19; .Marc. vu. 21. — 2° A l'assemblée de Jérusalem, les Apôtres mettent la fornication au nombre des trois choses qui seront spécialement défendues aux chrétiens venus de la gentilité. Act., xv, 20, 29; xxi, 25. La fornication est spécialement mentionnée parce qu'elle était regardée comme chose indifférente parmi les païens, Platon, Convtv., 9, 16, édit.Tenbner, 1874, t. n, p. 150,163; Térence, Adelph., i, 2, 21; Eunuch., m, 5, 35; Cicéron, Pro Cwlio , 20, et que même on en faisait un acte sacré- dans certains cultes. Saint Jérôme. Epist. lxxvii. 3, t. xxii, cul. 69i, el saint Augustin. Decii.it. Dei, xiv, 18. t. xli, col. 426, témoignent que de leur temps encore certaines fornications passaient pour licites dans l'opinion des païens. Cf. Sap., xiv, 26, 27; Rom., i, 24; Eph., v. 19. — Les Apôtres signalent la présence de ce vice chez les païens, Rom., i, 27-29; Apoc, II, 14, 20; chez les Juifs, Rom., n, 22, et chez les chrétiens. I Cor., v, 1, II ; Il Cor., Xli, 21. Ils le stigmatisent, Gai., v, 19; Eph., v, 5; Hebr., xiii, 4; Apoc, xvu, 16: xxi, 8, prescrivent sévèrement de s'en abstenir. I Cor., vi, 18; x, 8; I Thés., îv, 3; Hebr., XII, 16, et défendent même de le nommer dans une assemblée chrétienne. Eph., v, 3. Ils rappellent que ce vice exclut du ciel. I Cor.. VI, 9; 1 Tim., i, 10; Hebr., xiii. 4; Apoc. xxi, 8; xxii. 15. Pour le combattre, saint Paul recommande la mortification. Col., m, 5, et rappelle le droit de Dieu sur le corps de l'homme, I Cor., VI, 13, 18; à ceux qui n'ont pas la force de garder la continence, il conseille le mariage. I Cor., vu. 2. — A l'exemple des prophètes, saint Jean parle de l'idolâtrie sous la figure de la fornication. Apoc, n, 21; IX, 21; XIV, 8; xvu, 4,5; XVIII, 3. H. Lesëtre.
FOROJULIENSIS (CODEX), manuscrit de la version latine des quatre Évangiles de la Vulgate, avec des notes de la version antérieure à saint Jérôme. Il est ainsi nommé parce que la majeure partie, c'est-à-dire les Evangiles de saint Matthieu, de saint Luc et de saint Jean, est conservée à Cividale del Friuli (l'ancien Fjorum Tulii). L'Évangile de saint Marc se trouve en partie à Venise et en partie à Prague. Le manuscrit est écrit sur parchemin, en lettres onciales. Il a appartenu primitivement à l'Église d'Aquilée. Les deux derniers cahiers de saint Marc, comprenant xn, 21-xvi, 20, furent donnés, en 1351, à l'empereur d'Allemagne Charles IV par son frère, Nicolas de Luxembourg, archevêque d'Aquilée. L'empereur en lit présent au chapitre de Prague, où on l'honora comme une relique précieuse, parce qu'on crut, à tort, que c'était l'autographe même de saint Marc En 1409, a cause des troubles politiques qui désolaient l'Italie, les chanoines d'Aquilée confièrent le Codex des Évangiles, tel qu'il leur restait, à la garde des citoyens
de Cividale del Friuli. Quelque temps après, ces derniers, sur la demande pressante du doge de Venise Thomas Mocenigo, lui donnèrent les cinq premiers cahiers de l'Evangile de saint Marc, i-xn, 30. Cette partie, en très mauvais état, est illisible, et n'a jamais été publiée. Les fragments du Codex conservé à Prague ont été' édités par l'abbé Joseph Dobrowski, Fra fmentum Prag nse Evangelii S. Marci, vulgo autographi, in-4", Prague, I77X i Bibliothèque Nationale, A 2612). Un spécimen sert de frontispice. — Joseph Bianchini, chanoine de Vérone, a publié la partie principale, saint Matthieu, saint Luc el saint Jean, conservés à Cividale del Friuli, dans un appendice de son Evangeliarium quadruplex latines versionis antiquse, seu veteris Jtalicœ, in-f°, Rome, 1749, part, n, t. n, p. cdlxxiii-dxlii, avec un spécimen, p. dxlii. — Le Codex Evangeliorum de la Bibliothèque Nationale de Paris 17726, en lettres onciales, est semblable au Codex Forojuliensis. Van Siltart, dans le Journal of Philology, année 1869, t. n. p. 245. — Pour l'histoire et la description détaillée, voir Bianchini, part, n, t. n. p. DXLiii-DLxi ; Dobrowski, p. 3-26. — On désigne ordinairement le Codex Forojuliensis par l'abréviation For. F. Vir.oLP.ûix.
