‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 454 sur 486 · FORUM · texte numérisé non relu

FORUM

le siège. Arrien, Anab., II, xv. 6-xxiv: Plutarque, Alexandre, 24. De la description du siège il résulte que le mur de côté, qui regardait le continent, avait cent cinquante pieds, c'est-à-dire environ quarante-cinq mètres de haut. Les blocs qui le composaient étaient de grande dimension et réunis par du ciment. Le palais du roi était adossé à l'enceinte; les terrasses qui le surmontaient communiquaient avec le chemin de ronde qui régnait le long de la courtine. C'était la même disposition qu'à Khorsabad. G. Perrot, Histoire de l'art, t. in. p. 325-326. Comme l'avait annoncé Ézéchiel, xxvi, 21, il ne reste aucune trace des murailles de Tyr. E. Renan, Mission dePhénicie, in-4°, Paris, 1863-1874, p. 529. Les anciennes monnaies de Tyr portent sur le droit l'enceinte avec ses tours. Voir TYR.

Ml. Fortifications de Damas. — Damas, capitale de la Syrie, était une ville forte; David y plaça une garnison. 1 Par., xvm. 6. Les prophètes annoncent la destruction de ses murailles. Is., vin, 4: x. 9; xvn, 1 : Jer., xi. ix, 23-24, 27: Ain., i. 5. Lus Assyriens assiégèrent, en effet, la ville et en démolirent les remparts Un bas-relief commérnoratif du siège représente les fortifications de la ville. On y voit une double enceinte de tours carrées et deux avant- murs; des soldats assyriens travaillent a la démolition des murailles. Voir Bélier, t. i. col. 1505, fig. 479: DAMAS, III, n, col. 1227. Les murailles furent reconstruites. Au temps de saint Paul elles étaient debout, et pour échapper aux poursuites de ses ennemis l'Apôtre se fit descendre le long du mur dans une corbeille. Act.. ix, 25. Les restes des antiques murailles de Damas sont de l'époque gréco-romaine. Voir Damas, col. -1211. fig. 465 et 466.

XIII. Fortifications des Grecs. — Les fortifications de cilles grecques furent détruites par les Romains. I Mach., vin. H). Ces fortifications consistaient, comme celles dont nous venons de parler, en murailles entrecoup»', fs de portes i t défendues par des tours.

XIV. Dur lis FORTERESSES. — Daniel, xi, 38, 39, dit que le roi du Nord, c est-à-dire le roi de Syrie, honorera le dieu des forteresses, et que c'i t ai ce dieu qu'il agira contre les lieux fortifiés. Les Septante, dans le premier verset, traduisent le mut hébreu par bth; MawÇetu., et la Vulgate par Deus \faozim; dans le second, les Septante traduisent : notf,azi -oU hyyptUu.ni:... [lerà h-.',-^ iXkozp ou, n la Vulgate : facial ut muniat Maozim cum Dco aliène I e dieu est probablement Mars ou Ares, a qui les poètes grecs donnent l'épithèle ~zi/i~7:Tùr,*-r::. G. !•'. II. Bruchmann, Epitheta deorum guse npud portas

cos leguntur, in-8°, Leipzig, 1893, p. 11.

XV. Figures tirées des fortifications. — Pour exprimer la puissance .I'1 Dieu, [saie, u, 15. dit qu'elle abat les hautes tours el les murailles fortifiées. Les jours

où les tours tombent. Is., xw. 25.

m de Dieu est comme une forteresse. Ps. xxx (xxxi), 22 II fortifie lf sage, Sap., i\. 17 Le nom du Seigneur esl comme une tour tirs forte. Prov., xvm, lu. Ce- n'esl pas la puissance de la chair, mais celle de Dieu qui esl comme un rempai l. 11 Cor., x. i. Dieu sera comme un rempart de feu pour défendre la Jérusalem nouvelle, c'est-à-dire l'Église, qui sera comme une ville ouvi rti à cause du grand nombre d'hommes qui l'habiteront. Zach., ii. 1. Le Mi era -un mur et l'ouvrage avancé

qui la : i.] l. La foi tune esl dans l'ima-

ii .lu riche une ville fortifiée ci une haute muraille. Prov., xvm, H. I..' frère aidé par son frère est comme une forteresse. Prov., xvm, 19. Au contraire, l'hommi si pas maître de lui esl comparé a une

ville f. .i -.m- murailles. Prov., xxv, 28. La langue

détruit les forteresses des riches. Eccli., xxvm, 17. La violenci querelles fonl jour et nuit le lourdes remparts. Ps. i.iv (lv), II. Mois 1,- Cantique des cantiques. I comparée à i mpart auquel l'époux

