‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 476 sur 486 · FRÈRE — FROMAGE · texte numérisé non relu

FRÈRE — FROMAGE

mains. Saint Jean, XIX, 25, dit de son côté que Marie de Cléophas était sœur de Marie, mère de Jésus, ce qui comporterait le même degré de parenté pour les « frères du Seigneur », à condition que le mot « sœur » soit à prendre ici dans le sens strict, comme le pensent saint Jérôme, In Mai th., xil, 49, 50, t. xxvi, col. 85, et saint Thomas, m, q. 28, a. 3 ad 5. Mais si le terme de «sœur» est employé dans un sens plus large, la parenté est éloignée d'autant. Du reste, il n'est pas à croire que tous les « frères » et « sœurs » du Seigneur lui fussent apparentés au même degré. Outre les quatre que nomment les évangélisles, il y en avait d'autres parmi lesquels il faut compter sans doute ceux qui ne croyaient pas en lui. Joa., VII, 5. — Différents hérétiques, Helvidius, 1rs antidieomarites (S. Augustin, De hseres., 56, t. xlh, col. 40), et plus tard les protestants, ont soutenu que les « frères de Jésus » ont été des lils de Marie. Cette assertion a été sévèrement condamnée dès les premiers siècles par les Pères, comme sacrilège et impie. Cf. Hurter, Theol. dogm. compend., [nnsprûck, 1878, t. n, 478-480, p. 402. Saint Jérôme a écrit pour la combattre son livre De perpétua virginitate B. Mariai contre Helvidius, dans lequel, 11-18, t. xxm, col. 193-202, il montre que les mots « frères du Seigneur » ne peuvent pas se prendre dans le sens étroit. Saint Thomas, m, q. 28, a. 3, t'ait valoir les raisons de haute convenance qui s'opposent à l'erreur d'Helvidius. Voir Pétau, De Incarnat. Verbi, XIV, IV- vu; Liagre, In S. Matllt., Tournai, 1883, p. 222-225; R. Cornely, Introït, in libr. sacr., Paris, 1886, t. ni, p. 595-597; Vigouroux, Les Livres Saints et la critique rationaliste , 4" édit., t. v, p. 397-420.

H. Lesétre. FREVIER Charles-Joseph, jésuite français, né à Arras le 11 novembre 1689, admis au noviciat le 11 novembre 1706, professa les humanités, partit pour la mission de la Martinique vers 1726, revint en France et mourut en Normandie entre 1770 et 1778. Il a laissé : La Vulgatc authentique dans tout son texte plus authentique que le texte hébreu, que le texte grec, qui nous restent : Théologie de Bellarmin... A Rome (Bouen), 1753, in-12. — On trouve dans les Mémoires de Trévoux de 1753 des réponses à cet ouvrage; elles pourraient être du P. Berthier. A la bibliothèque de Besançon, on conserve une dissertation contre cet ouvrage; elle est de Moïse, évoque constitutionnel du Jura. (Catal. des mss.,

I, n. 21.) C. SOMMERVOGEL.

FRIDERICO-AUGUSTANUS (CODEX). - Nom donné à la partie du Codex Sinailicus que Tischendorf avait trouvée d'abord en 1844, au couvent de Sainte- Catherine, au mont Sinaï et qu'il publia sous le titre de Codex Friderico- Augustanus sive Fragmenta Veteris Testamenti, in-f», Leipzig, 1846. Voir Sinaitilus (Codex).

FRITZSCHE Karl Friedrich August, exégète protestant allemand, né le 16 décembre 1801 à Steinbach près de Borna en Saxe, mort à Giessen le 6 décembre 1846. Il était fils de Christian Friedrich Fritzsche, professeur de théologie à Halle. Il devint en 1823 privât- docent a Leipzig, en 1825 professeur extraordinaire et bibliothécaire dans la même université, et en 1826 professeur ordinaire à la faculté de théologie de Rostock. En 1841, il passa à l'université de Giessen. L'exégèse du Nouveau Testament, au point de vue grammatical et critique, fut l'objet principal de ses études. On a de lui : Dissertationes dues de nonnullis posterioris I'auli ad Corinthios Epistolse locis, in-8», Leipzig, 1821. — Evangelia quatuor Novi Testamenti recensuit et cum commenlarûs perpeluis edidit. T. I. Evangelium Matthœi, in -8°, Leipzig, 1826. T. n. Evangelium Marci, in-8», Leipzig, 1830. — Pauliad Romanos Epistolam recensuit et cumcommentariis perpetuis edidit. 3 in-80, Halle, 1836-1843.