FORTIFICATIONS. Constructions destinées à défendre une ville ou un pays contre les attaques de l'ennemi.
I. Noms. — Les villes fortifiées sont désignées en hébreu par les mots 'ir mesurait, 11 Par., xi, 10. 23; Xli, 4; xiv. 6, etc.; mibesàr, Num.. xxxu, 17, 36; Jos., x, 20; xix, 35. etc. : md'ôn, Is.. xvu. 9. Les Septante traduisent ces mots par o/ypwu.*. « ville forte. » Jos.. xix. 29; IV (II) Reg., vm, 11; [s., xxii, 10. etc.; ô-/ûpo;, Num., xiii, 29; xxxu, 36, etc.: -.-.■.y-r,yr,:. • entourée de murailles, » Deut., m, 5; xxvm, 52, etc.: reteixio-uivoç, Num., xxxu, 17; 7EepiTET£ix«j[isvoç , Os., x. 15; la Vulgate par urbs munita, Num.. xxxu, 16. 36, etc.; civitas munila, IV (II) Reg., xvu. 9; xvm. 8: munitissima, Jos., xi, 13; xix, 29; [I Par., vm, 4. etc.: clausa atque munila, Jos.. vi. 1; murala, Num., xiii. 20. 29; Deut., ix, 1. etc.; munitio, IV (II) Reg . xix. 32; xxiv, 10; cicilas firma, IV (II) Reg., x. 2: ciritas fortitudinis. [s., xvu. 3. Dans Nahum. n. 1. le texte hébreu porte nàsôr mesurait, « garde la forteresse; » les Septante traduisent par è;a:Do-Ju.;vo; Èx 6Xî<j/ewç, et la Vulgate par qui custodiat obsidionem, « qui gardera le siège, » ce qui n'est pas un sens acceptable.
IL Espèces diverses de fortifications. — Les fortifications des villes se composaient de murailles (hébreu : kômâh ; Septante: -esc/o; ; Vulgate: munts, meenia). Voir Mur. Ces murailles étaient protégées à intervalles et surtout aux angles par des tours (hébreu : biriildàl; Septante: itôpyoç ; Vulgate: turris): les (hébreu : gélét , sa'ar; Septante : 80pa, iriï.i\ ; Vulgate : porta) étaient également protégées par des tours. Voir Porte, Toi'R. Il y avait souvent une citadelle (hébreu : birâh; Septante: niipyo;, pipi;; Vulgate: arx) à l'intérieur de la ville ou à coté d'elle. II Esdr., i, 1; Esth., i, 2, 5; il, 3, 5, 8; m, 15, etc.; Dan., vm, 2. Parfois ces termes désignaient la ville fortifiée elle-même. II Par., xvu, 12; XXVII, li; Esth., i. 5: II, 5, etc. Ce mot a été emprunté par les Juifs aux Perses. Cependant un mot semblable, birtu , existait dans la langue assyrienne. Frd. Delitszch, The hebrew language viewed in the light of Assyrian Research, in-8», Londres, 1S83, p. 22-23; 1 •'. Vigoureux, La Bible et les découvertes modernes, 6e édit.. in- 12, Paris, 1896, p. 025, n. 2. En avant des murailles il y avait quelquefois des ouvrages avancés (hébreu: hêl; Septante : ^po7i!-/i<7u.x , Ttlpixer/oç ; \ulgale : anlemurale, ager). I III) Reg., xxi, 33; ls.,xxvi, 1. Ces ouvrages consistaient en un fossé (hébreu : hcirùs ; chaldéen : hdris; Septante : icXarefa ; Vulgate : plalea) et une contrescarpe ou un mur bas. Dan., IX, 25, etc.