fait de nt. a une porte à laquelle on met

des battants de cèdre; ses mamelles sont comme des tours. Cant., vin, 10. Les portes de la Jérusalem céleste seront de saphir et d'émeraude, et ses portes de pierres précieuses. Tob., un, 21. Dans la description qu'en donne l'Apocalypse, xxi, 10-22, le mur en est haut et grand; il a douze portes, trois à l'orient, trois au nord, trois au sud. trois au couchant Sur les douze portes sont écrits les noms des douze tribus d'Israël. Les murs ont cent quarante-quatre coudées (environ soixante -dix mètres de hauteur). L'enceinte de la ville est carrée; le côté est de douze mille stades (environ deux mille kilomètres). La muraille est construite en jaspe; il y a douze fondements, sur lesquels sont écrits les noms des douze Apôtres. Ces fondements sont ornés de pierres précieuses : le premier est de jaspe, le second de saphir, le troisième de calcédoine, le quatrième d'émeraude, le cinquième de sardonyx, le sixième de sardoine, le septième de chrysolithe. le huitième de béryl, le neuvième de topaze, le dixième de chrysoprase, le onzième d'hyacinthe, le douzième d'améthyste. Les douze portes sont douze perles. E. Beurlier.

FORTUNAT ou FORTUNÉ (^optouvatoç, Fortunattis, nom d'origine latine, « protégé par la déesse Fortune, » cf. Ebtvq.de), chrétien de Corinthe, qui étail à Éphèse, avec deux autres fidèles de cette ville, lorsque l'Apôtre écrivit sa première Épitre aux Corinthiens. ICor., XVI, 17. Ce nom était commun parmi les Latins. IL Dessau, Prosopographia imperii Bomani, nlls319-322, part, n, Berlin. 1897, p. 87 : V. De-Vit, Totius Latinitatis Onomasticon, t. m, 1883, p. 143-144. On ne sait surFortunat de Corinthe que ce que nous en dit saint Paul. D'après la leçon de la Vulgate et d'un certain nombre de manuscrits (voir C. Tiscbendorf, Novum Testamentum grsece, edit. vin major, t. n. 1872, p. 566), il avait été bapti l'Apôtre lui-même, ICor., xvi. 15. et il mérita ainsi d'être compté parmi g lus prémices ii-»p-/r,, primilite) de l'Achaïe », avec Stéphanas et Achaïque. I Cor., xvi, 15. Il

esl possible qu'il fil partie de la maison de Stéphanas.

1 Cor.. I, 16. Dans la lettre de saint Clément de Rome aux Corinthiens, i.ix (l\\ . t. i, col. 328, écrite une quarantaine d'années après l'Épltre, il esl question duo l'ortunat chargé, avec Claude Éphèbe et Valère Biton, de porter aux destinataires la missive pontificale. C'esl peutêtre le Corinthien qu'avait baptisé saint Paul. Voir Cotelier, dans Migne, Patr. gr., t. i, col. 328, note 99; J. B. Lightfoot, The apostolic Fathers, part i, t. i, 1890, p. 27. 29: t. n, p. 187, I..- <.7(/-..//).,.u pasckale, t. xcn, cl. 521. nomme Fortunat parmi les disciples du Sauveur et le place au [rente -quatrième rang. F. VlGOi ROI \.

FORTUNE (Fortiuia), nom, dans la Vulgate, Is., i.xv. Il, d'une divinité ai ■améeiine que le texte hébreu appelle Cad. Voir Cad 4.

FORUM. Le forum chez les Latins, ! igora I liez les était une grande place, découverte au centre et entourée de bâtiments et de colonnades qui servaient de marché pour étaler et vendre. A Rome, il y avait des forums différents pour les dilin.nl.- espe.es .le marchandises; le grand loi uni était destin.'' principalement aux assemblées publiques el au règlement des affaires judiciaires ci commerciales. — La Vulgate a traduit par forum dans l'Ancien Testament le mot 'izbônim, dans le sens de « foire i, Ezech., xxvn. 14 (voir Foire, col. 2298), el dans le Nome. ni le mol iyopi, employé dans le sens de < place publique >, lieu fréquenté. Matth., xi. 16; xx, 3; xxin, 7; Marc, VU, i (voir sur ce passage AGORA, t. I, col. 275 i ; ,\ii, 38; Luc, vu. 32; xi, 43; \.\, in. Act., XVI, 19 (Marc, VI, 56, iyopi est traduit par platea, « grande rue ou place publique »). L'agora [forum) d'Athènes est mentionné Act., xvn, 17. Voir Agora et Athènes, i.i , col. 275 et 1215.

FORUM APPII

Page 1