— Voir Weiffenbach, dans Y Allgemeine deutsche Biographie, t. vin, 1878, p. 121 ; O. F. Fristzsche, dans Herzog, Real-Encyklopâdie, 2» édit., t. îv, p. 695-697.

FRIVOLITE (hébreu ipefi et pêfi; Septante: ÔKfpw^mç, wj-TtiEi'a, ànant'a, qu'on trouve surtout sous la forme des qualificatifs i'çpwv, v^ioç, oinanoç), signifie dans l'Écriture l'état d'un esprit bon, mais vide, léger, inconstant, capricieux. La cause de ce défaut est l'absence de discrétion, de prudence et d'expérience. Prov., vu, 7. Le défaut ne suppose pas toujours malice et péché, Ps. cxiv, 6. La frivolité est opposée à la sagesse, Prov., xxi, 11; à la prudence, Ps. cxix, 130; à la finesse, Prov., i, 4; vin, 5; XIV, 18; xxil, 3; XXVII, 12. KUe se traduit par l'inconsidération des paroles, Eccli., v, 15; par le rire immodéré, Eccl., vu, 7; et par une excessive crédulité. Prov., XIV, 15. Saint Jacques compare le frivole à un homme qui après s'être regardé un inslant dans un miroir, oublie qui il élait. Jac, I, 23, 24. Un des signes de la frivolité c'est d'écouter les enseignements de la foi et de n'en observer aucun. Ibid. C'est encore d écouter peu et de parler beaucoup, tandis que c'est le fait de la sagesse d'écouter beaucoup et de parler peu. Jac, i, 19. Les hommes frivoles se préoccupent de riens, comme chevaux et chars, les seconds mettent leur confiance dans le Seigneur. Ps. xix, 8. La frivolité engendre pour l'homme toutes sortes de maux. Prov., i, 22, 32; xxil, 3. L'Écriture exhorte l'homme à fuir la frivolité pour entrer dans les voies de la sagesse. Prov., vm, 5; ix, 6. P. Renard.

FRIZON Pierre, théologien français, né dans le diocèse de Reims, mort à Paris en juillet 1651, entra dans la Compagnie de Jésus et enseigna dans divers collèges. Ayant ensuite abandonné cet ordre religieux, il prit rang dans le clergé séculier, se fit recevoir docteur de l'Université de Paris et, en 1635, devint grand maître du collège de Navarre. Nous citerons de cet auteur : La Sainte Bible française, traduite par les théologiens de l'université de Louvain : avec des sommaires extraits des annales du cardinal Baronius et les moyens pour discerner les Bibles françaises catholiques d'avec les huguenotes, avec des figures eu taille-douce, in-f», Paris, 1667.

— Voir Hurter, Nomenclator litterarius (1892), t. i, p. 465. B. Heurtebize.

FROID EN PALESTINE. Voir Palestine (Température de la).

FROIDMONT ou FROIMOND André, en latin Fromondus, théologien belge, né à Harcourt le 3 septembre 1587, mort à Louvain le 27 octobre 1653. Doyen du chapitre de Saint-Pierre en cette dernière ille, il était très lié avec Jansénius et fut un des deux théologiens auxquels celui-ci confia le soin de revoir VAuguslinus. 11 a laissé entre autres écrits de nombreux commentaires où se retrouvent quelques-unes des erreurs de l'évêque d'Ypres : In Acta Apostolorum commentarius, in-4°, Louvain, 1634; Commentarius in Canlica canticorum, in-4°, Louvain, 1652; Commentarius in Apocalypsim, in -4°, Louvain, 1657; Commentarius in omnes Epistolas Punit et septem canonicas aliorum Apostolorum Epistolas, in-4°, Louvain. C'est un excellent abrégé d'Estius. Tous ces travaux ont été réunis dans un volume publié in-f», Paris, 1670, et in-f°, Rouen, 1709.

— VoirValère André, Bibliotheea belgica, p. 626.

B. Hel'rtebize.

FROMAGE, substance alimentaire provenant du lait. Lorsqu'on abandonne du lait au repos, il se forme à sa surface une couche onctueuse qui est la crème, et il se dépose au fond une substance blanche et coagulée qui est le caillé ou caséum. Ce dépôt est activé artificiellement quand on met dans le lait de la présure, liquide qui se trouve dans l'estomac des jeunes mammifères encore

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