FORTIFICATIONS
Aucun mot n'existe en hébreu pour dire fortifier une ville; on emploie le verbe bânâh, < bâtir, » I (l'A) Reg., XVI, 17; K Par., M, 5, 10, etc.: les Septante se servent le même sens du mot olxoSopelv, et la Vulgate du mot œdificare.
En dehors des villes, les Hébreux fortifiaient souvent les hauteurs. Le mot bâmâh (Septante: ûtyiikà, Ci|/oç; Vulgate : excelsa) désigne les hauteurs ainsi défendues. Ps. xvn (xvin), 34: Am„ IV, 13. Dans les endroits déserts, dans les forêts, on élevait aussi des tours isolées pour surveille) I ennemi et protéger le pays. IV (II) Reg., xvn, 9; xviii, 8; I Par., xxvn. 1-". ; 11 Par., xxvi, 10; xxvn. i: 1 M.ich., xvi. 10. La petite fortification de Doch, dont il est question dans I Mach., XVI, 15, était peut-être une tour de ce genre. Voir col. 1454. Quelquefois enfin on fortifiait, pour y trouver un refuge, des cavernes situées sur les montagnes. Jud., VI, 2; Judith, vin, 8. La loi donnait au propriétaire qui vendait sa maison un an pour la i acheter, quand elle était située dans une enceinte fortifiée. Lev., xxv, 29. — Les assiégeants avaient aussi l'habitude de se protéger eux-mêmes par des fortifications qui formaient une sorte d'enceinte moins élevée que les murs de la ville et qui empêchait les assiégés de sortir. Ces fortifications sont appelées en hébreu ffêl OU hêyl Septante: 7tpovei-/iou.a , icp6trxta\ut , -/«a;: Vulgate: agger, munitio, vallum), comme les on. ■ ucés des
Deut., xx, 19; Il Reg. (Sam.), xx, 15; IV II) Reg., xix, 32; xxiv, 10; Is., xxix, 31; xxxil, 24; xxxm, 4; 11,1,.. i. h»; Dan., xi, 15; Lue., xix, 43, etc. Titus, en particulier, suivant l'usage des Romains, construisit des fortifications autour de Jérusalem quand il l'assiégea, ion faite par Notre -Seigneur. Josèphe, Bell. jial.,\, xn, 1-2; Dion Cassius, i.wi, (.Voir Siège. 111. Fortifications chez lis .lins. — Déjà au lem| •des patriarches il existait des villes entourées de murailles. Hébron el la ville' de Sichem étaient île ce nombre. Gen., xxin, lu, 18; xxxiv, 20. Au moment de la conquête de la Terre Promise, les Hébreux trouvèrent en face d'eux un grand nombre de villes fortifiées. Nura., xiii,
it., i. 28; Jos., x. 19. Telles étaient les so cités du pays d' Ai ob d n le royaume de Basan, Deut.,
III, 4, 5; Jéricho, dont les murailles touillèrent au bruit
des trompette , Jos., v, 1, 7, 15; vi, 1-20; Hésébon et d'autres cités, dans I'- pays des Amorrhéens, Num., xxi, 27; les villes .1rs Moabites, Num., xxii, 36; les villes de Galaad. Num., xxxil, 17; A-or, Jos.. m. 3; Iroer, Deut., m, 12. Ils b emparèrenl de la plupart de ces villes. Quelques-unes furent détruites, Jos., xi, 13; dans d'autres les Hébreux s'établirent après en avoir restauré les murailli Deut., m, 4; Jos., x, 20; Il Esdr., rv, 2".. Parfois il- i n changèrent les noms. Num., xxxil, 24, 37-38. La tribu de Gad eui m- "u territoire les ville foi Dibon, d'Ataroth, d'Aroer, d'Étroth, il'- Sophan, de Jazer, .le Jegbaa, do Bethnemra, de Betharan, Num., xxxn, 34-36; celle de Ruben, Hésébon, Éléalé, Cariathaîm, Nabo, Baalméon. Num., xxxn, 37-38. Dans la répartition du territoire entre les tribus sonl encore énum rée Bamotl dimoth, Mephaath, Sabama, Sara-
loth Phasga, Bethjésimotl la tribu do Ruben, Jos., mm. 15-20; Masphé, Béronim,
th-Manaïm, Socoth, dans la tribu de (oui. Jos., xiii, 25--J7. Voir ces noms pour l'identification des villes. Dans
la tribu do Manassé él ni le.-- soixante cités du royaume
d-' Basan, Astaroth, Édraï, Jos., mi, 30 31 . dans la tribu de Nephthali, Assédim, Ser, Émalh, Reccath, Cénéreth, ; . A- or, Cédé Edraï l nh isoi . Jéron ,
.i..|, Horem, Bethanath, Bethsamès. Jos., xrx, 35-38. La Bible ne pari fortifications des villes com-
pi - .lin-. I.s autres tribus. Il esl probable qu'Ahion, Dan, Abeln bel-Beth-Maacha, dan-, la tribu de
Nephthali, Il Par., xvi, i; Il Reg. (Sam.), xx, 15, et Gabaa el nu.,, dans la tribu do Benjamin, fuient fertile < premier temps. Jud., xx, 25; I Par., vu, 22.
Les villes de refuge appartenant aux lévites devaient également être entourées de murs. Num., xxxv, 4.
Josué fortifia Tharnmath-Saré, sur le mont Éphrairn , et en fit sa demeure. Jos., xix, 50. David fortifia Jérusalem, II Reg. (Sam.), v, 7, 9. Pour les fortifications de cette ville, voir JÉRUSALEM. Salornon entoura de murs les villes de son royaume qui n'en avaient pas. III (I) Reg., IX, 19. Il construisit ou répara notamment les enceintes d'Asor, de Balaath, des deux Béthoron, de Gazer, de Mageddo, de Palmyre, à l'entrée du désert, III (I i Reg., ix. 14-19. ainsi que celles des villes du Liban et des pays que lui donna Hiram, roi de Tyr. II Par., vin. 2, 0. Pour ces constructions il employa comme gens de corvée les descendants des anciens habitants du pays de Chanaan. Il Par., vin, 8. Roboam continua l'œuvre de son père. Il bâtit ou restaura les murs d'un grand nombre de villes sur le territoire des tribus de Juda et de Benjamin. Parmi ces villes, ia Bible nomme Bcthléhem, déjà fortifiée au temps de Booz et di Da\ id, Ituth., iv, 1 ; II Reg. (Sam.), xxni, 14; Étam, Thécué, Bethsur, Socho, Odolla, Geth, Marésa, Ziph, Adura, Lachis, Azéca, Saraa, Aïalon et Hébron. II Par., xi, 5- lu. Asa, Josaphat et surtout Ozias travaillèrent do même à la défense du royaume de Juda. Il Par., xrv, 6,7; xvn, 12;xrx,5;xxi,3; IV (II) Reg., xiv, 6, 7, 22: II Par., xvn, 2; xxvi . 2, 9, 15. Ozias et après lui Joatham construisirent des tours dansled Il Par., xxvi, 10; xxvn, 4. — Baasa, roi d'Israël, entreprit la construction des murs de Rama. Asa, après l'avoir vaincu, se servit à cet effet '!.■> pierres amenées pour bâtir les murs de Gabaa et do Maspha. Il Par., xvi . 1, 5-0. Ailath fui fortifiée par Ozias. IV i II | Reg., XTV, 22:
II Par., xxvi, 2. Ézéchias s'occupa aussi activement de fortifie! es cités de son empire. II Par., xxn, 5. Sous Sédécias, les dernières villes fortes qui ent aux Babyloniens furent Lachis el Azéca. Il Par., xxxn, 9; .1er., XXXIV, 7. Dans le loyaume d'Israël, Jérobo reconstruisit l'enceinte de Siehern et bâtit Phanuel,
III (I) Reg., xn, 25; Baasa essaya do fortifier Rama, lli l Reg., xv, 17; II Par., xvi, 1. 5-6; Omri, Samarie. III (1) Reg., xvi, 21; cf. IV II i Reg,, vu. I. :;. lu. 17-19. Au temps d'Achab, Aphei . dans la tribu do Manassé, lin
• d une on. . mie, III (1) Reg., XX, 30, et un parti eu lier, Hiel d. Béthi I, rei onstruisit les murs et les | de Jéricho. Ill (I) Reg., xvi, 34. Il v avait d'autres villes fortifiées. IV (Il i Ri g., x. 2.
lois de l'invasion d'Holopherne , les Juifs fortifièrent les collines pour se protéger contre les Ass\ riens. Judith, vin. s. A cette même époque, Béthulie est mentii comme une place foi le. Judith, i, 3; vin, 32; x, 6, LOj xiu, 12. Mais ces fortifications pas plus que les murs dos villes no purent arrêter l'ennemi. Les cités juives furent prises parles envahisseurs, Égyptiens, Il Par., xu. i. et Assyriens. IV ( II) Reg., xvin, 15; XIX, 25; Il Par., xwn, I ; Is., xxvi, 1 ; .1er.. XXXIV, 7. Les prophètes avaient du
reste annoncé an peuple hébreu que, s'il étail infidèle a Dieu, les remparts ne pourraient le protéger. Deut.,
xxvin, 52; Is., \\v, 12: XXVII, In; XXXVII, 26; .1er., V, lu. 19; \iu , II: x\i , i; xxxn, 24; xxxm, i Lam., n, 7, 9. IS; Ose., vin, 11; Miel,., VII, 12; Sopli., i, lli, etc. Seules Samarie et Jérusalem soutinrent un siège assez long: Samarie résista trois ans, IV il Reg.), xvin, lu, ei Jérusalem quatre mois. IV (Il i: ■ , xxv, '■'•. Voir Su oi . I Eéchiel, XXXVI, 35, annonce que les forteresses du peuple juif seront restaurées.
Les Machabées rétablirent lis non- renversés pai les \ .mi. et le Babyloniens, Un grand nombri di villee fortes sonl nommées par la Bible a celti époque. Les unes lui oui fortifiées par les S\i ions et tombèrent ensuite au pouvoir, le Judas ou de ses successeurs. Ainsi liéthoi.ai, Emmaûs on Ammaûs, Jéricho, Béthel, Thamnal l'Iiara, Thopus, Bethsura, Gazara, furent fortifiées pai Bacchide, pour servir à abriter des garnisons syriennes. I Mach., iv, (H ; rx, 50, 52; xrv, 7; cf. 11 Mach., x, 32,
FORTIFICATIONS
33, 37. Il y avait aussi des troupes du roi de Syrie à Gédorès, I Mach., xv, 39; à Ptolémaïs, I Mach., v, 21; mi. 35, 18, el a Camion. Il Mach., xn. 21. Dans le pays de Galaad et dans la Palestine méridionale étaient les villes fortes d'Alinue, d'Azot, de Bethsan, de Barasa, de Bosor, de Carnaïm, de Casbon, de Casphim, de Casphor, d'Éphron, de Gaza, de Gazer, de Jamnia, de Joppé, de Mageth, de Maspha, de Raphon, que prirent les princes asmonéens. I Mach., v. s, 213, 29, 30, 35, 36, 43, 40, 52, 58,68; x. 32; xn, 32, 33; xm, 35, 43, 45; II Mach., xn, 13, 27. 11 faut y joindre Ascalon et Joppé. I Mach., XII, 33, 33. Les princes asmonéens travaillèrent également à munir d'enceintes d'autres villes. I Mach., x, 15; xn, 35. Dathéma sous .luda, I Mach.. v, 9, 11; Adiala, I Mach., xn, 38; xm, 33, et Dora sous Simon. I Mach., xv, 13-14. Démétrios et Antiochus VII Sidétès leur assurèrent la possession des forteresses construites par eux. I Mach., xm, 38; xv, 7. A la suite des victoires d'Ântiochus VII Sidétès sur Jean Hyrcan, lils de Simon, les places de Joppé, de Gazara et d'autres encore furent démantelées; mais un décret du sénat romain permit au prince asmonéen de reconstruire leurs murs. Il fortifia aussi Cédron. I Mach.. xw. 9; Josèphe, Ant. jud., XIII, vni, 2-3; ix, 2; Diodore, xxxiv, 1. Cf. E. Schùrer, Geschichle desjûdischen Volkes im Zeitalter Jesu Christi, t. i, in-8°, Leipzig . 1890, p. 200. Il est fait allusion à ces constructions dans II Mach., xiv. 37. Hyrcan II continua l'œuvre d'Hyrcan I". Josèphe, Ant. jud., XIV, x, 3-0. Cf. E. Schùrer, Geschichle, t. i, p. 281, n. 23.
Hérodele Grand reconstruisit l'enceinte de Samarie, qu'il nomma Sébaste en l'honneur d'Auguste. Josèphe, Ant. jud., XV, vin. 5; Bell, jud., I, xxi, 2. Cf. Eckel, Doctrina numorum, t. m, |>. 410. Il bâtit et fortifia Césarée, Ant. jud., XV, ix, 0; XVI, v, 1 ; Bell, jud., 1, xxi, 5-8. A ces conslructions il faut encore ajouter la citadelle de Jéricho, les villes d'Antipatris et de Phasselis, Josèphe, Ant. jud., XVI, v. 2; Bell, jud., I, xxi, 9; Agrippaeum, l'ancienne Anthédon, Josèphe, Bell, jud., I, xxi, *; cf. Ant. jud., XIII, xm. 3: Bell, jud., I, nr, 2; llérodium. Ant. jud., XIV. xm. 9; XV, ix. 1; Bell, jud., I, xm. S; xxi, 10; III, m. 5: IV, i\, 5: Pline, H. A '. . V, xiv, 70. Alexandrium, bâtie par les Arméniens, mais détruite par Gabinius. fut restaurée par Hérode et pourvue de nouvelles fortifications. Josèphe, Ant. jud , XIII, \vi, 3 ; XIV, m, 3; v. 2- 3: Bell, jud., 1, vi. 3; vin, 2-5. Il en fut de même d'Hyrcania. Josèphe, Ant. jud., XVI, II, I. Alexandrium fut plus tard fortifiée à nouveau par Phéroras, frère d'Hérode. Josèphe, Ant. jud., XIV, xv, l; Bell, jud., I, xvi, 3. C'est encore à Herode que sont dues la restauration de la forteresse de Machéronte, bâtie par Alexandre Jannée, Bell, jud., Vil, VI, 2, et celle de Massada, bâtie par le grand prêtre Jonathan. Josèphe, Bell, jud., VII, vm, 3. Enfin il fortifia et rebâtit Gaba en Galilée et Hésébon en Pérée. Josèphe, Ani. jud., XV, vin, 5; Bell, jud., III, m, 1. Cf. E. Schùrer, Geschichle, t. I, p. 320-321.
III. Fortifications des peuples nu pays de Chakaan. — Lorsque les Hébreux entrèrent en Palestine, ils y trouvèrent un grand nombre de villes fortifiées. Num., xm, 20, 28; xxi* 24; Deut., i, 28; .lus., x, 19. Ces fortifications étaient déjà anciennes. Les Égyptiens avaient rencontré des forteresses nombreuses quand ils firent la conquête du pays sous la XVIII8 dynastie. Les villes royales et même un grand nombre des villages qui en dépendaient étaient entourés de murs. Au croisement des roules, aux gués des rivières, à l'entrée des vallées, il y avail souvent des forteresses ou des tours de guet, migdal. Ces forteresses étaient tantôt construites sur un éperon de montagne, tantôt sur une éminence isolée au milieu de la plaine. La plupart du temps l'enceinte consistait en un simple mur de briques sèches ou de pierres bordé de tours, haut de dix à douze mètres et épais de trois à quatre mètres à la base. La porte était à elle seule une forteresse; elle se composait de trois corps de logis formant tenaille, plus
élevés que les courtines attenantes et percés au sommet d'ouvertures carrées munies de mantelets. La porte se fermait par des battants de bois garnis de métal. Parfois les fortifications étaient plus compliquées; il y avait un avant- rnur de quatre à cinq mètres de haut protégeant le mur principal, et l'entrée était placée dans un coin, en sorte qu'il y avait en réalité deux enceintes. Au point culminant se dressait une citadelle contenant à la fois le sanctuaire du dieu principal et le palais du roi. G. Maspero, Histoire ancienne des peuples de l'Orient classique, t. n, 1897, p. 127-129; Champollion, Monuments ii/ple et de la Nubie, in-f°, Paris, 1833-1845, t. i, p. 880-881; Lepsius, Denkmâler, t. m, pi. 136. Parmi les villes ainsi fortifiées à l'époque de la conquête égyptienne se trouvent Aduram, Ascalon, Aialon, Céila, Dapour, Gabaon, Gazer, Iourza, Jérusalem, Joppé, Lachis, Mageddo, Migdol, Cédés, Schokolo. Mariette, Les listes iphiques des pylônes de Karnak, in-8», Leipzig, 1875, p. 33, 34, 43; F. Lenormant, Histoire ancienne de !, t. n, in -S", Paris, I8S2, p. 227, 230, 231, 232, 258-259; G. Maspero, Hist ne, t. n, p. 131,
395, 399, 400, 696. Voir Aduram 1, t. i, col. 230; Aialon 1, t. i, col. 290; Ascalon, t. i, col. 1060-1069; Cédés desHéthéens,co1.114; Céila 2, col 387; Gabaon, Gazer, Jérusalem, Joppé, Lachis, Mageddo.
Les murailles des villes chananéennes étaient bâties de blocs énormes et bruts, semblables à celles des dolmens que l'on retrouve en Galilée. Les restes d'enceintes que l'on a retrouvées sont de l'appareil appelé cyclopéen. Ce sont de grosses pierres posées les unes sur les autres, avec de plus petites insérées dans les intervalles. Telle est l'enceinte d'Asor. G. Perrot, Histoire de l'art, t. iv, 1887, p. 395-396, fig. 208. Un grand nombre de ces villes tombèrent au pouvoir des Israélites, ainsi que nous l'avons dit plus haut. D'autres restèrent en possession des habitants. Au temps des Juges et des rois, on rencontre encore des villes restées indépendantes des Juifs ou qui l'étaient devenues.
IV. Fortifications des Ammonites, des Madianites et des Jébuséens. — Les Ammonites avaient un grand nombre de villes fortifiées au moment de la conquête. Deut., m, 11; Num., xxi, 24. Ils conservèrent ou reconquirent la plupart d'entre elles, car nous les voyons au temps des rois maîtres de Rahbah, II Reg. (Sam.), xi, 1, 20; xn, 20, 27; I Par., xxi, 1; Jer., xux, 23; Ezech., XXV, ô; Ain., i, 14, et de Medeha. I Par., xix, 9. Au temps de- Machabées, Gazer ou Jazer était également en leur possession. I Mach., v, 8. Voir ces noms. — Les Madianites conservèrent Sichem et Thébez, Jud., ix, 40, 46, 49, 51-52; ils avaient aussi des tours fortifiées, entre autres celle de Penuel. Jud., vin, 9, 17. — Les Jébuséens restèrent maîtres de Jérusalem jusqu'au temps de David. II Reg. (Sam.), v, 6, 7; I Par., XI, 5.
V. Fortifications des Moabites. — Les Moabites conservèrent aussi en leur pouvoir un certain nombre de places entourées d'une enceinte. Plusieurs d'entre elles furent détruites par Josaphat. IV (II) Reg., ni, 19. Mais ils en restaurèrent les murs, car Ozias dut encore démanteler Geth, Jabnia et Azot. II Par., xxvi, 6. Après ce roi ils restaurèrent à nouveau leurs places de guerre, car elles étaient nombreuses au temps d'Isaïe et de Jérémie. Les prophètes, en annonçant la ruine de la puissance moabite, énumèrent parmi ces places : Aroer, Jer., xliii, 19; Ar Moab, Is., xv, 1; Bethgainul, Jer., xlviii. 23: Bethmaon, ibid.: Bosra. .1er., xlviii.21: Cariathaïm, Jer., xi.viii. 23; Carioth, ibid., 24,41; Deblathaîm, ibid., 22; Dihon ou Bibon. Is., xv, 2, 9; Jer., XLvni, 18, 22; Gallim, Is.. xv. S: Êléalé, Is., xv, 4; xvi, 9; Jer., XLviii, 34; Hélon, ibid., M; Hésébon, Is., xv. 4; Jer., xlviii, 33, 45; Jasa, Is.. xv. 4; Jer., xlviii, 21, 34; Jazer, Is., xvi, 8; Jer., xlviii, 32; Kir- Moab ou Kir- Hâréset (Septante : -o xsï/o,- ~r,; MuaêréiSoç, o'. xavocxovvte; -ib; Vulgate : Murus Moab, murus cocti lateris),
FORTIFICATIONS
Is., xv. 1: xvi, 7; Médaba, Is.. xv. 2; Méphaalh, .1er., xi.viii, 21; Xabo. Is.. xv. 2: Jer., xi.vmi. I. 22; Oronalm, Is.. xv. 5; Jer., xi.vih. 2, 5, 34; Sabama, Is.. xvi. 7; .Ici-.. xi.viii. 32; Ségor. Is., xv. 5: .loi., xlviii, 34. Peut-être aussi faut-il compter parmi ces villes Be'ér 'élim; 'Égela{ SeliSiâh el l.uith, si ce sont des noms propres. Is., xv. 5, S: Jer., xi.viii, ô. Voir tous les noms de ces villes. — Sur la stèle élevée par lui en l'honneur île son père Charnos, à Qorka, citadelle de Dibon, le roi de Moab, Mesa. énumère parmi les villes qu'il a fortifiées Baalméon, Cariathaïm, Aroer, Beth-Bamoth. liosor. Madaba, Beth-Diblathaîm, Belh-Baal-Méon, Oronaïm, ug. 9, 10, 26, 27, 31, 31; il cite en particulier la construction de
Qorka. la citadelle de Dil des murs et des tours de
celte ville, lig. 21-23. F. Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 6" édit., in- 12. Paris, 1896, t. m. p. 471-474. Voir Misa. Lis villes fortes des Moabites
villes de fortifications /fig. 680l . Comme ces villes étaient en plaine, leur enceinte était régulière, et les Égyptiens avaient adopté la loi nie quadrangulaire. Les murs étaient île briques crues et ont parfois jusqu'à vingt mètres d'épaisseur, avec des tours carrées placées à intervalles égaux sur chaque face. Ces tours avaient généralement la même hauteur que les murs. C'étaient donc plutôt des bastions. Les tours el le reste des murailles avaient un parapet, couronné par des créneaux arrondis en haut comme les boucliers. Par un arrangement singulier, les tours des quatre coins du rectangle étaient placées de
Chaque Côté de l'angle, qui ressortait entre les di ■'•lut lég ment arrondi. Les forteresses avaient quelquefois deux entrées, mais le plus souvent une seule, avec une porte en saillie. Dans ies forteresses de grande dimension, il j avait souvent, ilu côté le plus ex| l'attaque, un mur à angle droit avec le mur principal et
080. — Fortlflcations égyptiennes. - Benl-Hassan. D'après Champoulon, Monuments it l'Egypte, t. iv, pL 179.
furent conquises ri détruites par Josaphat. IV (II) Reg.. m. 19.
VI. Fortifications de Philistins. — A l'époque des Juges et des rois, les Philistins possédaient un certain nombre de places fortes, notamment Accaron, Jud .
xvii. 52; Ga/.a, Jud.. xvi. ,'i: Ascalun, I lieg. (Sam.). vi, 7; Céila, 1 lieg. (Sam.), win. 7: Bethsan, I Reg. (Sam.), xxxi, 10, 12; Gebbéthon, III i h Keg., xv, 27: xvi, 15, 17; Geth, Jamnia el Azot lurent prises parOzias. il Par., xxvi, 6, Les villes des Philistins furent détruites par Ézéchias. I\ Il i Reg., xvill, 8. Araos, t, 6-8, prédit la destruction 'lu mur '!<• Gaza, des \ ill.-s d'Azpt, d'Ascalon et d'Accaron.